POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Kahn JF. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Kahn JF. Afficher tous les articles

samedi 14 juillet 2018

Le journaliste de LCP accusé d'agression sexuelle s'en tire avec l'indulgence de la justice et des féministes

Les professions recommandées aux harceleurs sexuels: la presse et la politique...

LCP avait suspendu Frédéric Haziza

Haziza et le candidat Macron
Le présentateur de la Chaîne parlementaire (LCP) visé par une enquête suite à des accusations d'agression sexuelle portées par une journaliste, Astrid de Villaines, le 20 novembre 2014, a fait l'objet d'un simple rappel à la loi, a-t-on appris samedi de sources concordantes. 
"Le Parquet de Paris lui a remis une convocation devant le délégué du procureur qui lui a notifié un rappel à la loi", a précisé une source judiciaire, confirmant l'annonce faite par le journaliste dans la matinée sur le site La Règle du jeu.

Résultat de recherche d'images pour "mollet erotisme""Je n'ai jamais été un agresseur sexuel", en a conclu Frédéric Haziza dans une tribune sur ce site, évoquant un "pincement aux mollets blagueur", alors que la journaliste l'accuse d'un pincement à la fesse.
Deux témoins rapportent ce qu'ils ont vu: interrogés par Buzzfeed, ces deux journalistes de LCP présents au moment des faits racontent. Pour l'un : "Je l'ai vu lui attraper la fesse. Elle est partie très choquée", et pour l'autre : "J'étais juste derrière eux deux. Lorsqu'Astrid est passée, Frédéric lui a donné une fessée. J'ai juste entendu le bruit et Astrid crier : Ça va pas Fred, t'es pas bien ? On est en 2014 !" BuzzFeed affirme avoir contacté "douze salariés anciens et actuels de la chaîne" qui estiment que Frédéric Haziza était "coutumier de propos et comportements déplacés" et qui dénoncent "l'influence" et "l'impunité » de cet obsédé.
"Il m'a juste été rappelé, le 11 juillet, qu'il valait mieux éviter désormais les blagues vaseuses", s'est-il amusé à la suite de ce rappel à la loi, une mesure alternative aux poursuites pénales devant un tribunal
Cet avertissement judiciaire met ainsi un terme à l'enquête confiée par le Parquet à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne après la plainte pour agression sexuelle déposée le 19 novembre dernier par son ancienne collègue de la chaîne, Astrid de Villaines.

Résultat de recherche d'images pour "astrid de villaines wikipedia"
Hou la menteuse !
Dans un communiqué diffusé sur Twitter, la journaliste et son avocat, Simon Clemenceau, ont dénoncé "une offense pour toutes les victimes d'abus sexuels". "Nous examinerons dans les prochains jours toutes les suites à donner à cette décision" de nature, selon eux, "à décourager toutes les victimes qui hésitent encore" à porter plainte, ont-ils réagi. 

"Selon nous, l'infraction est bien constituée, et si elle ne l'avait pas été, le Parquet aurait privilégié le classement sans suite et n'aurait pas décidé de ce rappel à la loi", a commenté l'avocat, sans exclure une éventuelle nouvelle action judiciaire.

Le Parquet a notifié ce rappel à la loi en présence "de versions contradictoires", a, de son côté, affirmé l'avocate de Frédéric Haziza, Jacqueline Laffont. Selon elle, son client a reconnu "qu'il a eu un geste lourd, mais jamais à connotation sexuelle". La confusion entre le mollet et la fesse n'a pas encore été décrite, en effet, dans les ouvrages de psychiatrie dédiés aux déviances sexuelles. Une lacune ?

Image associée
Dans sa plainte révélée par le site Buzzfeed, Astrid de Villaines expliquait qu'en novembre 2014, Frédéric Haziza lui avait pincé la fesse après lui avoir bloqué le passage dans les bureaux de la chaîne, un geste qui avait valu à l'époque un avertissement au présentateur, selon LCP. Sans doute est-ce une pratique courante, dans le cercle judiciaire, de coincer les jeunes filles entre deux portes et encore plus de se laisser titiller le mollet par un vieux barbon : Haziza a 58 ans. La jeune journaliste affirmait s'être décidée à parler à la faveur du mouvement planétaire #Metoo consécutif au scandale Weinstein et de #BalanceTonPorc.

