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mercredi 23 août 2017

Le dérapage sexiste de Jean-Michel Aphatie

Aphatie, journaliste, arbitre des élégances et sectaire emblématique de  France Info

Jean-Michel Aphatie, 59 ans, suscite une vive polémique : n'a-t-il pas fait son temps ? 

Résultat de recherche d'images pour "christophe Barbier"Vendredi dernier, le journaliste avait critiqué la tenue rouge d'Audrey Crespo-Mara, plutôt que Christophe Barbier (ci-contre), alors que la présentatrice ouvrait le JT de 20h avec les attentats terroristes par des islamistes, perpétrés en Catalogne la veille. Mais Barbier est sur BFMTV, tandis que Crespo-Mara est sur TF1... Toute la différence sectaire est là. 


"Pas sûr que la robe rouge d'Audrey Crespo-Mara soit très adaptée à l'actualité ce soir" avait posté sur Twitter l'arbitre des élégances. 
Et c'est lui qui écrit sur sa page Twitter: "Le journalisme, ce n'est pas l'objectivité, c'est la maîtrise de la subjectivité." Encore un effort et, avant son départ, il maîtrisera (peut-être) sa stupidité ?


En retour, via une avalanche de tweets, les internautes ont d'ailleurs rapidement accusé Jean-Michel Aphatie de misogynie et de sexisme pour ses propos jugés déplacés.


Pour calmer le jeu, le chroniqueur du service public a tenté de s'expliquer 
dans un entretien avec le Huffington Post : "TF1 a fait le choix légitime d'ouvrir son journal sur une séquence forte en diffusant des images de la minute de silence à Barcelone. On est dans la tristesse, le drame, il y a une volonté de dramaturgie. Mais quelques secondes plus tard, on découvre cette robe rouge sur le plateau. On ne va pas en robe rouge à un enterrement. Le rouge, c'est la couleur de la joie, de la fête". Le rouge, c'est aussi la couleur du sacrifice. 
Le Basque a également souligné qu'il aurait fait la même remarque si Gilles Bouleau, présentateur du JT en semaine, avait porté une cravate rouge.

Comment l'expert en "dress code" a-t-il jugé la tenue des députés sans cravate de 'La France insoumise' ? 

vendredi 21 juillet 2017

Révélations d'une députée LREM, sur les économies gouvernementales

Delevoye a validé une nouvelle députée 'brute de décoffrage'

Novice à l’Assemblée nationale, la députée La République en marche Mireille Robert est sans filtre

Cette quinquagénaire bien en chair est une bonne cliente pour la presse et pourtant, bien que ses propos décapants sur les réseaux sociaux puissent participer au renouvellement de la vie politique en partageant son quotidien, sa trentaine de vidéos d’une trentaine de secondes, tout en étant virale, a tardé longtemps à atteindre l'AFP, dispensatrice des nouvelles aseptisées, validées par l'Elysée pour diffusion dans les organes de presse soumis au pouvoir et à leurs actionnaires multi-millionnaires, mais qui se disent néanmoins "libres et indépendants" de tous… 

Sur Facebook, Mireille Robert, députée En Marche, raconte chacune de ses journées à l’Assemblée nationale. 
La sous-ministre Marlène Schiappa avait déjà fait parler d'elle sans délai, mais cette autre blogueuse a également émergé pour son franc parler, sectarisme en moins, et candeur irresponsable en plus. Elue de la 3e circonscription de l’Aude - là où les caténaires ont tendance à sauter plus que nulle part ailleurs - voudrait qu’on boive de la blanquette de Limoux dans les cocktails ministériels. La suggestion de la VRP locale ne pouvait que recueillir l'assentiment des quatre assistants parlementaires soupçonnés d'abus de confiance pour emplois fictifs de l'eurodéputé insoumis Jean-Luc Mélenchon et eux-mêmes producteurs de vin, de surcroît...

Une activité intempestive qui n’a pas manqué de susciter bon nombre de réactions.

La nouvelle députée LREM joue à fond la proximité. Sur son compte Facebook, elle explique à ses électeurs qu'elle s’est rapprochée de plusieurs ministres mais également de bon nombre de dirigeants, assurant ainsi être devenue une interlocutrice valable. 
Dans un autre post, elle raconte des anecdotes sur l’Assemblée nationale où elle fait mention de tous les interdits comme celui de tourner le dos au président de l’Assemblée ou encore d’embrasser sur la joue ses collègues. Au moment où les députés sont autorisés à siéger sans cravate (et leurs consoeurs, sans soutien-gorge ?), la bise de fin de séance de nuit resterait le signal des privautés que la morale républicaine réprouve.  

Des anecdotes qui ont fait réagir Thierry Mariani, l’ancien secrétaire d’Etat et Ministre des Transports. 
"Non ...pas de montage !! Simplement une députée #EnMarche @AudeCirco3, qui nous explique son quotidien. Dure la vie !!!", ironise l’homme politique sur Twitter. 

