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mardi 4 décembre 2007

Au secours ! Royal revient…

Jingle Bell! Royal nous promet "des retrouvailles"!
Déjà Julien Dray dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas, de la gauche à la droite en passant par le centre: çà ne presse pas, on peut attendre! Cherche-t-elle à nous gâcher nos réveillons?
Tout le monde a reçu son colis de Noël. Sa Cynique Majesté Royal affirme en effet vouloir "un jour, fêter (ses) retrouvailles" avec les Français, laissant entrevoir, dans un livre, sa volonté d'être à nouveau candidate à la présidentielle. Voilà pour le plus grand nombre. De surcroît, la Maréchale-Me-Voilà-M'As-Tu-Bien-Vue éreinte les ténors du PS et se reproche accessoirement d'avoir "manqué de poigne". Embarrassant, pour diriger un pays… Mais ça promet pour 2012!
Au travers de sa prose sur 330 pages (écrites gros) nous ne pouvons pas entrevoir son admission à l'Académie Française, mais c'est ce que nous nous souhaitons. Elle a remis son 'opus' aux journalistes dans ses bureaux du boulevard Raspail avant la sortie en librairie. C'est n'est pas la face du Christ qui transparaît, pas même sa couronne d'épines, mais plutôt la figure d'une femme soucieuse de revanche en 2012.
Elle apparaît aussi d'autant plus ulcérée par les critiques de son propre camp qu'elle a vécu avec les Français des moments hors du commun. Phénomène de cristallisation! "Dieu, que j'ai aimé cette campagne!", écrit l'ex-candidate socialiste. Nous ne pouvons pas en dire autant. Qui en effet a cautionné la campagne de dénigrement, a actionné les réflexes de peur? Sa Cynique susnommée, qui invoque Dieu…La sainte femme!
La présidente de la région Poitou-Charentes ne dit pas explicitement comment elle voit la suite, puisqu'elle ne voit pas clair en elle-même. L'inconscience et l'ambition de l'individu restent intactes. "J'ai souffert avec vous cruellement de la défaite, forcément. Je veux un jour fêter nos retrouvailles", conclut-elle, en prévenant qu'elle a "repris l'entraînement". Sortez la couronne d'épines…
Bien sûr, la droite, et ce qu'elle appelle "le système Sarkozy", ne sont pas épargnés. Royal fustige généreusement "le verrouillage médiatique" qui l'aurait desservie, entre autres. Marianne, pour ne citer que cet hebdomadaire, ne l'a pas aidée. C'est que rien ne peut servir sa cause.
L'ex-candidate malencontreuse n'épargne personne. Elle dénonce un "procès en illégitimité mené, non seulement par l'adversaire (...) mais aussi par (son) propre camp". La vaincue du 6 mai reconnaît toutefois -"je suis peu douée pour l'hypocrisie", ose-t-elle - qu'elle n'a "pas fait grand-chose" pour s'assurer de l'engagement total des ténors du PS derrière elle. Parce qu'elle se shootait aux sondages, elle a choisi de les refouler, avant de leur faire à nouveau des grâces, comme elle a fait sa cour à Bayrou, en allant jusque sous ses fenêtres pour se faire admettre.
Au-delà de l'anecdotique, l'ex-candidate déplore le fossé idéologique entre elle et "cette partie du PS dont l'horloge historique s'est arrêtée". D'ici 2012, elle s'engage à une distribution de pelles et de pioches pour combler la tranchée, mais les autres devront tenir le manche.
"Des faiblesses" vénielles, elle en concède: "J'étais préparée' beaucoup plus qu'on ne l'a dit, mais sans doute moins qu'il ne l'aurait fallu". Cigale, va! De même, elle défend sa méthode de "démocratie participative" mais dit avoir "un peu sous-estimé" le risque d'"un décalage dans le rythme de la campagne".
L'ex-compagne du futur ex premier secrétaire du PS faisait la paire avec François Hollande. Elle revient aussi sur leur mésentente et si vous croyait encore qu'elle assume sa part de responsabilité, vous vous trompez. Politiquement, le premier secrétaire "a regardé de loin" la campagne, mais "sans dire de mal". Humainement, l'appui du compagnon a manqué, ne craint pas d'écrire Royal, qui va jusqu'à dire que "pour gagner la prochaine fois, il faudra le soutien de tout un parti et d'un compagnon amoureux, à fond avec la candidate".
Au détour des pages, "la dame blanche" use d'ironie et même de légèreté, comme pour le récit de son entrevue manquée avec François Bayrou, au domicile du candidat centriste (dont elle donne même l'adresse parisienne). Elle comptait le débaucher pour le délester de son portefeuille de voix. Fanfan aurait refusé de la recevoir, mais de crainte qu'on les surprenne… Sa femme ou Marielle de Sarnez?
La courtisane assimile le refus de
F. Bayrou de lui ouvrir la porte, pour sceller une alliance au second tour de scrutin, à l'attitude d'un puceau, "un amoureux qui craint une panne ou un adultère risqué"... Et l'éjaculation précoce, tant ils étaient émoustillés par les sondages. Quant à la sécheresse vaginale, elle n'est pas non plus à exclure. Un couple d'enfer pour la France.
C'est cet épisode qui lui vaut de
nouvelles critiques au PS. Après le SMIC à 1.500 euros et les 35 heures mis en cause par l'ex-candidate après sa campagne, Royal "aggrave son cas", a déclaré le fabiusien Claude Bartolone.
Pour Jean-Christophe Cambadélis, l'épisode Royal-Bayrou n'est pas un exemple de "transparence".
Officiellement, l'heure n'est pas à rouvrir la polémique. Le PS est "déjà dans le temps d'après", selon un porte-parole, Bruno Le Roux. Après quoi? Que s'est-il passé?

L'élection présidentielle s'est passée comme un vote à main levée à la CGT ou SUD…

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