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mardi 11 novembre 2008

PS, bombe à fragmentation

En attendant le rassemblement, Mélenchon et Dolez quittent le PS

La jeunesse en guise de changement
La motion de Benoît Hamon, propulsé sur le devant de la scène socialiste par les vieux marionnettistes du PS, comme le sexagénaire Riton Emmanuelli, a atteint sa limite supérieure avec 19%.

Echec de l’appel de la jeunesse
Après respectivement 31 et 36 ans passés au PS et bien qu’à sa gauche aussi, les figures usagées du PS, les parlementaires Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l'Essonne, et Marc Dolez, député du Nord, n’ont pas fait confiance au Benoît Hamon dans la vitrine Emmanuelli et ils ont claqué vendredi la porte du parti pour créer une nouvelle force (hébergée par Nouvean Monde ?),"sans concession face à la droite", réprouvant une main mise social-démocrate après la victoire de la motion de Sa Cynique Majesté Royal.

Sa Cynique Majesté Royal serait-elle facteur de division ?
"Nous quittons le Parti socialiste", ont-ils fait savoir dans un communiqué vendredi 7 novembre au matin, quelques heures à peine après l'annonce des résultats du vote des quelque 50% de militants socialistes de la veille, qui placent Sa Cynique Majesté en tête, mais avec seulement 29%, 1/3 des votres exprimés..

Qu’est-ce que les 19% de la gauche du PS habituée à 40% ?
Les deux anciens soutenaient en effet la motion de Benoît Hamon.
Mais, réalistes, ils savent que les quelque 19% que leur motion a obtenus cette fois ne fait pas le poids. La presse peut bien noyer le poisson en valorisant "le score respectable de la gauche du parti", ils savent parfaitement qu’elle ne pèse pas lourd puisque les différentes motions de la gauche du PS totalisaient environ "40%".aux précédents congrès.

La rénovation socialiste annoncée ? Un changement dans la continuité
Les trois motions "issues de la majorité sortante" arrivent en tête avec "80% des suffrages".
Mais cette majorité reste partagée entre les éléphants, Delanoë, Royal et Aubry, et "l'orientation qui prédominait" est "amplifiée" par la motion de l'ex-candidate à l'Elysée, avec sa proposition d'"alliance au centre", qui en est un "concentré". Ils ne veulent pas du retour annoncé à la case départ.

La "crise du capitalisme" ajoutée aux "échecs" de la social-démocratie européenne était pour eux une chance historique. Bien qu’avec les soutiens de la motion Hamon ils soient coupables de cette occasion manquée, ils en refusent la responsabilité et veulent rebondir ailleurs.
Le bouillonnant sénateur et l'ex-patron de la fédération socialiste du Nord accusent donc les auteurs de leur propre motion et récusent les "arrangements" au congrès de Reims, "immense complot à ciel ouvert" auquel Hamon-Emmanuelli consentent à participer et qui doit accoucher d'une nouvelle majorité.

Un nouveau parti au côté du NPA
Des anciens partis naissent Des rejetsaux abords des vieilles souches.
Pour eux, il faut un nouveau parti "bien ancré à gauche", "républicain et socialiste, sans concession face à la droite".

Avec qui?
Les forces anti-traité de Lisbonne acceptant "un front de gauche" aux européennes de 2009, d'abord le PCF (pour faire du neuf?) et la LCR maquillée en Nouveau parti anticapitaliste (qui, via Alain Krivine, s'est dit "ouvert", mais à condition notamment de refuser de gouverner avec les sociaux-démocrates).

  • Confiant, J.-Luc Mélenchon compte sur le parti de la rue, "le ‘parti sans murs " du non au référendum européen de 2005. Mélenchon s'était alors affranchi de la discipline de parti et avait déjà battu les estrades avec d'autres hérauts du "non de gauche", comme la sémillante communiste Marie-George Buffet.
  • Les deux hommes cite en exemple et s’inspire de la création en Allemagne de "Die Linke" par l'ancien ministre social-démocrate Oskar Lafontaine et des ex-communistes, parti qui a remporté des succès électoraux notables.

    Dans l'immédiat, leur site Internet doit être lancé, le 12 novembre, en attendant d'en dire plus sur cette "force" pas tranquille.

    Les réactions
  • Le porte-parole des députés PCF Roland Muzeau a exprimé son "vif intérêt". Tout comme son collègue communiste Patrick Braouezec
  • Pareillement, Christian Picquet, chef de file d'un courant minoritaire de la … LCR.
    Quand il s’agit d’affaiblir le PS, certains dressent l’oreille gauche.

