POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Castro R.. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Castro R.. Afficher tous les articles

mardi 30 août 2016

Présidentielle 2017: Hollande expose le PS à "une élimination programmée dès le premier tour de l'élection présidentielle"

Arnaud Montebourg exhorte Hollande à ne pas se représenter

L'ex-ministre improductif du Redressement productif juge le bilan de son quinquennat "indéfendable"

Montebourg juge la candidature du président sortant synonyme de l'élimination de la gauche. Se tirant une balle dans le pied, il porte un jugement très critique des années Hollande dont il fait partie de mai 2012 à août 2014. "Il ne peut mener qu'à une élimination programmée dès le premier tour de l'élection présidentielle", assure-t-il.

Le candidat Montebourg se répète avec constance et conviction

Depuis sa "Fête populaire" de Frangy-en-Bresse (ex-fête de la Rose"), quand Montebourg a annoncé sa candidature à la présidentielle 2017, l'ancien ministre avait déjà invité François Hollande à renoncer à toute ambition personnelle.
Appel de Montebourg à Hollande
"Si je suis candidat au rassemblement d’une majorité de Français, c’est d’abord parce qu’il m’est impossible, comme à des millions de Français, de soutenir l’actuel président de la République", a affirmé A. Montebourg dans son discours de candidature.
Il a aussi invité François Hollande à "bien réfléchir à sa décision" de se représenter ou non, "en prenant en compte l’intérêt supérieur du pays".
L'ancien ministre de l'Économie et du Redressement productif a suspendu sa traversée du désert, revenant en politique avec son mouvement "Le Projet France", après l'avoir... désertée. 
Suite à ses déclarations contre la politique économique du couple exécutif prononcées à la Fête de la rose le 25 août 2014, le premier ministre Manuel Valls avait remis la démission de son gouvernement à Hollande, se débarrassant du même coup des franc-tireurs de son troisième gouvernement, Hamon, Filippetti et Montebourg.

Le quinquagénaire avait alors sollicité une bourse d'études pour suivre - en école privée - une formation courte au management commercial, puis s'était fait nommer vice-président du conseil de surveillance de la chaîne d’ameublement française Habitat, liée à la Cetelem (en Outre-mer et en Allemagne, notamment) où il a douillettement pantouflé de mars à juillet 2016.
Lire PaSiDupes - La société Cetelem est-elle homophobe ?: Cetelem véhicule une image blessante des homosexuels.

L'ancien ministre Arnaud Montebourg (PS) se désolidarise des gouvernements auxquels il a participé

"J'ai juste dit que le bilan était indéfendable" minaude-t-il "et qu'il ne devrait pas se représenter. Parce qu'on ne peut pas gagner avec un bilan pareil et surtout dès lors qu'on est soit même l'auteur de renoncements et de reniements. Ce sont des vérités que les Français peuvent partager", a accusé Nono Montebourg sur RTL

"Je pense que le choix que devrait faire en toute responsabilité et en toute liberté, en conscience, en se regardant lui-même, le choix que François Hollande devrait faire, c'est de ne pas se représenter, car il ne peut que mener à une élimination programmée [de la gauche] dès le premier tour de l'élection présidentielle", a insisté l'ancien ministre (2012-2014) de l'actuel président.

Nono Montebourg a annoncé sa candidature à l'Elysée le 21 août,
mais a fait savoir qu'il ne dira que le 15 décembre s'il se plie à la primaire organisée par le PS.

D'ailleurs François Hollande dira aussi "à la fin de l'année" s'il entend solliciter un nouveau mandat, via cette primaire. Les deux hommes se marquent à la culotte.

Arnaud Montebourg "est dans une stratégie qui vise à essayer de dissuader le président de la République", a constaté sur Radio Classique le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, toujours aussi perspicace.
A la primaire présidentielle socialiste de 2011, six candidats, François Hollande, Martine Aubry, Arnaud Montebourg, Ségolène Royal, Manuel Valls et Jean-Michel Baylet s'étaient présentés. Nono s'était classé 3e loin derrière Hollande (39,17 %) et Aubry (30,42 %), avec 17,19 %.
Parmi les membres de l'équipe Montebourg de campagne se trouvaient notamment:Aquilino Morelle, qui sera conseiller du président Hollande et petit marquis chassé de l'Elysée pour trafic d'influence mais qui compara son éviction au ... génocide du Rwanda, 
Thierry Mandon
, IEP à 30 ans, actuel secrétaire d'État chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche,

