POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

mardi 29 novembre 2016

Pourquoi François Fillon réveille la gauche française

Le député de Paris, favori de la primaire, fait peur à la gauche

C'est ce qu'assure la Tribune de Genève 


La peur de la droite était un leitmotiv de la gauche tout au long de sa campagne contre chacun des candidats que la presse et les sondeurs ont successivement portés en tête. Elle a échoué à imposer son préféré aux participants au vote et elle se déchaîne donc sur le vainqueur, celui des deux premiers qu'elle redoutait le plus. La droite est maintenant incarnée et les convictions religieuses du vainqueur sont désormais étalées par les laïcs de combat qui disaient la laïcité tolérante. Le principal défaut du vainqueur de la primaire est désormais son appartenance à la culture chrétienne. Elle justifierait des accusations de conservatisme, d'homophobie et d'islamophobie. Le migrant ne fait pas peur; seul est redoutable le catholique soupçonné d'archaïsme et de barrage à la menace islamique.
La droite doit donc faire peur à tous les protégés du "politiquement correct", puisque, sur deux dimanches de primaire, quatre millions et demi de Français, par leur forte mobilisation, lui ont adressé, plus que des messages de confiance, des appels pressants au changement. 
Or, puisqu'elle est communicative, la gauche transfert sur la population la peur qui l'a envahie de l'intérieur. "Contrairement à Nicolas Sarkozy, Fillon a l’intention de faire ce qu’il promet," craint la TDG, dès dimanche, avant même la clôture du scrutin de second tour de la primaire de la droite et du centre. Le ton est  donné: ainsi le collaborateur serait-il pire que le patron, a priori...


La Tribune de Genève donne la parole à Thomas Guénolé

"Evidemment que la possible élection de François Fillon galvanise la gauche ! Il pourrait même la sauver…" Conseiller d'Arnaud Montebourg, selon Mediapart, le politologue et essayiste Thomas Guénolé ouvre en ces termes son "décryptage" du phénomène François Fillon lors de cette primaire, le 26.11.2016 à 17h36

"Jeudi, lors du débat de l’entre-deux-tours, les observateurs ont bien perçu l’intense activité sur les réseaux sociaux des militants du PS pour critiquer les arguments et alerter les sympathisants de gauche sur le danger d’une présidence de Fillon.
Mais nous n’en sommes pas là. En attendant le deuxième tour de cette primaire des Républicains, dimanche, le candidat François Fillon sert encore d’épouvantail qui permet de rassembler une gauche en morceaux.


"La droite est maintenant unie, il faut que la gauche le soit. Ceux qui s’auto-désignent candidats à la présidentielle devraient s’interroger", a ainsi commenté le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis. D’ailleurs, même des ministres comme Marisol Touraine et Najat Vallaud-Belkacem ont tweeté leur désapprobation en direct pendant le grand débat Juppé-Fillon. [ingérence? agit-prop?]
["Avant le débat de la primaire à droite, Najat Vallaud-Belkacem "traduit" les propositions des candidats", titre le Huffington Post, pour ceux que son activisme n'aurait pas frappé]. La ministre de l'Education nationale n'a-t-elle donc pas mieux à faire que d'animer  sur Twitter la campagne gouvernementale contre le premier parti de France ? Le président Hollande couvre-t-il son abandon du niveau des jeunes français aux syndicats co-gestionnaires du ministère au profit de sa propagande ? Certes, leur niveau en mathématiques ne s'en trouverait pas amélioré - ils se situent au dernier rang en Europe ! - mais les institutions de la République seraient respectées.

L'escalade de la violence des attaques n'a pas encore atteint son paroxysme
"François Fillon est mieux que Nicolas Sarkozy pour réveiller la gauche. Car il est thatchériste sur l’économie. Et il est conservateur, voire réactionnaire, sur les minorités musulmanes et LGBT [lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres: l'avenir du pays]", glisse Thomas Guénolé. Pour l’essayiste, il est évident [*] que non seulement les propositions du candidat surprise vont plus loin que celles de l’ex-chef d’Etat, mais en plus "on peut lui faire confiance pour appliquer ce qu’il promet", raconte le politologue, sans démonstration: sa conclusion 'scientifique' d'expert est un sentiment.

