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dimanche 22 novembre 2015

Islamistes infiltrés: Valls dit ce qu'il ne fallait pas, jusqu'aux tueries du 13 novembre 2015

"Des terroristes [islamistes] se sont glissés parmi les réfugiés", admet finalement Valls 

Le premier ministre chercherait-il des excuses au revirement de Hollande?

Certains des islamistes auteurs des assassinats de masse à Paris et Saint-Denis le 13 novembre à Paris ont "profité de la crise des réfugiés [...] pour se glisser" en France, a avoué le chef du gouvernement, jeudi 19 au 20 heures de France 2.
"Ces individus [terme inapproprié démontrant que l'exécutif à encore du chemin à faire] ont profité de la crise des réfugiés, notamment au moment de ce chaos, peut-être, pour certains d'entre eux, se glisser..." en France, a raconté Manuel Valls, sans finir sa phrase et jusqu'ici resté sourd aux appels à la vigilance que sa presse stigmatisait. Il a aussitôt mis en cause ses alliés belges:  "d'autres étaient en Belgique, déjà. D'autres, je veux le rappeler, étaient en France", a-t-il ajouté, noyant le poisson.

Par ailleurs, concernant l'enquête dans les milieux islamistes, "157 personnes [sans doute ne peut-on pas les désigner comme des "islamistes] ont été assignées à résidence depuis vendredi" et "600 perquisitions" ont été menées, a indiqué le Premier ministre. Le précédent bilan faisait état d'environ 400 perquisitions et 118 assignations à résidence.

A ce bilan qu'il veut flatteur, le Premier ministre ne peut faire figurer l'ennemi public numéro 1. 
Valls a admis son ignorance sur la menace que constitue la présence de Salah Abdeslam, autre auteur présumé des attaques recherché par les forces de l'ordre, s'il  se trouve en France ou en Belgique.

Manuel Valls s'est également voulu très
incertain sur le fait de savoir "si des groupes, des individus, qui sont directement liés à l'attaque de vendredi soir sur Paris, sur Saint -Denis" sont encore actifs.
"Nous ne le savons pas encore. On peut l'imaginer", a-t-il admis, dépassé par les événements. "Et c'est la raison pour laquelle la menace est toujours présente et va être longue et permanente", a-t-il estimé, évoquant "un certain nombre d'individus qui représentent un vrai danger": on ne peut être plus vague!

Le chef de gouvernement n'en sait pas davantage non plus sur l'entrée en France d'Abdelhamid Abaaoud, coordinateur présumé des attentats tué mercredi dans un assaut policier à Saint-Denis. "A ce stade, nous ne le savons pas, mais je ne doute pas que l'enquête le démontrera [...] pour comprendre pourquoi cet homme qui faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international émis par la Belgique a pu ainsi traverser toute une série de frontières". 
Ainsi Valls passe-t-il son temps sur les antennes de radio et de télévision pour ne rien dire: il ne sait rien...
Par ailleurs, le Premier ministre ignore toujours si le fugitif Salah Abdeslam a quitté l'Hexagone.
Avec deux tueurs dans la nature, Valls et Hollande portent une lourde responsabilité dans l'insécurité régnant en France. 
Après trois ans et demi au pouvoir, difficile de continuer encore longtemps à pointer le pouvoir précédent et la baisse des effectifs de police avant les menaces djihadistes en France et du fait de la crise financière de 2008 et des enjeux de dette publique.   

Il était criminel de refuser cette possibilité

Djihadistes infiltrés parmi les réfugiés : le fantasme, la peur… et la vigilance
Vent de panique sur les réseaux sociaux [qui recèlent toutes les menaces, selon les privilégiés de la presse mercantile],
Des réfugiés contrôlés par la police autrichienne, le 12/9/2015
des combattants de l’organisation de l’Etat islamique se seraient mêlés aux réfugiés. Selon un tabloïd britannique, ils seraient plus de 4.000 à s’être infiltrés parmi les réfugiés en Europe. Des sites et même des media relaient des rumeurs, présentées comme des informations. Et pourtant...

Les rumeurs ont la peau dure, surtout quand elles trouvent place dans des media et sont nourries par des personnalités politiques. Et quand elles sont propagées par les réseaux sociaux. Voici le commerce de la peur démantelé en quelques points :

1-Aucune information crédible : "Nous n’avons pas d’éléments qui indiqueraient qu’il y aurait des terroristes infiltrés parmi les réfugiés. Il n’y a aucun indice d’une présence éventuelle de Daech parmi les migrants. Pas une seule information", affirme à Géopolis un haut fonctionnaire de Bruxelles chargé de la sécurité.

2-Risque de noyade : "Si jamais l'Etat islamique perd pied sur le terrain et veut se lancer dans une offensive de terreur internationale, il ne va pas envoyer ses nervis parmi les réfugiés : il leur faudrait un mois pour arriver, avec une chance sur deux de se noyer... Du coup, la mission serait à l'eau avec", analyse Alain Chouet, qui a dirigé de 2000 à 2002 le service Renseignements de sécurité à la DGSE (renseignements extérieurs français).
La photo d'Aylan Kurdi utilisée par l'Etat islamique pour illustrer un chapitre de son magazine de propagande, « Dabiq ».
Le 2 septembre, la photo du petit Aylan Kurdi, Syrien d’origine kurde retrouvé mort noyé sur une plage turque, choquait le monde entier. Une semaine plus tard, l’EI réagissait et condamnait les parents " syriens et libanais prêts à risquer la vie et l’âme (…) de leurs enfants lors d’un voyage dangereux vers les terres des (…) croisés". Une sentence qui transforme le père d’Aylan Kurdi en premier coupable du décès de son fils, à en croire un article au titre évocateur – "Les dangers d’abandonner les terres d’islam" – paru dans le 11e numéro de Dabiq, le magazine anglophone de propagande de l’organisation.

