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vendredi 23 août 2019

Incendies en Amazonie : Bolsonaro pointe la "mentalité colonialiste" de Macron

Le président français, fauteur de troubles à l'international, mais hôte d'un G7 à Biarritz...

Macron se prend une nouvelle claque pour son ingérence dans les affaires du Brésil

Macron accuse Bolsonaro d'avoir "menti" 
sur ses engagements climatiques et s'oppose au traité UE-Mercosur
L'arrogant président français s'est fait tacler à peine a-t-il annoncé  un changement de mentalité. L'ONU et le président français ont choisi pour créer des problèmes internationaux le moment où des feux de forêt se développent rapidement en Amazonie,, interpellant le président brésilien Jair Bolsonaro, tandis que d'autres multiplient les appels à sauver le "poumon de la planète".

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a déclenché l'offensive pour sauver l'Amazonie en se disant sur Twitter "profondément préoccupé" par les incendies sévissant dans la plus vaste forêt tropicale du monde, dont 60% se trouvent en territoire brésilien.
"En pleine crise climatique mondiale, nous ne pouvons accepter davantage de dégâts sur une source majeure d'oxygène et de biodiversité", a écrit Antonio Guterres, réclamant, comme si Bolsonaro avait allumé l'incendie, que l'Amazonie soit "protégée".

J. Bolsonaro a participé à une réunion de crise en soirée à Brasilia. En matinée, il avait lancé une nouvelle charge contre les défenseurs de l'environnement, qui ont appelé à des manifestations vendredi dans le monde. "Le gouvernement brésilien reste ouvert au dialogue, sur la base de faits objectifs et du respect mutuel", a écrit le tombeur de la gauche radicale brésilienne. "La suggestion du président français selon laquelle les affaires amazoniennes soient discutées au (sommet du) G7 sans la participation de la région évoque une mentalité colonialiste dépassée au 21e siècle"

Le président brésilien tombe ainsi d'accord avec les reproches des associations altermondialistes qui organisent un G7 alternatif...

ATTAC annonce un contre-sommet et des mouvements sociaux du 24 au 26 août au Centre-ville de Hendaye et au Centre de congrès du FICOBA à Irun, au motif que la société civile est écartée des discussions du G7

Des associations ont prévu des manifestations pour l'Amazonie vendredi, à Sao Paulo et Rio. 
Le mouvement de l'activiste suédoise Greta Thunberg, instrumentalisée par son père pour la lutte contre le réchauffement climatique, "Fridays for Future", a appelé à manifester devant les ambassades et consulats du Brésil à travers le monde. Son positionnement radical est maintenant avéré.

Les appels pour l'Amazonie se sont également élevés du milieu sportif
, avec Le footballeur portugais Cristiano Ronaldo, qui a posté sur Twitter une photo de 2013 pourtant prise dans un Etat non amazonien, selon les fact-checkers de l'AFP. 
Et du show business, notamment la chanteuse américaine Madonna, qui a publié sur Instagram une photo de 1989, légendée: "Président Bolsonaro s'il vous plaît modifiez votre politique. Nous devons nous REVEILLER". En chanson?

Peu après,  le président Macron n'a pas hésité à jeter de l'huile sur le feu.
L'hypocrite a exprimé son inquiétude, mais les analystes s'interrogent sur ses intentions réelles, écologistes ou politiques, de cette récupération d'un événement tragique pour accabler le nouveau président du Brésil, au moment où va s'ouvrir à Biarritz ce weekend le G7, club fermé de discussion entre dirigeants des pays les plus pays au monde (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Un), le 45e du genre. On sait déjà qu'il n'y a rien à en attendre: avant d'avoir commencé, les participants ont décidé de ne pas faire paraître de communiqué final...

Les bras cassés du service de com' de l'Elysée ont malencontreusement assorti son tweet d'une "fausse photo"...
Sur le fond, il reprend une citation de Chirac: "Notre maison brûle. Littéralement. L'Amazonie, le poumon de notre planète qui produit 20% de notre oxygène, est en feu. C'est une crise internationale." 
Et de poursuivre en promettant d'ouvrir le procès Bolsonaro : "Membres du G7, rendez-vous dans deux jours pour parler de cette urgence".

Le président brésilien n'a pas manqué de relever le faux document contenu dans le tweet du fauteur de troubles, le chef de l'Etat français ayant exhumé une image de forêt en feu prise par un photographe décédé en 2003.

