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vendredi 24 novembre 2017

Délire féministe: maintenant, il faut des noms de femmes aux rues

Paranoïa féministe de deux centristes: reste à trouver des noms de femmes méritantes...

Les élues réclament des noms de femmes dans chaque commune

Commune du département d'Indre-et-Loire, comme la députée Sophie Auconie

"La ville aux dames", puis "la France aux sapeuses-pompières" ?
Les "écoles maternelles" vont bien à leur logique. Pour combien de temps encore avant qu'elles offensent leur idéologie absurde ? Deux parlementaires centristes désorientées portent l'initiative "la ville aux dames", proposant que chaque commune baptise une rue du nom d'une femme. 
Elles vont notamment sensibiliser à la question Marlène Schiappa et Brigitte Macron. L'une est élue et légitime; l'autre ne l'est en aucune façon. 

Deux centristes, la députée Sophie Auconie et la sénatrice Annick Billon, 
ont proposé mercredi "que chaque commune de France s'engage en faveur de l'égalité sur l'espace public en baptisant du nom d'une femme, une rue". "Nos villes sont genrées. Elles sont aux hommes. Tout en témoigne (...) A chaque coin de rue, nous cherchons la place de la femme. Le constat est sans appel : 6%, c'est la proportion que l'Histoire a laissée aux femmes illustres pour la dénomination de nos rues", observent ces deux parlementaires dans un communiqué.


Nos pères n'étaient pas que des hommes...
La députée Sophie Auconie
est mère-porteuse, avec la
sénatrice UDI, Annick Billon,
de l'initiative baptisée 
"la ville aux dames".
Non seulement "la place des femmes dans l'espace public n'est pas accessoire", mais "nos pères fondateurs n'étaient pas que des hommes", ajoute sans rire la députée d'Indre-et-Loire (UDI, co-vice présidente de son groupe politique à l'Assemblée nationale, Les Constructifs, 54 ans) faisant valoir qu'"Olympe de Gouges [pseudonyme de "bâtarde" et écrivain révolutionnaire] rêvait que dans les siècles futurs nous placions le nom des femmes au rang de ceux des plus grands hommes".
Ironie des législatives, avec 56,59 % des voix, la député UDI Sophie Auconie a viré sa consoeur socialiste Marisol Touraine, ancien ministre de la Santé et candidate malheureuse à sa réélection... 

La députée va sensibiliser Brigitte Macron sur [nous dirons "à"] cette initiative.
Auconie n'a pas trouvé mieux que Brigitte Macron pour leur servir d'étendard et porter cette initiative sur les noms de rues, à l'occasion de la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, samedi, ainsi qu'auprès de la secrétaire d'Etat à l'égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa.


Photo de Mme Annick Billon, sénatrice de la Vendée (Pays de la Loire)
"Les parlementaires se mobilisent", a tweeté Annick Billon, élue UDI-UC de Vendée, ci-contre, et présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat et vice-présidente du syndicat départemental Trivalis, chargée de la gestion du traitement des déchets, joignant une image barrée du message: "seulement 6% des rues en France portent le nom d'une femme. Interpellez votre maire, avec la ville aux dames".

Elles étaient 2% en 2014, avant que ces pétroleuses prennent le mors aux dents.
Une enquête de l’ONG Soroptimist (du latin sorores ad optimum, "sœurs pour le meilleur"), rendue publique le 22 janvier 2014, dévoile que sur 63.500 rues françaises, seules 2 % portent le nom d’une femme. 2,6% du total des rues, selon Osez le féminisme. L’Union française Soroptimist qui a pour credo "Des femmes, au service des femmes", réunit plus de 3.000 adhérentes à travers la France qui se mobilisent pour l’amélioration de la condition des femmes et soutiennent leur autonomisation. ONG 100% fémininereprésentée dans 125 pays, Soroptimist est un club service dont le recrutement est exclusivement féminin.



Nos drôles de dames n'ont pas inventé le fil à couper le beurre. Et, en plus, l’Union française Soroptimist présidée Christine Dagain, audioprothésiste de Toulouse, a réalisé son étude dans 111 des ...35.287 communes françaises. Décédée en 1954, la 'dame' à l’origine du mouvement sectaire des Soroptimist en Europe, Suzanne Noël, doctoresse en chirurgie plastique, compte une dizaine de petites plaques bleues portant son nom en France. 

