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samedi 20 décembre 2014

"Eric Zemmour est victime d'une fatwa médiatique", observe Jean-François Kahn

Le co-fondateur de Marianne dénonce l'impossibilité de débattre sereinement en France

Jean-François Kahn prend la défense d'Éric Zemmour
dans un entretien accordé à FigaroVox.
Journaliste, écrivain et historien de formation, Jean-François Kahn créa L'Événement du jeudi en 1984, puis l'hebdomadaire d'information Marianne, en 1997,  dont il est resté le directeur jusqu'en 2007.  

Etes-vous choqué par le fait qu'i-télé se sépare d'Eric Zemmour suite à une polémique lancée par Jean-Luc Mélenchon et relayée par le patron des députés PS [Bruno Le Roux] et le ministre de l'Intérieur [Bernard Cazeneuve]?

Jean-François Kahn: Oui, je suis extrêmement choqué pour trois raisons. D'abord, à travers le succès inouï de son livre, on voit qu'une part importante de la population se reconnaît dans ce que dit Éric Zemmour. On peut le regretter, c'est parfois mon cas. Mais peut-on se réfugier dans le déni? Peut-on vraiment rayer de la sorte une sensibilité forte dans le pays? D'une certaine manière, le cas Zemmour rejoint celui du scrutin électoral. Peut-on vraiment se réjouir du fait qu'un parti qui obtient 19% des suffrages ne soit représenté que par deux députés à l'Assemblée nationale? Le cas Zemmour pose le problème du manque de pluralisme dans notre démocratie. [J.-F. Kahn a soutenu la candidature de F. Bayrou, MoDem, en 2007]

Deuxièmement, le fait qu'i-télé cède à une campagne de presse, qui confine au lynchage médiatique, me choque. Eric Zemmour ne dit rien de nouveau. Cela fait vingt ans qu'il tient le même discours. i-télé l'a [pourtant] engagé en connaissance de cause, et peut-être d'ailleurs parce qu'il défendait ces idées. Pourquoi s'en séparer maintenant? A cause d'un "mot" qu'il n'a même pas prononcé. Je trouve le procédé qui consiste à utiliser un "mot" ou une "phrase", souvent sorti de son contexte, pour éliminer quelqu'un, détestable. Je le dis d'autant plus volontiers que j'ai été moi-même victime de cette méthode.

Enfin, il faut rappeler que 'Ça se dispute', est une émission de débat dans laquelle Eric Zemmour doit faire face à un contradicteur. Ce n'est pas comme s'il bénéficiait d'une tribune libre. Dans un débat, il est normal qu'il y ait deux sensibilités. On ne peut pas décider que l'une d'entre elle n'est pas propre et qu'il faut la virer. Ce qui me choque aujourd'hui à la télé, ce ne sont pas les débats où il y a un véritable affrontement idéologique, mais les débats où tout le monde est d'accord. Il y a aujourd'hui dans les médias une ligne modernisto-libérale dominante qu'Alain Minc qualifiait de "cercle de la raison". Cette ligne n'est pas pas forcément mauvaise, mais si elle continue d'être hégémonique, les conséquences peuvent être terrifiantes.

Diriez-vous que Marine Le Pen peut dire merci à tous ceux qui préfèrent interdire que contredire?
En virant Zemmour, on ne fait que nourrir le ressentiment d'une partie de la population, qui, à juste titre, ne se sent plus représentée. C'est effectivement un formidable cadeau pour Marine Le Pen. Cela légitime évidemment sa rhétorique anti-système. J'ajoute que c'est un formidable cadeau à Eric Zemmour lui-même qui aura beau jeu de se faire passer pour un martyr du politiquement correct. On peut être sûr qu'il va vendre 40.000 livres de plus et que cela va renforcer son statut de rebelle anti-establishment qu'il adore.
Comprenez-vous que des associations demandent qu'un journaliste n'ait plus de tribune?