LCP avait suspendu Frédéric Haziza

Les accusations d'Astrid de Villaines avaient suscité des remous au sein d'une partie seulement de la chaîne. Dans la foulée, elle avait donc suspendu son présentateur, le 21 novembre 2017, avant de le réintégrer, début janvier 2018, avant l'aboutissement de l'enquête préliminaire. 

Résultat de recherche d'images pour "Frédéric Haziza fesse"
Mais Bernard-Henri Lévy avait apporté son soutien à Frédéric Haziza, issu d'une famille juive d'Algérie, comme Jean-François Kahn, de souche juive alsacienne et qui trouve naturel un "troussage de domestique", à Dominique Strauss-Kahn, né de parents juifs d'origine tunisienne et impliqué dans l'agression sexuelle du Sofitel de New York en mai 2011 : "Qui nous fera croire qu'Haziza est le Weinstein français ? Et comment mettre un signe égal entre ce qui lui est reproché et ce dont on accuse Ramadan? Amitié à Frederic #Haziza"... Amalgames ?

Cette réintégration avait suscité la colère d'une partie de la rédaction, qui avait voté une motion de défiance à l'encontre des dirigeants de la chaîne et motivé, en partie, la décision en février de son accusatrice de démissionner, pour signer un contrat de trois mois au journal Le Monde. Une rupture conventionnelle sera refusée par le PDG de la chaîne, une femme, Marie-Eve Malouines. Celle-ci a été désignée par le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, né à Tunis.

Résultat de recherche d'images pour "Haziza obsedé"La direction avait justifié cette réintégration par le fait qu'une enquête interne avait conclu que, depuis la sanction reçue en 2014, Frédéric Haziza n'avait pas eu de comportements inappropriés. Et pour cause : il était en télé-travail...

"J'ai toujours contesté cette histoire [de fesse pincée]. Je suis un blagueur, mais ce n'est pas parce qu'on est un plaisantin qu'on est un agresseur sexuel", a estimé Frédéric Haziza. Et d'ajouter que, depuis la plainte, il "ne plaisante plus": "j'ai complètement changé de comportement, je serre à peine la main"...

Sur LCP, Frédéric Haziza anime l'émission "Question d'Info" (en partenariat avec l'AFP et Le Point). Chaque dimanche, il interroge également une personnalité politique sur Radio J.

samedi 20 décembre 2014

"Eric Zemmour est victime d'une fatwa médiatique", observe Jean-François Kahn

Le co-fondateur de Marianne dénonce l'impossibilité de débattre sereinement en France

Jean-François Kahn prend la défense d'Éric Zemmour
dans un entretien accordé à FigaroVox.
Journaliste, écrivain et historien de formation, Jean-François Kahn créa L'Événement du jeudi en 1984, puis l'hebdomadaire d'information Marianne, en 1997,  dont il est resté le directeur jusqu'en 2007.  

Etes-vous choqué par le fait qu'i-télé se sépare d'Eric Zemmour suite à une polémique lancée par Jean-Luc Mélenchon et relayée par le patron des députés PS [Bruno Le Roux] et le ministre de l'Intérieur [Bernard Cazeneuve]?

Jean-François Kahn: Oui, je suis extrêmement choqué pour trois raisons. D'abord, à travers le succès inouï de son livre, on voit qu'une part importante de la population se reconnaît dans ce que dit Éric Zemmour. On peut le regretter, c'est parfois mon cas. Mais peut-on se réfugier dans le déni? Peut-on vraiment rayer de la sorte une sensibilité forte dans le pays? D'une certaine manière, le cas Zemmour rejoint celui du scrutin électoral. Peut-on vraiment se réjouir du fait qu'un parti qui obtient 19% des suffrages ne soit représenté que par deux députés à l'Assemblée nationale? Le cas Zemmour pose le problème du manque de pluralisme dans notre démocratie. [J.-F. Kahn a soutenu la candidature de F. Bayrou, MoDem, en 2007]