Noms de rues attribués à des femmes, en France

Les rues de la Libération et celle de la Liberté sont genrées. Comme "égalité" ou "résistance" qui nomment d'autres notions ou temps glorieux. 
La place Sartre-Beauvoir, dans le VIe arrondissement de Paris. Via Wikimédia Commons.
Comble d'infortune: Dame Beauvoir,
associée à un homme, fût-ce Sartre
Mais, outre que ce ne sont pas des patronymes, ce ne sont pas non plus toujours des places, des avenues, des boulevards ou, que sais-je, des esplanades. Le problème reste entier, d'autant d'ailleurs que les jeunes filles (qui accessoirement ne supportent plus non plus d'être désignées par "mademoiselle", terme discriminant de civilité !) portent le nom de leur père... Archaïsme humiliant et intolérable dans ce "monde nouveau" de Macron 

Originaire d'Ille-et-Villaine où elle a fréquenté l'école Saint-Joseph à Guignen, Billon est membre de la délégation aux droits des femmes et ça lui a tapé sur le ciboulot. D'autant qu'en 2014, dans le top 3 des femmes les plus représentées sur les plaques bleues, c'est ...Jeanne d'Arc qui arrive en tête au poteau, avec 49 rues. Vient ensuite l'aviatrice Hélène Boucher (39 rues), puis la romancière George Sand (37 rues), avec un prénom d'homme. On ne recense que 9 rues 'Marguerite Yourcenar', et 7 rues 'Simone Weil", la "meuf qui est dead", selon la très classe Sibeth Ndiaye, dans l'entourage de Macron. Un nom dont nos rues pourront un jour s'enorgueillir? 
Gageons que Ségolène Royal est l'une de ces impétrantes et saurait faire oublier Hélène Boucher et Maryse Bastié (deux féministes), Jacqueline Auriol ou la suffragette Louise Weiss, tandis que plusieurs voies du Marais de l’île de la Cité à Paris portent des noms tels que Nikki-de-Saint-Phalle ou Florence-Arthaud. Comment décompter le choix possible de la mairie du 11e arrondissement de Paris qui pourrait avoir à régler l'épineux problème posé par Conchita Wurst, un homme travesti en femme à barbe, 'vainqueur' ou 'vainqueuse' de l'Eurovision 2014 ?
Quelle place accorder enfin aux femmes étrangères qui ont probablement autant de droits, du point de vue des internationalistes: qui d'Indira Gandhi, Golda Meir ou Margaret Thatcher et Angela Merkel ?... Quelle femme de couleur, aussi bien: outre Rosa Park (déjà à Villeurbanne !), Ella Fitzgerald, Waris Dirie, Angela Davis  ou l'immense Christiane Taubira ? Tous sexes confondus, ils ne sont que 14 et 7% du total. Et quand on a cité Pablo-Picasso, Salvador-Allende, Jacques-Brel, Pablo-Neruda, Martin Luther-King ou Nelson Mandela, on a presque fait le tour et Mozart, Beethoven, Schumann, Van Gogh, de Vinci, Galilée peuvent se faire du souci: leur avenir est menacé par Kim Kardashian ou Nabilla.
Dans le top 200, les femmes ne sont que 15 (en partant du principe que l’odonyme Joliot-Curie recouvre autant Irène que Frédéric) sur 200, soit 7,5% de l’effectif total. Et encore le nom féminin le plus donné (1.157 occurrences), Notre-Dame, désigne-t-il la Vierge Marie, dans un palmarès pourtant des plus laïcs. Et pas encore islamisé. Et dans l'islam, Allah sait si les femmes sont honorées...

Les élues de ces dames seront-elles Rihanna, Christine Angot, 
Houria Bouteldja 
ou Caroline de Haas ?
Reste aussi à débattre du patronyme digne de figurer sur nos plaques de rues: celui de femme mariée ou celui de jeune fille ?


lundi 4 janvier 2016

Fin d'année 2015 marquée par un vague d'agressions sexuelles à Cologne

Des réfugiés, auteurs des premières  agressions sexuelles de masse 

Des dizaines de femmes victimes d'attouchements sexuels dans la nuit de la Saint Sylvestre, près de la gare centrale de Cologne.

La police colognoise n'a effectué que cinq arrestations dimanche après une nuit du Nouvel an entachée par des agressions. Le chef de la police de Cologne, Wolfgang Albers, a précisé au journal allemand Express que 80 déclarations de crimes -dont 35 de nature sexuelle- ont été enregistrés.