Roland Castro
, utopiste instable (UEC, UJS, maoïste, PCF et PS), 

ou
Christiane Taubira, militante indépendantiste guyanaise, PRG (comme Baylet), mère porteuse du mariage homosexuel et ministre laxiste de la Justice, 
Taubira lors du lancement de la campagne éthique
d’Anticor, lors de l'élection présidentielle de 2007
annoncée le 20 juillet 2016 devant un juge d'instruction le 24 août, dans l'affaire Anticor, suite à une plainte de 2013 pour prise illégale d'intérêts: la ministre était membre du conseil d’administration d’Anticor et dès 2006 de son comité de parrainage. Son trésorier, Philippe Petit, écrit : "Je n’ai rien contre avoir des élus au sein d’Anticor, mais, quand ils rejoignent un gouvernement, leur présence au sein du comité de parrainage devrait être mise automatiquement entre parenthèses."

lundi 1 février 2016

Qui vient dîner ce soir avec Raul Castro à l'invitation de Hollande ?

Raul Castro à Paris: l'improbable liste des invités conviés ce soir à l'Elysée
Le frère du dictature cubain arrive dans une France en "état d'exception"
Un dîner qui va rester sur l'estomac du travailleur cubain

Hollande a invité en visite officielle à Paris le chef d'Etat cubain Raul Castro. 
Ce lundi, pour parler des droits de l'homme à Cuba, le président socialiste a organisé un dîner à l'Elysée en l'honneur du frère du dictateur cubain. En fait, ce concept idéologique et toute allusion au socialisme totalitaire sont exclus du menu et proscrits en présence de Manuel Valls: ne sont autorisées que les signatures de contrats.

François Hollande et Raul Castro signeront plusieurs accords, notamment sur la dette cubaine: la France a  accepté d'annuler progressivement le versement des intérêts de retard accumulés depuis 30 ans. Un cadeau à plusieurs centaines de millions de dollars bienvenu à Cuba qui n'est pourtant plus soumis à un embargo américain, mais alors que Hollande creuse chaque jour la dette publique que règleront les jeunes français qu'il dit être sa priorité des priorités !...

Hollande refait du Mitterrand
C'est la première fois depuis 21 ans qu'un dictateur cubain arrive en visite officielle en France, depuis François Mitterrand qui avait reçu Fidel Castro en mars 1995. 

Cette visite, annoncée le 19 janvier, marquera "une nouvelle étape dans le renforcement des relations entre les deux pays, après la visite d'État du président [français à Cuba] le 10 mai dernier", avait alors souligné la présidence française. François Hollande avait été "le premier chef d'État occidental à se rendre à Cuba depuis plus de 50 ans", avait ajouté l'Elysée. La visite du socialiste français avait eu lieu après l'annonce du dégel des relations entre Cuba et les États-Unis, fin 2014: les deux présidents américain et cubain ont échangé une poignée de mains au sommet des Amériques à Panama en avril 2014 et Hollande a fait le déplacement de Cuba en mai...
Au moment de ce dégel des relations internationales avec Cuba, l'Union européenne et les Etats-Unis décidaient de sanctions économiques à l'encontre de la Russie. A La Havane, le président français avait plaidé pour la levée de l'embargo économique américain contre Cuba, qui avait "tant nui", avait-il dit, au développement de l'île depuis 1962, mais était très en pointe, à l'inverse, dans l'offensive contre Poutine et les russophones en Ukraine.

Mais ce n'est pas en revanche la première fois que Hollande invite une dictature à l'Elysée. Hollande a déroulé le tapis rouge pour Hassan Rohani, président de la République islamique d'Iran, en période d'"état d'urgence" anti-terroriste, cette initiative souligne la cohérence de la ligne tenue par Manuel Valls. A noter qu'il n'a pas créé le ministère de la femme promis comme candidat à la présidence et que Marisol-des-Droits-des-femmes a bien dû lui en toucher un mot, en sorte qu'il répare, d'ici la fin de son mandat... 
En attendant les visites de responsables européens de haut rang se multiplient alors que la levée des sanctions, attendue à partir de début 2016, doit rouvrir les vannes des investissements étrangers en Iran, pays de près de 80 millions d'habitants aux riches ressources pétrolières et gazières.

