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vendredi 15 mars 2019

"Macron [...] animateur de réunions de quartier," déplore Nadine Morano

Jupiter est tombé au ras des pâquerettes

La quatrième de liste LR pour les Européennes revient sur le grand débat.

Résultat de recherche d'images pour "NADINE MORANO MACRON"Nadine Morano est une élue populaire et une citoyenne vigilante au parti. Toujours aussi pugnace, l'ancienne ministre à l'Apprentissage et à la Formation professionnelle constate que Macron est incapable de faire respecter l'ordre sur le territoire français
Elle soutient aussi le trio de tête de la liste LR dont elle est le n°4 pour les européennes, contestant à Marine Le Pen la place de première opposante que le pouvoir - exécutif, presse et sondeurs  macroniens - lui accorde pour nuire à son parti. 
Elle s'en prend également à Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin, dénonçant leur rôle de "division et confusion", au détriment de LR et au profit du parti du président, LREM.  

LE POINT : Les Républicains tiennent ce samedi leur conseil national à Lyon, sans Raffarin ni Juppé. Votre famille politique n'apparaît-elle pas amputée, voire désunie ?

NADINE MORANO : Bien au contraire, toutes nos fédérations départementales sont mobilisées et actives, nos élus nationaux et locaux s'investissent dans notre mouvement, nous écrivons enfin une nouvelle page de la droite et du centre avec clarté. Il fallait nous relever d'une débâcle présidentielle pour notre famille politique inédite sous la Ve République. Le départ d'une personnalité est un drame quand elle apportait beaucoup de choses au parti, c'est une bénédiction quand elle n'apporte plus que de la division et de la confusion.

Auriez-vous aimé être tête de liste à la place de François-Xavier Bellamy ? 

Pas du tout ! Laurent Wauquiez était contraint à l'exercice difficile de passer des listes régionales à la constitution d'une liste nationale. Je vous rappelle qu'Emmanuel Macron censé incarner "le nouveau monde" a imposé aux Français une marche arrière de vingt ans ! Depuis 1999, afin de rapprocher l'Europe des citoyens, les élections européennes étaient organisées par grandes régions. J'ai moi-même été tête de liste pour le Grand-Est en 2014. Comme LREM n'a pas d'ancrage dans les territoires et que ce parti fonctionne essentiellement sur Internet avec des adhérents virtuels, il [Macron] a imposé des listes nationales pour couper l'enracinement des élus européens avec leur territoire et la proximité avec les citoyens. C'est très regrettable, mais il a fallu faire avec !

Voilà pourquoi Laurent Wauquiez a été très habile d'investir dès le 29 février un trio de tête représentant les différentes sensibilités de notre famille politique et d'associer à la fois renouvellement et expérience, mais aussi une représentation territoriale. Nous sommes plus qu'une liste, nous sommes une équipe et cela fonctionne bien. Cela se ressent sur le terrain, nous remontons lentement, mais sûrement.

Pourtant [objecte le magazine de François-Henri Pinault], votre tête de liste, le choix du philosophe François-Xavier Bellamy, a été controversée, y compris chez les Républicains. Est-il fait pour la politique ?

Qui fait l'unanimité aujourd'hui ? C'est exaspérant cette façon de toujours caricaturer quelqu'un qui s'engage, avant même qu'il ne puisse défendre ses convictions ! J'ai participé à l'un de ses déplacements en Moselle; je peux vous dire qu'il en a bluffé plus d'un par sa connaissance des dossiers, le contact chaleureux et facile qu'il noue avec les gens et son aisance au micro en meeting. Ceux qui l'avaient critiqué un peu vite, sans même le connaître, en seront pour leurs frais !

Ce qui frappe sur votre liste, c'est la présence en très bonne place des sarkozystes dont vous faites partie. Le parti ne doit-il pas s'affranchir de l'ombre de l'ancien chef ?

Ce n'est pas un scoop que de dire que nous sommes en lien régulier avec Nicolas Sarkozy. Il occupe une place privilégiée dans le cœur de nos militants, mais aussi dans notre électorat.