"Les crimes ont été commis par un groupe de gens qui viennent pour la plupart de l'Afrique du Nord et des pays arabes", a indiqué W. Albers. Selon le quotidien Bild, 20 hommes étaient physiquement impliqués, parmi le millier de personnes réunies sur la place.

"Heureusement que je portais une veste et un pantalon. Une jupe aurait probablement été arrachée." 
Une victime âgée de 28 ans, prénommée 'Katja L' a rapporté au journal que son copain et elle ont été encerclés par une bande d'hommes aux abords de la gare, samedi matin. "Nous avons traversé ce groupe d'hommes. [Ils] ont ouvert une voie, que nous avons traversée. Soudain, j'ai senti une main sur mes fesses, puis sur mes seins; à la fin, j'étais pelotée de partout. Ca a été un cauchemar. Nous avons crié et nous les avons frappés, mais ils continuaient. Je suis désespérée. Je pense que j'ai été touchée une centaine de fois en l'espace de 200 mètres", a-t-elle rapporté. Une centaine de mains baladeuses représente sensiblement plus de malotrus que la dizaine dénombrée par le tabloïd Bild, dont les lecteurs sont principalement des ouvriers et des travailleurs peu qualifiés et à 54 % masculins.
Une femme a déclaré à Express que ses collants et sous-vêtements ont été déchirés par la foule. D'autres témoins présents sur les lieux ont rapporté que les hommes se moquaient et insultaient les femmes.
Selon un autre témoin de cette soirée, il y avait  "des milliers d'hommes" qui visaient la foule à l'aide de feux d'artifice. "Mon amie et moi voulions nous mettre à l'abri, mais ils ont bloqué notre chemin. Nous avions tellement peur ! Nous nous sommes enfuis de la station", a raconté une source anonyme au site.

"Une dimension complètement nouvelle de la violence" a surgi dans le pays avec l'afflux de migrants"

C'est le constat du syndicat de la police de Cologne lundi au site anglais Breitbart London. "
C'est quelque chose que nous ne connaissions pas", a déclaré pour sa part son porte-parole.

Alors que
seulement 35 victimes qui n'ont pas craint les représailles, ont porté des plaintes officielles pour agressions sexuelles, la police admet que les cas toujours inconnus peuvent être plus nombreux et lance un appel aux victimes à s’adresser aux forces de l’ordre.
Le Danemark fait le choix d'un programme d'éducation des migrants aux comportements sexuels respectueux des femmes

La maire de Cologne convoque une réunion d’urgence

Des réfugiés afghans et pakistanais aux abords du centre d'acceuil pour demandeurs d'asile de Sandholm près de Copenhague. "Nous ne pouvons plus tolérer cette prolifération de l’illégalité", a déclaré la maire de la ville de Cologneau journal Kölner Stadt-Anzeiger. Henriette Reker qualifie de "monstrueux" les actes de ces réfugiés.
L'élue a également annoncé la tenue, ce mardi, d’une réunion extraordinaire de l’administration de la ville, avec la participation de la police locale et fédérale allemande, afin de répondre à ces crimes. "Nous n’accepterons pas que des groupes de Nord-africains se rassemblent délibérément pour agresser sexuellement les femmes", a déclaré quant à lui le ministre de l’Intérieur de la Rhénanie-du-Nord – Westphalie Ralf Jäger, en promettant d’agir vite pour punir les responsables.

"Il ne faut pas exploiter l'incident pour attiser un éventuel sentiment anti-réfugiés,"
a mis en garde le chef du syndicat policier de la Rhénanie, Arnold Plickert, pour qui, toutefois, "les réfugiés qui ont un problème intégration dans notre société ouverte," mais doivent être traités avec l'aide de la "force de la loi".

Les media accusés de passivité
En apprenant ces crimes terrifiants ce lundi, soit quatre jours après les faits, de nombreux utilisateurs des réseaux sociaux ont accusé des media allemands de les avoir camouflés à cause de l’origine des criminels présumés. "Stupéfiant que les événements de Cologne la nuit de la Saint-Sylvestre n'aient pas été étouffés par la censure médiatique", a souligné une internaute, pour preuve de l'onde de choc qui a parcouru l'opinion allemande.
D’autres utilisateurs s’inquiètent cependant de possibles conséquences de cette publication, qui pourrait frapper en contrecoup tous les réfugiés. "Ca m'attriste que les migrants qui ont vraiment besoin de protection porteront le poids de la haine à cause de Cologne. Nous devons pouvoir voir la différence", regrette une autre utilisatrice de Twitter qui met en cause ses concitoyens.