Mireille Robert veut de la blanquette aux cocktails gouvernementaux 
L’ancienne directrice d'école a également raconté sa participation à de nombreux cocktails dans des cabinets ministériels où les novices sont invités pour une formation politique éclair mais conviviale avec petits fours et boissons alcoolisées à volonté, au risque de prise de poids et de perte de contrôle des idées. "Ce que j’apprécie particulièrement, c’est qu’on nous sert essentiellement du vin et du champagne." Rappelée à l'ordre macronien, l'écervelée a rétropédalé depuis, assurant que les économies imposées aux collectivités locales ne sont pas indécentes pour autant.
Mais elle maintient qu’on n’y trouve "pas de la blanquette" de Limoux. "Je regrette bien évidemment qu’on nous serve pas de la blanquette, mais j’apprécie qu’ils servent des produits français et de bonne qualité", lâcha la rigolote. La comique n’a en tout cas pas manqué de faire le buzz sur les réseaux sociaux partagés entre moquerie et indignation.  


Cette video a été retirée de sa page Facebook... Auto-censure, évidemment !

La législatrice répond à sa manière
.
La majorité caporalisée mais ravie (voyait-la battre des mains à tout propos dans l'hémicycle au signal du chauffeur de salle et sous le regard implacable de Richard Ferrand !)  étant ou muselée ou au diapason de l'exécutif -  plusieurs personnalités d'opposition ont critiqué la vidéo, comme le frontiste Florian Philippot. 
La députée délirante de l’Aude a répondu à ce "week-end de buzz" là où elle a été attaquée, sur Twitter, dénonçant un "ancien député [...] dépité et énervé par sa cuisante défaite contre candidate EM", qui "se venge". Des sites bien marqués à gauche volent à son secours...

Les videos de Mireille Robert sont à consommer avec modération, a  décidé le gamin. Il devient en tout état de cause difficile de se jeter une petite blanquette derrière la cravate...

dimanche 2 juillet 2017

Mélenchon, Ruffin et les Sans-cravates: une fronde au-delà du "t'as le look, coco"

Le monarque républicain prend au sérieux ses "sans-culottes"

Dès l'ouverture de la nouvelle législature, les députés de La France insoumise ont choisi la provocation
La presse évite de mentionner le poing levé du député F. Ruffin,
en pleine séance de l'Assemblée

Sans-cravates, ils s'affichent en nouveaux Sans-culottes. 
Plus qu'une provocation, c'est un message politique lourd de sens et de menace... Un homme seul, en chemise blanche ouverte, se tient obstinément assis, tandis que la plupart des autres autour de lui, saluent l'accession de leur pair au Perchoir, mardi après-midi, au Palais Bourbon. 
Candidat unique - fait du prince et fronde de l'opposition -  François de Rugy vient d'être élu président de l'Assemblée et les députés se lèvent par courtoisie, ainsi que le veut la tradition républicaine. Tous, sauf le rebelle François Ruffin, député La France Insoumise, qui fait mine de consulter son iPhone. L'image marque logiquement les esprits, puisqu'elle a été pensée pour choquer, pour marquer une rupture républicaine. Les chaînes d'information en continu s'emparent de la scène en salivant devant l'aubaine et l'assurance d'occuper l'antenne à moindre frais, mais les commentateurs n'y voient qu'un épiphénomène, un geste de potache en révolte, sans en saisir la portée.

Sans cravate à l'Assemblée nationale, François Ruffin (LFI), 

défie les règles de la République
Première manifestation officielle des "sans-cravates", premier défi lancé au pouvoir
Le message lancé par Ruffin n'était pas une simple provocation comme l'homme de communication nous y a accoutumé. Suivi par les autres députés de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon en tête de cette cohorte de dix-sept au total, le mal-élevé n'a pas seulement délibérément froissé les us et coutumes du Palais Bourbon, le haineux a déterré la hache de guerre sociale. 
Ruffin refuse de se compromettre plus longtemps avec un monde qu'il honnit. Il n'en est pas, il le dit et prévient que les dix-sept feront du bruit comme 350, forts du sentiment que leur bande organisée est le peuple et que la masse se reconnaît en eux, selon l'idée qu'ils s'en font.

Lutte des classes, le retour

Le néo-député de la Somme ne reconnaît pas François Goullet de Rugy comme son égal en Républiquesur son flanc droit, quelques minutes avant qu'il ne soit désigné président élu de l'Assemblée. 
Ce primo-arrivant ne voit pas dans le seigneur de Rugy un député comme les autres, après dix années passées au service de la nation, mais un ennemi de classe. Il ne le considère moins comme un élu partageant la même légitimité, mais comme un agent de l'oligarchie.  
Ruffin porte le même regard de rejet sur les autres députés, LREM, LR, PS et autres qui ont fait allégeance au nouveau quatrième personnage de l'Etat. Si l'Etat, c'est Macron 1er,  le peuple, c'est Ruffin. Et il n'a que mépris pour les oligarques et les puissances d'argent, des marionnettes aux mains du banquier Macron. Conclusion : leur légitimité est nulle.

