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lundi 31 mars 2008

Manœuvre de sondeur : Delanoë devancerait Désirdavenir Royal

Libération interroge les Français sur les affaires du PS
Pourquoi interroger les Français sur les problèmes intérieurs du PS ?
Le quotidien Libération a commandé un sondage Libération-LH2 qu’il publie aujourd’hui où il fait la part belle à l'avis des Français..
Près de 21% d'entre nous estimeraient que
Bertrand Delanoë, le maire de Paris, serait "le meilleur dirigeant pour le Parti socialiste au cours des années qui viennent". Marie-sEGOlène Royal arriverait encore deuxième avec seulement 17%.
D’autres ?
Martine Aubry, la maire de Lille, se placerait nettement en 3e position, avec 9% des préférences. pour 13 % des sympathisants PS, se présente comme le «meilleur dirigeant» pour le PS, en troisième position. Laurent Fabius (9 %) suit, alors que Pierre Moscovici (6 %), Julien Dray (5 %), Arnaud Montebourg (3 %), Manuel Valls (3 %) et François Rebsamen (2 %) ne décollent pas. Mais soit qu'ils ne se sont pas déclarés, soit qu'ils ne font pas encore campagne. Et Lionel Jospin se contenterait-il de seulement soutenir Delanoë? Hollande n'est pas davantage pris non plus en compte... Et ne parlons pas d'une candidature de la diversité!
Toujours côté sympathisants Français du PS, chez qui Royal régnait en maîtresse, 19 % placent désormais Delanoë nettement en tête, avec six longueurs d’avance et 25 %. Le quotidien prend ainsi Delanoë à son propre piège lorsque, mardi devant le conseil national du PS, il visait Sa Cynique Majesté Royal en fustigeant sévèrement «les regards rivés sur les sondages».

Mais Delanoë a-t-il véritablement devancé celle qui tenait jusqu’à présent la tête ? Celle-ci reste d’ailleurs devant, bien que de peu, chez les sympathisants de gauche (21 % contre 19 %). La responsable socialiste, pourtant la plus en vue pendant la campagne des municipales et depuis une année avec la présidentielle, chute néanmoins de 13 points, en moins de deux mois, alors que son concurrent en grignote 8, mais que plusieurs concurrents se sont déclarés dans le même temps.
La compétence n’est toujours pas un critère favorable à Royal. A la question de savoir quel est le «meilleur» premier secrétaire, Bertrand Delanoë est identifié comme le plus qualifié pour le job par 21 % des Français, contre 17 % à Désirdavenir. Et par 23 % des sympathisants de gauche, contre 24 % à Royal. Chez les seuls sympathisants PS, c’est le match nul : 24 % d’entre eux votent pour le maire de Paris, et autant pour l’ex-candidate… Dernier motif de satisfaction pour l’ami de Lionel Jospin : il voit son audience progresser auprès des Franciliens (20 % contre 17 % à la mi-février) mais aussi, plus surprenant, dans les milieux ruraux (12 % contre 4 %).

La nature des questions posées est révélatrice de l’intention du quotidien.
Les sympathisants de gauche attendent de la gauche (réduite au PS ?) qu’elle fasse «des propositions concrètes pour le pays» (63 %) plutôt qu’elle ne choisisse «rapidement un leader» (30 %), en opposition au voeu de Désirdavenir.
Détail d’importance : la question des alliances, dont les uns et les autres usent et abusent, ces jours-ci, pour se démarquer, n’est prioritaire que pour… 4 % des sympathisants de gauche !
Ni Buffet ni Bayrou ne serait donc indispensable ? Quelle déconvenue !

mardi 4 décembre 2007

Au secours ! Royal revient…

Jingle Bell! Royal nous promet "des retrouvailles"!
Déjà Julien Dray dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas, de la gauche à la droite en passant par le centre: çà ne presse pas, on peut attendre! Cherche-t-elle à nous gâcher nos réveillons?
Tout le monde a reçu son colis de Noël. Sa Cynique Majesté Royal affirme en effet vouloir "un jour, fêter (ses) retrouvailles" avec les Français, laissant entrevoir, dans un livre, sa volonté d'être à nouveau candidate à la présidentielle. Voilà pour le plus grand nombre. De surcroît, la Maréchale-Me-Voilà-M'As-Tu-Bien-Vue éreinte les ténors du PS et se reproche accessoirement d'avoir "manqué de poigne". Embarrassant, pour diriger un pays… Mais ça promet pour 2012!
Au travers de sa prose sur 330 pages (écrites gros) nous ne pouvons pas entrevoir son admission à l'Académie Française, mais c'est ce que nous nous souhaitons. Elle a remis son 'opus' aux journalistes dans ses bureaux du boulevard Raspail avant la sortie en librairie. C'est n'est pas la face du Christ qui transparaît, pas même sa couronne d'épines, mais plutôt la figure d'une femme soucieuse de revanche en 2012.
Elle apparaît aussi d'autant plus ulcérée par les critiques de son propre camp qu'elle a vécu avec les Français des moments hors du commun. Phénomène de cristallisation! "Dieu, que j'ai aimé cette campagne!", écrit l'ex-candidate socialiste. Nous ne pouvons pas en dire autant. Qui en effet a cautionné la campagne de dénigrement, a actionné les réflexes de peur? Sa Cynique susnommée, qui invoque Dieu…La sainte femme!
La présidente de la région Poitou-Charentes ne dit pas explicitement comment elle voit la suite, puisqu'elle ne voit pas clair en elle-même. L'inconscience et l'ambition de l'individu restent intactes. "J'ai souffert avec vous cruellement de la défaite, forcément. Je veux un jour fêter nos retrouvailles", conclut-elle, en prévenant qu'elle a "repris l'entraînement". Sortez la couronne d'épines…
Bien sûr, la droite, et ce qu'elle appelle "le système Sarkozy", ne sont pas épargnés. Royal fustige généreusement "le verrouillage médiatique" qui l'aurait desservie, entre autres. Marianne, pour ne citer que cet hebdomadaire, ne l'a pas aidée. C'est que rien ne peut servir sa cause.
L'ex-candidate malencontreuse n'épargne personne. Elle dénonce un "procès en illégitimité mené, non seulement par l'adversaire (...) mais aussi par (son) propre camp". La vaincue du 6 mai reconnaît toutefois -"je suis peu douée pour l'hypocrisie", ose-t-elle - qu'elle n'a "pas fait grand-chose" pour s'assurer de l'engagement total des ténors du PS derrière elle. Parce qu'elle se shootait aux sondages, elle a choisi de les refouler, avant de leur faire à nouveau des grâces, comme elle a fait sa cour à Bayrou, en allant jusque sous ses fenêtres pour se faire admettre.
Au-delà de l'anecdotique, l'ex-candidate déplore le fossé idéologique entre elle et "cette partie du PS dont l'horloge historique s'est arrêtée". D'ici 2012, elle s'engage à une distribution de pelles et de pioches pour combler la tranchée, mais les autres devront tenir le manche.
"Des faiblesses" vénielles, elle en concède: "J'étais préparée' beaucoup plus qu'on ne l'a dit, mais sans doute moins qu'il ne l'aurait fallu". Cigale, va! De même, elle défend sa méthode de "démocratie participative" mais dit avoir "un peu sous-estimé" le risque d'"un décalage dans le rythme de la campagne".
L'ex-compagne du futur ex premier secrétaire du PS faisait la paire avec François Hollande. Elle revient aussi sur leur mésentente et si vous croyait encore qu'elle assume sa part de responsabilité, vous vous trompez. Politiquement, le premier secrétaire "a regardé de loin" la campagne, mais "sans dire de mal". Humainement, l'appui du compagnon a manqué, ne craint pas d'écrire Royal, qui va jusqu'à dire que "pour gagner la prochaine fois, il faudra le soutien de tout un parti et d'un compagnon amoureux, à fond avec la candidate".
Au détour des pages, "la dame blanche" use d'ironie et même de légèreté, comme pour le récit de son entrevue manquée avec François Bayrou, au domicile du candidat centriste (dont elle donne même l'adresse parisienne). Elle comptait le débaucher pour le délester de son portefeuille de voix. Fanfan aurait refusé de la recevoir, mais de crainte qu'on les surprenne… Sa femme ou Marielle de Sarnez?
La courtisane assimile le refus de
F. Bayrou de lui ouvrir la porte, pour sceller une alliance au second tour de scrutin, à l'attitude d'un puceau, "un amoureux qui craint une panne ou un adultère risqué"... Et l'éjaculation précoce, tant ils étaient émoustillés par les sondages. Quant à la sécheresse vaginale, elle n'est pas non plus à exclure. Un couple d'enfer pour la France.
C'est cet épisode qui lui vaut de
nouvelles critiques au PS. Après le SMIC à 1.500 euros et les 35 heures mis en cause par l'ex-candidate après sa campagne, Royal "aggrave son cas", a déclaré le fabiusien Claude Bartolone.
Pour Jean-Christophe Cambadélis, l'épisode Royal-Bayrou n'est pas un exemple de "transparence".
Officiellement, l'heure n'est pas à rouvrir la polémique. Le PS est "déjà dans le temps d'après", selon un porte-parole, Bruno Le Roux. Après quoi? Que s'est-il passé?