Certains responsables politiques allemands ont appelé à réagir en durcissant la politique migratoire. "Besoins urgents: réduction du nombre d’entrées, sécurisation des frontières, intensification de déportations et une justice cohérente", a déclaré sur son compte Twitter Steffan Bilger, un député du parti d’Angela Merkel, l’Union chrétienne-démocrate d'Allemagne.


Bilan provisoire: "hate the game, not the players" (Haïssez le jeu (sic), pas les joueurs (sic) !

Les viols et agressions de femmes se multiplient place Tahrir, en Egypte

L'Allemagne a importé un problème vécu au Caire:
 une femme, place Tahrir, vers la fin de l'après-midi, un jour de manifestation. Exemple choisi par un romancier du journal Le Monde: "elle est égyptienne, ou non, voilée, ou pas. Journaliste parfois, souvent militante. Elle se fraie un chemin dans la foule compacte et chamarrée [observation de touriste bobo] en compagnie de camarades ou de collègues comme elle transportés par la liesse."
Soudain, tout bascule, raconte l'écrivain, un soupçon porté sur le sensationnalisme. En quelques secondes, le bain de foule tourne au viol collectif, synthétise l'occidental préoccupé de l'intégrité des femmes. Les mains d'abord, par dizaines, s'abattent brusquement sur son corps. La femme réalise alors qu'elle est encerclée par des dizaines d'hommes qui la séparent de force de ses compagnons.

Le roman noir continue au fil des lignes fiévreuses du quotidien du soir. Projetée à terre, elle voit ses habits arrachés, sent des doigts s'immiscer en elle [un peu pervers le journaliste] malgré ses hurlements de terreur. Autour, la meute grossit. Une foule d'hommes se bousculent en hurlant, tendant leurs bras pour mieux la toucher. [Devant son clavier, il s'y croit] D'autres s'interposent, tentent de la protéger. En vain. Cela peut durer une heure. Parfois, elle perd connaissance. Parfois, elle a le temps d'apercevoir le visage de ceux qui parviendront à l'arracher à ses agresseurs. Car, bien qu'elle soit détruite, elle est sauvée, toujours. In extremis. Le bisounours a repris ses esprits. [Tu viens te coucher, chéri?]

Nostalgie du temps où un pouvoir fort contenait les pulsions masculines
Quand le journaliste du Monde se fait un film, il s'interroge sur le nombre de fois où ce scénario s'est répété depuis la révolution. Pour l'instant, seules les agressions concernant des journalistes étrangères ont fait l'objet de comptes rendus détaillés. Le 11 février 2011, Lara Logan, une journaliste de la chaîne américaine CBS, a raconté son calvaire en détail après avoir subi ce traitement pendant près d'une demi-heure. 
Le 24 novembre 2011, une journaliste de France 3, Caroline Sinz, était agressée à son tour :



Les rédactions continuent d'envoyer des femmes au Proche-Orient. Il ne faut pas céder, lancent les intellectuels parisiens, mais des dizaines de cas identiques, concernant autant les Egyptiennes que les étrangères, ont été signalés depuis le soulèvement de janvier 2011. C'est peu comparé aux victimes anonymes qui, selon les organisations de défense des droits de l'homme, se sont gardées de se faire connaître et qui refusent de témoigner. Des femmes venues le 8 juin sur la place pour dénoncer le harcèlement sexuel a été "violemment agressé" [elles n'ont pas bénéficié d'une agression douce...].