C'est essentiellement la marque de l'expérience gouvernementale auprès de celui qui est une référence pour notre famille politique. Nicolas Sarkozy est ancien président de la République ayant assumé avec brio la présidence française de l'Union européenne en 2008. A cette époque, la France était respectée et écoutée en Europe comme dans le monde. Le président exerçait un leadership qui le plaçait toujours en initiative, notamment en période de crise [économique et financière internationale de 2008] ou de graves tensions, par exemple lors du conflit entre la Russie et la Géorgie. Son action s'inscrivait dans le plein respect de ses partenaires, tout le contraire de la politique actuelle d'Emmanuel Macron qui consiste uniquement à diviser et à fracturer notre continent par son arrogance.

Quatrième sur la liste de LR pour les européennes, 
l'accord avec Hervé Morin n'est-il pas une réponse au ralliement de Jean-Pierre Raffarin à Emmanuel Macron ? Est-ce une manière de rassurer les centristes ? [Question aussi stupide que malveillante, supposant que le Hervé Morin et ses amis se seraient laissés tordre le bras!]

Nous avons travaillé ensemble dans le gouvernement de Nicolas Sarkozy. Cette alliance est légitime et solide, elle n'est pas de circonstance. Elle est à l'opposé du débauchage fait par Macron avec des ministres tels qu'Edouard Philippe qui, après avoir proposé la suppression de l'Aide médicale d'Etat [AME] pour les clandestins, la préserve une fois qu'il est Premier ministre, ou bien Bruno Le Maire qui est l'artisan de la hausse de la CSG, alors qu'il plaidait avant les présidentielles pour sa baisse... Une telle alliance des opportunistes, voilà ce qui décrédibilise la parole et l'action politiques !

Je sais que la stratégie d'Emmanuel Macron est d'éliminer de la scène politique toute opposition crédible pour se retrouver comme en 2017 face à un adversaire facile, celui qui cristallise le ras-le-bol et ne propose que des solutions nuisibles à notre pays, le Rassemblement national de Marine Le Pen. Qu'il ne s'y trompe pas, nous sommes toujours bien là et représentons la première force parlementaire d'opposition. Nous ne laisserons pas se rejouer le duel Macron-Le Pen si néfaste pour la France !

En parlant de Marine Le Pen, avez-vous regardé le débat jeudi soir avec Nathalie Loiseau ? Que pensez-vous de la candidature de la ministre des Affaires européennes d'Emmanuel Macron ?

J'ai regardé ce débat pitoyable et affligeant. Marine Le Pen était dans ses rails, égale à elle-même, imprécise et caricaturale. J'étais consternée par l'arrogance de la ministre Nathalie Loiseau et ses critiques permanentes jetées à la face de nos partenaires européens comme la Hongrie ou la Pologne. Elle s'inscrit bien là dans la démarche de désordre semé dans l'Union européenne par le président Macron. Je n'ai jamais vu un président français avoir un tel comportement. Le bon fonctionnement de l'Union et son avenir passent par le dialogue et l'unité, pas par provoquer la discorde. 
Enfin, la candidature théâtralisée de Nathalie Loiseau est à l'image du fonctionnement de la Macronie : ridicule ! Nous avions reçu Nathalie Loiseau au Parlement européen lors d'une réunion de notre délégation. Je l'avais personnellement interrogée sur les initiatives à prendre pour lever les sanctions contre la Russie qui ont amené à l'embargo russe qui pénalise nos agriculteurs et nos producteurs. Sa réponse empreinte de mépris pour nos agriculteurs, qualifiant "d'archaïques" ceux qui n'étaient pas parvenus à s'adapter à la situation, a heurté à un point tel que des députés ont choisi de quitter la salle ! Cela laisse présager du pire quant à ce que serait un mandat européen de Nathalie Loiseau...

La tribune écrite de Macron a été plutôt bien reçue en Europe...