Deuxièmement, le fait qu'i-télé cède à une campagne de presse, qui confine au lynchage médiatique, me choque. Eric Zemmour ne dit rien de nouveau. Cela fait vingt ans qu'il tient le même discours. i-télé l'a [pourtant] engagé en connaissance de cause, et peut-être d'ailleurs parce qu'il défendait ces idées. Pourquoi s'en séparer maintenant? A cause d'un "mot" qu'il n'a même pas prononcé. Je trouve le procédé qui consiste à utiliser un "mot" ou une "phrase", souvent sorti de son contexte, pour éliminer quelqu'un, détestable. Je le dis d'autant plus volontiers que j'ai été moi-même victime de cette méthode.

Enfin, il faut rappeler que 'Ça se dispute', est une émission de débat dans laquelle Eric Zemmour doit faire face à un contradicteur. Ce n'est pas comme s'il bénéficiait d'une tribune libre. Dans un débat, il est normal qu'il y ait deux sensibilités. On ne peut pas décider que l'une d'entre elle n'est pas propre et qu'il faut la virer. Ce qui me choque aujourd'hui à la télé, ce ne sont pas les débats où il y a un véritable affrontement idéologique, mais les débats où tout le monde est d'accord. Il y a aujourd'hui dans les médias une ligne modernisto-libérale dominante qu'Alain Minc qualifiait de "cercle de la raison". Cette ligne n'est pas pas forcément mauvaise, mais si elle continue d'être hégémonique, les conséquences peuvent être terrifiantes.

Diriez-vous que Marine Le Pen peut dire merci à tous ceux qui préfèrent interdire que contredire?
En virant Zemmour, on ne fait que nourrir le ressentiment d'une partie de la population, qui, à juste titre, ne se sent plus représentée. C'est effectivement un formidable cadeau pour Marine Le Pen. Cela légitime évidemment sa rhétorique anti-système. J'ajoute que c'est un formidable cadeau à Eric Zemmour lui-même qui aura beau jeu de se faire passer pour un martyr du politiquement correct. On peut être sûr qu'il va vendre 40.000 livres de plus et que cela va renforcer son statut de rebelle anti-establishment qu'il adore.
Comprenez-vous que des associations demandent qu'un journaliste n'ait plus de tribune?

Là aussi, on s'éloigne de plus en plus des principes fondamentaux de la démocratie. Qui nomme et qui élit les associations? [Et les juges. Et les journalistes "redoutés" (sic)] Leur poids politique me paraît démesuré par rapport à leur représentativité. [C'était un engagement de Hollande de les développer...] Suffit-il de réunir douze personnes et de faire des communiqués pour être légitime? Ces associations sont des imams laïcs, pas toujours laïcs d'ailleurs, qui lancent des fatwas.
Si "Le Suicide français" est le livre le plus réactionnaire écrit depuis longtemps, c'est aussi un brûlot antilibéral [qui pourrait convenir à Mélenchon ou à la Gauche forte du PS]. Sur le plan économique et social, c'est un véritable manifeste néo-marxiste dans lequel Zemmour se déchaîne contre le capitalisme financier

N'y a-t-il pas, malgré tout, des limites à la liberté d'expression? Éric Zemmour les a-t-il franchies?

Il y a des lois, notamment sur le racisme ou l'apologie du crime de guerre. Mais à partir du moment où vous représentez une forte sensibilité sans violer la loi, vous devez avoir la possibilité de vous exprimer. Aujourd'hui, ce n'est pas le cas en particulier en matière économique et sociale si on s'avise de sortir du consensus "modernisto-néolibéral". La question de la sortie de l'euro est par exemple taboue. On se souvient également qu'en 2005, 90% des médias s'étaient prononcés pour le "Oui" au traité constitutionnel en diabolisant au passage toute forme d'opposition. Le "Non", qui était très peu représenté, l'avait pourtant emporté.

Peut-on encore débattre aujourd'hui?