Là aussi, on s'éloigne de plus en plus des principes fondamentaux de la démocratie. Qui nomme et qui élit les associations? [Et les juges. Et les journalistes "redoutés" (sic)] Leur poids politique me paraît démesuré par rapport à leur représentativité. [C'était un engagement de Hollande de les développer...] Suffit-il de réunir douze personnes et de faire des communiqués pour être légitime? Ces associations sont des imams laïcs, pas toujours laïcs d'ailleurs, qui lancent des fatwas.
Si "Le Suicide français" est le livre le plus réactionnaire écrit depuis longtemps, c'est aussi un brûlot antilibéral [qui pourrait convenir à Mélenchon ou à la Gauche forte du PS]. Sur le plan économique et social, c'est un véritable manifeste néo-marxiste dans lequel Zemmour se déchaîne contre le capitalisme financier

N'y a-t-il pas, malgré tout, des limites à la liberté d'expression? Éric Zemmour les a-t-il franchies?

Il y a des lois, notamment sur le racisme ou l'apologie du crime de guerre. Mais à partir du moment où vous représentez une forte sensibilité sans violer la loi, vous devez avoir la possibilité de vous exprimer. Aujourd'hui, ce n'est pas le cas en particulier en matière économique et sociale si on s'avise de sortir du consensus "modernisto-néolibéral". La question de la sortie de l'euro est par exemple taboue. On se souvient également qu'en 2005, 90% des médias s'étaient prononcés pour le "Oui" au traité constitutionnel en diabolisant au passage toute forme d'opposition. Le "Non", qui était très peu représenté, l'avait pourtant emporté.

Peut-on encore débattre aujourd'hui?

Tout d'abord, il faut rappeler que le livre de Zemmour est assez difficile à lire. Si on est occupé par ailleurs, cela demande une semaine. Or, le jour de sa sortie il y a eu des pages entières consacrées au Suicide français dans la presse de gauche. Il est évident que la plupart des journalistes n'avait lu que quelques extraits [et seulement à l'AFP ?]. On a donc assisté à la montée en puissance d'une polémique à partir d'un livre que personne n'avait lu. On s'est polarisé sur le chapitre sans intérêt consacré à Vichy alors qu'il y avait de nombreux passages beaucoup plus intéressants. Je pense notamment au chapitre sur le Crif qui dénonce l'évolution communautariste de beaucoup de Français juifs. Il n'y a pourtant pas eu un seul article sur cette question.

En réaction au déchaînement de la presse de gauche, la presse de droite a plutôt fait l'éloge du livre. Pourtant, de toute évidence, celle-ci non plus ne l'avait pas lu. En effet, si Le Suicide français est le livre le plus réactionnaire écrit depuis longtemps, c'est aussi un brûlot antilibéral. Sur le plan économique et social, c'est un véritable manifeste néo-marxiste dans lequel Zemmour se déchaîne contre le capitalisme financier responsable, selon lui, de toutes les dérives. Il faut lire les dix pages d'éloges qu'il consacre à Georges Marchais ou le chapitre dithyrambique où il soutient le mouvement social contre les lois Juppé en 1996. Tout cela en dit long sur le débat d'idées aujourd'hui: on ne lit plus, on raisonne par étiquette et on lance des anathèmes à partir de petites phrases.

dimanche 4 février 2007

Bruno Rebelle, un citoyen ordinaire?

Le personnage Bruno Rebelle.
Le PS ne peut présenter Bruno Rebelle à la France entière comme un quidam de l'espèce ordinaire. S'il n'était que l'un des nombreux -et efficaces...- conseillers de Miss Boulettes, il ne ferait pas l'objet d'une enquête des RG...
La propagande socialiste est un brin simpliste !
Voici d'abord la note par les RG, modifiée le 15 janvier 2007, telle que la publie NOUVELOBS.COM le 27.01.2007:
Nom REBELLE

Prénom Bruno
Date et lieu de naissance 1er décembre 1958 à Annecy (74)

Filiation/
Nationalité Française

Situation de famille Marié le 9 juin 1984 à Coubon (43) avec XXXXXXX XXXXXXX,
née le 29 juillet 1954 à Sainte-Foy-lès-Lyon (69), médecin spécialiste en pédiatrie.

