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dimanche 15 novembre 2015

L'enquête sur les assassins islamistes du vendredi 13 progresse en France et en Belgique

Rien de commun avec les bras cassés du Thalys ou de Toulon sur le dos desquels Cazeneuve et Valls ont joué les caïds 

L'enquête belge sur les attentats de Paris a permis dimanche de placer en garde à vue sept personnes de l'entourage d'un des kamikazes 

Le gouvernement nous a baladés avec des affaires bidon
Depuis les attaques de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher, les 7 et 9 janvier 2015, les services de police ont déjouédes projets à visée terroriste plus ou moins aboutis. Le 19 avril, un étudiant algérien en informatique, Sid Ahmed Ghlam, 24 ans, est arrêté à Paris après avoir appelé les secours parce qu’il s’est tiré malencontreusement une balle dans la jambe, dit-il. Le 13 juillet, un autre projet est encore empêché et révélé, renforçant l'illusion de l'efficacité des services et de notre sécurité. Quatre jeunes de 16 à 23  ans sont soupçonnés d’avoir voulu attaquer le camp militaire du fort Béar, à Port-Vendres (Pyrénées-Orientales), et d’avoir envisagé la décapitation d’un officier. Ils revendiquent leur engagement djihadiste au côté de l’EI. L’attaque ratée du train Thalys reliant Amsterdam à Paris, le 21 août au soir, est également un fiasco que le gouvernement ne craint pas de porter à son crédit, alors que ce sont des militaires américains qui empêchent le pire sur le territoire néerlandais... 

Une menace était restée confidentielle, jusqu'à ce qu'en novembre la presse ne vende la mèche et que le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, en profite pour se flatter de la performance de ses services de police, fin octobre 2015, quand un Français isolé, Hakim, avait eu des velléités d'attaque de... la base navale de Toulon et d'assassinat de militaires. C'est dire que les islamistes amateurs les plus farfelus ne sont nullement impressionnés par les coups de mentons de Valls et ses menaces de sanctions. Surtout, personne n'avait réalisé que l'opération avait servi de diversion à ce qui se préparait et que Cazeneuve n'a pas vu venir. 

Parallèlement, les autorités belges ont procédé à cinq arrestations dans un quartier de Bruxelles connu pour abriter des islamistes radicaux: ils sont soupçonnés  d'avoir participé de près ou de loin à l'attaque qui a fait au moins 129 morts vendredi à Paris et Saint-Denis.
Le caractère européen de l'enquête, qui a des connections dans d'autres pays, a incité le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, à demander une réunion des ministres de la Justice et de l'Intérieur de l'UE vendredi prochain à Bruxelles.

Cazeneuve est redevable à la Belgique des progrès de l'enquête 
Ce qui n'a pas empêché Christiane Taubira de faire une déclaration-fleuve, pleine de mots et de compassion. Le mot d'ordre gouvernemental est au pathos. "Nous avons vu avec quelle rapidité l'enquête évolue", a déclaré dimanche l'observatrice de la Place Vendôme, après avoir rendu visite aux magistrats qui ont recueilli les informations belges..


Sept personnes de l'entourage familial d'un des assaillants présumés du Bataclan, ont été placées en garde à vue

Ismaël Omar Mostefaï, 29 ans, a en effet été identifié à Bruxelles où il est basé. Les services français n'ont plus qu'à procéder à des vérifications, a-t-on appris de sources judiciaire et policière.
Il s'agit d'un des kamikazes identifiés post mortem sur le site de la salle de concert parisienne ,où  froidement et méthodiquement, 89 personnes ont été tuées,selon un bilan toujours provisoire.

Le procureur de Paris François Molins était chargé samedi soir de publier des précisions reçues de Bruxelles. Cet assassin, né dans l'Essonne, à Courcouronnes, dans la communauté d'agglomération Évry Centre que Manuel Valls, député-maire PS d’Évry, a présidée de 2008 à 2012. 