Bolsonaro a répliqué en accusant Macron d'avoir "une mentalité colonialiste"

Bolsonaro 
a accusé Macron d'"instrumentaliser une question intérieure au Brésil
et aux autres pays amazoniens," en ajoutant jeudi l'urgence climatique à l'ordre du jour des membres du G7. Dans deux tweets successifs, le président climato-sceptique a souligné le "ton sensationnaliste qui ne contribue en rien à régler le problème". Dans ses tweets successifs, Jair Bolsonaro a observé que Macron a la volonté d'"instrumentaliser une question intérieure au Brésil et aux autres pays amazoniens pour des gains politiques personnels" avec "un ton sensationnaliste qui ne contribue en rien à régler le problème".

Si la progression des feux dans la plus vaste forêt tropicale de la planète est très difficile à évaluer, l'Institut national de recherche spatiale (INPE) a fait état de près de 2.500 nouveaux départs de feu en l'espace de 48 heures dans l'ensemble du Brésil. L'origine de ces incendies est donc suspecte à la veille de ce G7 et Bolsonaro pose la question d'une intention malveillante de son opposition intérieure, voire de la gauche internationale, destinée à le déstabiliser. Selon les écologistes radicaux, la cause principale des départs de feu serait  en revanche,la déforestation.
Parmi les déclarations polémiques de la veille, Jair Bolsonaro a posé en clair la question des "incendies criminels". Il a expliqué qu'il pourrait tout aussi bien accuser "les indigènes, les Martiens ou les grands propriétaires terriens".

Bolsonaro a succédé à Lula da Silva et Dilma Rousseff à la tête de la République du Brésil le 1er janvier 2019 et l’Institut National de Recherche Spatiale du Brésil, l'INPE, prend précisément cette période de janvier jusqu'au 21 août pour le calcul de 75.336 feux de forêt enregistrés dans le pays, soit 84% de plus que sur la même période de l'an dernier, et plus de 52% concernent l'Amazonie.
Face à cette "tragédie", le président équatorien Lenin Moreno a proposé à son homologue brésilien l'envoi de trois brigades de pompiers spécialisés dans les incendies de forêt, une initiative positive que n'a ni les Etats-Unis, ni le Canada.

La presse brésilienne d'opposition a rapporté des problèmes respiratoires dans certaines villes, les feux affectant l'Amazonie restant évidemment le sujet principal de préoccupation au Brésil sur Twitter, avec en illustration son inévitable lot de photos ou vidéos n'ayant aucun rapport avec "le poumon de la planète".
Sous les mots-clés #Nasa et #AmazoniasSemONGs (Amazonie sans ONG), des internautes assuraient que des photos-satellite de l'agence américaine provenaient en fait de Bolivie ou soutenaient la charge anti-ONG du président.

"Mais les plus forts soupçons pèsent sur les ONG", a  estimé J. Bolsonaro.
Mercredi, Jair Bolsonaro n'a pas écarté l'hypothèse d'une action criminelle d'activistes de défense de l'environnement.  "Les ONG perdent de l'argent, qui venait de la Norvège et de l'Allemagne. Elles n'ont plus d'emplois, elles essaient de me renverser", a-t-il jugé jeudi, en référence à la suspension par ces deux pays de leurs subventions au Fonds Amazonie affecté à la préservation de l'immense forêt tropicale.
Des représentants du puissant agro-négoce se sont aussi inquiétés de possibles appels à des boycottages de produits brésiliens.

Le président brésilien a aussi exprimé sa préoccupation pour les retombées économiques sur le Brésil
"Si le monde entier commence à dresser des barrières commerciales (contre le Brésil)? notre agro-négoce va chuter, l'économie va reculer (...). "Cette psychose environnementale nous empêche d'agir", a déploré celui qui a écarté du pouvoir le 'Parti des Travailleurs' des précédents dirigeants, Lula (2003-2011) et Rousseff (2011-2016), dont les présidences ont été marquées par un déclin de l'économie brésilienne et par des scandales de corruption. Les marxistes vouent donc à leur vainqueur dans les urnes une haine active qui ne se dément pas dans la tragédie actuellement traversée par le pays.

118 'ONG' sont sorties du bois pour manifester contre "l'irresponsabilité" présidentielle. 
"Bolsonaro n'a pas besoin des ONG pour cramer l'image du Brésil dans le monde entier", déclarent ses opposants dans une tribune, qui dénonce un président "qui manipule l'opinion publique contre le travail réalisé par la société civile, avec des allégations irresponsables et inconséquentes".
Pendant que la gauche extrême rédige des pamphlets, la forêt brûle.

lundi 9 juillet 2018

Brésil: Lula, au centre d'affrontements de juges politiques

Après un imbroglio politico-judiciaire, Lula reste en prison

L'ancien président Lula, condamné pour corruption, devra rester en prison,
a tranché 
le président d'une Cour d'Appel brésilienne, dimanche.