Détrompez-vous, cette tribune a été reçue avec indifférence, voire a jeté un froid glacial chez nos partenaires européens. Elle contribue à nous affaiblir un peu plus sur la scène européenne. Beaucoup y ont vu une leçon donnée par un président incapable de rétablir l'ordre dans son pays après 17 semaines de crise des Gilets jaunes, qui n'arrive pas à réformer un Etat, bonnet d'âne de l'Europe en matière d'impôts et de charges...

Rendez-vous compte qu'après avoir passé 14 heures au Salon de l'agriculture, Emmanuel Macron n'aborde pas une seule fois la PAC dans son texte... Pas davantage qu'il n'évoque la question centrale du terrorisme islamiste ni de la reconduite des immigrés illégaux. 
Il passe à côté des vrais sujets qui intéressent nos concitoyens, mais imprime sa marque de technocrate en proposant la création de multiples nouvelles agences pour exercer des missions que l'Union européenne assume déjà ! Le chancelier autrichien Sébastian Kurz a qualifié d' "utopiques et irréalistes" les propositions d'Emmanuel Macron. Quant à la chancelière allemande Angela Merkel, elle n'a même pas daigné lui répondre personnellement, laissant Annegret Kramp-Karrenbauer, présidente de la CDU, le faire de manière cinglante, allant même jusqu'à remettre en cause le siège du Parlement européen à Strasbourg, ce que l'on n'avait jamais vu de la part d'un dirigeant allemand...

Vous êtes donc fermement attachée au siège du Parlement à Strasbourg ?

Il est hors de question que le siège du Parlement européen quitte Strasbourg ! Son siège est sanctuarisé dans les traités et ne peut être modifié qu'à l'unanimité. La France doit s'y opposer sans quoi elle fragiliserait encore un peu plus son influence. J'ai participé avec une forte émotion aux obsèques d'Helmut Kohl le 1er juillet 2017 dans l'hémicycle du Parlement. Il avait lui-même souhaité cette cérémonie, témoignage de son attachement profond à la réconciliation franco-allemande. Et je peux vous dire que la Lorraine que je suis, frontalière avec l'Allemagne, partage cet attachement à nos liens d'amitié avec l'Allemagne, qui pour moi sont un trésor précieux ! 

Le "grand débat" a-t-il été productif pour notre pays ? 

Chacun sait bien que ce qui a mis le feu dans notre pays, c'est la folie fiscale d'Emmanuel Macron. J'ai vu beaucoup de retraités sur les ronds-points chez moi, beaucoup de gens qui n'arrivent plus à boucler leurs fins de mois et qui ont manifesté contre la hausse des taxes sur les carburants. Il n'a pas apaisé la colère, il tente de l'endormir et joue un pourrissement dangereux. Le président de la République s'est transformé en animateur de réunions de quartier. Des heures de palabres qui montrent à quel point il a été élu sans expérience et connaît si mal la vie quotidienne des Français. Un président est élu pour diriger, gouverner et décider. On se demande pourquoi il touche ses indemnités pendant cette période où il passe son temps en débat...

Cette stratégie n'est rien d'autre qu'une campagne électorale qui ne dit pas son nom et se déroule jour après jour aux frais des Français. Une campagne d'appels téléphoniques pour sélectionner les Français qui participeront aux conférences citoyennes... que l'on ne nous prenne pas pour des idiots, on a l'impression d'une sorte de 'dark' campagne..., 75.000 personnes ont été personnellement contactées, la grande majorité a refusé de se plier à cette mascarade. Mille quatre cents personnes seulement participeront aux conférences citoyennes. C'est bien la démonstration que les Français ne sont dupes de rien.

vendredi 8 mars 2019

"Gilets jaunes": Macron, responsable de plus de 13.000 tirs de LBD sur ses concitoyens

La répression policière ne s'essouffle pas

Le gouvernement se flatte de ses statistiques déshumanisées

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Plus de 13.000 tirs de lanceurs de balles de défense (LBD) ont été enregistrés depuis le début du mouvement des "gilets jaunes" en novembre, et 83 enquêtes concernant des tirs sont en cours à l'IGPN et à l'IGGN impliquant des faits concernant des tirs de LBD", a avoué le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Laurent Nuñez, jeudi au Sénat.