L'article vire à la défense de la profession
Le 26 juin, le récit bouleversant d'une jeune Britannique, Natasha Smith, étudiante en journalisme venue au Caire réaliser un reportage, a suscité une profonde émotion [lieu idéal pour aguerrir une jeune débutante: comme nommer une prof débutante dans le 9.3 de Claude Bartolone où il fait si bon vivre]. Sur son blog, elle décrit "ces hommes qui, par centaines, changés en animaux", se seraient jetés sur elle à la sortie du pont Qasr Al-Nil. Déshabillée, traînée par les cheveux, elle affirme avoir été battue et violée par des dizaines de doigts, jusque sous des tentes dans lesquelles on essayait de la soustraire à ses agresseurs. "Un homme a tenté de me frapper avec un piquet de tente", affirme Natasha Smith, qui décrit, pour compléter le tableau, "deux femmes en burqa qui la regardent benoîtement avant de se détourner". 
Affublée d'un voile censé la dissimuler aux regards, elle affirme avoir été évacuée en cachette par des Egyptiens qui auraient cependant refusé de l'accompagner à l'hôpital, "de peur d'être arrêtés si on les voyait avec elle". Elle aurait alors gagné un hôpital public, où elle aurait été éconduite par le personnel. Dans un autre établissement, on aurait refusé de l'examiner.

Son récit, relayé par CNN (vidéo ci-dessous), aurait, selon la chaîne américaine, été confirmé par l'ambassade de Grande-Bretagne en Egypte. Même s'il laisse sceptiques un certain nombre d'Egyptiens, gênés par le manque de détails temporels et géographiques, certaines incohérences de la narration et le ton volontiers ironique adopté par l'auteur, il correspond aux descriptions données par les autres victimes.


"Quel que soit le fin mot de l'histoire, et les doutes que j'ai sur son récit, prévient Yara Sallam, directrice du programme de défense des droits des femmes au collectif Nazra pour les études sur les femmes, cela ne doit pas masquer la réalité de ces attaques", qui, selon beaucoup de femmes, seraient de plus en plus fréquentes.

"Des hommes aux regards bestiaux"
Violée le 2 juin place Tahrir, C., bien qu'étrangère (ou au cause), souhaite garder l'anonymat. Ce qu'elle décrit correspond exactement au récit de Natasha Smith. A croire qu'elle en fait un copié-collé : "Les hommes étaient comme des lions autour d'une pièce de viande, leurs mains partout sur mon corps et sous mes vêtements déchirés. Leurs regards étaient ceux d'animaux. Pas humains du tout, ils me jetaient à droite et à gauche comme si j'étais un sac-poubelle, pas un humain."
Ni elle ni ses deux amies, qui ont subi le même sort au même moment, n'ont porté plainte, faute de pouvoir reconnaître leurs agresseurs. Elles se sont contentées de témoigner auprès d'ONG locales. De toute façon, la loi ne considère pas ces agressions comme des viols, mais comme du simple[s] "harcèlement[s]  sexuel[s]", dont les victimes sont systématiquement découragées et dénigrées par les policiers. Clairement, les forces de l'ordre dérangent les activistes. 


"Ces attaques sont calculées et organisées pour effrayer les femmes et les chasser de la sphère publique", affirme un rapport publié par Nazra, un collectif égyptien (sous tutelle d'Amnesty international) pour les études sur les femmes, comme Helem (Liban), Aswat (Palestine), Arken (Tunisie), Alouen (Algérie), Abu Nuwas (Algérie). "Il est très difficile d'accuser l'armée ou l'Etat d'envoyer des voyous sur la place commettre ces agressions pour ternir l'image des révolutionnaires, explique Yara Sallam, mais le fait que, la plupart du temps, ces agressions se produisent au même endroit [devant le restaurant Hardees] les rend très louches. Comment croire que tous les frustrés du Caire se trouvent en même temps au même endroit ? Cela ressemble plutôt à un traquenard. Cela dit, ces viols ne seraient pas possibles sans un climat général de tolérance vis-à-vis du harcèlement sexuel."


Place Tahrir, lieu de "bagarres de rue"
De fait, aucune enquête n'aurait été déclenchée. Et le sujet alimente un débat brûlant en Egypte, même s'il est absent des colonnes des journaux. On sait parfaitement qu'il déchaîne les passions en Occident, où l'islam est volontiers incriminé. [Les Occidentaux vont encore être culpabilisés] Or, le contexte général d'insécurité qui règne sur la place Tahrir n'est sans doute pas étranger à ces agressions. A la nuit tombée, la place se transforme en un lieu interlope où vendeurs ambulants, souvent accusés d'espionnage, hommes ayant élu domicile sous les tentes et baltagas ("voyous") cherchent la bagarre. Les hommes, eux aussi, y sont victimes de vols et d'agressions.