L'élection présidentielle s'est passée comme un vote à main levée à la CGT ou SUD…

samedi 2 juin 2007

Royal : sa cousine FN enchaînée à un pied de vigne.

La famille Royal est très perturbée
Et pas seulement par Marie-sEGOlène.

Chez les Royal, la cousine de Marie-sEGOlène Royal, Anne-Christine Royal, est un peu bizarre. Mais la plus 'frappée' en apparence est pourtant la moins dangereuse aussi …

Anne-Christine Royal, candidate du Front national dans la 10ème circonscription de la Gironde et cousine de l’autre, s'est enchaînée pendant vingt quatre heures à un pied de vigne pour soutenir les viticulteurs en difficulté. "J'ai engagé cette action pour évoquer la souffrance, les vies brisées, les revenus qui s'effondrent et ne dépassent parfois plus les 300 euros par mois", a-t-elle déclaré samedi lors d'une conférence de presse. On a le sens du spectacle et de la mise en scène dans la famille.
Anne-Christine Royal, qui avait entamé son action vendredi soir, a passé la nuit dans un sac de couchage, un pied attaché à une chaîne elle-même reliée à un pied de vigne, dans une propriété de Cadillac-en-Fronsadais. Près d'elle, sur un drap tendu, on pouvait lire: " vignoble assassiné, le FN te soutient".
En même temps, elle est candidate suppléante dans le Bordelais....
Cette veuve de 41 ans et dix enfants a dénoncé les décisions prises par l'Union européenne concernant la viticulture, notamment les projets d'arrachage. "C'est vrai qu'il y a une surproduction mondiale de 50 millions d'hectolitres par an mais l'Australie, l'Afrique du Sud, la Californie ont planté 230.000 hectares en cinq ans! Au nom de quoi ce serait à la France de sacrifier sa viticulture ?", a-t-elle demandé.

Entourée d'une vingtaine de sympathisants et militants, dont Jacques Colombier, responsable régional du FN, elle a dit craindre la "disparition de notre art de vivre", synonyme d'"agonie de la France."
Egrenant les propositions du FN dans le domaine viticole dont la création d'un conservatoire du vignoble, elle s'est engagée, si elle était élue députée, à se rendre à l'Assemblée nationale "s'il le faut durant cinq ans" en traînant un cep de vigne "attaché à un pied".
"C'est une femme qui fait preuve d'un certain courage et qui a des convictions, ce que je respecte", a commenté le député sortant de la circonscription Jean-Paul Garraud (UMP), en campagne au marché de Libourne. "Mais moi ma tribune c'est l'hémicycle et on ne peut s'empêcher de penser qu'il y a une démarche politico-médiatique derrière tout ça", a-t-il ajouté.

Dans la famille Royal, rien d’étonnant. Les autres sont également gratinés.
Hélène Royal, la mère ‘légitimiste’ de la candidate socialiste battue à la Présidentielle, ne supporte pas sa fille dont elle connaît tous les travers pour en avoir beaucoup souffert. Mais la maman n’est pas un cas dans la famille. Tous se situent à droite.
Ainsi, Gérard Royal, frère de Marie-sEGOlène Royal, est un ex "terroriste (d'Etat)" à la DGSE, connu pour avoir participé à l'explosion du Rainbow Warrior en 1985, (le fameux bateau de Greenpeace) et Antoine Royal (frère, cf. libellé PaSiDupes) est en délicatesse avec la justice de ce pays.
De même, des neveux et nièces : Anne-Christine Royal est donc candidate Front National d’abord à Limoges sous l'étiquette FN, puis à Bordeaux en 2007, Véronique Royal-Jallas est ‘villiériste’, outre que Hélène Royal est donc légitimiste.

Qu’est-ce qui fait alors que Marie-sEGOlène Royal est le mouton noir de la famille?
La pauvrette aurait été victime d’un père -Jacques- militaire autoritaire d’extrême droite (cf.libellé PaSiDupes), qui avait voté Tixier-Vignancour contre De Gaulle, comme tous les membres de la famille. Or, il n’aurait pas eu une haute opinion des femmes. Il aurait mené la vie dure à son épouse et n’aurait pas approuvé qu’une de ses filles fisse des études. Comme son père lui refusait de les financer, la douce enfant poursuivit donc son papa en justice. D’autres prennent un emprunt auprès d’une banque et paient eux-mêmes leurs études. Elle aura gain de cause en 1981: elle avait 28 ans!...
Chacun comprend donc que les convictions socialistes de la candidate du PS aient si peu convaincu les militants ! Ils ont d’ailleurs trop peu trouvé de traces de leur credo socialo dans le ‘pacte présidentiel’ de Miss Boulettes. On explique ainsi que celle-ci ne ferait carrière au PS que dans un esprit ô combien ‘respectable’ de vengeance : pour poursuivre son père de sa haine au-delà de la mort…

Mais ce n'est pas tout: ça ne suffit pas! Le militantisme d'une femme, sa cousine, n'enchante, toutefois, pas la présidente de la Région Poitou-Charentes. Cette dernière aurait déclaré il y a quelques années, selon Anne-Christine Royal, ne pas vouloir "fouiller dans les poubelles de la famille".

El le est d'un naturel sympathique...

mercredi 18 avril 2007

CPC, pomme de discorde Royal-Bayrou

Le mariage Royal-Bayrou prend l'eau

François Bayrou a expliqué mardi qu'il n'imaginait "pas que la gauche en arriverait à" proposer le Contrat première chance (CPC).

"Le Contrat première chance, ça veut dire que vous offrez à l'entreprise, sans aucun engagement, l'embauche de quelqu'un, en payant intégralement le salaire et les charges", a dénoncé François Bayrou, invité de "Face à la Une" sur TF1. "Je n'imaginais pas que la gauche en arriverait à ce point-là."

"Il est normal que quand l'entreprise embauche quelqu'un ou emploie quelqu'un, elle paie un peu", a estimé le candidat centriste. "Pour moi, il faut faire de la formation par alternance, il faut aider à la formation par alternance."