Le binôme de Castaner s'exprimait au cours de l'examen d'une proposition de loi du groupe CRCE (à majorité communiste) demandant l'interdiction de l'usage des LBD dans les manifestations. Elle a été rejetée par une majorité de sénateurs. 

"Au total, on compte environ 2.200 blessés parmi les manifestants, depuis le début du mouvement dit 'les gilets jaunes'.
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De son côté, Eliane Assassi, la présidente du groupe CRCE, a avancé les chiffres de "206 blessures à la tête, dont plusieurs dizaines liées à des tirs de LBD"13.095 tirs exactement, et "22 personnes éborgnées par ces tirs".
"L'impact d'une balle en caoutchouc à moins de dix mètres revient à recevoir un parpaing de 20 kg lancé à un mètre", a-t-elle affirmé. Selon elle, "ce n'est pas une proposition de loi contre les policiers, elle vise aussi à les protéger eux".

"Depuis le 17 novembre, il y a eu près de 1.500 blessés parmi les forces de l'ordre, qu'il s'agisse de policiers, de gendarmes et même de pompiers", a indiqué M. Nuñez, sans précision du nombre de chevilles foulées, mais faisant également état de "près de 80 dégradations majeures sur des bâtiments publics". Ses statistiques excluent les dégâts occasionnés aux devantures de magasins ou aux banques.

Le LBD 40 divise les partis politiques


Le texte a reçu le soutien du groupe PS. "La gravité des lésions générées par l'usage du LBD a atteint un niveau insoutenable pour notre société", a estimé Jérôme Durain, tout en affirmant "le soutien sans réserve" des socialistes aux forces de l'ordre.

François Grosdidier (LR) n'a pas en revanche été aussi ambigu: il a quant à lui jugé qu'interdire l'usage du LBD serait "la dernière chose à faire au moment où les policiers n'ont jamais été autant agressés".

"Le LBD répond à la multiplication des situations où les forces de l'ordre se trouvent aux limites de la légitime défense", a plaidé Laurent Nuñez. "Si nous supprimions le LBD, il ne resterait, dans bien des cas, que le corps à corps ou les armes de service".
"S'il n'y avait pas de violence, il n'y aurait pas de blessés chez les manifestants, ni chez les forces de l'ordre", a-t-il finement déclaré, en guise d'argumentaire... Et ce monsieur de La Palisse d'ajouter : "S'il n'y avait pas de casseurs, s'il n'y avait pas d'agresseurs, il n'y aurait aucun tir de LBD".

"Nous sommes confrontés sur le terrain à des individus extrêmement violents qui veulent en découdre (...) ces violences transforment en réalité les manifestations en émeutes", a-t-il estimé. "Aux techniques de dispersion classiques de cortèges, il faut substituer des techniques qui sont destinées à lutter contre des violences urbaines, contre des émeutes". 

Macron, condamné par les instances internationales

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Le Parlement de Strasbourg a pointé la répression policière du mouvement social. En session plénière, dans une résolution non-contraignante du jeudi 14 février, les eurodéputés des 27 états membres ont condamné l'usage disproportionné du LBD (lanceur de balles de défense) en marge des manifestations des gilets jaunes. Les députés des pays membres de l'UE ont "dénoncé [...] le recours à des interventions violentes et disproportionnées de la part des autorités publiques lors de protestations et de manifestations pacifiques". Cette résolution a été adoptée par 438 voix. 78 élus ont voté contre et 87 se sont abstenus.