Adresse XXXXXXXXXXX à Montreuil (93)

Téléphone XXXXXXXXXXX (Portable)

Profession Vétérinaire de formation, diplômé de l'école nationale vétérinaire de Lyon (69) en 1981.

Mouvance - Activités Directeur des programmes à Greenpeace International à Amsterdam (Pays-Bas) depuis août 2003 après avoir été directeur exécutif de Greenpeace France à compter de novembre 1997. A ce titre, il est coordonnateur des campagnes, chargé de la communication et des activités politiques de Greenpeace International partout dans le monde.

Evénements- Antécédents :

Durant son passage à Greenpeace France, ayant succédé à Pénélope Komitès -actuellement adjointe (Verts) au maire de Paris, chargée des personnes handicapées-, il a entrepris une politique de redressement de l'organisation après avoir constaté un certain nombre de carences. Il a notamment redynamisé les groupes locaux, développé le partenariat avec les autres forces écologistes existantes, rétabli la situation financière en assurant une meilleure gestion et lancé un programme de diversifications des campagnes, toutes choses lui ayant valu sa « promotion » actuelle à Greenpeace. Durant son exercice, il a plus que triplé le nombre des salariés du siège -passés de 8 à 27- et doublé le nombre des adhérents donateurs (actuellement au nombre de 57.000). Quant au budget, il l'a tout simplement quadruplé entre 1997 et 2003 (4.8 millions d'euros). Il prétendait «jouer la transparence » sur l'organisation qu'il dirigeait, multipliant les rencontres et les conférences. Selon Yannick Jadot, son collaborateur le plus proche à l'époque, il « était présent dans tous les milieux : industriels, politiques, associatifs et pas seulement écologistes ».
Homme de dossiers « bien ficelés » et de communication, il est capable de nouer un véritable dialogue avec les politiques et les industriels. En politique, il se veut « interlocuteur et non partenaire », de tout élu prêt à s'engager sur les questions environnementales, de Corinne Lepage à Dominique Voynet en passant par François Bayrou. Son expérience de la solidarité internationale l'amène à recentrer les problématiques environnementales « vers davantage d'équité ». Dans ce contexte, il propose de nouveaux rapports nord-sud en matière de questions environnementales.
Concernant l'altermondialisme, bien que s'étant illustré durant le sommet du G7, en juin 1995 à Lyon en animant le « Sommet du contre G7 » au sein du collectif des « Organisations de solidarité internationale » (O.S.I.), il a, plus récemment, exprimé des doutes à l'occasion du 3eme Forum social européen -Londres en octobre 2004-, quant à l'efficacité de telles réunions qu'il verrait plutôt axées sur une thématique bien particulière, à l'exemple du climat ou du protocole de Kyoto.
Membre du Conseil national du développement durable (C.N.D.D.) créé le 13 janvier 2003 par le 2eme gouvernement Raffarin, il n'en devait pas moins dénoncer dans la presse « la politique du gouvernement qui est une politique de renoncement durable ».
Antérieurement, de novembre 1983 à 1995, année de son départ dans le cadre d'un « psychodrame associatif», il a occupé le poste de président puis de directeur général de l'association «Vétérinaires sans frontières », qu'il avait lui-même créé en novembre 1983 à Lyon. Il ouvre sa première clinique vétérinaire sur le plateau du Vercors en 1984.
En 1996, il œuvrait comme consultant privé auprès d'organisations internationales (W.W.F., Care...).
Dans ses premières années militantes, il passait pour un « baroudeur », s'étant notamment rendu en Amérique du Sud, en Afrique, au Népal...
Par ailleurs, dans le cadre d'une mobilisation contre la réouverture du tunnel sous le Mont-Blanc aux poids lourds, il s'est particulièrement « illustré » lors d'une manifestation environnementaliste, le 6 octobre 2001 à Saint-Michel de Maurienne (73), au cours de laquelle avaient eu lieu des dégradations de biens privés ainsi qu'une entrave à la circulation. Ces faits lui ont valu une citation à comparaître, le 20 janvier 2003, devant le tribunal correctionnel d'Albertville (73).