Le président François Hollande a reçu le président gabonais, Ali Bongo Ondimba le 5 juillet 2012, lors d'une visite en France, au grand dam d'opposants gabonais à Paris et d'associations qui réclament la fin de la "Françafrique". Le Français David Chinaud, du Parti de gauche, a décrit le Gabon comme "le noyau dur de la Françafrique, avec son pétrole et ses mines d'uranium qui intéressent tant la France pour son indépendance énergétique". Il a souhaité "une annonce forte de François Hollande pour un changement de politique". La réponse a échappé à Manuel Valls sur France 2 dans une émission "On n'est pas couché" de janvier 2016, lorsque le premier ministre de Hollande lâcha qu’Ali Bongo n’avait pas été élu démocratiquement "au sens où on l’entend," provoquant de vives réactions au Gabon.
François Hollande devait recevoir successivement trois présidents africains dans la même semaine. Avant de rencontrer le président Sall du Sénégal, Hollande avait reçu le Guinéen Alpha Condé. Or, en juillet 2011, l'ONG Reporters sans frontières avait publié un rapport dans lequel elle demandait à Alpha Condé "d'affirmer publiquement son attachement à la liberté de la presse et au respect du pluralisme des media", tandis que la France l'appelait à ne pas entraver la liberté de la presse et à organiser des élections législatives dans les meilleurs délais.

Notons aussi la première visite d’État que le président mexicain, Enrique Peña Nieto, réserva à la France, à l'occasion du 14 juillet 2015, après des années de froid, du fait du cas Florence Cassez.
Certains partis politiques (Parti Communiste Français, Parti mexicain Morena, Mouvement de Régénération Nationale) et des organisations non gouvernementales (ONG) ont exprimé leurs colères face à cette visite. Vendredi dernier, le PCF a dit son « indignation » face à l’accueil de ce dirigeant car le recevoir implique le
"mépris vis-à-vis de tous ceux qui se battent contre le règne de l’impunité, de la corruption et de la violence". Les ONG (ACAT, Amnesty International France, collectif Paris-Ayorzinapa) ont notamment dénoncé les tortures « généralisées » pratiquées par les militaires et policiers mexicains (tortures dénoncées dès septembre dernier par rapporteur spécial de l'ONU sur la torture, Juan Méndez) tout en rappelant la disparition de 43 étudiants de l'Ecole Normale Rurale de Ayotzinapa, livrés par la police locale à un groupe criminel en septembre 2014. L’ONG Reporter Sans Frontières (RSF) a adressé une lettre au président mexicain pour lui demander "d’endiguer la violence contre les journalistes". 
En juin, Hollande avait aussi reçu Michelle Bachelet, présidente socialiste du Chili.

L'incroyable mixture des honorables invités

Quelques surprises et une "erreur administrative".  
Pour la première visite officielle d'un chef d'Etat cubain à Paris depuis 21 ans, mais Raul Castro risque d'avaler de travers. Certains des convives sont déjà connus, mais les hôtes de Hollande sont surtout des présences improbables sous les ors de la Républiques.

Jean Luc Mélenchon, le grossier co-président du Parti de Gauche, et farouche défenseur de la révolution cubaine, s'est rendu au dîner d'Etat de l'Elysee. Il avait pourtanttaclé le président de la République, qui semble ne pas lui en avoir tenu rigueur: "Hollande, c'est le bubble gum que le Che consommait", a-t-il  récemment affirmé sur France 2.
 
Le DJ David Guetta, qui préparerait un concert à Cuba et à qui est prêté une liaison amoureuse avec une mannequin cubaine de 22 ans Jessica Ledon, que séparent 26 années et qui n'était pas née quand le DJ juif sépharade épousa la franco-camerounaise Cathy Guetta, mère de ses deux enfants, sera aussi au nombre des invités. David Guetta est le demi-frère de Bernard, journaliste chroniqueur à France Inter et proche d'Olivier Todd.

La chanteuse et actrice Nathalie Cardone, née il y a 48 ans d'une mère espagnole, a aussi reçu son invitation, sans qu'on sache à quel titre: peut-être parce qu'elle a un fils d'Axel Bauer, remarié à Suzanne Combo, la Sue du groupe... Pravda, et dont le père, Franck Bauer, a été l'un des speakers de Radio Londres. En fait, malgré leur impérissable 'La chica de Cuba", Chico & The Gypsies étaient trop nombreux et la chanteuse leur a été préférée pour son interprétation de Hasta siempre, une chanson en hommage à Che Guevara en... 1997.