Tout d'abord, il faut rappeler que le livre de Zemmour est assez difficile à lire. Si on est occupé par ailleurs, cela demande une semaine. Or, le jour de sa sortie il y a eu des pages entières consacrées au Suicide français dans la presse de gauche. Il est évident que la plupart des journalistes n'avait lu que quelques extraits [et seulement à l'AFP ?]. On a donc assisté à la montée en puissance d'une polémique à partir d'un livre que personne n'avait lu. On s'est polarisé sur le chapitre sans intérêt consacré à Vichy alors qu'il y avait de nombreux passages beaucoup plus intéressants. Je pense notamment au chapitre sur le Crif qui dénonce l'évolution communautariste de beaucoup de Français juifs. Il n'y a pourtant pas eu un seul article sur cette question.

En réaction au déchaînement de la presse de gauche, la presse de droite a plutôt fait l'éloge du livre. Pourtant, de toute évidence, celle-ci non plus ne l'avait pas lu. En effet, si Le Suicide français est le livre le plus réactionnaire écrit depuis longtemps, c'est aussi un brûlot antilibéral. Sur le plan économique et social, c'est un véritable manifeste néo-marxiste dans lequel Zemmour se déchaîne contre le capitalisme financier responsable, selon lui, de toutes les dérives. Il faut lire les dix pages d'éloges qu'il consacre à Georges Marchais ou le chapitre dithyrambique où il soutient le mouvement social contre les lois Juppé en 1996. Tout cela en dit long sur le débat d'idées aujourd'hui: on ne lit plus, on raisonne par étiquette et on lance des anathèmes à partir de petites phrases.

vendredi 18 juillet 2014

Hémorragie: Nicolas Domenach quitte "Marianne", après Maurice Szafran et Laurent Neumann

Vous avez dit "liberté de la presse"? A Marianne non plus ! 

Directeur adjoint de la rédaction et figure médiatique de l'hebdo, il claque la porte et rend publique sa lettre de rupture.
Nicolas Domenach n'en peut plus: burn-out d'un marathonien des studios ? Il vient de rendre publique cet après-midi une lettre qui officialise son départ annoncé. La nouvelle direction de l'hebdomadaire lui avait imposé de cesser ses collaborations télévisuelles (La Nouvelle Édition sur Canal+ et Ça se dispute sur i-télé, avatar du même groupe socialiste). Une façon de le pousser vers la sortie, et dans les bras tendus de Canal+, un journaliste de 60 ans qui depuis des années passait plus de temps dans les media qu'à Marianne et peinait à actualiser son argumentaire. 

Dans sa lettre ouverte, il se félicite d'abord d'avoir pu s'appuyer sur ceux qui ont contribué à faire le succès de ce magazine négatif et destructeur qui se croit libre en critiquant tout et tout le monde.
"Nous avons inventé [après Le Canard enchaîné ou Charlie Hebdo, chacun dans son créneau !] et porté haut, selon lui, un hebdo indépendant, innovant, d'une incroyable liberté de ton et de plume contre toutes les puissances installées. Elles ont eu peur de nous, et nous pouvons en être fiers, tous, de la rédaction à l'administration, de la diffusion à la maquette en passant par la correction, des abonnements à la pub, de la photo au SR, sans oublier notre veilleur de nuit !" Et ses stagiaires aussi, sans oublier les CDD ?

Nicolas Domenach accuse la direction de la lourde ambiance qui plombe l'hebdo

Il plaide pour sa défense. "La direction aurait fait courir le bruit insane [sic] que j'aurais méprisé, et pire encore détesté, ceux qui ont participé à ce journal, à cette entreprise salvatrice [malsaine, mais donc salvatrice de quoi?]. Rien de plus faux, rien de plus éloigné de mon esprit, j'ai travaillé main dans la main avec cette rédaction, à presque tous les échelons, et j'ai toujours obéi à toute demande, à toute commande. J'ai simplement regretté, c'est vrai, qu'on ne salue pas avec un peu de chaleur ceux qui avaient lancé notre journal et qui en sont partis, quels que soient les conflits et les torts respectifs..." Et de conclure par une phrase chargée de sens : "Sachez que, comme vous, je me fais un sang d'encre." 