Devant les critiques qui se sont multipliées sur son "contrat première chance", gratuit pendant un an pour les très petites entreprises qui recrutent des jeunes sans qualification, Ségolène Royal a rectifié le tir en laissant entendre que ce contrat aidé comprendrait une "phase transitoire" de "trois mois" qui déboucherait soit sur une embauche en contrat à durée indéterminée (CDI), soit sur un contrat d'apprentissage ou de professionnalisation. (Source AP)

Un pas en avant, deux pas en arrière: elle danse le tango... Olé!

mardi 6 mars 2007

Patrimoine Royal: liste exhaustive, provisoire, de ses biens...

Etat des biens immobiliers de Sa Misérable Majesté Royal,
par LEXPRESS.fr du 25/01/2007:

Depuis 1986, la candidate du PS a réalisé, avec François Hollande, une série d'acquisitions immobilières. Valorisées par l'envol du marché. "Aisés", dit-elle. Voilà des années que Ségolène Royal, 53 ans, et son compagnon François Hollande, 52 ans, avancent tous deux sur cette étroite ligne de crête qui sépare l'aisance de la richesse. L'Express a mené l'enquête pour savoir comment, de leur sortie de l'ENA à la candidature à l'élection présidentielle, Ségolène Royal et son concubin ont constitué un joli patrimoine foncier, qui leur vaut aujourd'hui d'être assujettis à l'impôt de solidarité sur la fortune.
Evolution du patrimoine immobilier de Ségolène Royal et de François Hollande entre 1986 et 2006
Août 1986: Achat d'une maison de vacances à Mougins (Alpes-Maritimes) pour 161 807 F. Une piscine est construite en 1991.
Avril 1990: Achat d'un appartement de 5 pièces, 120 mètres carrés plus jardin, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), via la SCI Hollande-Royal (au capital de 914 694 F -Prix: 876 581 F.
Septembre 1991/: Achat d'un terrain à Saint-Georges-de-Rex, dans le Marais poitevin. Prix: 182,94 F.
Février 1993: Achat d'un terrain à Caunay (Deux-Sèvres). Prix: 335,39 F.
Septembre 1998: Achat d'une maison de 4 pièces à Melle (Deux-Sèvres), 32, Grande-Rue. Prix: 22 900 F. Décembre 2003: Achat d'une maison, avec jardin et garage, à Melle. Prix: 163 102 F.
Mai 2005: Revente après travaux du 32, Grande-Rue, à Melle. Prix: 95 280 F. Plus-value: 72 308 F.

1. La Sapinière, à Mougins.
A la naissance de leur premier enfant, Thomas, en 1984, Ségolène et François, valeurs montantes du PS, habitent un appartement boulevard Maillot, à Neuilly, une belle avenue qui longe le bois de Boulogne. Issue d'une famille nombreuse, elle s'est construite en opposition à son père, militaire, dont elle a hérité la raideur mais pas un centime. Sans fortune personnelle, elle peut désormais compter sur ses émoluments de chargée de mission à l'Elysée, un poste qu'elle occupe depuis septembre 1982. Son compagnon, François Hollande, rencontré à l'ENA, est, lui, un familier de cette banlieue huppée de Paris: ses parents, Georges, médecin, et Nicole, assistante sociale, résident en plein coeur de Neuilly.
Au milieu des années 1980, Hollande et Royal décident d'acheter une résidence secondaire sur la Côte d'Azur. Leur choix se porte sur une petite villa provençale, à Mougins, sur les hauteurs de Cannes (Alpes-Maritimes). Les propriétaires entendent se séparer de cette maison, située au coeur d'un vaste parc privé, le domaine Saint-Basile. Les tuiles rondes du toit émergent des pins. D'où son nom: la Sapinière.Pour se l'offrir, Ségolène Royal et François Hollande cassent leur plan d'épargne logement. Le 21 août 1986, ils signent, devant un notaire de Billom, un bourg du Puy-de-Dôme. Le prix de vente est fixé à 1 061 383 F (161 807 F). Le couple apporte 381 383 F (58 141 F). La différence sera versée sous forme d'une rente viagère annuelle d'environ 70 000 F (10 671,50 F), d'une durée limitée à dix ans.Les Hollande-Royal passent bien des vacances d'été à Mougins, avec une tribu d'amis. Au fil du temps, la Sapinière s'embellit. En 1991, on creuse dans le jardin une petite piscine, de 9 mètres sur 4. En achetant la bâtisse, le couple a incontestablement fait une affaire. On ne peut pas en dire autant de l'acquisition de leur résidence principale.

2. La SCI de Boulogne.
En 1990, les concubins, qui entre-temps sont devenus députés, l'un de la Corrèze, l'autre des Deux-Sèvres, cherchent un grand appartement en région parisienne pour loger leurs trois enfants. Ils trouvent leur bonheur à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), au rez-de-chaussée d'une résidence moderne. Le logement comporte 5 pièces et un jardin de 350 mètres carrés - privatif - qui entoure l'appartement.
En 1990, l'immobilier atteint déjà un pic: le montant de la transaction est de 5 750 000 F (876 581 E)... Une somme. Pour s'installer à Boulogne, Ségolène Royal et François Hollande optent pour un montage juridique qui va provoquer une polémique, bien qu'il soit parfaitement légal: une société civile immobilière. Le 15 mars 1990, le couple constitue la SCI Hollande-Royal, dont le capital est fixé à 6 millions de francs (914 694 E). L'apport se divise en quatre parts: 2 millions de francs pour chacun des concubins, plus 1 million pour chacun des parents de Fran9ois.Pourquoi un tel montage? Hollande s'en explique à L'Express. Comme tous les députés qui souhaitent acquérir un bien, sa compagne et lui se tournent vers l'Assemblée nationale: elle offre aux parlementaires des prêts à des taux très préférentiels. Mais les questeurs de l'Assemblée sont confrontés à une situation inédite: deux élus sollicitent un emprunt pour un même achat. C'est à leur demande que la fameuse SCI aurait été constituée. "C'était la forme d'acquisition la plus naturelle, transparente pour le fisc, et souple en matière de transmission pour les enfants", insiste l'avocat Jean-Pierre Mignard, un intime du couple. La SCI sollicite, dans la foulée, un autre prêt de 500 000 F (76 224 E), que la Société générale leur accorde, avec un taux de plus de 10%. La dernière échéance a été remboursée le 5 mai 2005.
L'été 1998 marque un grand changement dans la vie du ménage, désormais bien installé en politique. Pour des raisons de standing et de commodité, Hollande, premier secrétaire du PS, et Royal, ministre déléguée à l'Enseignement scolaire, décident de quitter Boulogne et d'emménager dans l'un des quartiers les plus chics de Paris, le VIIe arrondissement. Ils dénichent une maison de ville, en duplex, de 150 mètres carrés au 28, avenue Duquesne. Le dôme doré des Invalides domine l'horizon. Cette fois, ils sont locataires pour environ "20 000 F par mois" (3 050 E), selon le chiffre avancé par Hollande. La maison est louée à la Compagnie foncière parisienne, une filiale de Groupama. "Le loyer a été fixé selon les prix du marché locatif à l'époque", assure-t-on du côté du bailleur. Le 22 juillet 1998, le couple décide de transférer le siège de la SCI à Paris et de modifier le nom de la société: la très visible "SCI Hollande-Royal" devient la discrète "SCI La Sapinière", clin d'oeil à la maison de Mougins...