"L'augmentation des agressions sexuelles n'est pas étonnante dans le contexte actuel, comprend Yara Sallam. La présence de l'armée dans la rue contribue à normaliser la violence dans la société, cela rend les gens plus agressifs en général. Il y a beaucoup de bagarres de rue." Et de souligner les agressions sexuelles répétées commises par les militaires égyptiens contre les manifestantes qui ne peuvent qu'encourager une telle violence, par ailleurs déjà signalée sous le régime Moubarak. Tout le monde en a pris pour son grade, en attendant la prochaine révolution.
La population veut la sécurité, mais, quel que soit le pays, l'extrême gauche dénonce les forces de l'ordre... Les Frères musulmans, quant à eux, mettent en cause les conditions sociales difficiles, mais prospèrent sur ce terreau.
Les "printemps arabes" ne peuvent être des réussites à 100%...

lundi 22 juin 2015

Violences conjugales: Yacine Chaouat, élu PS, forcé de démissionner

Ce secrétaire national du PS forcé de démissionner pour cause de passé judiciaire

L'exemplarité socialiste ne va pas de soi

Yacine Chaouat, condamné par la passé pour violences conjugales, vient d'être  
nommé au secrétariat national du PS. Ce choix est une offense aux femmes et cet ancien adjoint au maire du XIXe arrondissement de Paris a dû présenter sa démission. 
En annonçait samedi la composition du nouveau secrétariat national du parti à la rose, le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, s'est planté une balle dans le pied. Son protégé, nommé à l'Intégration républicaine, dénonce clairement un racisme anti-musulman. D'autres le renvoient à la violence de son machisme. Une affirmation qui ne résiste pas aux faits.

Le cogneur semble en vérité protégé. En novembre 2011, Yacine Chaouat avait été condamné en appel mais avait pourtant gardé ses délégations, malgré la protestation des élus Verts et d'un salarié de la mairie, Bertrand Jullien, en conflit avec sa hiérarchie, licencié depuis. "C'était politiquement contre-productif de le maintenir, décrypte Sylvain Garel, patron des écologistes radicaux (EELV). Ça donne une mauvaise image de la gauche: on ne peut pas avoir un élu qui se comporte mal avec les femmes."

La nomination de ce 'secrétaire  national adjoints' n'est pas passée inaperçue des femmes. La présence de Yacine Chaouat, ex-adjoint chargé de la propreté, des relations avec le monde combattant et de la mémoire, dans le "gouvernement" du PS a en effet été jugée comme un acte de mépris: il y a seulement quatre ans, en mars 2010, a été condamné à six mois de prison avec sursis pour violences conjugales aggravées sur sa conjointe.
Si le violent concède " n'avoir pas su retenir une gifle dans le cadre d'une dispute passionnelle", les gestes que lui reproche sa jeune épouse de 21 ans, Fatima, sont tout autres.
La plaignante l'affirme : venue de Tunisie pour s'installer en France au cours de l'été 2009 avec Yacine Chaouat, elle aurait très vite déchanté. Contrainte de ne pas quitter leur appartement, frappée à coups de ceinturon, la jeune femme aurait vécu l'enfer.
"Elle est finalement parvenue à prendre la fuite pour porter plainte. Ce jour-là, s'émeut son avocate, Me My-Kim Yang-Paya, il aurait même tenté de l'étouffer avec un coussin ! Les violences étaient fréquentes, comme en attestent les photos du corps de Fatima qui portait de très nombreuses blessures. Cette jeune femme, élevée en Tunisie dans une famille moderne et qui disait être très amoureuse de son mari, n'a pas compris le brusque changement d'attitude de Yacine Chaouat. Elle ne veut plus jamais le revoir."
Face à une polémique naissante et à la rumeur de solidarité homosexuelle, le PS ne devait pas tarder à réagir. Yacine Chaouat a présenté sa démission dans la soirée de dimanche, 24 heures après sa nomination. "Il a confié à Cambadélis (qu'il le) remercie de cette 2e chance mais que, musulman, il n'a pas le droit à l'oubli dans la France d'aujourd'hui, et qu'il préfère démissionner", raconte la direction du Parti socialiste ce dimanche.
"On n'a pas le droit à une 2e chance quand on est musulman"...
Dans une déclaration diffusée ce dimanche soir, Yacine Chaouat s'explique : 
"A la suite de ma nomination en qualité de secrétaire national adjoint chargé de l’intégration républicaine, lors du Conseil National d’hier soir (samedi), et face aux attaques sur les réseaux sociaux dont je fais l’objet et qui rejaillissent sur tout le Parti socialiste, j’ai présenté ma démission de cette fonction. J’ai commis une erreur il y a 6 ans, et la justice est passée. Après avoir payé ma dette, je regrette que l’on veuille m’appliquer une double peine. C'est avec tristesse que je constate que dans la france [France] d'aujourd'hui on n'a pas droit à une deuxième chance quand on est musulman."
Dans l'opposition, le député des Français à l'étranger et ancien ministre des Transports, Thierry Mariani s'est s'indigné:  
Certaines femmes sont plus particulièrement sensibles au sujet