Sauve qui peut.
Après Maurice Szafran (60 ans, ancien PDG) et Laurent Neumann, Nicolas Domenach est le troisième de l'équipe fondatrice de Marianne à quitter le navire. Aude Lancelin, ancienne patronne des pages culture, a été nommée au printemps numéro deux de la rédaction du Nouvel Observateur.

Voici l'intégralité de la lettre de départ de Nicolas Domenach :
Cher(e)s ami(e)s,
Merci et salut,

Comme vous le savez, la direction a voulu m'interdire de parole sur Canal+. Au nom de nos valeurs fondatrices, je n'avais donc plus d'autre choix que de reprendre ma liberté. La rupture n'est pas de mon fait, mais la situation était devenue insupportable.

Ce choix, sachez-le, m'est douloureux, et j'ai longtemps hésité. Car, dans le sillon de 
L'Événement du Jeudi, que j'ai aussi tant aimé, la création et la réussite de Marianne, avec Jean-François Kahn, avec Maurice Szafran, avec Laurent Neumann, avec vous et tant d'autres encore, furent pour nous un rêve. Un rêve que nous avons mené à bien. Reconnaissons-le : jamais nous n'avions osé imaginer une telle réussite. Nous l'avons fait, tous ensemble. Soyons-en heureux, et même orgueilleux. D'un humble orgueil, car il faut toujours tout recommencer, repenser, réimaginer !

Nous avons inventé et porté haut un hebdo indépendant, innovant, d'une incroyable liberté de ton et de plume contre toutes les puissances installées. Elles ont eu peur de nous, et nous pouvons en être fiers, tous, de la rédaction à l'administration, de la diffusion à la maquette en passant par la correction, des abonnements à la pub, de la photo au SR, sans oublier notre veilleur de nuit ! Tous ensemble, oui..., nous avons créé une communauté d'esprit qui a compté dans l'histoire médiatique, intellectuelle et politique. Si certains l'oublient, 
Nicolas Sarkozy, lui, s'en souvient encore. La lutte contre la pensée unique, la défense acharnée de l'idéal européen, la dénonciation du nationalisme et de l'extrême droite, c'est tout cela, et bien d'autres choses encore, Marianne. Bien plus qu'une marque, une aspiration, un défi, un appel à l'imaginaire comme à l'espérance concrète. Une exigence : ne nous laissons pas, ne nous laissons jamais abuser.

La direction aurait fait courir le bruit insane que j'aurais méprisé, et pire encore détesté, ceux qui ont participé à ce journal, à cette entreprise salvatrice. Rien de plus faux, rien de plus éloigné de mon esprit, j'ai travaillé main dans la main avec cette rédaction, à presque tous les échelons, et j'ai toujours obéi à toute demande, à toute commande. J'ai simplement regretté, c'est vrai, qu'on ne salue pas avec un peu de chaleur ceux qui avaient lancé notre journal et qui en sont partis, quels que soient les conflits et les torts respectifs... Car c'est tous ensemble que nous avons investi tant d'énergie depuis ce garage mal éclairé, tant de jours, tant de nuits, tant de week-ends pour écrire l'histoire et la faire avec notre esprit frondeur et collectif. Bien sûr, il y eut des orages, des grêles de disputes, des tempêtes claniques, mais nous avons toujours su nous rassembler, quand il le fallait, et donner le meilleur de nous-mêmes dans les instants décisifs. Notre âme transcendait les clivages. Qu'elle puisse demain, cette âme, continuer d'animer notre communauté, c'est tout ce que je souhaite.

Je vous salue avec amitié et fidélité. Fidélité à tout ce que nous avons défendu. En cédant à des oukases absurdes, j'aurais abdiqué, et cela, ce n'était pas possible. Cette rupture m'attriste et m'affecte. Mais elle m'a été imposée. Je sais, et j'en suis heureux, que je n'ai pas oeuvré en vain au milieu de vous. Vous pouvez être certains que je ne renoncerai jamais à nos idéaux. Je vous remercie pour ce qui fut avant tout une belle histoire d'amour. Sachez que, comme vous, je me fais un sang d'encre.
Officiellement, les sexagénaires dénoncent une divergence stratégique avec d'autres actionnaires du titre.

