Le président a besoin de mesurer l'efficacité des ministres
Le président de la République veut contrôler l'avancée des réformes et donc le travail des ministres

Surveillance inédite dans le monde, de la Corée à Cuba, une application a été installée sur les téléphones des membres du gouvernement et consultable par Emmanuel Macron : les ministres ont accepté !
L'oeil de Moscou est posé sur les ministres ? Installée sur les téléphones du membre du gouvernement, comme le révèle Le Figaro et BFMTV, cette appli a été développée "sur mesure" et permettra de "suivre l'avancement des réformes clés". Une sorte de "tableau de bord de la transformation publique", est-il expliqué.
"Surveiller l'avancée du travail des ministres en temps réel"
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Macron n'a pas assoupli ses pratiques: il les a radicalisées... |
Les réformes y sont classées par domaine : éducation, chômage, 80km/h...
Et une jauge se remplit en fonction de l'avancement ou non du ministre sur ces dossiers.
Une pression assumée (!) et même revendiquée par Jupiter. En particulier lors du séminaire en huis clos organisé le 11 septembre dernier à l’Elysée. "J’aurais pu changer tout le monde autour de la table", a lancé le président aux participants, révèle Le Figaro.
Des résultats, pour répondre à la crise des... Gilets jaunes.
"Je vous ai gardés mais je vous ai demandé de changer un peu. Si vous ne changez pas, je vous change ! Vous avez deux mois pour donner du sens à ce que vous faites, le communiquer, et suivre l’exécution des réformes", a-t-il poursuivi. Macron prend donc des moyens radicaux obtenir les résultats qui tardent et des résultats tangibles : l'aveu que l'exécutif rame depuis plus de deux ans.
Le locataire de l'Elysée met tout sur le dos de la crise des Gilets Jaunes" : l'absence de résultats est, selon lui, imputable aux réfractaires à ses méthodes et à sa personnalité.
Les vigilants voient venir une appli dans tous les secteurs de la vie publique

Pour l'heure, cette "application est destinée à un usage interne à l'exécutif", comme le souligne BFMTV. Pour l'instant, le KGB qui sommeille en Macron "a refusé de la rendre accessible au grand public, comme on le lui proposait, pour ne pas bloquer l'équipe gouvernementale".
Les salariés de la fonction publique sont attentifs à une possible généralisation du procédé.

Borneront-ils chez leurs amants et maîtresses ?
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