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dimanche 1 septembre 2019

Rentrée scolaire : ce qui change en 2019-2020

Priorité à l'école élémentaire, à la réforme du bac et aux enseignants 

Voici ce que nous réserve le gouvernement, de la maternelle à la terminale

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Après une année de
contestation des professeurs contre la loi sur l'école de la confiance qui a atteint son apogée au moment du baccalauréat (notamment par la voie de la rétention des copies du bac), mais néanmoins promulguée, en juillet, après les départs en vacances, l'apaisement n'est qu'apparent,  le temps de la rentrée des classes. A la conférence de rentrée, mardi dernier, au ministère de l'Education nationale, le ministre Jean-Michel Blanquer prône la réconciliation avec les enseignants : "il est temps de tourner la page de la crise du bac" et d'ouvrir la porte à des aménagements de la réforme du lycée," a-t-il souhaité, en jetant 18 euros mensuels en pâture aux enseignants. En pompier incendiaire, Macron avait lui-même appelé les Français à se "réconcilier", le 17 août, fustigeant la "résignation", à l’occasion de la célébration du soixante-quinzième anniversaire de la Libération, à Bormes-les-Mimosas, sur son lieu de vacances. C'est dire combien la maison France est ébranlée.

Dans les jardins de l'hôtel de Rochechouart du 110 rue de Grenelle à Paris, un lieu de rassemblement des enseignants en colère, Jean-Michel Blanquer a souhaité "renouer le dialogue" qu'il n'a pas ouvert, un reproche des syndicats d'enseignants, pour restaurer... "leur bien-être au travail". Il a placé sa troisième rentrée scolaire sous le signe de la "réussite" et de la "maturité", propos consensuels et creux. "Nous arrivons à l'étape de la mise en œuvre des mesures", a-t-il observé, rappelant, non sans maladresse, que l'étape de la concertation a été escamotée, et se gardant de faire l'annonce de nouvelles réformes. Cette nouvelle année scolaire ne suffira pas, en effet, à mettre en place les changements prévus par sa loi.

Quelles sont les  les principales nouveautés de cette rentrée 2019 ?

Le gouvernement focalise ses efforts sur les élèves du premier degré. 
"Une situation anormale a perduré pendant trente ans : alors que les dépenses françaises pour l'école primaire étaient inférieures à la moyenne des pays de l'OCDE, celles pour l'enseignement secondaire étaient supérieures à cette moyenne", rappelle le ministre, bien qu'il ait été numéro 2 du ministère, en qualité de directeur général de l'enseignement scolaire auprès du ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, de 2009 à 2012. La décision de rééquilibrer ce budget n'a rien de nouveau : "améliorer l'égalité des chances" pour permettre à tous les enfants de maîtriser les savoirs fondamentaux. C'est un "marronnier" pluri-centenaire de l'Education nationale.

A partir de cette année, l'âge de l'instruction obligatoire est abaissé à 3 ans, au lieu de 6 ans jusqu'à présent, ce qui ne signifie pas école obligatoire dès cet âge, puisque certains de ces enfants sont maintenus en famille où les parents peuvent assurer cette instruction eux-même.  
97 % des enfants étant déjà scolarisés en école maternelle, 26.000 élèves supplémentaires sont théoriquement concernés, sachant que les familles musulmanes fondamentalistes préfèrent garder le plus longtemps possible leurs enfants à distance des mécréants, notamment leurs petites filles. 

Autre mesure, l'amélioration discriminante du taux d'encadrement en premier cycle. Amorcé à la rentrée 2017, le dédoublement des classes de CP et de CE1 des quartiers défavorisés en Réseau d'éducation prioritaire (REP et REP+ : en collège - associé à une ou plusieurs écoles primaires du secteur - , la proportion d'élèves est actuellement de un sur cinq, dans ces anciennes ZEP (Zones d'éducation prioritaire) depuis la rentrée 2015) se finalise pour cette rentrée. L'ensemble des 300.000 enfants concernés est désormais réparti dans ces classes limitées à 12 élèves
Selon le ministère, 10.800 classes ont au total été créées. Le dispositif doit progressivement s'étendre aux classes de grande section des mêmes zones dès la rentrée 2020. A terme, l'ensemble des classes de grande section, CP et CE1 de l'Hexagone devraient voir leurs effectifs limités à 24 élèves. 