Jean-François Kahn (MoDem) affirme en effet que Marianne doit se démarquer des autres magazines d'actualité et se battre contre la "pensée unique". 
Mais, à la vérité, l'entreprise est notamment confrontée à une baisse des ventes et doit provisionner 3 millions d'euros de perte pour 2013.

Pour dire plus, lors des élections au comité d'entreprise de juin 2011, la liste SNJ-CGT diffusa un tract dénonçant "la forte augmentation des cinq plus hauts salaires de l'entreprise (87 % sur cinq ans) et l'importance des notes de frais de ces dirigeants (d'un montant total de 280.000 euros pour l'année 2012)".

En avril 2012, la rédaction de Marianne publie les résultats sur les intentions de vote des journalistes de l'hebdomadaire en vue de la présidentielle française : François Hollande obtient 40 % des suffrages devant Mélenchon (31,7 %), François Bayrou et Nicolas Dupont-Aignan arrivent 3e ex-æquo avec 8,3 %. Trois candidats n'obtiennent aucun suffrage: Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen et Nathalie Arthaud...

À compter du 29 juin 2013, le magazine est totalement refondu et prend le nom de "Le Nouveau Marianne". Il reste alors ous la direction de Maurice Szafran qui déclare vouloir faire un magazine avec une maquette "pédagogue " et un contenu entre "papiers courts et articles longs, sans papiers de taille moyenne"
Fin 2013, sous la pression de Yves de Chaisemartin, ancien du Figaro et actionnaire majoritaire de Marianne (25%), et de la baisse des ventes du titre, Maurice Szafran (départ) et Laurent Neumann (1954, directeur de la rédaction, licencié) sont écartés (au profit de Joseph Macé-Scaron) et la direction de l'hebdomadaire est remaniée.
L'hebdomadaire, qui a beaucoup profité de son positionnement anti-Sarkozy, doit totalement revoir sa ligne éditoriale et aussi remettre à plat son modèle économique. Une mission délicate pour Joseph Macé-Scaron qui est loin de faire l'unanimité en interne, non pas pour son homosexualité assumée et de son militantisme lors du débat sur le mariage pour tous, mais en raison de plusieurs affaires de plagiat qui ont terni sa réputation.

mardi 1 juillet 2014

Presse militante: Aymeric Caron, suppôt du Front !

J.-F. Kahn partage l'opinion de Naulleau : "Dans Caron, il y a deux lettres de trop."
Pourquoi le protégé de Ruquier suscite-t-il tant de haine?
Au bal des imbéciles heureux
Voyez-le chercher le regard de son maître et guetter son approbation
Donc Natacha Polony quitte On n’est pas couché (ONPC), de son plein gré, mais lassée par les agressions de son acolyte pourtant végétarien: elle est remplacée à la rentrée par Léa Salamé (i-télé, groupe socialiste Canal+), mais il faudra encore subir l'autre. Il semblait en effet difficile de redémarrer avec deux bleus comme faire-valoir
"Dans la foulée, Laurent Ruquier et sa productrice Catherine Barma annoncent una voce le nouveau rôle assigné à leurs chroniqueurs: "Finies les polémiques, place aux interviews !" Moi je veux bien, même si ça risque d’affadir encore un peu l’ensemble. 

Mais dans ce nouveau dispositif, il sert à quoi, Aymeric Caron ?
À force de vouloir exister comme un grand, ce gland [sic] s’est mis à dos tout le monde, y compris le Tout-Paris qu’il croyait séduire. Saura-t-il renoncer à son statut de polémiste autoproclamé pour celui de simple journaliste ? Poser des questions sans imposer ses réponses ? Interviewer sans japper [Et il n'avale pas que des croquettes : je vois d'ici Caron ourler ses babines]? Si un tel miracle devait se produire, il faudrait encore à Aymeric [seraient-ils du dernier bien?], pour être crédible, changer au moins de nom et de brushing [et de confectionneurs de fiches]. Mais à en croire sa récente charge héroï-comique contre Jean-François Kahn, il n’en prend pas le chemin.