La députée (LR) des Bouches-du-Rhône, Valérie Boyer, comparait pour sa part Yacine Chaouat à l'acteur Joey Starr, lui aussi condamné pour violences conjugales : 


La vice-présidente du groupe LR au Conseil de Paris, Agnes Evren, s'étonnait également du manque de réaction de la secrétaire d'Etat aux Droits des femmes:

En revanche, Laurence Rossignol (secrétaire d'État chargée de la Famille), pas plus que Najat Vallaud-Belkacem (ex-ministre des Droits des femmes), ou Pascale Boistard (secrétaire d'État chargée des Droits des femmes), n'a réagi...

Le PS tarde à clarifier sa position sur les violences faites aux femmes. 
Mais une secrétaire générale adjointe des Républicains, Valérie Debord, adjointe au maire (LR) de Nancy,  l'interpelle :

Pire, François Dagnaud, maire (PS) du XIXe (ex-adjoint au maire de Paris, chargé de l’organisation et du fonctionnement du Conseil de Paris, de la propreté et du traitement des déchets), avait pris la défense de Yacine Chaouch contre le parti des femmes battues: "C'est un garçon qui a un beau parcours. Il a fait une connerie. Il a payé lourdement sa faute. La page est aujourd'hui tournée. Il a le droit d'avoir sa chance. Le fait qu'il s'appelle Yacine n'est pas étranger à la persécution dont il est victime. Que veulent ses détracteurs: la déchéance de sa nationalité ou son expulsion. Il faut que tout cela s'arrête." Clairement, le parcours de sa compagne n'est pas aussi beau mais la main portée sur elle n'était pas assez lourde et fatale.

Madec, sénateur PS : "C'est injuste"

Roger Madec, ancien maire du XIXe et sénateur, a aussi une pensée émue pour celui qui reste son collaborateur au sénat. "C'est un des collaborateurs les plus exemplaires que j ai eu. Il est serviable et dévoué. C'est injuste de lui reprocher éternellement des faits qui se sont produits il y a six ans et pour lesquels il a payé. Les socialistes ne sont pas pour la double peine. Cambadélis ne confiait pas un mandat électif mais des responsabilités internes au parti. S'il ne s'appelait pas Yacine, on n'en ferait pas toute une histoire, polémique l'ancien maire. On ne va pas le marquer du sceau de l'infamie toute sa vie. Il a le droit de continuer à faire de la politique. Je m'étonne des attaques de femmes féministes socialistes (qui devrait se taire par solidarité politique?). Ce n'est pas le monstre que certains ont voulu détruire. Il faut que ça cesse."

Dimanche soir, l'ancienne ministre PS Aurélie Filippetti a estimé sur BFMTV que M. Chaouat "devait démissionner ou être démissionné". 
L'actuelle compagne de Montebourg a elle-même vécu des violences conjugales dans sa chair. L'économiste Thomas Piketty a-t-il fait une simple "connerie" en frappant Filippetti ? De quoi a-t-il démissionné ? Yacine Chouat y a, quant à lui, été contraint.
La condamnation de Chaouat avait déjà fait scandale en 2012, des élus écologistes du conseil du XIXe arrondissement demandant sa démission (notre photo). C'est finalement le maire PS de Paris, à l'époque Bertrand Delanoë, qui avait annoncé lui-même aux journalistes la démission de l'intéressé de ses fonctions de maire-adjoint d'arrondissement. 

dimanche 5 janvier 2014

Pour plus de croissance, NVB veut des femmes maçons et des hommes aides à domicile

Les femmes peuvent dire merci  à Vallaud-Belkacem  

"Briser le cercle qui assigne une profession à un sexe plutôt qu'à un autre" est un facteur de croissance
NVB veut plus de camionneurs
dans les maisons de retraite
affirme Najat Vallaud-Belkacem dans "Le Journal du dimanche".