  • En revanche, d'anciens alliés de la motion Hamon l'ont critiquée
    Ainsi, Gérard Filoche.
    Benoît Hamon
    , lui, "regrette" le départ "bizarre" de Jean-Luc Mélenchon, même si son entourage assure que "l'essentiel des troupes" du sénateur reste avec la gauche du PS.

    Mais les deux partants semblent sans crainte: "advienne que pourra!"
    Hamon
    a néanmoins décidé de se faire inviter au JT de France2 dimanche midi.

    Colmater les brèches semble une urgence absolue.
  • mardi 2 octobre 2007

    L’Assemblée nationale, théatre d’une mascarade de parrainages de sans papiers

    Un défi radical à la représentation populaire
    L'activisme envahit le Palais Bourbon.
    Une dizaine de sans papiers instrumentalisés, des intermittents du spectacle radical, ont reçu
    ce mardi 2 octobre le parrainage de députés de gauche à l'Assemblée nationale
    , dont c'était le jour de rentrée, à l'initiative du … communiste Patrick Braouzec ( Seine-Saint-Denis) et du …Réseau éducation sans frontières (RESF). Pour l’organisation de vos événements heureux, l’Assemblée Nationale loue ses locaux.
    Ils ont été amenés pour la plupart avec leurs enfants, bébés ou adolescents scolarisés, et accompagnés des associatifs qui les encadrent à des fins subversives , ces Chinois, Sri Lankais, Maliens... quelque peu embarrassés par l'exploitation qui est faite de leur situation de clandestins et par la solennité du lieu, ont reçu un "certificat" portant la mention de leur parrain ou marraine, élus PS ou PCF. Geste provocateur, symbolique et qui n'engage personne, ni les élus irresponsables, ni les autorités, mais quimène les intéressés en bateau.
    "S'il se passe quelque chose, vous me faites signe et on fera toutes les démarches avec vous", affirme la députée parrainée par François Hollande, George Pau-Langevin (ci-contre, à droite, PS, Paris) à Aminata Diallo, venue avec sa fille de 9 mois [on n'a pas trouvé plus jeune?], dont le mari a été expulsé après avoir été arrêté sur son lieu de travail sur dénonciation de son employeur. George Pau-Langevin, sous la pression de Bertrand Delanoë, qui juge décisif le poids électoral de la communauté antillaise pour les élections municipales de Paris en 2008, fut désignée d'autorité par le bureau national du PS (malgré l'opposition des fabiusiens) qui décida le 11 juillet de l'investir, sans vote des militants, violant ainsi la promesse fait à Michel Charzat quelques semaines plus tôt.
    "Je m'engage pour aider Mme Diallo à faire revenir son mari et qu'elle reste ici avec ses quatre enfants dont deux sont nés en France", assure la marraine.
    "On va se battre pour toi et tes filles", promet pour sa part Michel Françaix (PS, Oise) à Nelly Kalukemba, une femme arrivée en France en octobre 2003 avec ses deux filles, Perside et Tania, scolarisées à Chambly.
    A l'issue de la cérémonie, Mme Kalukemba, très émue, confie à la presse : "Je suis vraiment contente, ça me rassure".
    "Vous allez rester dans ce pays", assure Bruno Le Roux (ci-contre, à droite, PS, Seine-Saint-Denis) à Navaratnam Anuraj, un tamoul qui, avec sa femme Manogary, ont été arrêtés et torturés au Sri-Lanka. "On se bat pour ceux qui veulent rester en France pour étudier mais aussi pour ceux qui veulent rester en vie", explique-t-il tandis que M. Anuraj dit combien la démarche lui "donne confiance dans le fait d'obtenir ces papiers" de réfugiés.
    P. Braouzec a souligné la "nécessité d'accompagner ces familles dans des situations très difficiles" en dépit de la loi votée par la représentation nationale et ce que l’un des derniers élus communistes appelle "les pressions du ministère de l'Intérieur sur les maires pour les intimer [ ?] à arrêter toute manifestation de solidarité avec des familles sans papiers". Dommage que des élus du PCF et du PS n’aient pas une plus haute idée du travail législatif et de leur fonction, ce qui pose le problème de leur immunité…
    Jacqueline Fraysse (ci-contre à droite, également au PCF, Hauts-de-Seine) a d'ailleurs lu un extrait d'une lettre de mi-septembre du préfet des Hauts-de-Seine, Pierre Bousquet de Florian, à Patrick Jarry, maire PCF de Nanterre, qui avait parrainé des sans papiers: "Vous contrevenez directement à la loi concernant l'entrée et le séjour des étrangers en France et vous devenez pénalement responsable". Et tout cela sans conséquences, jusqu’au cœur du système législatif. C’est une provocation qui défie la démocratie et loin de la grandir, l’abaisse.
    "Préfets ou pas, Hortefeux (ministre de l'Immigration) ou pas, les parrainages continueront", a lancé Richard Moyon de RESF qui n’est pas même un élu de quoi que ce soit et certainement pas député ! Le fabiusien Claude Bartolone (PS, Seine-Saint-Denis) a dénoncé "la tentation qui pourrait exister de camoufler l'échec d'une politique faite d'inégalités (...) par les chiffres de reconduite à la frontière". Une appréciation subjective qui jette le discrédit sur tout le parti socialiste français.
    Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des Droits de l'Homme, qui se trouvait sans doute là par hasard, a vilipendé le texte sur l'immigration examiné au même moment par le Sénat dont certaines dispositions sont, a-t-il dit, "une tâche pour notre pays". Une atteinte à la représentation nationale et une volonté de déjuger la volonté populaire, le peuple français vient tout juste d’élire ses députés.
    Voyons de quelle réaction d’honneur les députés sont capables.