Mercredi,
la Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU a réclamé une "enquête approfondie" sur les violences policières qui émaillent la crise sociale incarnée par les Gilets jaunes". "On n'a pas attendu le Haut-Commissaire pour faire la lumière sur l'ensemble des faits dès lors qu'il y a des plaintes", a froidement répliqué le premier ministre Edouard Philippe. 
Arrogance ?

lundi 18 décembre 2017

Présidence du PS : s'il était élu, Carvounas enverrait Vallaud-Belkacem à Strasbourg

Une bi-nationale franco-marocaine pour oeuvrer au Parlement européen 

Candidat au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste (PS), le député Luc Carvounas, proposera à Najat Vallaud-Belkacem d'être la tête de liste PS aux élections européennes, s'il l'emporte.

Une candidature de Najat Vallaud-Belkacem est une hypothèse largement évoquée, après celle, semble-t-il abandonnée, d'une entrée au Sénat. 
A 40 ans, l'ex-ministre décriée de l'Education nationale se cherche en effet un point de chute depuis son cuisant échec à la dernière législative.
Le 11 juin 2017, nettement distancée par le candidat de La République en marche ! au premier tour des élections législatives, la Franco-marocaine est largement distancée, puis écrasée au second tour avec moins de 40% des voix par un néophyte inconnu, Bruno Bonnell, LREM, avec plus de 60%.
Sans doute Vallaud-Belkacem mange-t-elle "pas mal de pâtes" (lien PaSiDupes) depuis que la République n'engraisse plus que son mari député des Landes, car Najat Vallaud-Belkacem demanderait une rémunération pour diriger le PS. "Personne ne peut plus arriver en majesté", soupire le Franco-grec. Ancien ministre de François Hollande ou pas."

"C'est une voix, une voix politique qui pendant cinq ans a été ministre de François Hollande et son porte-parole, qui doit participer avec nous à ce devoir d'inventaire", a toutefois admis lundi sur Public Sénat, Luc Carvounas, 46 ans, seul candidat déclaré, pour l'heure.
"Là où j'entends certains dire que cette élection (européenne) sera difficile", "je pense au contraire que cette élection sera un premier rendez-vous politique". "Pour cela il faut un PS en ordre de marche; ça je saurai faire".

"Si je suis premier secrétaire du PS, je sais comment la boutique doit être rénovée et refondée, parce que j'ai été secrétaire de section, premier secrétaire fédéral, responsable national", a insisté l'ex-sénateur et député du Val-de-Marne, autrefois soutien de Manuel Valls et apparatchik socialiste.

Le Franco-grec, né d'un père Turc, a reproché à Emmanuel Macron son absence de réaction après la formation samedi du gouvernement autrichien. 

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Luc Carvounas et son mari
Stéphane Exposito 
"Vous avez juste trois ministres régaliens en Autriche qui viennent d'extrême droite [un de moins que les quatre ministres d'extrême gauche de Mitterrand, les marxistes du gouvernement Mauroy, ex-maire de Lille  Charles Fitermann (Transports), Jack Ralite (Santé), Anicet le Pors, Fonction publique), Marcel Rigoud (Formation professionnelle)], s'agace le maire d’Alfortville, haut lieu de l’"union de la gauche", 45.000 habitants dans le Val-de-Marne. Il y a juste un petit sujet.  Et j'aimerais bien qu'on en parle au moment où l'Autriche va diriger l'Europe au deuxième semestre 2018".
"Evidemment, quand on enregistre l'émission le mardi pour le dimanche, on ne peut pas en parler, polémique Carvounas. Mais j'aurais aimé entendre la voix du président de la République, puisqu'il se targue d'être une voix forte en Europe", a-t-il taclé, en référence à l'entretien du chef de l'Etat diffusé dimanche soir sur le service public de France 2.