Le Parisien classe en catégorie "culturelle" l'actrice belge Virginie Efira qui est elle aussi attendue pour relever, sans doute, le niveau du dîner de l'Elysée. L'actrice et animatrice est en effet très active dans le festival du film français de la Havane.

Le réalisateur Costa Gavras, un militant communiste franco-grec, auteur des films Z (réquisitoire contre la dictature des colonels instaurée en avril 1967 en Grèce, 1969) et L'Aveu (évocation de la Révolution russe et de la Seconde Guerre mondiale, 1970), qui levèrent le voile sur les horreurs du stalinisme. Mais, suite à l’écroulement du mur de Berlin en 1989 et à la dislocation de l’Union soviétique et des autres pays se réclamant du socialisme, Costa-Gavras, qui assure dénoncer tous les totalitarismes, s'est reconverti dans le socialisme bolivarien. Cuba est membre de l'Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA) depuis la Déclaration c-signée par le Vénézuélien Hugo Chávez et le Cubain Fidel Castro, en décembre 2004 à La Havane.

Le sextuple champion de monde de boxe Jean-Marc Mormeck, originaire de Pointe-à-Pitre, apportera la touche sportive à ce dîner marqué par son hétéroclisme.

La soprano afro-américaine Barbara Hendricks, une Suédoise, a reçu le prix Jean-Pierre Bloch de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) des mains du président François Hollande en 2015. L'actuel président de la LICRA est l'avocat de Karim Benzema, maître Alain Jakubowicz, élu le 31 janvier 2010, pour trois ans... Elle avait été élevée au rang de chevalier de la Légion d'honneur par François Mitterrand. Mais elle a dû subir la présence de Pierre Laurent à son côté: c'est dire que la conversation a dû être riche ! 

Du côté gouvernemental, la parité sera respectée !
Laurent Fabius et son secrétariat d'Etat chargé du Commerce extérieur, Matthias Fekl, successeur de Thomas Thévenoud et proche de Bertrand Delanoë, Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie, et Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, et qui paie l'Impôt sur la fortune (ISF)...

L'immanquable bourde: l'invitation des filles de la criminelle Jacqueline Sauvage 
En revanche, le bras cassé de l'Elysée a fait sa bulle coutumière, qualifiée d'"une erreur administrative", en invitant les trois filles et les deux avocates de Jacqueline Sauvage, récente bénéficiaire d'une réduction de peine pour le meurtre de son mari : la dérive de présomption de légitime défense est un instant endiguée... Ces dames se sont finalement vues réfusées autour de la table du dictateur et la parité est sauve !...

mercredi 11 novembre 2015

11 novembre: que sont les patriotes devenus?

Plus patriotes, tu meurs ? 

Ahmed Meguini regrette le manque de ferveur des Français autour de la cérémonie du 11 novembre. 

Quand un rouge nous parle du "bleuet"...
Où sont les bleuets qui dans mon enfance fleurissaient à chaque boutonnière ? s'interroge ce journaliste et co-fondateur du Mouvement de l’utopie concrète, avec Roland Castro (ex-militant de l’Union des étudiants communistes, puis du Parti communiste français et candidat à la présidence de la République), Gaspard Delanoë (militant en faveur des squats d'artistes et fondateur de plusieurs collectifs d'artistes) et Éric Halphen (un ex-juge, pas "rouge" du tout, donc), en 2002.

La frontière apparaît ténue entre aimer son pays dans la défaite et aimer la défaite dans son pays. La dénonciation perpétuelle, l'indignation qui ne produit pas d'engagement, de la peur panique justifiée à la lâcheté honorable, chacun cherche la victime qui est en lui. Du patriotisme "en contre", un amour vache qui se transforme en une relation néfaste. Par amour de la France, intellectuels, éditorialistes et politiques dessinent les contours des craintes associés à leurs croyances, étrangement convaincus qu'un projet pourrait naître en négatif de ces peurs. Le contre ne fabrique pas du pour [et ce sont des révolutionnaires qui nous le disent], redouter une invasion migratoire, craindre une perte d'identité ne crée pas le moindre projet . La peur en trop forte dose produit l'inverse de ce sursaut souhaité par les dénonciateurs et leur clairvoyance et leurs prophéties. [le marxisme s'est dirigé seul vers sa propre chute, entraînant avec lui les rêves des utopistes. Ils n'ont plus peur de rien, aujourd'hui, pas même de stigmatiser leurs voisins.]