Le juge Rogerio Favreto avait fait sensation en ordonnant dimanche la mise en liberté de Lula, à la faveur de son astreinte ce week-end à la permanence du TRF4, la cour d'Appel de Porto Alegre, dans le sud du Brésil. 

Or, en janvier dernier, le TRF4 de Porto Alegre est le tribunal qui avait ratifié la condamnation de première instance de Luiz Inacio Lula da Silva...
Le juge Favreto avait décidé dimanche à la surprise générale d'accepter une demande d'habeas corpus présentée vendredi par plusieurs députés du Parti des Travailleurs (PT), fondé par Lula en 1980. Il avait même demandé que cette libération ait lieu dès dimanche, "selon le régime d'urgence".
Les partisans de Lula avaient aussitôt commencé à fêter sa libération imminente trois mois après son incarcération. Plus de mille personnes se sont rassemblées devant le bâtiment de la police fédérale à Curitiba, dans le sud du Brésil, où Lula est détenu, en réclamant sa libération.

Mais peu après, un autre juge du TRF4, Joao Pedro Gebran Neto, a décidé, lui, le maintien en prison de l'ancien président et a annulé la décision de son collègue.

Dans un nouveau rebondissement, le juge Favreto a déclaré qu'il maintenait sa décision. "Je réaffirme la teneur des décisions prises antérieurement, en décrétant la mise en oeuvre immédiate de la mesure de libération dans un délai maximum d'une heure", a-t-il écrit.

Lula et la justice
Le président du TRF4, Carlos Eduardo Thomson Flores, a tranché, quelques heures plus tard. Dans un communiqué, il a déclaré qu'il confirme la décision du juge Gebran Neto, selon laquelle l'ancien président devait rester en prison, où il purge une peine de 12 ans et un mois de détention pour corruption.

Le président du TRF4 déclare dans ce communiqué qu'il ordonne "l'exécution de la décision prononcée par (le juge Gebran Neto)" sur le maintien de Lula en détention.

Parti-pris des juges, en France comme au Brésil 

A trois mois d'une élection présidentielle parmi les plus incertaines de l'histoire du pays et à laquelle Lula veut se présenter, des magistrats confirment ainsi l'incidence de leur subjectivité partisane et militante sur les décisions de justice.
 
"Un juge sans opinion, ça n'existe pas"
En France, on pense inévitablement aux juges de l'ultra-gauche (SM) qui ont décidé de confisquer l'enveloppe de 2 millions d’euros d’aides publiques d’Etat pour le financement du parti du Rassemblement National, RN, avant tout jugement dans l’affaire des emplois fictifs présumés au mouvement de Marine Le Pen. L'un des deux juges du Parquet National Financier (PNF) étant actuellement en vacances, c'est en fait une décision en solo de la juge  Françoise Thébault,  syndiquée au Syndicat de la magistrature (SM), communément appelés "juges rouges".


Même s'il avait été remis en liberté, l'ancien président (2003-2010), en tête des intentions de vote pour le scrutin d'octobre, aurait probablement vu sa candidature invalidée par le tribunal électoral, en vertu d'une loi qui interdit à tout candidat déjà condamné en appel de se présenter.

La Justice est-elle sereine au milieu des passions politiques ?

Dans un document officiel, Sergio Moro, le juge anti-corruption qui a condamné Lula en première instance en juillet 2017, avait affirmé que le juge Favreto n'avait pas la compétence pour prendre cette décision. L'ordre de libération de dimanche avait fait l'effet d'une bombe au Brésil.

Le bras de fer judiciaire s'est poursuivi avec une demande officielle du Parquet fédéral de faire machine arrière, reprenant l'argument de Sergio Moro en affirmant que le juge de permanence n'a pas la compétence d'examiner une demande d'habeas corpus.

Les media brésiliens ont rappelé dimanche que le juge Favreto, ancien avocat, avait été membre du PT de 1991 à 2010, date à laquelle il avait accédé à la magistrature.
 Quartiers généraux de la police fédérale où le président Luiz Inacio Lula da Silva est emprisonné à Curitiba.
Le PT a lancé un appel à la mobilisation, dans un communiqué ayant pour titre "La liberté de Lula est la liberté du Brésil". Incarnation de la corruption ou amalgame ?
Le Parti des Travailleurs (extrême gauche) s'est insurgé contre l'annulation de l'ordre de libération, estimant dans ce communiqué qu'il est "inconcevable" que la décision d'un juge du TRF4 ne soit pas respectée.
"Les garanties constitutionnelles et de l'Etat de droit ont été rompues! Tous à Curitiba, tous dans la rue", a déclaré sur Twitter Gleisi Hoffmann, présidente du PT. La justice serai rendue par la rue...