F. Ruffin n'est pas un rigolo inoffensif et sa posture, une pantalonnade. 
Son pied de nez est une resucée du doigt d'honneur d'un député socialiste entré au Palais Bourbon en bleu de travail, à la fin des années 90. Elu avec le soutien du Parti communiste français, d'Europe Écologie Les Verts, de La France insoumise et des révolutionnaires d'Ensemble (Les Alternatifs, des auto-gestionnaires, Convergences et alternative, la Fédération pour une alternative sociale et écologique, la Gauche anticapitaliste, une composante du NPA, une large majorité des militants de Gauche unitaire, une des trois forces politiques fondatrice du Front de gauche) !, le journaliste est porteur d'une lourde charge explosive  à fragmentation e haine. Le député de la Somme se croit investi de la mission révolutionnaire de remobilisation du peuple. Et pour reconstruire ce peuple, il lui faut abaisser l'image de l'Assemblée nationale, donner à penser que leurs représentants ne sont pas des élus du peuple, mais quelque chose entre forces de l'argent et forces du mal.

Ce mercredi matin sur Europe 1, Jean-Luc Mélenchon n’a pas dit autre chose. 
La polémique sur l’absence de cravates pour la séance inaugurale de la législature porte bien au-delà du débat sur le respect du règlement et des usages en cours depuis un siècle et demi au Palais Bourbon. L’objectif n’est pas de casser des codes pour se faire repérer par les caméras, mais de donner le signal de la grande casse du système au coeur même du législatif. Daesh aussi ambitionne de mettre le chaos dans le monde occidental.

"La question des codes vestimentaires a été portée par notre camp. Par exemple par le Tiers-État lors des États généraux," a déclaré Jean-Luc Mélenchon. Le président du groupe parlementaire le plus extrémiste à gauche, La France insoumise (LFI), dénonce une Assemblée où, à l’image des Etats généraux de l’Ancien régime, tous les élus ne sont pas égaux en droit et en représentation.

Mélenchon n'est pas totalement cohérent, car les députés du Tiers-Etat se sont battus en leur temps pour imposer l’égalité entre députés et représentants de la Nation, tandis que lui et ses semblables entrent désormais en lutte pour tenter d'accréditer l'idée qu’ils sont mieux habilités à représenter le peuple que les autres élus de la Nation. Clivage, fractures et blessures sont au programme en vue d'imposer la VIe République, celle des élus des vrais gens et du vrai peuple, par le biais de la proportionnelle, machine à diluer le pouvoir, et retour au passé, celui de la IVe République, ingérable et chaotique, qui avait mis le pays sur le flanc. 

VOIR et ENTENDRE l'atmosphère de la première séance de l'Assemblée nationale de l'ère Macron-de Rugy : 


Des Sans-culottes aux Sans-cravates, en passant par les "sans dents".
L’assimilation Sans-culottes et Sans-cravates ne relève pas de la simple facilité. Elle est une arme politique de destruction massive du système. Quand Mélenchon dit: "Il y avait des Sans-culottes [terme méprisant désignant les hommes du peuple porteurs de pantalons à rayures et non des culottes, symbole vestimentaire de l'aristocratie d'Ancien Régime] ; il y aura désormais des Sans-cravates", il ne plaisante pas. Il pose très sérieusement les bases de la lutte politique qu’il entend mener. Le peuple contre les aristocrates. Les floués contre les nantis. Les pauvres contre les riches. Le bas contre le haut. Application à la lettre des préceptes politiques de l’idéologue d’extrême gauche qui a pensé Syriza et Podemos, Chantal Mouffe, qui entend "Construire un peuple" pour l’amener à remplacer le peuple ancien.

Mélenchon et Ruffin ressuscitent effectivement la Révolution. Non pas la bourgeoise, celle de 1789, mais la vraie, celle de 1793 et de la Terreur. Les Constituants de 1789 ne trouvent pas grâce à leurs yeux qui ont le regard de Chimène pour les Hébertistes de 1793. Avec eux, entre à l’Assemblée nationale, l’esprit du Père Duchesne (le Fakir de l’époque) avec Hébert, Roux et Chaumette et les Enragés. Ils firent tant et si bien qu’à la fin, les jugeant dangereux, Robespierre lui-même finira par les envoyer là où ils rêvaient d’envoyer l’oligarchie de l’époque. Le destin des Sans-cravates sera-t-il aussi tragique ? C'est eux ou nous...

Haro donc sur la cravate bourgeoise, ennemie du peuple et ses classes laborieuses, puisqu'il lui faut des symboles ! A la lanterne, les oligarques à cravate. Rien à faire des souvenirs de Julien Dray, amateur de montres de grand luxe, sur sa page Facebook: "En 1988, élu député, j'ai porté pour la première fois de ma vie la cravate… et je ne le regrette pas. Celui qui m'expliqua pourquoi on se devait de donner une belle représentation des électrices et électeurs était sénateur de l’Essonne". Comment s’appelait-il donc déjà, ce sénateur survolté de l’Essonne ? Un autre socialiste autoritaire, et déchu.