On comprend mieux à cette lecture que ce bon Bayrou -impartial ('impartiel', dirait Dame Royal!)- prenne la défense d'un de ses interlocuteurs en matière d'environnement, en déclarant: "Moi je déteste cette République des fiches", car l'homme de Greenpeace, organisation supra-nationale pourrait devenir le 'ministre' de l'environnement de qui vous savez...
Quand elle nous dit qu'elle va "tout casser", vous pouvez la croire.

Comme Rebelle le dit à la sortie du CNIL, cette fiche et incomplète. On comprend mal que, selon le Canard Enchaîné, qui ne dit pas de bêtises..., comme on le voit, "trois membres des RG auraient ainsi été réquisitionnés pour fouiller le passé de la nouvelle recrue de Royal. Objectif : trouver des informations permettant de le discréditer. " Crédible?... Rebelle avait d'ailleurs laissé échapper dans un entretien avec la presse que tout ce que la journaliste du Canard Enchaîné avait écrit sur lui n'était pas exact... Ce document peut être communiqué à PaSiDupes qui en fera bon usage!

Voici donc enfin l'une des possibles causes de l'enquête des RG.
Car, rien sur l'affaire du mox en route vers le Japon par la France et l'action de Greenpeace qui s’opposa, en vain, à l’acheminement de la cargaison de mixed oxyde fuel (MOX), un combustible composé d’uranium et de plutonium.
Or, c'était au moment où Bruno Rebelle était à la direction de Greenpeace-France... De quoi justifier amplement que les RG s'intéressent au personnage?

Ce site activiste (lien) rend compte des actions Greenpeace d'entraves à répétition.

LIRE l'article de L'Humanité ( paru dans l'édition du 22 juillet 1999)
Wikipedia explique ce qu'est le MOX (lien)

vendredi 26 janvier 2007

Les Royal : clan ou mafia ?

Antoine Royal au secours de sa Marraine ?
Le Parti socialiste exige la démission du ministère de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy, qui est en même temps candidat de l'UMP à la présidentielle. Le PS a pourtant déjà vécu personnellement ce type de situation sans s’en émouvoir au temps de Jospin. Mais la roue a tourné !
Une machination est donc en train de prendre de l’ampleur, grâce au soutien actif de Libération, ce quotidien en faillite, sauvé par un Rothschild, qui ne paraît pourtant pas spécialement au service du ministre de l’Intérieur, n’en déplaise à Bayrou. Sous le titre "Pourquoi il doit démissionner", Libération décide en effet que Nicolas Sarkozy "porte une casquette de trop", un argument rejeté par le président de l'UMP, soulignant que Lionel Jospin, par exemple, était Premier ministre lorsqu'il s'était présenté à la présidentielle en 2002.
Quiconque ne voit pas de coup tordu dans cette charge socialiste et médiatique verra certainement plus clair si nous mettons en perspective d’autres les éléments de cette machination, sans dates, ni preuves. C’est ce qu’on appelle des élucubrations politiciennes. Aussi longtemps que Marie-sEGO était en tête des sondages, aucun dénigrement n’était en effet venu ternir la campagne. Au moment où elle perd au moins trois points, le PS relance ses appels à la démission. Et c’est aussi à ce moment que les proches de la candidate socialiste pointent le bout du nez.