Quand la Justice est entravée par les factions politiques

Résultat de recherche d'images pour "lula"
Accusé d'avoir reçu un appartement en bord de mer pour favoriser une entreprise de bâtiment dans l'obtention de marchés publics, Lula nie farouchement et se dit victime d'un complot pour l'empêcher de briguer un troisième mandat. 

Pour le RN (ex-FN), Marine Le Pen dénonce un "attentat politique" et une "volonté d'assassiner". Elle lance un "Lepenthon".

Dans le même temps, Bayrou coule des jours heureux, 
Résultat de recherche d'images pour "Bayrou corruption"malgré l'alerte pour détournement de fonds européens lancée le 7 juin 2017 par un salarié du MoDem Matthieu Lamarre a adressé un courrier au même Parquet de Paris (PNF) pour dénoncer la situation des assistants parlementaires européens du parti centriste, proche de la LREM de Macron. Lamarre effectue un "signalement" à la justice dans lequel, documents à l'appui, il montre que son salaire était largement pris en charge par le Parlement européen entre décembre 2010 et novembre 2011. Or, selon lui, sa mission au 133 bis, rue de l'Université à Paris (VIIe), siège du MoDem, consistait à gérer le site Internet et non à travailler spécifiquement pour l'eurodéputé qui l'employait. 
Résultat de recherche d'images pour "Bayrou corruption"C'est sur la base de cette déclaration que le Parquet a ouvert une enquête préliminaire pour «abus de confiance» afin de vérifier si le MoDem a fait prendre en charge fictivement une partie de sa masse salariale par les instances européennes. Mais cette enquête stagne, tandis que le PNF fait du zèle en étranglant financièrement le parti arrivé au second tour de la Présidentielle, sans jugement, à titre conservatoire... 

Figure de proue de la lutte anticorruption au Brésil, Sergio Moro a connu plusieurs revers ces dernières semaines
Résultat de recherche d'images pour "Lula juges"
avec la libération le 26 juin de José Dirceu, ex-homme fort du gouvernement Lula, et l'acquittement récent de Gleisi Hoffmann, présidente du Parti des travailleurs (PT) depuis 2017, également accusée de corruption. La Justice brésilienne est-elle aux mains de la gauche radicale au Brésil ? Quid de la France ?

La défense de Lula avait multiplié les recours auprès de la Cour suprême pour réclamer sa libération, sans succès.
Ses avocats considèrent que l'icône de la gauche doit demeurer en liberté le temps que tous les recours soient épuisés, mais la Cour suprême avait décidé en avril d'appliquer une jurisprudence selon laquelle toute personne condamnée en deuxième instance doit être incarcérée.


Brésil: après un bref imbroglio judiciaire, Lula reste en prison

mercredi 19 juin 2013

Le Brésil, pays émergent, se soulève pour son pouvoir d'achat

Le marxiste Lula a-t-il bâti sur le sable ?

Quelque 50.000 Brésiliens ont de nouveau manifesté mardi soir à Sao Paulo


Un groupe de manifestants a tenté de forcer l'entrée de la mairie mais la police les a repoussés avec quelques tirs de gaz lacrymogènes. Puis ils ont mis le feu à un camion de transmission de la chaîne de TV Record, à une cabine de police et à une agence bancaire situés près de la mairie.
Des boutiques ont été saccagées et pillées et la façade récemment restaurée de l'Opéra a été taguée. L'opposition trotskiste au sein du PT semble agir en sous-main.

Dans une trentaine de villes plus petites des manifestations avaient lieu également comme à Sao Gonçalo près de Rio avec 5.000 personnes ou Juazeiro do Norte (nord-est) où 8.000 manifestants empêchaient le maire de la ville de sortir d'une agence bancaire, mais aussi Manaus et Florianopolis.

Le matin à Brasilia, Mme Rousseff avait pourtant promis qu'elle prêterait une "écoute" attentive aux aspirations légitimes des 250.000 manifestants qui ont envahi lundi les grandes villes du pays, en pleine Coupe des Confédérations et à un an du Mondial-2014.

Dilma Rousseff est allée consulter Lula

Rien n'a filtré de l'entretien de Mme Rousseff avec l'ancien président Lula (2013-2011) auquel, selon le site de la Folha de Sao Paulo, aurait également participé le maire Fernando Haddad, lui aussi membre du Parti des travailleurs (PT, au pouvoir), d'inspiration marxiste.

A l'ordre du jour de la consultation, les moyens de faire marche arrière en abaissant le prix des transports publics, selon la Folha.
Porto Alegre, Recife et d'autres villes brésiliennes ont déjà annoncé mardi des réductions des prix des transports publics, dont la hausse est à l'origine de la révolte actuelle, née à Sao Paulo et qui s'est étendue comme une traînée de poudre à l'ensemble du pays.