3. Maisons dans le Poitou.
Depuis des années, la députée a aussi investi sa terre d'élection, les Deux-Sèvres. Elle a commencé petitement, comme l'a découvert L'Express. Le 4 septembre 1991, elle achète, pour la modique somme de 1 200 F (182,94 E), 15,96 ares situés entre deux canaux du Marais poitevin, à Saint-Georges-de-Rex. Le 9 février 1993, elle acquiert un second terrain, à Caunay pour un prix tout aussi dérisoire: 2 200 F (335,39 E)! Sans doute ses motivations sont-elles électorales: pour être éligible au conseil régional, il faut s'acquitter d'impôts (taxe foncière, par exemple) dans la région. Ce n'est que le 19 septembre 1998 que Ségolène Royal décide réellement de s'installer à Melle, où elle tient sa permanence de députée. L'élue socialiste trouve d'abord un pied-à-terre, dans le centre du bourg: une maisonnette de 65 mètres carrés, payée 150 000 F (22 900 E). Elle la revendra 95 280 E, sept ans plus tard, après l'avoir réaménagée - soit une jolie plus-value de 72 308 E!
Entre-temps, le 6 d2cembre 2003, Royal a fait l'acquisition, dans la même commune, d'une maison de type basque, construite dans les années 1950, pour laquelle elle débourse 163 102 E, grâce, notamment, à deux emprunts de l'Assemblée nationale. La vie parisienne évolue aussi. A l'automne 2005, le couple décide, en effet, de quitter l'avenue Duquesne. Ségolène Royal réintègre l'appartement de Boulogne, qui avait été mis en location, et dont le crédit est remboursé depuis 2005.

Une villa dans les Alpes-Maritimes, une maison dans les Deux-Sèvres, un appartement à Boulogne: depuis 1986, le patrimoine foncier des Hollande-Royal a pris de la valeur, grâce à la flambée de l'immobilier. Ségolène Royal a d'ailleurs reconnu être assujettie à l'ISF depuis deux ans, avec son compagnon, pour un montant de 862 E.
Ses indemnités de parlementaire et de présidente du conseil régional sont plafonnées à 7 189 E mensuels net. Auxquelles il faut retirer, précise-t-elle, les 450 E de cotisations reversées au PS.Ses déclarations ne lèvent pas pour autant toutes les interrogations. La candidate détaille son patrimoine: 168 000 E pour Melle, des parts de 197 800 E pour Boulogne et de 108 000 E pour Mougins (soit 40% du prix total). Selon un spécialiste de l'immobilier, la villa de la Côte d'Azur paraît sous-évaluée. Une agence de Cannes estime en effet que ce genre de bien se négocie à partir de 700 000 E. Comme la plupart des contribuables assujettis à l'ISF, les Hollande-Royal auraient donc eu tendance à minorer l'état de leur patrimoine
Eric Pelletier, Jean-Marie Pontaut et Romain Rosso (avec Roger Bianchini)

mercredi 7 février 2007

Royal poursuivie en justice par son employée.

Un témoignage accablant sur la candidate socialiste.
Rappelez-vous le billet de PaSiDupes (03/02/07) intitulé: "Royal harcèle son petit personnel"... Sa Gracieuse Majesté Royal est coutumière du fait ! Jugez plutôt de ses mauvais traitements à sa collaboratrice, relatés ci-dessous. Il ne s'agit pas de 'femme battue', mais on peut néanmoins être -pour le moins- déçu par les procédés de la vertueuse candidate socialiste.
Evelyne Pathouot a été salariée de Marie-sEGOlène Royal pendant environ deux ans (1995-1997) dans les Deux-Sèvres, en tant qu'assistante parlementaire. Elle publie le 8 février un livre témoignage* de son quotidien au côté de celle qui aspire aujourd’hui à diriger le pays. (* Ségolène Royal, ombre et lumière, éditions Michalon, 16 euros.) Les extraits suivants proviennent du journal Le Figaro (lien):
Qui est Ségolène ? « Sujet tabou, explique sa collaboratrice. Elle a verrouillé ses codes d’accès. Il fallait les décrypter, c’est pourquoi mon livre n’est pas un pamphlet, mais un portrait, où je n’avance rien qui ne soit vérifié ni vérifiable. Ségoliste convaincue au début, j’ai, peu à peu, découvert une personnalité dont j’ai préféré me séparer. En cette veille d’élection présidentielle, avant que les électeurs ne la choisissent ou ne la rejettent, j’entends qu’ils sachent qui elle est. Car il y a Dr Royal et Miss Ségo. Nul ne pourra dire qu’il n’a pas été prévenu. »

Tout commence à l’automne 1995, à la mairie de Beauvoir-sur-Niort. Employée d’une association – Ruravive –, Evelyne Pathouot vient expliquer à Ségolène Royal certains problèmes de la région. Intéressée par ses propos, la députée lui propose de l’embaucher. Evelyne commence « de manière informelle » en décembre 1995. Rien n’a été défini sur le plan juridique. Début janvier 1996, surprise...

Au moment d’établir mon contrat, Ségolène m’expliqua qu’elle ne serait sans doute pas en mesure de me verser un salaire équivalent à celui que je percevais avec Ruravive. Sur le moment, cela ne m’inquiéta pas outre mesure. Elle avait sans doute épuisé son indemnité parlementaire et tout rentrerait dans l’ordre quand les services de la questure de l’Assemblée nationale débloqueraient des fonds. En attendant, Mme Royal avait une solution de « dépannage » grâce à l’un de ses « camarades », trésorier d’une association de type loi de 1901 : Poitou 93.
Cette structure me verserait un complément de salaire. Je pourrais ainsi rester auprès d’elle, officiellement engagée à mi-temps. J’avais donc un demi-emploi légal et un demi-emploi au statut moins... net.

Hormis la petite sensation désagréable d’avoir été un peu « baladée », je m’accommodai de cette proposition un peu « limite » en me disant que c’était une solution temporaire. Il est vrai que ce genre de « petits arrangements entre amis » était encore assez courant à cette époque même s’il était le plus souvent fustigé par ceux-là mêmes qui y avaient recours. Il m’était revenu de contacter mon autre « demi-patron », le trésorier de Poitou 93, une association créée dans la petite commune de Melle, le 20 avril 1990, et présidée par Ségolène Royal. Ségoliste convaincu, ce responsable d’association était cependant suffisamment lucide pour être agacé par la manière dont on usait de lui comme d’un « intendant des volontés royales ». Aux premiers mots échangés, je m’aperçus, avec stupéfaction, qu’il ignorait tout de mon existence, tout de la situation nouvellement créée et que Ségolène ne lui avait rien dit. Je pris sur moi et, essayant de garder mon calme, je me décidai à expliquer le plus fermement que je le pouvais : « Ségolène m’a assurée que vous étiez disposé à prendre en charge la moitié de mon salaire. » Il blêmit, se leva de son bureau et se mit à arpenter la pièce contenant mal ce qui commençait de ressembler à une grosse colère. Au bout de quelques minutes, il explosa : «Elle est folle, complètement folle ! Avec ses histoires, on va tous finir en prison. »
Suite au refus de l’association, Ségolène propose à Evelyne de lui verser le solde de son salaire de la main à la main. C’est à prendre ou à laisser. Elle prend... La députée multiplie les poses de premières pierres et les inaugurations. Elle n’a que peu de temps pour s’occuper du suivi concret des dossiers, car elle ne dispose d’aucun endroit pour travailler. Elle ne possède pas de studio sur place et, plutôt que de descendre dans un hôtel, préfère loger chez les militants.

