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mercredi 18 novembre 2015

Assassinats islamistes de masse à Paris: la minute de silence conspuée à la prison de Fresnes

L'hommage aux victimes des assassinats perturbé par les cris et huées de détenus de la maison d'arrêt de Fresnes

Une vidéo laisse entendre des cris et des huées à la maison d'arrêt de Fresnes 


lors de la minute de silence observée par ailleurs en de Paris. Un surveillant de l'établissement confirme la scène à L'Express.

Des détenus de la maison d'arrêt de Fresnes ont-ils hué, crié, voire manifesté de la joie, lors de la minute de silence en hommage aux victimes des carnages de Paris sont attestés par une vidéo mise en ligne lundi soir par un site d'extrême droite: et pourquoi pas d'extrême gauche? Rapidement devenue virale, elle montre la cour de sport intérieure et l'une des façades de la prison alors que de nombreux cris indistincts émanent des cellules. 

Rien ne prouve que la scène se soit bien déroulée pendant la minute de silence et donc que les détenus ne respectaient pas l'hommage aux victimes. Mais contactée par L'Express, la direction de la prison préfère ne pas nier et indique ne "pas être disponible pour le moment" et n'a donc ni infirmé ni confirmé l'information... Aveu implicite.

Mais si L'Express n'est pas en mesure d'authentifier la vidéo, Yoan Karar, surveillant pénitentiaire et délégué syndical FO à la prison de Fresnes confirme que la minute de silence "a bien été huée". 

Il précise également à L'Express que la vidéo a bien été prise "de l'intérieur de la maison d'arrêt".


Présent dans les murs lors de la minute de silence, il affirme que ses collègues et lui "n'étaient pas vraiment étonnés" puisque "c'était déjà la même chose lors de la minute de silence pour Charlie Hebdo", après les tueries par des djihadistes français en janvier 2015. "Par contre, je ne pourrais pas vous dire si le vacarme venait du côté des détenus radicalisés ou des conventionnels", indique-t-il encore. 

Le surveillant ajoute que la radicalisation des détenus de la prison de Fresnes "augmente avec le temps". "Les appels à la prière par exemple, ça n'existait pas il y a quelques années", aujourd'hui "c'est de plus en plus", tout comme "le prosélytisme". "Il y a toujours eu des mouvances dans les prisons. Mais là, c'est plus compliqué à gérer", estime Yoan Karar. 

Cris de joies et applaudissements vendredi soir

Dans son édition de lundi, La Voix du Nord, rapportait "des cris de joie et des applaudissements", vendredi soir, au moment où les attentats ont été portés à la connaissance du public, dans les maisons d'arrêt de Vendin-le-Vieil et de Sequedin. "On croyait que la France avait marqué un but contre l'Allemagne, mais non, c'étaient des réactions à l'annonce des attentats de Paris", expliquait un surveillant abasourdi. 

Là encore, le fait s'explique par le rassemblement de nombreux détenus radicalisés. "On en a deux ou trois qui ont eu, suite à tout ça, des propos pro-Daesh. Il y en a même un qui voulait couper ma tête! Qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse contre des gens dont le but est de mourir pour Daesh ?", confiait Grégory Strzempek, délégué du syndicat pénitentiaire UFAP local, au journal.

L'hebdomadaire Marianne raconte en revanche une autre histoire. 
Celle de prisonniers concernés. "Quand on sortait sur Paris, en provenance de la Seine-Saint-Denis, on atterrissait toujours du côté de Charonne et Bastille", raconte l'un d'eux. Selon le magazine, certains radicaux seraient restés dans leur cellule après les attentats, redoutant la réaction de leurs co-détenus. "Ceux qui ont encore un cerveau et arrivent à réfléchir sont juste dégoûtés par ces actes barbares", raconte un autre détenu du sud de la France. Non identifié: le secret des sources jette la suspicion sur la fiabilité de tels propos, réels ou inventés pour les besoins d'une cause douteuse.

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