Fillon le dur, Sarko le mou et Juppé le tendre qui nous "emmerde"

Les socialistes à la rue tapent à l'aveugle. En effet, si Nicolas Sarkozy a souvent affiché pendant ses campagnes une radicalité envers les minorités musulmanes et homosexuelles [la priorité de la gauche qui laisse les 'braves gens' sur le bord de la route], afin de s’attirer les grâces de l’électorat traditionaliste, il a rarement été plus loin que la posture. [La gauche du PS regrette Sarkozy?] "Il a toujours joué au dur, mais il s’arrêtait avant la mise en œuvre. Dans les faits, rien…" raconte encore Thomas Guénolé [un professeur intermittent chargé de la ré-éducation du plateau des Mille vaches de Sciences Po].

Aussi [terme évoquant un raisonnement!], l’efficacité du bon élève François Fillon a de quoi inquiéter les tenants d’une société ouverte [selon le distributeur de bons points] telle que la prône le Parti socialiste depuis toujours [prôner n'est pas faire...]. D’autre part [raisonnement articulé?], il apparaît probable que François Fillon siphonne une partie de l’électorat catholique du Front national lors de la présidentielle 2017. Thomas Guénolé croit en cette hypothèse [une contamination qui fait déjà son chemin parmi les "penseurs autonomes" de la presse].
"Ce n’est plus une évidence [] que Marine Le Pen soit au deuxième tour. [C'est le désespoir du PS] Aujourd’hui, un Fillon élu a toutes les chances de finir en tête au 1er tour et de faire baisser le score du FN. [C'était l'objectif brandi par la gauche et la voilà désemparée] Le ticket pour aller au deuxième tour est désormais plus bas, meilleur marché. [L'espoir renaît au PS] On peut imaginer  [ne cherchons plus les faits avérés sous-tendant un quelconque raisonnement du politologue] une Marine Le Pen en dessous de 20%. Une gauche unie avec un candidat unique pourrait décrocher la lune", imagine le politologue imaginatif.

Le pédalo socialiste n'est plus en rade, mais sur le sable 

La primaire à gauche aura lieu en janvier. Mais les inconnues sont nombreuses [même pour le politologue imaginatif ?]. Et notamment la candidature ou non de François Hollande. "La mobilisation de la gauche pour tenter de contrer un Fillon très déterminé à solder l’héritage de Mai 68 et des avancées sociales du mitterrandisme, oui, elle existe", analyse [ou surenchérit] Frédéric Dabi, politologue [lui aussi ! Où est la France qui travaille et crée de la richesse? Elle vote.].
Et le directeur général [adjoint, pour dire vrai] de l’institut de sondage Ifop de poursuivre: "Mais elle ira où, cette mobilisation? Vers Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon, le vainqueur de la primaire PS – Hollande, Valls, Montebourg –, le Vert Yannick Jadot ? [Déjà quatre...] Tout est possible. Mais la solution de la gauche ne dépend pas du vainqueur de la primaire de la droite. Jamais la gauche française n’a été à ce point divisée, crispée, balkanisée. Il lui reste peu de temps pour réussir une clarification", conclut Frédéric Dabi. 
L'expert évite de mentionner le bilan du quinquennat.
Thomas Guénolé a tenu une chronique d'analyse et d'éditorial politiques sur RMC (groupe de BFMTV - dont BFM Paris, chaîne d'information locale en Ile-de-France et BFM Sport - propriété d'Alain Weill et Patrick Drahi), de mars 2015 jusqu'à sa suppression en novembre 2015. Selon Le Point, son éviction fait suite à des pressions du ministère de l’Intérieur de Bernard Cazeneuve, après les accusations de dysfonctionnement de la sécurité intérieure face aux attentats du 13 novembre: dans un courriel, la direction de la rédaction de RMC avait révélé que "le ministère de l’Intérieur ainsi que tous les services de police invités sur l’antenne ont refusé de venir sur RMC", et que "la plupart des sources" de leurs "spécialistes police se sont tues" par manifester leur mécontentement de cette chronique. Cité par Le Monde, le ministère de l’Intérieur reconnaît "un mouvement d’humeur de gens blessés qui n’ont pas envie d’intervenir sur RMC et de faire plaisir à cette station" tout en démentant tout "boycott punitif". Selon l'ONG internationale Index on Censorship, la suppression de cette chronique est emblématique de menaces sur la liberté de la presse posées par l'état d'urgence en France.
Qui fait le plus peur ? 
François Hollande confirmant sa volonté de prolonger l'état d'urgence jusqu'aux élections présidentielles... Contre un possible putsch de Manuel Valls ?

[*]
 Le p'tit gars n'a pas que des évidences: il imagine aussi beaucoup, avant de livrer son sentiment...

Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire

Vous pouvez ENTRER un COMMENTAIRE (il sera modéré):