Un certain Antoine Royal déclare avoir été l'objet d'une enquête des Renseignements généraux (RG) récemment. Quand ? Flou artistique très répandu dans la famille et qui empêche d’établir le bien fondé de son allégation.
Car Antoine est certes le frère cadet de la candidate socialiste, mais aussi chef d'entreprise dans les Vosges. Or, il le dit lui-même : "J'ai été mêlé dans une affaire dont se sert aujourd'hui le ministère de l'Intérieur pour déstabiliser ma soeur". Antoine Royal a en effet été mis en examen pour escroquerie et abus de biens sociaux en 2006. Ca tombait un peu mal pour la prétendante à l’Elysée, mais qu’y peut le ministre de l’Intérieur ?... Jusqu’à plus ample informé, Toto Royal pourrait comprendre que le ministre n’a pas besoin de faire quoi que ce soi: Antoine, à lui tout seul, contribue à nuire à sa sœur. Ses démêlés avec la justice suffisent en effet à ‘déstabiliser’ la dite sœur, actuellement dans la tourmente !
Antoine Royal déclare avoir reçu la visite d'une fonctionnaire des RG après ses déclarations, en septembre, sur la participation de son frère Gérard au commando qui a fait exploser en 1985 le "Rainbow Warrior", navire de Greenpeace -voir Bruno Rebelle...- , en Nouvelle Zélande. Il s’est alors rappelé au bon souvenir des RG et a de lui-même déclenché ce soudain regain d'intérêt pour sa personne. "J'ai reçu un appel téléphonique d'une fonctionnaire des RG qui m'a demandé si on pouvait prendre rendez-vous. Elle m'a dit: 'On a un gros blanc sur votre fiche. Ma hiérarchie m'a envoyée pour avoir des informations à votre sujet'", explique-t-il. Il précise que l'entretien s'est bien passé et qu'il n'a pas évoqué lors de cet entretien sa soeur Marie-sEGO et son frère Gérard. La communication ne passe donc pas ?
Monseigneur le Frère de Madame, Antoine, pas l’autre –on s’y perdrait…se trompe de cible, sauf s’il cherche à déstabiliser, outre sa sœur, le ministre de l’Intérieur. Mais pourquoi lui ? Il se trouve qu’il est candidat et concurrent de sa Royal sœur… Ca pourrait avoir un rapport ! Le ministre incriminé n’est pourtant pas ministre de la Justice, mais de l’Intérieur ! Qu’il s’adresse donc au Garde des Sceaux, Monsieur Perben ! Encore un Royal inculte…
Vu son seul passé judiciaire personnel, qui reste d’actualité, les RG ont donc de bonnes raisons de s’intéresser à lui… Compterait-il bénéficier de la clémence du tribunal, ou de crier à l’injustice, dans le cas contraire ? Accuserait-il sa sœur de lui amener des tracas supplémentaires?

Avant qu’Antoine ne soit propulsé sur la scène politique par le PS, les RG avaient déclaré avoir établi une fiche automatique de routine sur Bruno Rebelle, comme sur d’autres personnalités, pour ses activités en tant qu’ex-directeur de Greenpeace France et conseiller de Marie-sEGOlène Royal, tout en soulignant n’avoir pas reçu d’instructions spéciales de leur hiérarchie. Puisqu’il est membre de l’équipe de campagne de l’agitée du PS, nul n’est surpris qu’il ajoute son rouage à la machination et que ses avocats aient déposé à Paris une plainte avec constitution de partie civile contre "X" pour "collecte et traitement de données à caractère personnel et atteinte à l'intimité de la vie privée".
Elle entraînera, selon la procédure, la désignation d'un juge d'instruction. Bruno Rebelle a en outre saisi la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) pour avoir accès au dossier informatique constitué par les RG sur lui. Une plainte qui serait jugée calomnieuse serait-elle condamnée par le tribunal ?