L’autre samedi, Jean-François, héraut vibrionnant de la "révolution centriste" au côté de François Bayrou, est invité pour défendre son tout nouveau bouquin, Marine Le Pen vous dit merci ! (Plon). Comme le titre l’indique, Kahn JF y dénonce l' "antifascisme" incantatoire pratiqué en France 

Anti-fascisme en action
depuis trente ans, de Jean-Marie à Marine, avec le succès que l’on sait.

Après tant d’imprécations, d’exorcismes et de diabolisation, non seulement le Front national n’a pas disparu, mais il est en passe de devenir le premier parti de France. Et pour cause, diagnostique le bon Dr Kahn; les mêmes élites qui dénoncent le FN lui dégagent un boulevard, à force de mépriser les angoisses de la France d’en bas : immigration incontrôlable, capitalisme mondialisé, excès sociétaux en tout genre…

"Complice toi-même !", rétorque en substance Aymeric. Depuis sa cour de récré, il accuse Kahn d’ "accréditer les thèses du Front national" sous prétexte que l’autre ne dénonce pas assez le "drame" des 25 %. "Mais on l’a dit vingt-cinq fois, que le FN c’est mal, et tout le monde sait ce que j’en pense ! Mais avec ça, où en sommes-nous ?" interroge Basile de Koch.

"Au fond, conclut l’invité à l’adresse de Caron, dans ce livre, je parle de vous et ceux que vous représentez. Vous expliquez aux gens que leurs problèmes sont des fantasmes et qu’ils sont fous ! Résultat : quand vous dites "populiste", ils entendent "populaire"." Pas mieux !

En fin d’entretien, c’est le jeu, Jean-François doit répondre à un tweet au hasard (ou pas). Celui-là lui rappelle une saillie coupable : au lendemain de l’arrestation de DSK, le journaliste co-fondateur de L'Evénement du jeudi, puis de Marianne résumait un peu vite l’affaire de tentative de viol sur employée noire immigrée à un "troussage de domestique". Mais dès le lendemain, Kahn regrette publiquement ces propos, n’hésitant pas à les qualifier de "connerie". Une de plus.

Apologie de la violence
"Reconnaissons-le, quand on dit une connerie !", conclut-il avec légèreté, en regardant Aymeric dans les yeux. Peine perdue ! Depuis ses débuts à Canal Plus, jamais l’autre n’a reconnu la moindre “connerie”. On est comme ça de Canal+ à i-télé. Dans ce domaine, décidément "le temps ne fait rien à l’affaire", comme disait Brassens."
Tout de même, Caron n'apparaît même pas au "mur des cons" du SM: la gauche extrême à ses têtes du même nom. 
Et Polony rejoint Canal+... Après tout, Laurent Mouchard-Joffrin a bien fait la navette entre Libération, le Nouvel Obs et retour pendant 40 ans !

vendredi 13 juin 2014

Aymeric Caron: Laurent Ruquier réagit fermement à son totalitarisme

Aymeric Caron fait-il le jeu du FN ? 

L'extrême gauche antifasciste stimule l'extrême droite 
Clash entre le chroniqueur terroriste, le journaliste invité et l'animateur-producteur d'On n'est pas couché (ONPC), le 07 juin 2014.

Aymeric Caron ne se contrôle plus et Ruquier lui claque le beignet. Se dressant contre 20% d'électeurs français qui ont préféré le FN à l'extrême gauche qu'il incarne dans l'émission de Laurent Ruquier, ONPC, sur France 2, le chroniqueur parisien de l'altermondialisme sectaire suscite les vives réactions du journaliste Jean-François Kahn venu défendre son livre, "Marine Le Pen vous dit merci !",  le 7 juin 2014.

VOIR et ENTENDRE les modérés tenter d'expliquer à l'hargneux totalitaire que son acharnement aveugle est contre-productif
La haine triomphante de Caron et de son cercle terroriste antifa finirait-elle par interpeller la gauche?