On sortait du placard le service des jours de fête, on allait chercher à la cave une bonne bouteille. Pour ne pas faire d’envieux, on conviait des voisins ou des camarades de parti. A l’arrivée, l’addition était plutôt salée pour des gens le plus souvent modestes. Mais de cela, Ségolène n’avait pas la moindre idée. Elle s’imaginait que c’était l’ordinaire de ses hôtes et c’est tout juste si elle ne s’attribuait pas le mérite de l’apparente prospérité de sa circonscription où la poule au pot n’était pas réservée au dimanche seulement. Et honneur à celui qui la recevait trop bien ! Il aurait certainement droit à une nouvelle visite. A cette époque, Ségolène n’aimait pas trop non plus s’embarrasser de bagages. Elle voyageait avec le strict minimum. Aussi, quand il faisait froid, elle n’hésitait pas à enfiler les charentaises du grand-père dès que celui-ci était monté se coucher.

Et puis, elle profitait de ces agapes pour tenir réunion sur réunion. Après son départ, la maison ressemblait souvent à un véritable champ de bataille, mais elle, elle n’était pas peu fière d’assumer ce rôle d’élue de proximité. Comme elle ne disposait pas de voiture et qu’elle ignorait visiblement qu’on peut en louer une auprès d’établissements spécialisés – c’est l’hypothèse basse que je préfère retenir –, un militant ou une militante était réquisitionné pour lui servirde chauffeur et la convoyer du matin jusqu’au soir.

Sitôt mon contrat signé, c’est à moi qu’échut cette mission qui allongeait indéfiniment mes journées de travail « à mi-temps ». Avec deux problèmes supplémentaires à la clé. D’abord, et au début du moins, Ségolène semblait ignorer superbement qu’il est nécessaire de faire, de temps à autre, le plein d’essence et que les stations préposées à cet effet ne distribuent pas gratuitement le précieux liquide qui sort de leurs pompes, comme le font avec l’eau les fontaines Wallace de Paris. Il me faudra beaucoup de temps et de doigté pour l’avertir de cette mauvaise nouvelle.

Tout se passait bien sauf... à la fin de chaque mois, car je devais lui réclamer le complément de salaire qu’elle s’était engagée à me verser de la main à la main. Je me retrouvais transformée en mendiante sollicitant d’une bonne âme le secours financier dont elle a besoin pour nourrir les siens.

C’était là une démarche profondément humiliante, dont je me serais volontiers passée car elle me faisait sentir la précarité de mon statut et ma totale dépendance à l’égard de ma « demi-employeuse ». Et, à chaque fois, Ségolène Royal semblait presque étonnée de me voir exiger mon dû, même si j’y mettais certaines formes.

Très vite, je découvris qu’elle entretenait des rapports plutôt singuliers avec l’argent. A la manière de son mentor, François Mitterrand, elle n’avait jamais de liquide sur elle. Parfois, avant de repartir pour Paris, elle m’invitait à boire un verre au buffet de la gare. Comme deux amies de longue date, nous discutions autour d’un Perrier jusqu’au moment où, s’apercevant que l’heure avait tourné et qu’elle risquait de manquer son train, elle se levait précipitamment, me faisait « au revoir » avec un petit signe de la main et... me laissait régler l’addition.

Scène sur le vif, au bureau, dans la permanence. Nous étions au téléphone et, pour la première fois, Ségolène me parlait d’un ton cassant, quasiment méprisant. Selon l’expression consacrée, elle me passait un savon, au motif que ma maladresse, pour ne pas dire mon incompétence, risquait fort de priver notre fameux comité d’expansion de la manne européenne. Elle s’était rendue à Bruxelles en toute confiance, assurée de pouvoir étudier avant son départ le dossier contenant l’ensemble des pièces qu’elle devait soumettre à ses interlocuteurs. Or, elle ne l’avait pas reçu suffisamment tôt parce que j’avais omis de l’envoyer à temps. J’avais devant les yeux le reçu de la poste prouvant que je lui avais bien fait parvenir à temps le fameux dossier. J’avais même avancé sur mes deniers personnels l’envoi du Chronopost. Je préférai néanmoins laisser passer l’orage.

Pour la première fois, je venais de faire les frais de son interprétation personnelle du divertissement pascalien. Car je l’apprendrai ultérieurement, Ségolène était en « représentation publique ». En effet, lors de ce fameux coup de téléphone passé depuis son portable, elle se trouvait dans le TGV en compagnie de Jacques Delors. Sans doute avait-elle voulu déclencher chez son compagnon de voyage une réflexion admirative en lui exposant ses difficultés d’élue de terrain. Entourée de maladroits et d’incompétents, elle était obligée de veiller au moindre détail et de réparer les erreurs commises dans son dos. De quoi éventuellement susciter les encouragements de son interlocuteur et quelques sagaces conseils sur la manière dont elle devrait diriger son équipe. Elle avait, je le suppose, choisi de s’affirmer de la sorte.

Elle me raccrocha donc quasiment au nez et je m’attendais à ce que sa prochaine visite dans les Deux-Sèvres ne soit pas pour moi une véritable partie de plaisir. Je me trompais lourdement. Vingt minutes plus tard, le téléphone sonna à nouveau. C’était Ségolène qui, cette fois, minaudait et bafouillait quelques excuses embarrassées. Elle regrettait de s’être emportée et m’embrassait.

Il n’était plus question du fameux Chronopost. Elle me donnait l’impression de se conduire comme une petite fille prise en faute qui cherchait à se faire pardonner.

Du grand art ! Et je tombai dans le panneau. J’aurai d’ailleurs l’occasion de constater qu’elle utilise volontiers cette « stratégie » pour désarmer ses adversaires. Et elle sait merveilleusement dissimuler cette tendance « colérique » en endossant, parfois inconsciemment, le rôle de la faible créature égarée dans un univers impitoyable d’hommes tous plus machistes les uns que les autres.

Elle est parfois une sorte de saint Sébastien criblé de flèches auquel le sens de l’honneur ordonne qu’on le délivre de ses bourreaux. Cela lui permet d’esquiver certains coups bas ou de placer ses adversaires en position de faiblesse. S’ils la critiquent, ce n’est pas parce qu’elle a tort ou parce qu’ils ont une autre vision de la société. Non, elle est, en tant que femme, en tant que mère, en tant que Ségolène, la victime d’odieuses machinations qu’on épargne à ses rivaux. Cette posture victimaire ne se traduit pas exclusivement chez elle par « des cris et des larmes ». Elle en joue pour éluder toutes les questions embarrassantes...

Au cours de l’été 1996, Evelyne est devenue assistante parlementaire en titre, dépendant de l’Assemblée nationale, mais, pour engager une personne supplémentaire, Ségolène médite de la faire rémunérer par EDF. La stupéfaction du responsable juridique de l’entreprise mettra un terme à cette velléité... Quelques mois plus tard, victime d’un accident vasculaire cérébral, Evelyne est en congé de maladie. Ségolène Royal lui garantit son paiement, quand arrive la fiche de paie de février 1997, où figure cette mention : « Suspension de salaire ».

Je décidai de faxer tous les documents aux services administratifs de l’Assemblée, et ses agents, particulièrement férus en matière de droit social, s’aperçurent rapidement qu’il y avait irrégularité.