"Ne tire pas, écoute !"
Outre le prix du billet d'autobus ou de métro, les manifestants les manifestants s'insurgent contre les dépenses colossales (11 milliards d'euros) engagées par le pays pour le Mondial dans un an, alors que certains services publics -comme la santé- sont sinistrés.

Printemps Tropical?


Un basculement de l'Amérique du sud à gauche s'est opéré, notamment en Argentine et au Venezuela, deux pays en proie à une insatisfaction populaire montante: Rousseff et Maduro, les successeurs de Lula et Chavez semblant dépassés par la crise.


Brésil: manifestation contre la hausse des... par afp
 
(Noter le stalinisme des compères de Dailymotion et de l'AFP,
inconnu à Euronews...)

"
Je suis venue d'abord parce que mon budget est très juste maintenant avec la hausse des transports", déclare Isabela Neves, un étudiante de 21 ans au visage peint en vert et jaune, les couleurs du Brésil. "Mais surtout parce que je me rends compte qu'on en a ras-le-bol, que c'est le moment de dire 'basta!' ".

"C'est le début du 'Printemps tropical' !", lance un activiste de gauche à la foule, en référence aux mouvements populaires du monde arabe.


Avec l'essor économique et social du pays qui s'est hissé au rang de septième puissance économique mondiale au cours de la dernière décennie, "ont surgi des citoyens qui réclament plus et ont droit à plus", avait analysé dans la matinée Dilma Rousseff.


Mais des experts critiquaient la lenteur des autorités à réagir
A la télévision Golbo news mardi soir l'un d'eux a déclaré:  "Le gouvernement ne sait pas quoi dire, n'a pas de Plan B" .
"Les manifestations s'organisent très vite et de façon suivie et on ne sait pas quand cela prendra fin parce qu'il n'y a pas d'organisateurs définis", selon ces experts.

L'AFP y voit une ..."fronde" !


"Il y a un profond changement social en toile de fond, marqué par l'ascension d'une nouvelle classe sociale", avait en fait expliqué dans la journée l'économiste André Perfeito.
"De grandes parties de la population, principalement urbaine, sont mécontentes de l'état pitoyable des transports collectifs, du système de santé désastreux et de la grande violence, une situation compensée pendant des années par une amélioration des salaires et de l'emploi" qui atteint ses limites, a affirmé Ricardo Antunes, sociologue à l'Université de Campinas.

La Coupe du monde a servi de vecteur à l'expression de cette indignation, "avec ces stades monumentaux qui ont coûté des sommes faramineuses".

La journée de jeudi sera sensible, avec des marches prévues dans plusieurs villes du pays, notamment à Rio, où elle coïncidera avec le match Espagne-Tahïti comptant pour la Coupe des Confédérations qui se dispute jusqu'au 30 juin.
Des joueurs de la "Seleçao" brésilienne, Dani Alves, Hulk et David Luiz, ont exprimé leur solidarité avec "le peuple".


mercredi 10 octobre 2012

Brésil: Trois proches de Lula reconnus coupables par la Cour suprême

La corruption trotskiste révélée à la gauche internationaliste béate

Vous m'avez-vu ?
Quand le candidat Hollande travaille sa stature internationale,
il va chercher l'onction du corrupteur Lula...
"La droite me connaît mal visiblement", a-t-il prévenu en octobre 2011 !
Devons-nous craindre le pire ?


Corrupteur désigné personnalité de l'année 2009 par le journal Le Monde...

Trois des plus proches collaborateurs de l'ex-président Lula ont été reconnus coupables de "corruption active" par la Cour suprême du Brésil pour avoir acheté des voix au Parlement. Les peines seront prononcées dans plusieurs semaines.

Les accusés sont José Dirceu (ancien chef de cabinet de l'ex-président Lula, un ex-président du syndicat de la métallurgie, en 1975), l'ancien patron du Parti des travailleurs (PT, d'inspiration trotskiste, que Lula a fondé) José Genoino, ainsi que l'ex-trésorier de ce parti, Delubio Soares. Tous trois ont été reconnus coupables d'avoir orchestré un vaste système de versement de pots-de-vin sous le premier mandat de Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010).

L'annonce de leur culpabilité a été rendue publique mardi, entre les deux tours des élections municipales au Brésil. Le PT est toujours au pouvoir avec l'actuelle présidente Dilma Rousseff. 

Ex-guérillero
M. Dirceu est âgé de 66 ans. Cet ex-guérillero et ancien  bras droit de Lula est le principal accusé politique de ce procès entamé début août et dont la presse se fait largement l'écho. Il est considéré par le rapporteur du procès comme le "chef" de ce système.