Mais les Royal sont merveilleux à plus d’un titre ! Jeudi, à la Martinique, Dame Royal, qui télécommande les opérations depuis les Antilles, a déclaré qu'elle ne laisserait pas l'Etat devenir "un système clanique (...) au service d'un candidat". Antoine et Marie-sEGOlène font-ils, ou non, partie de la même fratrie, constituée en l’occurrence en ‘clan’. Qu’est-ce qu’un clan, sinon ce que nous avons sous les yeux ? Nous avions déjà François et Thomas Hollande. Nous avions aussi une Royal et en voilà un deuxième ? Pourquoi ce surgissement dans l’actualité du frère en délicatesse avec la justice ? Quand Gérard Royal va-t-il entrer en scène ? A la prochaine baisse de sa sœur dans les sondages ? Le clan Royal en campagne, ça fait du monde et des dégâts ? Mais qu’est-ce que ça donnerait, tout ce joli monde au pouvoir ?...

Dans un communiqué, le syndicat Synergie officiers dénonce "une campagne de dénigrement". La police française est plus intègre que ne l’imagine le clan Royal. "La police au service des partis politiques n'est pas de mise en France", rappelle-t-il.

Le PS et sa candidate se disent à l’écoute de l’opinion. On constate plutôt qu’ils la manipulent !
Mais l’opinion, et les électeurs en particulier, ont gardé en mémoire la précédente manip. Celle de l’affaire Clearstream qui n’a abouti à rien, sinon à faire du tort. C’est déjà en effet une réussite pour ceux qui parlent de respect.
L’opinion ne va tout de même pas encore se laisser entraîner !

jeudi 25 janvier 2007

Canard Enchaîné- Offensive militante de désinformation.

Le PS crache à trois pas.
Le PS lancera-t-il une rumeur à chaque gaffe de Royal ?
Voyez le Canard Enchaîné
. Il procède toujours de la même manière et pour les mêmes motifs, qui tous deux honorent la presse et justifient la liberté d’expression.
Cette semaine, le Canard est allé chercher un dénommé Bruno Rebelleà moins qu’il ne se soit offert-, dont le nom à lui seul avait déjà dû mettre son institutrice du CP en alerte. Cette raison aurait été jugée insuffisante par les Renseignements Généraux pour effectuer une enquête de routine, s’il n’avait été un ancien directeur de Greenpeace France et dirigeant du mouvement écologique au niveau international. Ces fonctions à elles seules justifiaient pleinement que les RG puissent s’intéresser à sa personne.
Bruno REBELLE : dates clés
1er décembre 1958. Naissance à Annecy (Haute-Savoie). 1981. École vétérinaire de Lyon.1983. Ouvre son cabinet de vétérinaire dans le Vercors et fonde l'association Vétérinaires sans frontières (VSF), à Lyon.1991. Directeur salarié de Vétérinaires Sans Frontières.1996. Consultant indépendant pour la mise en oeuvre de la convention internationale des Nations unies sur la sécheresse et la désertification.1997. Directeur de Greenpeace France.1999. Publie Libres Associations, ambitions et limites du modèle associatif, chez Desclée de Brouwer.2002. La Terre n'est pas à vendre, (Desclée de Brouwer).15 août 2003. Devient le n°2 de Greenpeace International.
Encore plus dans les archives du Nouvel Obs (lien) qui possède donc aussi des renseignements sur Rebelle ! Pas besoin des RG...
Ou l’OECD (Organisation for Economic Co-operation and Development), c’est-à-dire l’OCDE (lien français), sur le site de laquelle vous pouvez trouver le texte d'un de ses discours ! (lien-pdf)
Tout le monde le connaît, donc ! Cette affaire est cousue de fil rose... Rien d’extraordinaire que les RG se penchent donc sur son cas, quoi qu’en dise le Canard Enchaîné
Quel est le rôle en effet des RG ? C’est un service de la direction générale de la Police nationale (DGPN), dépendant de ce fait du ministère de l'Intérieur. Sa mission est « la recherche et la centralisation des renseignements destinés à informer le gouvernement », essentiellement les renseignements sur la sécurité intérieure. Pour en savoir plus cliquer sur les liens :
- Renseignements Généraux (Ministère de l’Intérieur) :
- Wikipedia .
Tout cela pour dire que Bruno Rebelle n’a pas commencé à intéresser les RG lorsqu’il a rejoint l’équipe de campagne de la candidate socialiste. Mais à partir de cet instant, le PS, le Canard Enchaîné et Bruno Rebelle sont convenus de monter un coup monté, coutumier des deux premiers, en QUATRE temps officiels.

