En hommage aux soldats morts au combat
Le 11 Novembre 1918, l’Armistice est signé, les combats s'arrêtent

Très vite, la nouvelle se répand dans les tranchées. Les soldats vont enfin réapprendre à vivre, après 4 années passées terrés dans leurs tranchées, le fusil à la main, prêts à bondir au coup de sifflet donnant l’ordre de l’assaut, la peur au ventre, et à mourir pour les leurs. Ils allaient enfin revoir leur femmes, leurs enfants, leur famille et la liberté.

La Grande Guerre a meurtri le paysage comme les peuples combattants.
Les Poilus l’ont surnommée "la der des der"
Quelques romans des soldats-auteurs, parmi lesquels, Le Feu d'Henri Barbusse, (Prix Goncourt 1916), Les Croix de bois de Roland Dorgelès (Prix Fémina 1919), et La Vie des Martyres, 1917 ou Civilisation 1914-1917 (Prix Goncourt 1918) de Georges Duhamel ont frappé durablement les esprits et servi de terreau à la propagande pacifiste et anti-militariste.

Le prix Goncourt 2011 récompense L'Art français de la guerre d'Alexis Jenni

Une prime à l'Histoire revisitée et dénaturée, mais honorée, avec insouciance.

Il existe à Dieuze en Moselle, le plus important Mémorial aux Soldats Français de 1914–1918 tombés sur le sol roumain: est-il plus honorable ?
Et quel est aussi l'avenir du Mémorial national de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie sur le quai Branly: il date de 2002. Il célèbre la mémoire des 23 000 soldats morts pour la France, français et harkis, ainsi que celle des victimes civiles. Ses chances de survie ne sont-elles pas meilleures ?
Dès 1920, les écrivains se désolidarisent des anciens combattants
André Maurois a déjà dessiné les traits humoristiques du Major Bramble, quand Radiguet se concentre sur les amours adultères de la femme d'un soldat au front dans le Diable au Corps (1923).
Opposé à la fresque épique de Paul Valéry et à l'élévation d'un monument au Soldat inconnu, Georges Duhamel entend alors lutter contre le risque d'amnésie historique et de dénaturation du Sens de l'Histoire.
Aux mémoires seront opposés des anti-mémoires... Avec Les Hommes de Bonne Volonté, Jules Romains s'en tiendra à une représentation documentaire et anonyme.
Et passe le devoir de mémoires, au profit des fables édifiantes et de la guerre des genres ! Les héros seront soumis à la route du fer et de l'acier. Le devoir de mémoire sera dédié à la décolonisation.
Les pacifistes, des destructeurs de liberté

Roger Martin du Gard et Jean Giono avaient applaudi aux accords de Munich: "Tout vaut mieux que la guerre", écrivit le premier, un pacifiste absolutiste, au second, un idéaliste.
Il faut enfin parler des sacrifices consentis par les citoyens, hommes et femmes, pendant cette longue guerre qui a fait une multitude d'orphelins.
Que nous réservent donc nos intello-bobos défaitistes qui en ce 11 novembre s'élèvent déjà contre les sacrifices demandés aux plus défavorisés, dans la crainte d'un indécent appel à leur propre contribution, et qui prédisent la banqueroute nationale, avant même que les agences de notation n'aient désigné la France au chaos ?
En 1917, on fusillait les déserteurs.
En 1917, on fusillait les déserteurs.
Des pénuries, des famines, des épidémies, nos anciens les ont vécues… Les femmes étaient réquisitionnées pour travailler aux usines d'obus, à la place de leurs maris, ou aux champs, à la place des hommes partis en guerre.
Le 11 novembre 1918 est pour toutes et tous la fin d'une boucherie, le début d’une période de paix et d'un nouvel espoir de paix. Dans la solidarité et l'honneur.
Lire aussi: "Défendre sa culture, est-ce vraiment basculer à l'extrême droite ? "
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