Dirceu avait été obligé de démissionner en 2005 quand le scandale de corruption avait été révélé. Il a toujours nié avoir versé des pots-de-vin aux parlementaires et se proclame innocent.

Vieille pratique
Les juges ont statué que les trois accusés distribuaient de l'argent à des parlementaires. Ils ont ainsi pu recueillir illicitement le soutien de partis politiques alliés pour former la coalition du gouvernement fédéral. L'achat de vote au parlement est une vieille pratique au Brésil.

Excuses publiques
Le procès implique 37 accusés. Une collusion entre hommes politiques, hommes d'affaires et banquiers: cela ne fait-il pas un peu mauvais genre en milieu trotskiste ? Hollande non plus n'aime ni la finance, ni les riches, ni les banquiers,  à quelques exceptions près... Une trentaine ont déjà été reconnus coupables.

L'affaire dite du "mensalao" avait failli coûter sa réélection à Lula en 2006, même s'il a été mis hors de cause par la justice. Lorsque le scandale a éclaté, il avait déclaré se sentir trahi et s'était excusé publiquement au nom de son parti.


Lula, soi-même, en délicatesse avec la justice




Rencontre entre le président Luiz da Silva "Lula"
et Ségolène Royal, 
le 30 janvier 2009 à Belém, 
lors du Forum social mondial 


En février 2011, le ministère public réclame l'ouverture d'une procédure contre lui pour utilisation irrégulière de fonds publics et sollicite le gel de ses avoirs. Lula est accusé d'avoir utilisé des fonds publics pour financer une campagne de promotion politique en 2004, pour un coût estimé à quatre millions d'euros
Le 27 septembre 2011, Sciences Po Paris lui remet le titre de docteur honoris causa...

samedi 12 février 2011

Aubry ne réussit pas à faire parler d'elle en Afrique

Son discours de Dakar occulté par le message d'Anne Sinclair

Aubry se fait doublement voler la vedette

Alors que DSK a fait un pas vers la primaire socialiste pour la présidentielle de 2012,
le premier secrétaire du PS échoue à prendre un épaisseur internationale.
Martine Brochen-Aubry est également restée échouée à Dakar un jour de plus: son vol de retour en France vendredi matin a été annulé et la première secrétaire du PS est donc restée bloquée un jour de plus.

La Ch'tite Aubry n'a pas envoyé la vice-présidente de l'Internationale socialiste
Visiblement en campagne, la maire de Lille n'a pas souhaité se faire représenter par la coquecigrue du marais poitevin.

Accueillie à la 11e édition du Forum social mondial (FSM), qui réunissait des altermondialistes de tous les continents jusqu'à vendredi dans la capitale sénégalaise, le premier secrétaire du PS a-t-il pour autant marqué des points auprès des élites sénégalaises ou des associations altermondialistes ?

La dirigeante socialiste française Martine Aubry et l'ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva se sont rencontrés le 7 février, en marge du FSM. Ils ont évoqué ensemble "le prochain G20", la nécessité d'un "nouveau modèle de développement" et la façon de travailler entre pays progressistes.

En cinq jours, elle se sera peu mêlée à la population locale, mis à part jeudi en fin de journée, mais les socialistes sénégalais l'ont traitée comme une candidate en campage. «Avec Martine, la gauche qu'on aime »...

Martine Aubry a pu prendre pour elle les applaudissements surtout destinés à Ousmane Tanor Dieng (qui encadre Aubry, ci-dessus à droite, avec Jacques Bodin, à gauche sur la photo), le secrétaire national du PS sénégalais qui est l'un des deux candidats potentiels du parti pour la présidentielle du Sénégal, avec le maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall.

Le petit message d'Anne Sinclair éclipse le grand discours de Dakar

Aubry ne rénove pas les rapports franco-africain
Lorsqu'elle prend la parole, Martine Aubry entonne le discours politiquement correct classique du PS sur l'Afrique. Succès facile assuré, en dépit du passé colonial chargé du PS.

=> Comme l’explique l’historien Gilles Manceron, Georges Frêche (PS), par exemple, était l'un des survivants d’une certaine tradition de la gauche colonialiste qui « remonte à Jules Ferry et on la retrouve dans la SFIO de Guy Mollet, où se mêle au discours républicain celui de la mission colonisatrice des races supérieures vis-à-vis des races inférieures ».
Le 12 novembre 1954 à la tribune de l'Assemblée nationale, le ministre de l'Intérieur de Mendès-France, François Mitterrand, déclara: " Je n'admets pas de négociations avec les ennemis de la Patrie; la seule négociation, c’est la guerre ». Le 23 mai 1956, il est Garde des Sceaux et ministre d'Etat, quand Guy Mollet envoie le contingent en Algérie. Or, devenu président de la République, il envoya son ministre Claude Cheysson assister aux fantasias célébrant le 30e anniversaire des premiers massacres de Français d'Algérie.