Première phase- Selon "Le Canard enchaîné" de mercredi, qui cite plusieurs membres anonymes des Renseignements généraux (RG), –‘anonymes’ et pourquoi pas masqués, comme il se doit, pour plus de moralité et de garanties ! –, le "cabinet" du ministre de l'Intérieur et candidat UMP à la présidentielle Nicolas Sarkozy aurait demandé aux RGselon la procédure automatique d’usage, pourtantd'enquêter sur Bruno Rebelle. Citation à l'appui de la thèse, pour faire plus vrai..., mais dont l'auteur est anonyme! "S'il y avait la moindre chance de lui accrocher une casserole, (il) fallait y aller. C'était pour le cabinet", aurait affirmé un fonctionnaire au "Canard". Et le Canard n’est pas obligé par la loi de révéler ses sources. La presse joue sur du velours… D’où la conviction des électeurs que la presse fait un usage très malsain du privilège exorbitant dont elle jouit. Autant lire Closer, où paraissent des photos, plutôt que d’acheter le Canard Enchaîné qui peut écrire ce qui plaît à ses amis politiques, sans preuves ni photos.
Deuxième phase - François Hollande a réagi! "Je demande qu'il y ait immédiatement des vérification qui soient faites". "Si ces informations sont confirmées, (certes!...) elles seraient (conditionnel!) extrêmement préoccupantes car cela voudrait dire que le ministère de l'Intérieur sera au service du candidat M. Sarkozy." Le premier secrétaire du PS a de nouveau demandé à Nicolas Sarkozy de ne pas cumuler ses fonctions de ministre avec la "responsabilité éminente" de candidat à la présidence de la République. "Cette confusion des genres est extrêmement préjudiciables, elle entraîne d'ailleurs toutes les suspicions", a-t-il ajouté, menaçant!
Troisième phaseD’abord, parce que, dans cette organisation militaire, il est le chef hiérarchique des porte-parole de Marie-sEGOlène Royal, Julien Dray, surnommé le fourbe, a dénoncé "Ces pratiques dignes des pires campagnes électorales sont inacceptables", dans un communiqué diffusé mercredi. "Ces informations révélées confirment la confusion totale des genres entre fonction ministérielle et candidature à l'élection présidentielle". Deuxième couche! Dans les mêmes termes, spontanément...
Ensuite, les autres porte-parole vont s’exprimer successivement et dans l’ordre fixé par le plan d’intervention des élus socialistes, à commencer par la Voix de son Maître, J. Marc Ayrault et le très spécial D’Jack Lang.
Quatrième phase- Julien Dray en appelle au président de la République pour qu'il réaffirme "les règles élémentaires" et qu'il donne "toutes les garanties du respect des principes démocratiques". Impliquer tout le monde? Monter un affaire d'Etat de toutes pièces? Distraire l'opinion publique du cas désespéré Royal?
Ce dernier appel souligne l’intention réelle du PS en campagne de moralité et de respect pour un ‘ordre juste’… Juju Dray, avec ses gros souliers, démontre que l’objectif à atteindre est d’écarter Nicolas Sarkozy du gouvernement. La demande avait déjà été exprimée, sans succès. Le PS passe donc à l’offensive avec l’artillerie lourde : essayer de discréditer le candidat UMP.
Le premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande a demandé mercredi des "vérifications" immédiates, après des informations du "Canard enchaîné". La place Beauvau a démenti.
Interrogé sur ce sujet en marge d'une rencontre avec la CGPME à Paris, Nicolas Sarkozy a écarté ces accusations "tellement ridicules". "Il faut qu'ils gardent leurs nerfs (...) qu'ils restent calmes", a-t-il dit à l'adresse des responsables socialistes. Le cabinet du ministre de l'Intérieur a également démenti dans un communiqué "toutes demandes d'investigations à la Direction centrale des renseignements généraux sur l'entourage politique de Mme Ségolène Royal".
Quant à la candidate socialiste, choisie par inadvertance, elle avait déclaré se refuser à attaquer ses rivaux avec des moyens déloyaux et donc à les respecter comme elle veut être respectée. Encore une promesse non tenue. Elle ne s’est pas exprimée sur le sujet et n’a donc pas dû entendre, une fois de plus. Mais elle s’emploie probablement à punir à nouveau son entourage pour leurs méthodes qui ne correspondent en rien à ses déclarations vertueuses. Il se pourrait plutôt que la main droite de Madame Propre veuille ignorer ce que fait la main gauche sale: Hollande et Dray.

