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vendredi 13 novembre 2015

Air France: les turbulences syndicales reprennent

Violences à Air France : 4 licenciements et une grève le 19 novembre 

"C'est inadmissible et on se laissera pas faire", dit la CGT.
 

La direction a engagé une procédure contre un cinquième employé. Onze autres sont mis à pied. 
Mehdi Kemoune, numéro deux du syndicat CGT Air France rappelle que la CGT appelle à la grève le jeudi 19 novembre 2015. En cause, les licenciements annoncés jeudi 12 novembre. Quatre salariés d'Air France, mis en cause pour des violences le 5 octobre dernier, ont été licenciés "pour faute lourde".
Un cinquième, représentant du personnel, fait l'objet d'une procédure de licenciement spécifique en raison de... son statut privilégié.  

Pour le délégué syndical CGT, une "procédure légale spécifique et plus longue" est engagée, indique la compagnie. Compte tenu de son statut de salarié protégé, son licenciement doit être autorisé par l'inspection du travail et les instances du personnel consultées

Sans indemnité ni préavis 

Petit rappel des faits... 
Le 5 octobre, deux dirigeants avaient été molestés et des vigiles blessés en marge du CCE, envahi par plusieurs centaines de salariés. L'image du DRH d'Air France, torse nu, chemise arrachée et escaladant un grillage pour échapper aux manifestants, a fait le tour du monde. Le Premier ministre Manuel Valls avait promis des "sanctions lourdes" contre les "voyous", François Hollande avait condamné des violences "inacceptables". 

Ces cinq employés, principalement issus de la branche cargo, sont licenciés "sans indemnité ni préavis", a précisé Miguel Fortea, secrétaire général de la CGT-Air France.
 
Pour un sixième salarié, les faits "d'accusation d'agressions physiques n'ont pas été retenus", a indiqué le groupe aérien. Selon plusieurs sources syndicales, il fera l'objet d'une mise à pied, mais la direction va "retirer sa plainte pour violence", ne retenant que des "dégradations" à son encontre. 
Ces six salariés avaient été interpellés une semaine après les incidents survenues en marge du comité central d'entreprise (CCE) d'Air France où deux dirigeants avaient été molestés par des manifestants, l'image de leurs chemises arrachées ayant fait le tour du monde. 

Jugement en décembre 

Cinq d'entre eux seront jugés le 2 décembre au tribunal correctionnel de Bobigny. 

Par ailleurs, onze salariés, tous salariés au sol également, ont également écopé d'une mise à pied sans solde de 15 jours pour avoir participé, selon la compagnie, à l'"effraction" d'une grille d'accès. La direction a assuré agir "de façon juste, équitable, proportionnée et rigoureuse", ce qui n'a pas convaincu les syndicats interrogés. 
Pour les sanctions, elle s'appuie sur des vidéos tournées par des media. Bien que tierces personnes, "c'est juste une farce", de l'avis de Force Ouvrière. "On ne voit personne qui met un coup" mais "juste du chahut", a réagi un délégué FO.

Le FN paraît bien modéré
Sur BFMTV/RMC, Jean-Luc Mélenchon a affirmé que "retenir cinq gars qui défendent leur emploi, une nuit entière, c'est un abus." 
Et le dirigeant du Parti de gauche ajoute "Moi, je leur dis de recommencer, et de ne pas céder à la peur", se disant même prêt à aller en prison avec eux. 
Ou, tant qu’il y était, à leur place.

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