VOIR et ENTENDRE Eric Zemmour sur le sujet à RTL:

Eric Zemmour : Aubry a aussi eu un souci avec son discours d envoyé par rtl-fr.

Mais, en France comme au Sénégal, l'actualité c'est la présidentielle

La gauche est en campagne pour 2012 et, à l'étranger, Martine Aubry se laisse emporter. « Aujourd'hui, c'est le départ pour 2012 », assure-t-elle. « En 2012, il y a des élections en France et au Sénégal », ajoute-t-elle.
Martine Aubry trahit ainsi sa fébrilité à la suite du pas en avant de Dominique Strauss-Kahn, président du Fonds monétaire international (FMI), par l'intermédiaire de son épouse, la journaliste Anne Sinclair.

Le discours d'Aubry à Dakar est passé inaperçu !
"J'ai lu dans plusieurs journaux français que la réélection de Dominique serait assurée à la tête du FMI. Pour ce qui me concerne, je ne souhaite pas qu'il fasse un second mandat ", a-t-elle en effet déclaré dans Le Point du jeudi 10 février. Les spéculations quant à une éventuelle candidature de DSK à l'élection présidentielle française de 2012 étaient relancée et le PS mis en effervescence.

Le Premier secrétaire du PS se crispe

« Nous avons des procédures, rappelle-t-elle à toutes fins utiles, peu après le meeting de jeudi soir. C'est en juin que je ferai savoir ma décision. Je suis première secrétaire, je respecte le calendrier que le PS s'est fixé», insinue-t-elle à l'attention de DSK (ici en 2007, entouré du maire de Sarcelles, François Pupponi, et d'Anne Sinclair), selon sa bonne vieille méthode insidieuse. Le dépôt des candidatures aux primaires commence le 28 juin.

Dans l'entourage de la numéro un du PS, officiellement, on fait savoir que Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn se mettront d'accord sans s'affronter pour savoir qui des deux se présentera aux primaires. Mais en réalité, chacune des deux équipes raisonne et communique en considérant par avance qu'elle aura l'avantage sur l'autre. « On a appris à ne jamais regarder les autres », explique-t-on autour d'Aubry. Et ça se voit !

Les partisans du premier secrétaire tentent de se rassurer

Face à DSK qui fait figure de grand favori, les aubryistes avancent quelques arguments: elle peut se prévaloir du rassemblement du PS, du travail sur le projet, qui sera finalisé en mai, mais dont on ne sait rien, et de bons sondages (lien PaSiDupes sur le rôle des sondages), puisqu'elle l'emporterait largement contre Nicolas Sarkozy dans le cadre d'un second tour, comme Désirdavenir Royal en 2006-7. Celle-ci, rappelons-le, ferait volontiers de DSK son Premier ministre... (lien PaSiDupes)
Mais, comme le dit Martine Aubry elle-même, il faut se méfier des entourages qui pensent à la place des autres.

jeudi 19 août 2010

Lapidation d'Iranienne: Téhéran rejette toute ingérence

Mais le droit d'ingérence en France, alors oui !

L'Iran a demandé mardi à l'Occident de s'occuper de ses oignons

Le cas de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, mère de famille de 43 ans condamnée à mort par lapidation - depuis 2006 - pour adultère et complicité dans le meurtre de son mari, selon Téhéran, a suscité ces dernières semaines une intense mobilisation des pays occidentaux, qui exigent qu'elle ne soit pas exécutée.

VOIR et ENTENDRE l'exposé des faits par France 24

Sur le net : Il faut sauver Sakineh Ashtani
envoyé par france24

Lire l'article de PaSidupes consacré à la lapidation

En réponse aux nombreux appels internationaux à la clémence,
l'Iran a annoncé en juillet la suspension temporaire de la peine de Mme Mohammadi-Ashtiani. Son cas "est toujours en cours d'examen et rien n'a été décidé pour l'instant", avait indiqué le 5 août un responsable iranien à une commission des droits de l'Homme de l'ONU à Genève.

En république islamique, il est interdit aux démocrates d'interférer
avant qu'il ne soit trop tard. Après, on peut toujours.
=> La télévision iranienne a diffusé une déclaration dans laquelle Sakineh Mohammadi-Ashtiani avouerait - librement - qu’elle est coupable et que les médias occidentaux n’ont pas à se mêler de sa vie privée.

