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lundi 18 décembre 2017

Présidence du PS : s'il était élu, Carvounas enverrait Vallaud-Belkacem à Strasbourg

Une bi-nationale franco-marocaine pour oeuvrer au Parlement européen 

Candidat au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste (PS), le député Luc Carvounas, proposera à Najat Vallaud-Belkacem d'être la tête de liste PS aux élections européennes, s'il l'emporte.

Une candidature de Najat Vallaud-Belkacem est une hypothèse largement évoquée, après celle, semble-t-il abandonnée, d'une entrée au Sénat. 
A 40 ans, l'ex-ministre décriée de l'Education nationale se cherche en effet un point de chute depuis son cuisant échec à la dernière législative.
Le 11 juin 2017, nettement distancée par le candidat de La République en marche ! au premier tour des élections législatives, la Franco-marocaine est largement distancée, puis écrasée au second tour avec moins de 40% des voix par un néophyte inconnu, Bruno Bonnell, LREM, avec plus de 60%.
Sans doute Vallaud-Belkacem mange-t-elle "pas mal de pâtes" (lien PaSiDupes) depuis que la République n'engraisse plus que son mari député des Landes, car Najat Vallaud-Belkacem demanderait une rémunération pour diriger le PS. "Personne ne peut plus arriver en majesté", soupire le Franco-grec. Ancien ministre de François Hollande ou pas."

"C'est une voix, une voix politique qui pendant cinq ans a été ministre de François Hollande et son porte-parole, qui doit participer avec nous à ce devoir d'inventaire", a toutefois admis lundi sur Public Sénat, Luc Carvounas, 46 ans, seul candidat déclaré, pour l'heure.
"Là où j'entends certains dire que cette élection (européenne) sera difficile", "je pense au contraire que cette élection sera un premier rendez-vous politique". "Pour cela il faut un PS en ordre de marche; ça je saurai faire".

"Si je suis premier secrétaire du PS, je sais comment la boutique doit être rénovée et refondée, parce que j'ai été secrétaire de section, premier secrétaire fédéral, responsable national", a insisté l'ex-sénateur et député du Val-de-Marne, autrefois soutien de Manuel Valls et apparatchik socialiste.

Le Franco-grec, né d'un père Turc, a reproché à Emmanuel Macron son absence de réaction après la formation samedi du gouvernement autrichien. 

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Luc Carvounas et son mari
Stéphane Exposito 
"Vous avez juste trois ministres régaliens en Autriche qui viennent d'extrême droite [un de moins que les quatre ministres d'extrême gauche de Mitterrand, les marxistes du gouvernement Mauroy, ex-maire de Lille  Charles Fitermann (Transports), Jack Ralite (Santé), Anicet le Pors, Fonction publique), Marcel Rigoud (Formation professionnelle)], s'agace le maire d’Alfortville, haut lieu de l’"union de la gauche", 45.000 habitants dans le Val-de-Marne. Il y a juste un petit sujet.  Et j'aimerais bien qu'on en parle au moment où l'Autriche va diriger l'Europe au deuxième semestre 2018".
"Evidemment, quand on enregistre l'émission le mardi pour le dimanche, on ne peut pas en parler, polémique Carvounas. Mais j'aurais aimé entendre la voix du président de la République, puisqu'il se targue d'être une voix forte en Europe", a-t-il taclé, en référence à l'entretien du chef de l'Etat diffusé dimanche soir sur le service public de France 2.

Membre du Conseil de la communauté marocaine à l'étranger de décembre 2007 à décembre 2011, Najat Vallaud-Belkacem - dont Ségolène Royal a assuré la promotion politique - garde un pied au Maroc et l'autre en France, en demeurant membre du groupe de travail "Approche genre et nouvelles générations", institution marocaine créée en décembre 2007 et constitutionnalisée en 2011.
Depuis sa création, le CCME a créé la polémique en Belgique, aux Pays-Bas et en France, en raison de la présence parmi ses (anciens) membres, ou la participation à des événements organisés par lui, de parlementaires ou de membres de gouvernements, dont certains vigilants dénoncent la "double allégeance".

mercredi 16 mars 2016

Déchéance de nationalité: le Sénat exprime sa défiance de Valls

Le fort-à-bras s'étonne "profondément" du refus de "consensus" des sénateurs !