Le 11 novembre 1918 à 11h partout en France, dans chaque bourg, chaque village, des clochers sonnaient la victoire sans joie, sans triomphe mais dans le deuil, la dignité, le souvenir et le recueillement. Un million et demi de noms gravés sur autant de monuments qu'il y a de mairies. Chacun de nous a eu l'occasion de lire les noms de ces enfants du pays, morts pour la France. [Combien de fosses communes et d'ossements inconnus du fait du bolchévisme et du stalinisme, du maoïsme et des Khmers rouges, de l'autre côté du Rideau de fer, partout en Orient ?]

A partir d'un certain niveau d'angoisse, il devient impossible d'agir ; un peuple entier pris dans les phares d'un monde en mutation se résigne, alors naissent en lui fatalité et renoncement. [De quel droit ce mépris des leurs par les compagnons de route des bourreaux communistes?] C'est ce même renoncement qui rend les guerres inévitables et fait surgir une passion pour le spectacle de notre propre malheur. [L'amertume des Cassandre ne participe-t-il pas de ce renoncement qu'ils dénoncent chez l'Autre?] Et c'est cette fatalité qui, il y a un siècle, jeta plus de 18 millions d'êtres humains dans le hachoir de la guerre, dont 1.700.000 civils et militaires Français. Le 11 novembre 1918 à 11h partout en France, dans chaque bourg, chaque village, des clochers sonnaient la victoire sans joie, sans triomphe mais dans le deuil, la dignité, le souvenir et le recueillement. Un million et demi de noms gravés sur autant de monuments qu'il y a de mairies. Chacun de nous a eu l'occasion de lire les noms de ces enfants du pays, morts pour la France. [Refrain]

Un petit village comme tant d'autres où une liste de cinq "Durand", une autre de huit "Grenier" nous donnent cruellement la mesure du sacrifice. [Aucun 'Ndiaye' ou 'Fofana' ? Nul 'Ari' ou 'Belkacem' ?] Un petit village comme tant d'autres [peut-être aussi une commune de Seine-Saint-Denis profonde ?] qui s'inquiète de l'âge d'un porte-drapeau rongé par l'arthrite et à qui on ne trouve pas de remplaçant. Où sont les patriotes apeurés et les terrorisés de l'identité le 11 novembre à 11h ? Où se trouve ce million de Français que l'on devrait apercevoir sur les trottoirs de Paris [pendant que Meguini rédige ces lignes de condamnation] quand des cercueils pleins de jeunesse nous reviennent du Mali? [Qui les y envoie, froidement ? Quels autres les attirent en Syrie, aussi froidement ?] Où sont les patriotes davantage pour la France que contre l'étranger? Où sont les bleuets qui dans mon enfance fleurissaient à chaque boutonnière? Où est la France que j'ai apprise à l'école, glorieuse et courageuse, éternelle et lumineuse, cette France dure au mal qui ne redoute personne? [Cette France que les amis de Meguini n'enseignent plus] Autour de moi, je n'entends que gémissements et complaintes [car Meguini ne s'entend pas], chacun a trouvé son bourreau, un responsable à tous ses maux: les immigrés, les banquiers, les technocrates ou encore l'Europe. [admirable bric-à-brac d'un individu qui se pense au-dessus du lot !]

J'ai connu un ancien combattant qui ne parlait pas beaucoup de la France, encore moins de politique mais qui jusqu'à sa mort n'aura jamais manqué une commémoration, ni l'occasion d'y conduire ses fils. [Et ce n'est ni Eva Joly, ni Christiane Taubira qui refusent pêle-mêle La Marseillaise et les défilés du 14-Juillet...] L'ex-Caporal Abdel-Ouahab Meguini n'a jamais eu peur pour la France, il connaissait trop sa valeur et sa puissance. Mon père aimait sa patrie comme un soldat, nourri par la seule satisfaction du devoir accompli, il lui donna tout, sans jamais rien attendre en retour, ni reconnaissance, ni amour. Seul amour honnête peut-être, tatoué sur son épaule, l'on pouvait lire: "souffre et tais-toi pour ceux que tu aimes". 