"
La mixité des métiers est une clé de notre compétitivité retrouvée, car elle est le plus sûr moyen d'accroître la réserve de talents disponibles." Dans une tribune publiée dans Le Journal du dimanche, la ministre des Droits des femmes désire accentuer la mixité des métiers

Plus de femmes sur les chantiers et les toits
"Les professionnels de l'informatique, du transport, du bâtiment, des métiers de bouche paient aujourd'hui le prix de métiers trop masculins quand ceux des services aux personnes âgées, du soin, de la propreté ou de la coiffure ont tant de difficultés à attirer des hommes", poursuit  Vallaud-Belkacem.  

Et les psychiatres?
La franco-marocaine aimerait abaisser le coût du travail en envoyant les femmes sur les chantiers. Les Femen pourraient certes s'y exprimer généreusement.

0,5 point de croissance

Elle note que, "selon l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), 0,5 point de croissance supplémentaire serait à notre portée si nous résorbons, progressivement mais résolument, l'inégalité dans l'accès à l'emploi entre les femmes et les hommes". Sans doute les services aux personnes âgées, du soin, de la propreté ou de la coiffure produisent-ils d'ailleurs de la richesse...  

La ministre des Droits des femmes a annoncé en décembre son intention de lancer en 2014 des "plans d'action" pour améliorer la mixité des métiers. Ces plans seront préparés, assure Vallaud-Belkacem dans sa tribune, "avec les acteurs qui voudront s'impliquer, dans le bâtiment, l'industrie, la propreté et l'agriculture".

La Jeune chambre économique du Choletais croyait innover en publiant d’audacieuses photos pour donner une image plus moderne et attrayante des industries du cru (métallurgie, métallerie, menuiserie, chaudronnerie, ferronnerie…). 


Mais NVB les ringardise et, en attendant le futur calendrier, donne libre cours à ses fantasmes.


mardi 30 juillet 2013

Femen: Boutih révèle sa part de féminité au service d'une féministe

Le député socialiste s'exhibe torse nu pour soutenir une FEMEN emprisonnée


Indigne député socialiste de l'Essonne et ex-président de SOS Racisme, Malek Boutik apporte un soutien particulier à la cause FEMEN, et à l'une d'elles plus particulièrement, la militante tunisienne Amina, emprisonnée depuis le 19 mai dernier. 
Malek Boutih a opté pour une forme de soutien (gorge?) pour le moins choquante, puisque l'élu de la majorité présidentielle a "fait tomber le haut", à l'instar de ces féministes anarcho-révolutionnaires. 
Outrageant Marianne, le parlementaire n'a gardé que son écharpe tricolore pour une photo publiée sur la page Facebook et le compte Twitter des FEMEN, vendredi. Le député de l’Essonne a pris lui-même cette photo dans sa cuisine avant de l’envoyer aux Femen, explique Le Lab d’Europe 1.



Se faisant également appeler Amina Tyler, Amina Sbouï est incarcérée depuis le 19 mai pour avoir tagué le nom "Femen" sur le mur du cimetière de la ville sainte de Kairouan en Tunisie. 

La jeune femme a également comparu devant un tribunal tunisien le 22 juillet dernier pour "outrage et diffamation de fonctionnaire" après avoir dénoncé des mauvais traitements dans la prison de Sousse où elle est emprisonnée.

Pour ce délit, l'activiste a obtenu un non-lieu
Ca se  passe en France
Le torse puissant de Boutih n'a pas seulement impressionné le juge...
Troublé, Harlem Désir, premier secrétaire désigné du Parti socialiste français, dit le contraire de ce qu'il pense, affirmant que "Le Parti socialiste se réjouit du non-lieu prononcé aujourd’hui par la justice tunisienne à l’encontre de la Femen Amina Sbouï […]. Cette décision responsable est une victoire pour le mouvement laïc et tous les défenseurs des droits des femmes."


L'hystérique reste en prison, en attendant d’être jugée pour deux autres chefs d’accusation : profanation du mur d’un cimetière et atteinte aux bonnes mœurs.

En France, avec le soutien de Boutih et Désir, 
les Femen, poings levés, ont pu profaner la cathédrale Notre-Dame de Paris 


et s'en prendre à pépère Hollande, au Bourget...