3-Contrôle policier : les réfugiés sont contrôlés deux fois, à leur entrée en Europe et dans leur pays d’accueil. «Nous travaillons avec nos services de renseignements et n'octroyons pas l'asile à ceux dont nous savons qu'ils ont des activités terroristes», insiste le ministre de l'Intérieur français Bernard Cazeneuve.
Car "l’organisation Etat islamique cherche à récupérer à son profit le drame de l’accueil des réfugiés en Europe", affirmait Le Monde,en septembre dernier  encore, tout en essayant de retenir les aspirants à l’exil qui fuient les conflits syrien et irakien.
Choisir de vivre "en Europe ou en Amérique" constituerait en effet un "péché majeur". Car là-bas les fidèles, qui pourraient "abandonner l’islam pour le christianisme, l’athéisme ou le libéralisme", seraient sous "la constante menace de la fornication, de la sodomie, des drogues et de l’alcool" [ce qui, dans l'après vendredi 13 novembre, nous est présenté comme un "art de vivre" à l'occidentale], ou encore "[oublieraient] la langue du Coran"… Cette propagande s’appuie sur une notion de territoire propre à la foi musulmane, puisqu’elle distingue le "Dar Al-Islam", où le souverain gouvernerait en se référant aux injonctions du Coran – comme dans le 'califat' autoproclamé de l’Etat islamique –, et le "Dar Al-Kufr", où régnerait l’impiété.
4-Vivier local et réseaux sociaux : "L’organisation Etat islamique (EI, Daech/Daesh) dispose de sympathisants en Europe et continue de recruter via les réseaux sociaux. Ces sympathisants ont des papiers en règle. Il y a un vivier en Europe", explique la source [du journal officieux du PS], qui a requis l’anonymat. Le Français Mehdi Nemmouche, revenu de Syrie quand il a attaqué le musée juif de Bruxelles en mai 2014, en est la parfaite illustration.

5-Qui a diffusé la thèse de l’infiltration des combattants (djihadistes?) de Daech parmi les réfugiés ? 
Masked Islamic State gunmen march in one of the terror group's propaganda videos
Dès début août, des sites complotistes (souvent proches de l’extrême droite) inondaient les réseaux sociaux de rumeurs, les mêmes qui ont détourné la photo du petit Aylan le montrant vivant… après le drame, grâce à des photomontages.

Le tabloïd anglais Sunday Express annonce la présence de plus de 4.000 combattants de l’Etat islamique parmi les réfugiés. Comme le démontre Libération, dans sa rubrique Désintox, le tabloïd s’appuie sur une interview [entretien, en français] d’un membre de l’Ei datée de… janvier 2015 au site américain Buzzfeed. Des propos mis en doute par les journalistes qui les ont recueillis. Cela n’empêche pas des sites et même des médias de relayer le chiffre abracadabrant," dénonçait le quotidien rupin des hommes d'affaires socialistes, Ledoux et Drahi.

6-Vigilance : ce n’est pas parce que ce n’est pas le cas que cela n’arrivera pas. 
L'AFP et M. Berkani appelaient à la vigilance du bout des lèvres.  "Il ne faut pas exagérer la rumeur d'infiltration de terroristes parmi les réfugiés, car elle peut être utilisée par les anti-migrants [une raison admirable, en effet], qui veulent que l'Europe se barricade en disant que seuls des islamos vont entrer [les méchants ne sont pas les musulmans de l'intérieur, mais les indigènes, ces mécréants de croisés], mais on ne peut être sûr qu'il n'y en a pas du tout, avertit Eric Dénécé, directeur du Centre français de recherches sur le renseignement et consultant pour plusieurs media français et internationaux, dont Le Monde ou Slate (proche du Monde).
Lors du Printemps arabe, Dénécé se prononça contre la thèse de la génération spontanée de ces "révolutions" que l'on disait 'sociales', et livra des informations qui ne retinrent pas l'attention des idéologues. Les "printemps arabes" étaient préparés de longue date. 

Dès 2007-2008, similairement aux Révolutions de couleur (mouvements insurrectionnels ou révolutionnaires qui se sont développés dans les pays post-communistes d'Europe centrale et orientale et d'Asie centrale, dont l'Ukraine), les leaders de ces mouvements assistaient à des conférences organisées par des ONG américaines, comme Canvas, qui travaille avec des mouvements révolutionnaires non-violents au Moyen-Orient et dont l'un des projets est de faire basculer l’Algérie en exploitant son mouvement social.
Le 23 mai 2014, Dénécé cosigna avec Chérif Amir un article dans Le Monde concernant les élections présidentielles égyptiennes de 2014. Cet article faisait valoir que le chef d'État égyptien Abdel Fattah al-Sissi est moins dangereux que le candidat socialiste Hamdine Sabahi, co-dirigeant du Front du salut national et soutenu par les Frères musulmans. Cette position lui vaut d'être accusé de désinformation par l'extrême gauche.
Et pendant ce temps, l'exécutif socialiste et sa presse ne nous abreuvent plus d'informations sur les bons "réfugiés" du Proche-Orient... 

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