    vendredi 8 juin 2007

    Législatives 2007 : ce n’est pas gagné pour la gauche

    Tout dépend de la mobilisation de l’électorat de gauche
    Dominique Strauss-Kahn (Val d'Oise 8e), les pieds dans la boue des tranchées de France: A l'instar de la star déchue des sondeurs Marie-sEGOlène Royal, Dominique Strauss-Kahn sillonne la France afin de soutenir les candidats socialistes aux élections législatives. Du Nord à la capitale, DSK motive les troupes et tape sur la droite. Tout en pensant au grand chantier de demain: la "refondation du Parti socialiste". Il y a de la revanche dans l'air...

    Jack Lang n'est plus à la fête dans le Pas-de-Calais (6e):
    Absent de sa circonscription, le député socialiste sortant parachuté dans le Pas-de-Calais à la dernière législative devra-t-il encore aller se faire voir ailleurs?
    D'Jack Lang, ancien bouffon-conseiller spécial de Sa Cynique Majesté Royal et star imaginaire du Festival des Vieilles Charrues, bagarre pour garder son siège. Au second tour de la présidentielle, la candidate PS a été majoritaire d'une courte tête chez lui.
    Braouezec, l'homme du 9-3 (Seine-Saint-Denis 2e) devrait se maintenir
    Le MoDem lui oppose un beur dans ce fief communiste du 9-3, stigmatisé comme département à "problèmes", les électeurs ont vu depuis quelques semaines s'afficher sur les murs les visages bien connus de Patrick Braouezec, député communiste sortant, ainsi que celui de Jamel Bouras, ancien champion olympique de judo. Un combat déséquilibré...
    Vincent Peillon mène un combat difficile dans la Somme (3°)
    Au premier tour de la précédente législative, Jérôme Bignon, député RPR jusqu’en 1997, était arrivé en tête avec 33 % des suffrages. Le porte-parole du PS avait de son côté réalisé un score de 25,7 %, améliorant d’un point celui de 1997. Candidat du PCF, bien implanté dans la région industrielle du Vimeux, Guy Roussel, conseiller général et maire de Friville-Escarbotin, avait obtenu 11,71 % des voix.
    Législative 2007 ? De mère communiste, un peu empêcheur de tourner en rond au PS, il s’interroge sur l’avenir de la gauche. Dans la semaine, il a fait le tour des élus communistes, déterminés à faire barrage à la droite. " Travailler avec les communistes, c’est quelque chose qui me fait vraiment plaisir, et je suis heureux de la manière dont ils réagissent. "
    LIRE l'article suivant de PaSiDupes, qui lui est consacré.
    Rappel : Duel à gauche dans la 21e de Paris
    "Quand on n'est pas d'accord, mieux vaut y aller au culot !" C'est une supportrice qui le dit, ce matin-là, à Michel Charzat, député-maire du 20e, qui se présente en dissident aux législatives. La 21e circonscription de Paris (une partie du 20e) a beau être ancrée à gauche – Sa Cynique Majesté Royal a obtenu 62 % des voix au second tour de la présidentielle -, la bataille fait rage.
    Rappel: Le "James Bond" de l’UMP défie Montebourg en Saône-et-Loire (6e)
    On lui prédisait la défaite en 2002 et Arnaud Montebourg a relevé le gant. Cinq ans plus tard, le député sortant de la 6e circonscription de Saône-et-Loire voit se profiler devant lui un nouveau danger. Surnommé le "James Bond français" en raison de ses états de service à la DGSE, Arnaud Danjean représente un atout de choc pour une UMP avide de reconquête en pays bressan.