Pour prouver sa bonne foi, il suffirait en outre au Canard Enchaîné, qui se dit bien informé, de fournir
- d’une part la date de la première enquête des RG sur Bruno Rebelle et
- d’autre part, la date d’une éventuelle mise à jour consécutive à son entrée dans l’équipe de campagne de la bécasse Royal, au début de 2007.
Etant entendu que les actualisations de renseignement sont automatiques, donc nécessité qu’un ordre spécial donné.
Or, le Canard préfère laisser planer un doute sur le bien fondé de ses allégations. Nous ne dirons pas que ça fera vendre du papier, mais que la candidate socialiste qui accumule boulettes et dérapages au point de se discréditer gravement pourrait, au moins un temps, reprendre haleine. On pensait qu’elle ne manquait pas de souffle, mais il apparaît que le Canard Enchaîné a été appelé à la rescousse pour la placer sous assistance respiratoire.
En attendant, le lien de cause à effet entre l’enquête des RG sur B. Rebelle et son appartenance à l’équipe de campagne de Miss Boulettes n’est pas établi. Il n’empêche que la presse militante a d’hors et déjà envenimé la situation en généralisant cette enquête des RG à l’ensemble de l’entourage de la dame.
Rappelons enfin les "faux époux Turenge" et aussi les liens étroits et suivis entre la famille Royal et Greenpeace. La candidate rose de blanc vêtu n’avait-elle pas dû renoncer à un séjour en Australie auprès de Greenpeacec’est elle-même qui l’a affirmélorsqu’elle avait appris, incidemment, que son frère, Gérard Royal, était le poseur de bombe de l’affaire de Rainbow Warrior en juillet 1985. Marie-sEGOlène connaît-elle Gérard Royal et Bruno Rebelle mieux que les RG, et sans fiches, pour une fois ?
Wikipedia : l’affaire du Rainbow Warrior

La Maréchale Me-Voilà-M’As-Tu-Bien-Vue se met toute seule en difficultés. Alors, plutôt que de changer de candidat pendant qu’il est encore temps, avec ce coup tordu, le PS a choisi de faire un croche-pied à Nicolas Sarkozy. Le niveau de la campagne va-t-il pouvoir s’élever, si le PS généralise les coups sous la ceinture à chaque fois que la rose perruche provoque un trou d’air?
Car le Pacte Ecologique de Nicolas Hulot est à peine signé que l’air de la campagne est déjà pollué, vicié : PS et médias partisans lâchent des gaz à effet de déstabilisation et le trou de la désinformation s’élargit dans la couche de la démocratie