Troisième mesure, annoncée par Macron, aucune école ne sera, à partir de cette année, fermée sans l'accord du maire. Enfin, 2.300 postes de professeurs des écoles ont été créés.

Cette année, 23.500 élèves en situation de handicap supplémentaires intègrent un établissement scolaire, venant s'ajouter aux 340.000 élèves déjà scolarisés. Pour les soutenir, 4.500 ETP (équivalents temps plein) d'accompagnants (AESH) ont été créés. Quelque 3.000 Pial (pôles inclusifs d'accompagnement localisés) ont été fondés pour apporter une réponse plus rapide et plus personnalisée aux problématiques de ces élèves. "Avant, l'élève attendait d'avoir un AESH pour aller à l'école; désormais, lorsqu'il ira à l'école, il sera attendu par un AESH", a assuré le ministre. 

Réforme du baccalauréat, donc restructuration des études au lycée

Très contestée par les enseignants, cette réforme du bac est amorcée cette année avec la
mise en place d'une nouvelle organisation en première. Les lycéens qui intègrent cette deuxième année de lycée seront les premiers à l'expérimenter. Pour eux, finies les séries S, ES et L. 
En plus d'un tronc commun de 16 heures, les lycéens arrivant en Première ont pu opter à la fin de la seconde pour trois spécialités d'une durée de 3 heures parmi au moins sept disciplines proposées, puis deux d'une durée de 6 heures en terminale. Les mathématiques, la SVT et les sciences physiques ont été regroupées dans un enseignement scientifique, reconstituant ainsi la série S. Les lycéens ont aussi pu choisir une option dès la première. Un temps d'aide à l'orientation est prévu dès la seconde.

Le déroulement du bac est, lui aussi, entièrement revu : il est rendu inégalitaire et bidon. 
Amorcée en français à la fin de la première, l'évaluation par le contrôle continu, sera étendue à tous les lycéens : les candidats ne passeront plus que quatre épreuves finales et nationales à la fin de la terminale, qui constitueront 60 % de la note finale de l'examen : la philosophie, les deux spécialités et un oral. Dans la réalité, ces 60% là sont amputés de la dernière épreuve, d'une durée de 20 minutes, puisqu'elle reposera sur la présentation d'un projet élaboré en cours et au domicile, dès la première, et traitera d'un thème lié aux spécialités. Elle sera composée d'une présentation de ce projet et d'un échange avec les deux professeurs formant le jury, des enseignants du lycée fréquenté par le candidat. Les autres épreuves évaluées en contrôle continu constitueront donc plus des 40 % de la note

C'est dire que le baccalauréat national est mort.
Le diplôme de fin d'études au lycée devient inégalitaire : il sera décerné par des professeurs intéressés à la bonne réputation de leur établissement (et de leur propre enseignement) qui seront enclins à produire des sujets sans prise de risque et à surévaluer - librement ou par la contrainte - sous la pression des fédérations de parents d'élèves et de leur hiérarchie. Pour apaiser les désaccords avec les enseignants, un comité de suivi a été mis en place pour prévoir des... aménagements. Les lycéens sont ainsi pris en otages.

Après l'agression de plusieurs enseignants, le plan interministériel contre les violences scolaires est mis en œuvre dès septembre : effectifs de policiers renforcés autour des établissements sensibles, mise en place d'une convention Education nationale-Justice-Intérieur-Agriculture et Alimentation dans chaque département, instauration d'un référent violence dans chaque académie, simplification des procédures des conseils de discipline, renforcement des sanctions et possibilités d'affecter en classe relais les éléments les plus perturbateurs sans l'accord des parents sont autant de mesures destinées à renforcer la sécurité des enseignants. Mais aussi celle des élèves entre eux.

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