Devant la gravité des faits, Madame la députée fut convoquée pour s’expliquer. C’était une affaire qui risquait de lui nuire politiquement et Ségolène dut rendre des comptes. Cela me valut évidemment de sérieuses réprimandes. Sitôt sortie de son entretien avec les services administratifs du Palais- Bourbon, elle m’appela, folle de rage.
J’avais semé la zizanie et j’étais la dernière des idiotes car je ne comprenais rien. Visiblement, la précarité éventuelle de ma situation financière ne semblait plus l’émouvoir. Ainsi, quand je lui expliquai que la suspension d’un mois de salaire était une véritable catastrophe, elle me rétorqua simplement : « Mais Evelyne, vous avez une pension alimentaire ! »

De tout ce que j’ai pu entendre de Ségolène durant toute la durée de notre travail en commun, c’est probablement la phrase qui m’a le plus choquée. Comment cette femme, estampillée militante de la cause des femmes et qui prétend même aujourd’hui faire bouger les choses très vite (comme d’habitude...) sur cette question si elle est élue présidente de la République, pouvait-elle considérer une pension alimentaire comme un privilège et non comme un droit ? Et puis, de quel droit se permettait-elle de s’immiscer dans ma vie privée sous le fallacieux prétexte de ne pas me payer mon salaire alors que, dans le même temps, elle percevait mes indemnités journalières ? Visiblement impressionnée par ma réaction, elle finit par changer de ton, adoptant celui de la petite fille égarée dans un monde trop compliqué pour elle. Elle s’excusa en m’expliquant qu’elle ignorait tout des démarches administratives et me promit que tout allait s’arranger...

Mai 1997, Jacques Chirac dissout l’Assemblée nationale. Ségolène est réélue. Lionel Jospin s’installe à Matignon, Ségolène devient ministre déléguée, chargée de l’Enseignement scolaire, sous la houlette de Claude Allègre. L’ambiance est assez tendue, car elle propose à ses trois collaboratrices des contrats « Education nationale ».

Nous étions surprises, car nous ne comprenions pas, même avec la meilleure volonté du monde, en quoi notre mission de propagande ségoliste à Melle pouvait se rapprocher du service public de l’Education nationale. De plus, ces contrats étaient pour le moins singuliers. N’y figuraient ni la date de début d’engagement, ni la durée et l’intitulé du poste, et encore moins le salaire. La légalité de ces contrats était incertaine car, même ministre déléguée, Ségolène ne pouvait passer outre certaines règles de recrutement de la fonction publique. Tout cela me rappela ses promesses d’embauche par Poitou 93 ou EDF... Les trois jeunes femmes refusent. Peu de temps auparavant, elles avaient songé à alerter la presse sur les « curieuses conceptions du droit social » de la nouvelle ministre.

Sentant la tension monter, Ségolène nous invita à déjeuner pour nous narrer par le menu son installation rue de Grenelle. Elle tentait son jeu de la séduction auquel j’avais déjà tellement succombé...

Le patron du restaurant était très heureux de la recevoir. Madame la ministre fut saluée comme il se devait et se conduisit avec une apparente simplicité. Elle n’était pas en représentation mais avec des « ami(e)s de longue date », qu’elle entendait régaler de bons plats et du récit de ses nouvelles aventures parisiennes.

Je pensais que plus rien ne pourrait me surprendre venant de sa part, quand soudain, elle proféra, avec une insouciance totale des propos qui, dix ans plus tard, me paraissent toujours inqualifiables. Alors qu’elle évoquait certaines de ses déclarations sur la pédophilie dont la presse avait fait grand bruit et qui avaient assis sa réputation de femme d’ordre et d’autorité, elle se félicita elle-même d’avoir eu « la chance » – ce fut le terme qu’elle employa – d’avoir eu un cas de pédophilie dans sa circonscription, « ce qui (lui donnait) de l’avance sur Claude Allègre ». Le terme « chance » me semblait plutôt mal approprié. Je ne voyais pas en quoi cela pouvait constituer pour une élue une occasion de se réjouir, ni de l’« avance » sur un autre ministre.

Sa langue n’avait pas fourché. Elle avait tenu ces propos parce qu’elle y croyait sincèrement, tout comme elle pensait qu’une pension alimentaire pouvait aisément permettre à une employée à plein-temps de se contenter d’un demi-salaire. Cette phrase, prononcée de manière anodine, opéra en moi un véritable déclic. La séduction cessa définitivement d’opérer. Ce fut le dérapage de trop. Dorénavant, il ne me restait de ma collaboration avec Ségolène qu’une immense déception. Ma décision était prise, je ne travaillerais plus jamais à ses côtés **.

** Evelyne Pathouot démissionne en 1997. L'année suivante, avec deux de ses collègues, elle dépose une plainte aux prud'hommes pour récupérer des salaires non versés. S'ensuivront dix années de procédure. Condamnée en première instance, Ségolène Royal fait appel. Evelyne et ses collègues contre-attaquent en déposant une plainte au pénal pour «travail clandestin». Ségolène répond par le biais de deux plaintes pour «procédure abusive» et «propos calomnieux», mais qui seront classées sans suite.

2002 : la procédure pour travail clandestin débouche sur un non-lieu et une condamnation des anciennes employées de Ségolène Royal à une amende de 2 000 euros. Evelyne et ses collègues font appel.

2005 : l'amende est annulée. L'accusation de travail clandestin, quant à elle, est rejetée. Insatisfaites de ce demi-succès, les trois plaignantes se pourvoient en cassation.

Le 16 janvier 2007, succès : le jugement est annulé. Vu l'article 455 du nouveau code de procédure civile, la cour «condamne Mme Royal aux dépens» ; et, vu l'article 700, la condamne «à payer à Mme Pathouot la somme de 1 250 euros».

C'est désormais à la Cour d'appel de Rennes de juger l'affaire.

Les informations qui suivent viennent aussi d’un entretien de Madame Pathouot au journal Le Figaro (lien).
E. Pathouot explique pourquoi elle a démissionné : « Je collaborais avec elle à des projets de développement sur le canton dont elle était conseillère générale, les choses se sont gâtées. Son attitude, ses actes, m’ont déplu de plus en plus. Après avoir mis fin à mes fonctions, je me suis rendue compte que les gens ne la connaissaient pas. J’ai eu envie de faire connaître sa personnalité. »
Elle raconte sa déconvenue à la suite de cette démission: «Lorsque j’ai démissionné, j’ai eu, ainsi que deux collègues, un litige avec elle qui portait sur deux à deux mois et demi de salaire non payé, ce qui ne représentait pas une grosse somme. Quelqu’un de raisonnable aurait choisi de négocier pour régler le litige, mais elle a préféré aller en justice. On a tout eu les prud’hommes, le pénal, la cassation ; j’ai été mise en examen, elle a porté plainte contre moi en diffamation… J’ai même été approchée par des personnalités socialistes qui ont fait pression pour que je retire ma plainte. L’affaire dure depuis dix ans. Elle vient d’être renvoyée devant un nouveau tribunal par la cour de cassation.
Elle décrit le caractère de la candidate socialiste :« Son caractère n’est pas facile, elle est dure au travail, c’est vrai mais cela ne m’a jamais choqué. Lorsqu’on travaille avec un élu, il est rare qu’il ne pique pas une colère, et on sait bien qu’on ne rentrera pas tous les soirs à 18 heures. En revanche, c’est quelqu’un de très cyclothymique, en dents de scie. Il m’est arrivé d’avoir des prises de bec avec elle, elle pouvait être très cassante, puis l’instant d’après me rappeler pour me dire «je vous embrasse». C’est quelqu’un qui n’admet pas facilement qu’elle a tort. On peut considérer que cette pugnacité est une qualité, mais souvent elle s’enferre et ne fait rien pour en sortir. »Et la dépeint dans son travail d’élue :« C’est quelqu’un de léger, qui se disperse beaucoup. Je ne l’ai jamais entendu se prononcer sérieusement sur un dossier. Elle travaille beaucoup, mais elle va dans tous les sens. En revanche, elle a l’art de se saisir des causes les plus médiatiques, comme le bizutage ou la pédophilie lorsqu’elle était ministre déléguée à l’Enseignement scolaire. Je ne suis pas étonnée qu’elle fasse des bourdes dans sa campagne. En local, cela lui arrivait aussi, mais elles passaient mieux, ça la rendait presque sympathique. »Elle porte un jugement sur sa campagne :« Je suis très perplexe, j’ai même un peu de compassion. La connaissant, j’ai l’impression qu’elle s’est engagée dans quelque chose qui la dépasse un peu. Elle ne doit pas être au mieux. Elle a profité de l’absence d’une personnalité forte au PS pour s’imposer, notamment parce que c’est une femme, mais je ne sais pas si son pari tiendra. C’est à pile ou face. Les débats participatifs correspondent sûrement à une volonté de l’électorat, alors si sa légèreté n’est pas trop prise en compte, cela peut passer. En revanche, je ne crois pas à son discours. Au niveau de la région, elle n’a jamais mis en application les propositions issues des débats. Et au niveau de son équipe, elle a toujours dirigé seule. »


PaSiDupes s'est abstenu autant que possible de faire des commentaires: les propos recueillis se suffisent à eux-mêmes.