Essentiellement dû à Ahmed Meguini [immense 'patriote' qui n'a pas peur d'écrire... Et de parler de ceux qu'il n'aime pas.] 

mercredi 2 juillet 2014

Conflit d'intérêts à Evry: où en est l'accusation de Valls par Mediapart

Quand la justice n'est pas diligente... 

Avril 2011: l
e ministre de l’intérieur attribue un marché public de l’agglomération d’Évry à une urbaniste très intime 
Valls s'est-il laissé corrompre
par son ex-compagne?
Un candidat non retenu s'étonne de certaines modalités de l’appel d’offres. 
L'omniprésence médiatique du ministre de l'Intérieur aurait pu durer encore un peu, ironisait le quotidien, mais la justice semble avoir détourné le regard :a-t-elle enterré le dossier? Metronews était revenu sur les éléments troublants du dossier.
"En effet, Mediapart révèle ce vendredi [10 janvier 2014] que Manuel Valls, maire d'Évry à l'époque, a attribué, en avril 2011, un marché public de l'agglomération d'Évry à... son ex-compagne.
"En avril 2011, le député et maire d’Évry a attribué, en sa qualité de président de la communauté d’agglomération Évry Centre Essonne (CAECE), le marché "d’élaboration du projet de territoire" à son ex-compagne, Sybil Cosnard, urbaniste et ancienne directrice générale de l’urbanisme de la ville d’Évry", révèle Mediapart. Ce marché public avait effectivement fait l'objet d'un appel d'offres en 2010.
Lien PaSiDupes

Manuel Valls et son ex-compagne démentent ce conflit d'intérêts

Sybil Cosnard, l'ex-compagne de Manuel Valls (pendant deux ans, ndlr), a en effet créé (quelques mois plus tôt seulement), une société unipersonnelle, City Linked, pour répondre au projet en associant l'architecte Roland Castro [ancien militant de l’Union des étudiants communistes et du Parti communiste français, puis de l'UJC, du PCF et du PS, candidat à l’élection présidentielle de 2007 et soutien de la candidature d'Arnaud Montebourg aux primaires socialistes en 2011].

Les deux intéressés ont tous deux démenti ce conflit d'intérêts. 
"Il n’y avait pas de conflit d’intérêts à partir du moment où l’on est entré dans un système d’appel d’offres public, a répondu Mme Cosnard à Mediapart. 
Et Manuel Valls de préciser qu'il n'a "jamais présidé aucune commission d’appel d’offres". "Le fait de connaître tel ou tel dirigeant, de l’une ou l’autre de ces sociétés, ne peut être constitutif d’un délit de prise illégale d’intérêts", a-t-il ajouté. Contacté par metronews, ni la mairie d'Evry (dont le numéro est "injoignable", ni le ministre de l'Intérieur n'ont souhaité donner suite à nos appels.

Quatre éléments troublants sont pointés du doigt

Mais au-delà de cette défense, plusieurs éléments troublants demeurent.

Le président de la commission d’appel d’offres Ange Balzano, maire adjoint (PS) de Ris-Orangis, ignorait que la bénéficiaire du marché était l’ex-compagne du président de l’agglomération. "Son nom n’était pas sur les documents", a-t-il déclaré à Mediapart. [dissimulation d'identité? tromperie? aveu d'illégalité?]

Huit jours après la commission, le 13 avril 2011, l’agglomération d’Évry Centre Essonne informe le groupement de Michel Cantal-Dupart qu’il n’est arrivé que troisième. A sa grande surprise la réponse est définitive et il n'y a pas d'entretien pour exposer les arguments des trois premiers candidats. "Normalement, nous aurions dû être dans une short list et être reçus pour exposer ce que l’on avait envie de faire. Ce n’est pas normal. Cela voulait dire que c’était ciblé, et qu’ils avaient déjà quelqu’un en tête", explique Michel Cantal-Dupart.
(NB - L'abonnement proposé par la video n'a rien en commun avec ce blog)


Un projet estimé à 450.300 euros

L'ex-compagne de Manuel Valls a été retenue sur un projet estimé à 450.300 euros alors que l'architecte Michel Cantal-Dupart proposait un coût de 243.700 euros. "Je ne suis pas pour le moins-disant systématique, mais 200.000 euros de plus ça se discute", s'interroge l'architecte non retenu.

Le cabinet City Linked a donc réalisé la première partie de sa mission avant que le projet tout entier ne soit interrompu. Toutes les opérations d'urbanisme ont en effet été suspendues en 2012 depuis que la Fédération française de rugby a choisi de retenir le site de Ris-Orangis pour son futur grand stade. 