Ce tueur était connu de la justice pour des délits de droit commun, mais jamais incarcéré.
Il a fait l'objet d'une fiche "S" en... 2010 pour radicalisation mais n'avait jamais été impliqué dans des filières djihadistes, a précisé le procureur de Paris.

La ville accueille aussi la mosquée d'Evry-Courcouronnes, la plus grande mosquée de France et la 3e en Europe. C'est la participation du cheikh saoudien Akram Aadja qui permit de réaliser le montage financier. Ouvert en 1995, l'édifice a été labellisé "Patrimoine du xxe siècle" en novembre 2011.
Coopération franco-belge profitable à l'enquête
De source proche de l'enquête, on apprend qu'une voiture de marque Seat utilisée par l'un des commandos a été retrouvée à Montreuil, dans la banlieue proche de Paris. Trois armes à feu de type Kalachnikov ont été trouvées dans ce véhicule.
Un Français résidant en Belgique a été interpellé par la police belge dès samedi en compagnie de deux autres personnes à Molenbeek, une des 19 communes de Bruxelles, et le Parquet fédéral belge a annoncé avoir ouvert une enquête antiterroriste. Deux autres personnes ont aussi été interpellées, a dit la maire de Molenbeek.
L'enquête a été confiée à un juge d'instruction bruxellois antiterroriste dans la mesure où deux Belges ont été tués dans les tueries, précise un communiqué du parquet fédéral belge.
Les trois individus arrêtés samedi ne sont pas connus des services de renseignements français, avait dit François Molins.

Molenbeek, un des quartiers pauvres de Bruxelles, est déjà lié à plusieurs attaques en France
Amedy Coulibaly, qui avait tué une policière et quatre personnes dans un supermarché casher de Paris en janvier dernier, avait acheté des armes dans ce quartier, tout comme Ayoub El Khazzani, l'homme qui avait ouvert le feu en août dernier dans le Thalys reliant Bruxelles à Paris.
Mehdi Nemmouche, le ressortissant français auteur présumé de la fusillade qui a fait quatre morts en mai 2014 au Musée juif de Bruxelles, a aussi vécu à Molenbeek, d'où sont issus de nombreux djihadistes combattant en Syrie ou en Irak.

L'état-PS appelle à l' "union sacrée"

La Belgique est le pays d'Europe qui compte le plus d'islamistes dans cette région, proportionnellement à sa population.

D'autres pays sont également impliqués dans l'enquête.
L'un des auteurs des assassinats près du Stade de France - où les carnages ont démarré et où se trouvait le président Hollande - est titulaire du passeport syrien découvert près de son corps explosé est entré le 7 octobre en Serbie où il a demandé l'asile, a fait savoir dimanche le ministère serbe de l'Intérieur.
Les autorités grecques ont aussi annoncé qu'il était passé par la Grèce.
A Paris, le travail d'identification des victimes se poursuit et 103 corps - sur les 129- l'ont été, a dénombré Manuel Valls.

François Hollande, qui a promis une réponse "impitoyable" aux attentats à la fois à l'extérieur et à l'intérieur des frontières, a quant à lui entamé dimanche
des consultations politiques avant son discours de lundi devant le Congrès réunissant députés et sénateurs à Versailles.
"Dans une guerre, ce qui est essentiel, c'est l'union sacrée", a déclaré dimanche le Premier ministre Manuel Valls. Dominique de Villepin conteste ce terme de "guerre."
Le premier reçu a été l'ancien président Nicolas Sarkozy. Le patron du premier parti de droite républicain adopte une attitude constructive. Il a plaidé pour un rapprochement avec la Russie et des sanctions accrues en France.
Face à "cet état de guerre", il a souhaité "une inflexion de notre politique étrangère, des décisions au plan européen et des modifications drastiques de notre politique de sécurité".

La presse à la botte du pouvoir socialiste réclame l'alignement pur et simple et sans discussion sur les décisions à venir de l'exécutif. Sur BFMTV, c'est la position de Ruth Elkrief qui admet néanmoins qu'un débat doit avoir lieu. Un débat ouvert aux seuls bénis-oui-oui... 

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