On comprend que des militants socialistes veuillent changer de candidat!...
(lien du blog 'des militants du PS qui souhaitent que Ségolène Royal ne soit plus la candidate du PS!')

vendredi 26 janvier 2007

Royal n'est pas contre l'indépendance de la Corse !

Après l'indépendance du Québec,
elle n'est 'pas contre' celle de la Corse!
PATHOLOGIQUE!
C'est la bulle de l'année... Serait-elle plus sévèrement atteinte que nous le pensons et serait-elle incurable?

PATHETIQUE!
Elle a le goût du secret, voire du complot -voir l'affaire Antoine Royal-Bruno Rebelle, sur la démission du ministre de l'Intérieur- , car elle demande que cette possibilité ne soit pas ébruitée : «Ne répétez pas ça, ça va encore faire un incident ce coup-là en France. C'est secret ça...»! Nous ne sommes pas assez mûrs?

ECOUTEZ le document: c'était un entretien téléphonique avec Gérald Dahan, qui s'est fait passer pour le Premier ministre québécois, Jean Charest, et a ainsi piégé la bécasse sur RMC. L'humoriste Gérald Dahan lui a parlé pendant 11 minutes sur les ondes. Il raconte les faits sur Canal+ et vous entendrez la déclaration qui laisse le pays entier sur le derrière!


Sego et la corse !

Les Royal : clan ou mafia ?

Antoine Royal au secours de sa Marraine ?
Le Parti socialiste exige la démission du ministère de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy, qui est en même temps candidat de l'UMP à la présidentielle. Le PS a pourtant déjà vécu personnellement ce type de situation sans s’en émouvoir au temps de Jospin. Mais la roue a tourné !
Une machination est donc en train de prendre de l’ampleur, grâce au soutien actif de Libération, ce quotidien en faillite, sauvé par un Rothschild, qui ne paraît pourtant pas spécialement au service du ministre de l’Intérieur, n’en déplaise à Bayrou. Sous le titre "Pourquoi il doit démissionner", Libération décide en effet que Nicolas Sarkozy "porte une casquette de trop", un argument rejeté par le président de l'UMP, soulignant que Lionel Jospin, par exemple, était Premier ministre lorsqu'il s'était présenté à la présidentielle en 2002.
Quiconque ne voit pas de coup tordu dans cette charge socialiste et médiatique verra certainement plus clair si nous mettons en perspective d’autres les éléments de cette machination, sans dates, ni preuves. C’est ce qu’on appelle des élucubrations politiciennes. Aussi longtemps que Marie-sEGO était en tête des sondages, aucun dénigrement n’était en effet venu ternir la campagne. Au moment où elle perd au moins trois points, le PS relance ses appels à la démission. Et c’est aussi à ce moment que les proches de la candidate socialiste pointent le bout du nez.

Un certain Antoine Royal déclare avoir été l'objet d'une enquête des Renseignements généraux (RG) récemment. Quand ? Flou artistique très répandu dans la famille et qui empêche d’établir le bien fondé de son allégation.
Car Antoine est certes le frère cadet de la candidate socialiste, mais aussi chef d'entreprise dans les Vosges. Or, il le dit lui-même : "J'ai été mêlé dans une affaire dont se sert aujourd'hui le ministère de l'Intérieur pour déstabiliser ma soeur". Antoine Royal a en effet été mis en examen pour escroquerie et abus de biens sociaux en 2006. Ca tombait un peu mal pour la prétendante à l’Elysée, mais qu’y peut le ministre de l’Intérieur ?... Jusqu’à plus ample informé, Toto Royal pourrait comprendre que le ministre n’a pas besoin de faire quoi que ce soi: Antoine, à lui tout seul, contribue à nuire à sa sœur. Ses démêlés avec la justice suffisent en effet à ‘déstabiliser’ la dite sœur, actuellement dans la tourmente !
Antoine Royal déclare avoir reçu la visite d'une fonctionnaire des RG après ses déclarations, en septembre, sur la participation de son frère Gérard au commando qui a fait exploser en 1985 le "Rainbow Warrior", navire de Greenpeace -voir Bruno Rebelle...- , en Nouvelle Zélande. Il s’est alors rappelé au bon souvenir des RG et a de lui-même déclenché ce soudain regain d'intérêt pour sa personne. "J'ai reçu un appel téléphonique d'une fonctionnaire des RG qui m'a demandé si on pouvait prendre rendez-vous. Elle m'a dit: 'On a un gros blanc sur votre fiche. Ma hiérarchie m'a envoyée pour avoir des informations à votre sujet'", explique-t-il. Il précise que l'entretien s'est bien passé et qu'il n'a pas évoqué lors de cet entretien sa soeur Marie-sEGO et son frère Gérard. La communication ne passe donc pas ?
Monseigneur le Frère de Madame, Antoine, pas l’autre –on s’y perdrait…se trompe de cible, sauf s’il cherche à déstabiliser, outre sa sœur, le ministre de l’Intérieur. Mais pourquoi lui ? Il se trouve qu’il est candidat et concurrent de sa Royal sœur… Ca pourrait avoir un rapport ! Le ministre incriminé n’est pourtant pas ministre de la Justice, mais de l’Intérieur ! Qu’il s’adresse donc au Garde des Sceaux, Monsieur Perben ! Encore un Royal inculte…
Vu son seul passé judiciaire personnel, qui reste d’actualité, les RG ont donc de bonnes raisons de s’intéresser à lui… Compterait-il bénéficier de la clémence du tribunal, ou de crier à l’injustice, dans le cas contraire ? Accuserait-il sa sœur de lui amener des tracas supplémentaires?

Avant qu’Antoine ne soit propulsé sur la scène politique par le PS, les RG avaient déclaré avoir établi une fiche automatique de routine sur Bruno Rebelle, comme sur d’autres personnalités, pour ses activités en tant qu’ex-directeur de Greenpeace France et conseiller de Marie-sEGOlène Royal, tout en soulignant n’avoir pas reçu d’instructions spéciales de leur hiérarchie. Puisqu’il est membre de l’équipe de campagne de l’agitée du PS, nul n’est surpris qu’il ajoute son rouage à la machination et que ses avocats aient déposé à Paris une plainte avec constitution de partie civile contre "X" pour "collecte et traitement de données à caractère personnel et atteinte à l'intimité de la vie privée".
Elle entraînera, selon la procédure, la désignation d'un juge d'instruction. Bruno Rebelle a en outre saisi la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) pour avoir accès au dossier informatique constitué par les RG sur lui. Une plainte qui serait jugée calomnieuse serait-elle condamnée par le tribunal ?