Manuel Valls a d'emblée provoqué la majorité d'opposition au Sénat 

Dès l'ouverture de l'examen de la révision constitutionnelle voulue par François Hollande après les attentats de novembre, Valls s'est mis à dos l'opposition mercredi sur la question de la déchéance de la nationalité pour terrorisme et pourrait porter la responsabilité de l'échec de sa réforme.
"A l'Assemblée nationale, nous avons cherché et construit un accord. Au Sénat, vous ne l'avez pas cherché. Avec personne", a dénoncé, bille en tête, le premier ministre. "Et je m'en étonne", a-t-il prétendu. Et de polémiquer frontalement: "Vous refusez, à ce stade bien sûr, le principe d'un accord avec l'Assemblée nationale," avant de lancer un défi : "Vous le savez parfaitement, (...) votre proposition ne sera jamais adoptée par une majorité de députés".

Les députés avaient choisi le 10 février de soumettre à la déchéance tous les Français coupables de terrorisme pour ne pas donner le sentiment de discrimination, alors que les socialistes jouent l'hypocrisie puisque, à l'évidence, seuls les binationaux pourraient être concernés.

La commission des Lois du Sénat a en revanche proposé clairement que la déchéance ne puisse concerner que les personnes "disposant d'une autre nationalité que la nationalité française", inscrivant ainsi noir sur blanc l'interdiction de créer des apatrides.

Or, les deux Assemblées doivent adopter un texte conforme pour aller au Congrès et entériner la révision.
"Je serai très direct [sic]: l'amendement adopté par votre Commission des Lois prend le contre-pied du consensus", a accusé Valls.

Les sénateurs ripostent à leur agresseur

"Nous n'avons pas de leçon à recevoir en ce qui concerne l'unité de la représentation nationale pour la lutte contre le terrorisme", lui a répondu le président de la commission des Lois, Philippe Bas (Les Républicains, LR), ex-directeur du cabinet de Jacques Barrot, ministre du Travail et des Affaires sociales (1995 -1997),  et président du Conseil départemental de la Manche depuis janvier 2016.

"Le 23 décembre, c'est un texte qui reflétait fidèlement les intentions du président de la République qui a été adopté par le conseil des ministres avant de partir à l'Assemblée nationale", lui a rappelé le sénateur Bas. "L'Assemblée n'a pas souhaité suivre la proposition du président de la République et c'est son droit", a-t-il poursuivi, faisant valoir que la formule sénatoriale sur la déchéance est "plus proche du pacte du 16 novembre (lors du Congrès à Versailles) et des propositions du président de la République que celles de l'Assemblée nationale".

Valls ne pouvait pas s'y prendre plus brutalement 

Valls a ironisé sur ces sénateurs de droite devenus "les porte-parole" du président Hollande, estimant qu'il s'agit d'une "posture".
Binaire, Didier Guillaume, le patron des sénateurs PS, avait estimé plus tôt qu'une réforme de la Constitution sans la déchéance de nationalité n'aurait "aucun sens": "soit il y a une réforme constitutionnelle avec un texte sur l'article 2 de déchéance qui fait consensus, soit non".

Didier Guillaume a suggéré aux sénateurs de se coucher devant la majorité des députés !
"La question que je me pose, c'est, est-ce que la majorité de droite sénatoriale veut faire capoter la révision constitutionnelle ? Ou alors, dans les débats d'aujourd'hui et de demain, fera-t-elle des avancées pour se rapprocher du texte de l'Assemblée nationale, a désespérément suggéré l'ex-président du Conseil général de la Drôme, avant d'appeler au secours... Nicolas Sarkozy et Christian Estrosi qui "le demandent d'ailleurs", a-t-il enfin tenté, dans le doute d'une possibilité de réunir le Congrès.