VOIR et ENTENDRE la version abrégée des aveux supposés sincères et libres, peut-être par l'intéressée elle-même, car elle n'est pas identifiable...

La femme condamnée pour lapidation [nws] FR2 130810
envoyé par SpeedyVideo

De nombreux experts pensent qu’elle a été torturée pour faire ces aveux et que c'est un moyen pour le gouvernement Iranien de justifier son exécution à venir.

=> Car l'affaire est toujours "en cours d'examen"
(jusque début septembre), selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères. "Les procédures judiciaires sont très strictes, particulièrement concernant les affaires de meurtre", a déclaré Ramin Mehmanparast lors de son point presse hebdomadaire. "Plus la sentence est lourde et plus la justice est méticuleuse dans l'examen de l'affaire, et c'est ce qui est en cours", a expliqué le porte-parole.

VOIR et ENTENDRE la version plus longue de France Télévisions:


Du danger des amalgames

"Aucune nation indépendante n'accepte que d'autres pays interfèrent dans ses décisions judiciaires, (...) et les pays occidentaux ne doivent pas exercer de pressions", a poursuivi le porte-parole.
Il a également estimé que la mobilisation occidentale en faveur de Sakineh Mohammadi-Ashtiani résultait d'une "approche politisée", liée au conflit entre l'Iran et la communauté internationale à propos du programme nucléaire iranien.

Le camarade Lula du Brésil s'ingère et se fait refouler

M. Mehmanparast a à nouveau rejeté toute idée de libérer la condamnée, comme l'a notamment suggéré le président brésilien Lula qui a proposé d'accueillir Mme Mohammadi-Ashtiani au Brésil si Téhéran faisait un geste de clémence.
"Si nous libérons les personnes condamnées pour meurtre, il n'y aura plus de sécurité", a-t-il affirmé. Quand le Brésil aura pris connaissance du dossier, "il comprendra que tout ce tumulte a été créé pour porter atteinte aux relations irano-brésiliennes", s'est justifié le porte-parole.
Le président Mahmoud Ahmadinejad, dans des déclarations traduites en anglais et publiées lundi par le site de la chaîne iranienne en anglais Press-TV, a lui aussi réaffirmé que l'autorité judiciaire iranienne "n'est pas d'accord" pour envoyer Mme au Brésil. "Il n'y a aucun besoin de créer un problème au président Lula", a-t-il affirmé, ajoutant que l'Iran "préfère exporter sa technologie au Brésil que de telles personnes".
Martine Aubry serait sur les rangs pour accueillir la dame à Lille.

Pendant les vacances les vigilants sont indifférents ?

Depuis 2006, et alors que l'exécution était prévue le 9 juillet 2010, on n'a toujours pas de nouvelles de communiqués du MRAP, de SOS Racisme, du NPA, du CFCM ou du PS ?
Comment Pouria Amirshahi (PS) peut-il rester insensible ?

Pas de souci à se faire sans doute, d'autant que l'avocat de Mme Mohammadi-Ashtiani a disparu...

Amnesty International a critiqué la diffusion à la télévision des «aveux» de Sakineh Mohammadi Ashtiani

=> Aidez donc Sakineh en signant la pétition à laquelle ont déjà contribué de nombreuses personnalités.
Wole Soyinka, Bernard-Henri Lévy, Patrick Modiano, Milan Kundera, Jorge Semprun, Ségolène Royal, Rachida Dati, Simone Veil, Marjane Satrapi, Juliette Binoche, Mia Farrow, Bob Geldof, Taslima Nasrin, Ayaan Hirsi Ali, Jody Williams, Sussan Deyhim, Yann Richard, Elisabeth Badinter,Martine Aubry, Lionel Jospin, Sylviane Agacinski, etc...

=> Au-dela de signatures individuelles, une déclaration officielle de l'UMP:

Sauvons Sakineh Mohammadi-Ashtiani de la lapidation

Devant l’inacceptable, l’UMP se mobilise

En Iran, Sakineh Mohammadi-Ashtiani, d’abord condamnée à la lapidation pour adultère, est désormais accusée de complicité du meurtre de son mari après des aveux forcés selon ses avocats.

Agée de 43 ans, cette mère de famille, avait mercredi dernier, fait des aveux à la télévision iranienne disant qu’un homme avec lequel elle était intime, avait tué son mari en sa présence. L’un de ses avocats avait alors déclaré qu’elle avait été violemment torturée jusqu’à ce qu’elle accepte de parler face aux caméras.

Le Mouvement Populaire, indigné, se joint à l’ensemble de la communauté internationale qui soutient cette femme
, défend les droits de l’homme et de la femme à travers le monde, et appelle les gouvernants iraniens à la clémence.
Cl.D