Mais les Royal sont merveilleux à plus d’un titre ! Jeudi, à la Martinique, Dame Royal, qui télécommande les opérations depuis les Antilles, a déclaré qu'elle ne laisserait pas l'Etat devenir "un système clanique (...) au service d'un candidat". Antoine et Marie-sEGOlène font-ils, ou non, partie de la même fratrie, constituée en l’occurrence en ‘clan’. Qu’est-ce qu’un clan, sinon ce que nous avons sous les yeux ? Nous avions déjà François et Thomas Hollande. Nous avions aussi une Royal et en voilà un deuxième ? Pourquoi ce surgissement dans l’actualité du frère en délicatesse avec la justice ? Quand Gérard Royal va-t-il entrer en scène ? A la prochaine baisse de sa sœur dans les sondages ? Le clan Royal en campagne, ça fait du monde et des dégâts ? Mais qu’est-ce que ça donnerait, tout ce joli monde au pouvoir ?...

Dans un communiqué, le syndicat Synergie officiers dénonce "une campagne de dénigrement". La police française est plus intègre que ne l’imagine le clan Royal. "La police au service des partis politiques n'est pas de mise en France", rappelle-t-il.

Le PS et sa candidate se disent à l’écoute de l’opinion. On constate plutôt qu’ils la manipulent !
Mais l’opinion, et les électeurs en particulier, ont gardé en mémoire la précédente manip. Celle de l’affaire Clearstream qui n’a abouti à rien, sinon à faire du tort. C’est déjà en effet une réussite pour ceux qui parlent de respect.
L’opinion ne va tout de même pas encore se laisser entraîner !

Royal-Défense: la maîtresse n’a pas appris sa leçon…

Michèle Alliot-Marie met Royal au piquet.
Michèle Alliot-Marie, la ministre de la Défense, a estimé jeudi soir que Marie-sEGOlène Royal a "beaucoup de lacunes à combler" en matière de Défense.
Interrogée jeudi sur RMC sur le nombre de sous-marins nucléaires lanceurs d'engins, Marie-sEGO a écrit une nouvelle page hilarante de ses aventures dans la course à l’Elysée. N’avait-elle pas répondu "un" ajouté: "ces sujets de défense ne doivent pas être traités de façon gadgétisée ou de façon partielle" ? Impressionnant d'autorité!
La ministre de la Défense a donc dû rectifier le tir de la ‘bleue' socialiste de la Présidentielle. "Pour son information, je lui rappelle que la France dispose de 10 sous-marins, quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins français (SNLE) et six sous-marins nucléaires d'attaque (SNA)", commente Michèle Alliot-Marie sur le site Internet de son association "Le chêne".
La ministre de la Défense qui pour sa part ne prend la parole que sur ce qu’elle connaît, a rappelé : "Comme lors de son erreur sur l'Iran et le Traité de Non Prolifération, Madame Royal refuse de reconnaître s'être trompée et s'enfonce dans l'erreur en faisant répondre qu'elle s'exprimait sur le nombre de sous-marins opérationnels"....
"Malgré ses déclarations de bonnes intentions vis-à-vis de la Défense, la candidate socialiste ne semble guère intéressée par ce sujet essentiel. Elle a, à tout le moins, beaucoup de lacunes à combler", conclut Michèle Alliot-Marie.


MAM doit s’attendre maintenant à une déclaration fracassante et du Canard Enchaîné et de Gérard Royal, Monsieur le Frère de Madame

lundi 22 janvier 2007

Royal largue l'affreux Jojo Frèche

Frêche en attente de son exclusion.Marie-sEGOlène Royal a encore frappé!

Elles’est prononcée en faveur de l’exclusion du PS de son ami Georges Frèche
, le président socialiste de la région Languedoc-Roussillon. Celui-ci a pourtant assuré lundi continuer à soutenir "sans faille" la candidate socialiste...
Le 16 novembre, M. Frèche avait déclaré : "Dans cette équipe, il y a neuf Blacks sur onze. La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s'il y en a autant, c'est parce que les Blancs sont nuls". Seul le racisme contre les noirs a retenu l’attention du PS. En revanche, son racisme anti-blancs n’a pas ému les socialistes. Des condamnations quasi-unanimes ainsi qu'un rappel à l'ordre du président de la République, Jacques Chirac, avaient suivi. Le Bureau national (BN) du PS avait décidé à l'unanimité, le 21 novembre, de saisir son instance disciplinaire, la commission des conflits.
Par ailleurs, le tribunal correctionnel de Montpellier rendra jeudi son délibéré dans l'affaire des injures envers les harkis. Pour avoir traité en février 2006 les harkis de "sous-hommes", le président de la région a été poursuivi pour "injure envers un groupe de personnes en raison de son appartenance ethnique, raciale ou religieuse". Le ministère public a requis le 1er décembre une amende de 15.000 euros. Ces propos lui avaient valu en mai dernier, une suspension pour deux ans des instances dirigeantes du PS par la commission des conflits.
La semaine dernière, le président tout puissant de la région avait annoncé dans un courrier à François Hollande qu'il se mettait "en congé" du parti pour "ne pas gêner" Dame Royal. Même si c'est déjà fait ! Mercredi, cette dernière s'était félicitée de cette démarche, ajoutant qu'"on pouvait en rester là". Elle a pourtant viré de bord…
Dimanche, la candidate Marie-sEGOlène Royal a déclaré sur Canal + qu'elle souhaitait que Georges Frêche soit exclu du PS après ses propos "inacceptables et humiliants" : un désaveu remarqué, quelques jours avant la réunion de la commission nationale des conflits qui doit trancher samedi 27/01 sur le cas Frêche après ses propos sur la proportion de Noirs dans l'équipe de France de football.
A la fédération socialiste de l'Hérault, la 5e de France avec plus de 6.000 adhérents, son Premier secrétaire, Robert Navarro, ne croyait pas à l'exclusion de Georges Frèche.
1- Il s'est toutefois dit "surpris" par la réaction dimanche de la candidate socialiste qui est "en contradiction avec sa position" précédente. Souvent femme varie…
2- Sa Gracieuse Majesté Royal "est attendue par les Français pour s'occuper de la France, de l'emploi, des retraites ou du logement, et pas de la politique des partis ni du problème de M. Frèche", a déclaré M. Navarro. Le socialiste Navarro n’a manifestement pas compris la gravité des propos de son patron. Sont-ils tous comme ça, dans l’Hérault ?
3- "On est en campagne, il y a d'autres priorités, je ne veux pas qu'on s'arrête à des petites phrases. Ce qui importe à M. Frèche et au PS, c'est de faire gagner la gauche", a ajouté le patron de la fédération héraultaise.
4- Convaincu de la toute-puissance du potentat local, son maître, intarissable, il ajoute finement: "Et puis, je n'arrête pas de dire qu'on fait un psychodrame pour des choses qui ne le sont pas. Sur les Blacks, Georges Frèche n'a pas dit ce qu'on lui a fait dire, ça a été indiqué à Bernard Pignerol", le rapporteur de la commission des conflits, a précisé M. Navarro.
Lundi, Georges Frèche, qui continue d'exercer ses mandats de président de la région et de l'agglomération de Montpellier et aussi de conseiller municipal, a fait savoir qu'
il "continuait à soutenir sans faille et de manière indéfectible" la Maréchale Me-Voilà-M'As-Yu-Bien-Vue Royal.

Suspension n'est pas démission!
Les militants vont le réélire la paire, puisque, pour eux, c’est un
détail de l’histoire socialiste locale !