Didier Guillaume avait déjà décrété qu'il fallait se limiter à "une navette maximum" Assemblée-Sénat sur le texte, car "ça ne peut pas durer encore six mois".

De son côté,le président du groupe socialiste à l'Assemblée, Bruno Le Roux, a fustigé le jeu "pas responsable" des sénateurs LR, auxquels il a petitement reproché de  privilégier "les primaires" à "la révision constitutionnelle" !...

La position de la majorité sénatoriale

A propos de l'article 1er du projet de révision constitutionnelle, qui vise à inscrire le régime de l'état d'urgence dans la Loi fondamentale, la commission sénatoriale a notamment précisé que les mesures sous état d'urgence doivent être "strictement adaptées, nécessaires et proportionnées".
 
Il a aussi insisté sur l'importance qu'il accorde à la compétence de l'autorité judiciaire mise à mal par le projet.
 
Et les sénateurs ont réduit de quatre à trois mois le délai maximal de prorogation de l'état d'urgence par le législateur.

La méthode du pouvoir est tellement  agressive et son argumentaire tellement négatif qu'ils manifestent le renoncement du gouvernement.
"Nous examinerons avec le Garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas tous ces amendements avec un esprit constructif, dès lors qu'ils seront conformes aux principes qui ont guidé notre travail sur cette révision constitutionnelle", a promis Valls.

L'examen du texte doit se poursuivre jeudi 17 mars et fera l'objet d'un vote solennel mardi 22.

vendredi 18 décembre 2015

Laïcité et terrorisme islamiste: il faut maintenant protéger églises et Chrétiens de France

Chrétiens coptes de Syrie et Chrétiens français, même combat

La sécurité des églises doit être renforcée en France, "fille aînée de l'Eglise"
Faut-il imposer la palpation aux bonnes soeurs ?
Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a envoyé des instructions aux préfets et aux directeurs de la police et de la gendarmerie, plus d'un mois après les attentats de Paris et à la veille de Noël. Selon Europe 1, le ministre des cultes appelle à une vigilance toute particulière dans un contexte où les terroristes sont "désormais aguerris" et où un attentat pendant les messes de Noël aurait une "exceptionnelle force symbolique".
Les Coptes sont à l'origine les chrétiens habitant l'Égypte. Opposants au président égyptien Mohamed Morsi évincé à la suite de ses abus de pouvoir, les Coptes sont pris pour cible par les Frères musulmans. Le fanatisme musulman a encore dernièrement fait fuir nombre de Coptes vers l'Europe du Sud ou au Proche Orient, dont la Syrie ou le Liban. En France, on en recensait environ 45.000, avant le "printemps arabe" et la rébellion syrienne.
Le ministre suggère notamment de se renseigner sur les offices

Il entend responsabiliser les paroisses et les sensibiliser sur certains comportements inhabituels ou à d'éventuels repérages, "comme des voitures garées près des églises, par exemple", indique Europe 1. 
Il préconise aussi que les responsables de paroisse fassent ouvrir les manteaux et fouillent les sacs à l'entrée des églises, tout particulièrement le soir du 24 et dans la journée du 25 décembre.

Des consignes avaient déjà été passées en avril dernier, après l'attaque déjouée d'une église de Villejuif, dans le Val-de-Marne. Sid Ahmed Glam, un Franco-algérien à la faveur du regroupement familial, 24 ans, auteur présumé du crime commis sur Aurélie Châtelain, professeure de fitness, dans cette ville du Val-de-Marne, serait aussi celui de l'attentat qui aurait pu se produire le même jour.

Cet attentat réel ou supposé par ce musulman radicalisé avait servi à légitimer le projet de loi sur le renseignement, début mai.