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mercredi 11 novembre 2015

11 novembre: que sont les patriotes devenus?

Plus patriotes, tu meurs ? 

Ahmed Meguini regrette le manque de ferveur des Français autour de la cérémonie du 11 novembre. 

Quand un rouge nous parle du "bleuet"...
Où sont les bleuets qui dans mon enfance fleurissaient à chaque boutonnière ? s'interroge ce journaliste et co-fondateur du Mouvement de l’utopie concrète, avec Roland Castro (ex-militant de l’Union des étudiants communistes, puis du Parti communiste français et candidat à la présidence de la République), Gaspard Delanoë (militant en faveur des squats d'artistes et fondateur de plusieurs collectifs d'artistes) et Éric Halphen (un ex-juge, pas "rouge" du tout, donc), en 2002.

La frontière apparaît ténue entre aimer son pays dans la défaite et aimer la défaite dans son pays. La dénonciation perpétuelle, l'indignation qui ne produit pas d'engagement, de la peur panique justifiée à la lâcheté honorable, chacun cherche la victime qui est en lui. Du patriotisme "en contre", un amour vache qui se transforme en une relation néfaste. Par amour de la France, intellectuels, éditorialistes et politiques dessinent les contours des craintes associés à leurs croyances, étrangement convaincus qu'un projet pourrait naître en négatif de ces peurs. Le contre ne fabrique pas du pour [et ce sont des révolutionnaires qui nous le disent], redouter une invasion migratoire, craindre une perte d'identité ne crée pas le moindre projet . La peur en trop forte dose produit l'inverse de ce sursaut souhaité par les dénonciateurs et leur clairvoyance et leurs prophéties. [le marxisme s'est dirigé seul vers sa propre chute, entraînant avec lui les rêves des utopistes. Ils n'ont plus peur de rien, aujourd'hui, pas même de stigmatiser leurs voisins.]

Le 11 novembre 1918 à 11h partout en France, dans chaque bourg, chaque village, des clochers sonnaient la victoire sans joie, sans triomphe mais dans le deuil, la dignité, le souvenir et le recueillement. Un million et demi de noms gravés sur autant de monuments qu'il y a de mairies. Chacun de nous a eu l'occasion de lire les noms de ces enfants du pays, morts pour la France. [Combien de fosses communes et d'ossements inconnus du fait du bolchévisme et du stalinisme, du maoïsme et des Khmers rouges, de l'autre côté du Rideau de fer, partout en Orient ?]

A partir d'un certain niveau d'angoisse, il devient impossible d'agir ; un peuple entier pris dans les phares d'un monde en mutation se résigne, alors naissent en lui fatalité et renoncement. [De quel droit ce mépris des leurs par les compagnons de route des bourreaux communistes?] C'est ce même renoncement qui rend les guerres inévitables et fait surgir une passion pour le spectacle de notre propre malheur. [L'amertume des Cassandre ne participe-t-il pas de ce renoncement qu'ils dénoncent chez l'Autre?] Et c'est cette fatalité qui, il y a un siècle, jeta plus de 18 millions d'êtres humains dans le hachoir de la guerre, dont 1.700.000 civils et militaires Français. Le 11 novembre 1918 à 11h partout en France, dans chaque bourg, chaque village, des clochers sonnaient la victoire sans joie, sans triomphe mais dans le deuil, la dignité, le souvenir et le recueillement. Un million et demi de noms gravés sur autant de monuments qu'il y a de mairies. Chacun de nous a eu l'occasion de lire les noms de ces enfants du pays, morts pour la France. [Refrain]

Un petit village comme tant d'autres où une liste de cinq "Durand", une autre de huit "Grenier" nous donnent cruellement la mesure du sacrifice. [Aucun 'Ndiaye' ou 'Fofana' ? Nul 'Ari' ou 'Belkacem' ?] Un petit village comme tant d'autres [peut-être aussi une commune de Seine-Saint-Denis profonde ?] qui s'inquiète de l'âge d'un porte-drapeau rongé par l'arthrite et à qui on ne trouve pas de remplaçant. Où sont les patriotes apeurés et les terrorisés de l'identité le 11 novembre à 11h ? Où se trouve ce million de Français que l'on devrait apercevoir sur les trottoirs de Paris [pendant que Meguini rédige ces lignes de condamnation] quand des cercueils pleins de jeunesse nous reviennent du Mali? [Qui les y envoie, froidement ? Quels autres les attirent en Syrie, aussi froidement ?] Où sont les patriotes davantage pour la France que contre l'étranger? Où sont les bleuets qui dans mon enfance fleurissaient à chaque boutonnière? Où est la France que j'ai apprise à l'école, glorieuse et courageuse, éternelle et lumineuse, cette France dure au mal qui ne redoute personne? [Cette France que les amis de Meguini n'enseignent plus] Autour de moi, je n'entends que gémissements et complaintes [car Meguini ne s'entend pas], chacun a trouvé son bourreau, un responsable à tous ses maux: les immigrés, les banquiers, les technocrates ou encore l'Europe. [admirable bric-à-brac d'un individu qui se pense au-dessus du lot !]

J'ai connu un ancien combattant qui ne parlait pas beaucoup de la France, encore moins de politique mais qui jusqu'à sa mort n'aura jamais manqué une commémoration, ni l'occasion d'y conduire ses fils. [Et ce n'est ni Eva Joly, ni Christiane Taubira qui refusent pêle-mêle La Marseillaise et les défilés du 14-Juillet...] L'ex-Caporal Abdel-Ouahab Meguini n'a jamais eu peur pour la France, il connaissait trop sa valeur et sa puissance. Mon père aimait sa patrie comme un soldat, nourri par la seule satisfaction du devoir accompli, il lui donna tout, sans jamais rien attendre en retour, ni reconnaissance, ni amour. Seul amour honnête peut-être, tatoué sur son épaule, l'on pouvait lire: "souffre et tais-toi pour ceux que tu aimes". 

Essentiellement dû à Ahmed Meguini [immense 'patriote' qui n'a pas peur d'écrire... Et de parler de ceux qu'il n'aime pas.] 

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