Membre du Conseil de la communauté marocaine à l'étranger de décembre 2007 à décembre 2011, Najat Vallaud-Belkacem - dont Ségolène Royal a assuré la promotion politique - garde un pied au Maroc et l'autre en France, en demeurant membre du groupe de travail "Approche genre et nouvelles générations", institution marocaine créée en décembre 2007 et constitutionnalisée en 2011.
Depuis sa création, le CCME a créé la polémique en Belgique, aux Pays-Bas et en France, en raison de la présence parmi ses (anciens) membres, ou la participation à des événements organisés par lui, de parlementaires ou de membres de gouvernements, dont certains vigilants dénoncent la "double allégeance".

lundi 26 mai 2014

Européennes 2014: la liste nominale des eurodéputés français

La majorité présidentielle enregistre son plus mauvais score à ce scrutin

Nouvelle claque pour le PS après sa débâcle aux municipales.
Le Front national a remporté dimanche une victoire historique aux européennes.  Il écrase le PS arrivé troisième et devance l'UMP qui remporte 3 des 8 circonscriptions, tandis que le PS ne conserve la tête d'aucune.

Le FN multiplie par huit le nombre de ses députés européens d'une élection sur l'autre ! Sur les 74 sièges dévolus à la France au Parlement de Strasbourg, le FN en obtient en effet 24 (contre 3 en 2009), 
l'UMP 20 (contre 29), 
l'UDI-MoDem 7, soit 27 à eux-deux 
le PS 13 (contre 14), 
EELV 6, 
le Front de gauche 3 
et les divers gauches un seul.

Voici la liste intégrale des nouveaux députés européens :

Circonscription Ile-De-France : 15 sièges
Front de gauche : Patrick Le Hyaric
PS-PRG : Pervenche Bérès, Guillaume Balas et Christine Revault
EELV : Pascal Durand, Eva Joly
MoDem-UDI : Marielle de Sarnez, Jean-Marie Cavada
UMP : Alain Lamassoure, Rachida Dati, Philippe Juvin et Constance Le Grip
FN : Aymeric Chauprade, Marie-Christine Boutonnet, Jean-Luc Schaffhauser

Circonscription Sud-Est : 13 sièges
Front de gauche : Marie-Christine Vergiat
PS-PRG : Vincent Peillon, Sylvie Guillaume
EELV : Michèle Rivasi
MoDem-UDI : Sylvie Goulard
UMP : Renaud Muselier, Françoise Grossetête et Michel Dantin
FN : Jean-Marie Le Pen, Marie-Christine Arnautu, Bruno Gollnisch, Mireille d'Ornano et Dominique Martin

Circonscription Sud-Ouest : 10 sièges
Front de gauche : Jean-Luc Melenchon
PS-PRG : Virginie Rozière, Eric Andrieu
EELV : José Bové
MoDem-UDI : Robert Rochefort
UMP : Michèle Alliot-Marie, Franck Proust
FN : Louis Aliot, Joëlle Melin et Edouard Ferrand

Circonscription Ouest : 9 sièges 
PS-PRG : Isabelle Thomas, Emmanuel Maurel
EELV : Yannick Jadot
MoDem-UDI : Jean Arthuis
UMP : Alain Cadec, Elisabeth Morin-Chartier et Marc Joulaud
FN : Gilles Lebreton, Gilles Penelle (remplaçant Joëlle Bergeron qui démissionne à peine élue)

Circonscription Nord-Ouest : 10 sièges 
PS-PRG : Gilles Pargneaux
EELV : Karima Delli
MoDem-UDI : Dominique Riquet
UMP : Jérôme Lavrilleux, Tokia Saïfi
FN : Marine Le Pen, Steeve Briois, Mylène Troszczynski, Nicolas Bay et Sylvie Goddyn

Circonscription Est : 9 sièges 
PS-PRG : Edouard Martin
MoDem-UDI : Nathalie Griesbeck
UMP : Nadine Morano, Arnaud Danjean et Anne Sander
FN : Florian Philippot, Sophie Montel, Jean-François Jalkh et Dominique Bilde

Circonscription Massif-Central-Centre : 5 sièges 
PS-PRG : Jean-Paul Denanot
UMP : Brice Hortefeux, Angélique Delahaye
FN : Bernard Monot, Jeanne Pothain

Circonscription Outre-Mer : 3 sièges 
PS-PRG : Louis-Joseph Manscour
DVG : Younous Omarjee
UMP : Maurice Ponga