Mais si City Linked a bien été indemnisé pour sa première mission effectuée, aucune transaction, ni indemnité de rupture de contrat n'apparaît."

vendredi 10 janvier 2014

Soupçons de conflits d'intérêts sur Manuel Valls

Valls s'est-il compromis dans l'aménagement d'Evry ?

Un article de Karl Laske, dans  Mediaprat du vendredi 10 janvier 2014

Le ministre de l’intérieur a attribué, en avril 2011, le marché "d’élaboration du projet de territoire" de l’agglomération d’Évry à une urbaniste qui n’est autre que son ex-compagne. Parmi les candidats non retenus, l’architecte Michel Cantal-Dupart, moins disant, s’étonne des modalités de l’appel d’offres.

Manuel Valls n’a, semble-t-il, pas vu le conflit d’intérêts. Ou bien l’a-t-il ignoré. En avril 2011, le député et maire d’Évry a attribué, en sa qualité de président de la communauté d’agglomération Évry Centre Essonne (CAECE), le marché "d’élaboration du projet de territoire" à son ex-compagne, Sybil Cosnard, urbaniste et ancienne directrice générale de l’urbanisme de la ville d’Évry.

Ce marché public, intitulé "mission d’assistance maître d’ouvrage pour la préparation du projet de territoire, et la définition de la stratégie de marketing territorial", avait fait l’objet d’un appel d’offres lancé en novembre 2010. Plusieurs groupements d’urbanistes et d’architectes y avaient répondu.

Parmi les candidats non retenus, l’architecte de renom Michel Cantal-Dupart s’étonne de l’attribution de ce marché à une proche du président de l'instance intercommunale, et juge que les modalités de l’appel d’offres posent question.

C’est à travers une société unipersonnelle créée quelques mois plus tôt, City Linked, que Sybil Cosnard décide de répondre à l’appel d’offres en associant à son projet l’architecte Roland Castro. Elle connaît bien ce territoire, puisqu’elle a été chargée du "développement urbain" de 2004 à 2008 à la mairie d’Évry. L’urbaniste a rejoint ensuite – de 2008 à 2010 – la société immobilière ING, qui redessinait le centre-ville d’Évry en construisant les nouvelles tours. Un programme de 450 logements et 7 000 m2 de bureaux, présenté par Manuel Valls en avril 2008 comme "le moment du renouveau" de sa ville, et que l’agglomération avait soutenu par des mesures favorisant l’accession à la propriété.

C’est donc en terrain connu, voire en terrain conquis, que Sybil Cosnard a remis son offre à l'agglomération d'Évry en 2010. "Il n’y avait pas de conflit d’intérêts à partir du moment où l’on est entré dans un système d’appel d’offres public, a répondu Mme Cosnard à Mediapart. Je suis restée dans le cadre du marché."

Questionné par Mediapart, Manuel Valls souligne que le "projet de territoire" avait été porté par un autre élu local, vice-président de l’agglomération, le maire UMP de Courcouronnes Stéphane Beaudet, et que la commission d’appel d’offres, "à l’issue de ses débats", avait "proposé d’attribuer le marché" au groupement City Linked. Le ministre de l’intérieur souligne qu’il n’a lui-même "jamais présidé aucune commission d’appel d’offres", qu’il a "toujours délégué un vice-président pour en assurer la présidence", et enfin qu’il a "toujours suivi les avis de la commission pour attribuer les marchés". L’avis désignait la société de son ex-compagne, il n’a fait que le suivre.

"Le président de l’agglomération n’avait aucun intérêt dans l’une des sociétés qui se sont vu attribuer le marché et pas davantage dans la société City Linked
qui était le mandataire. Il n’avait aucun lien, ni aucun lien de parenté avec les membres du groupement, a fait Directeur de la publication : Edwy Plenel savoir le ministre dans sa réponse. Le fait de connaître tel ou tel dirigeant, de l’une ou l’autre de ces sociétés, ne peut être constitutif d’un délit de prise illégale d’intérêts."

Selon une chronologie communiquée par le ministre de l’intérieur, le marché du projet de territoire avait été présenté par Stéphane Beaudet aux maires de
l’agglomération le 6 septembre 2010. Pour la société City Linked, dont les statuts ont été déposés le 28 septembre 2010, c’était donc un premier projet d’envergure auquel elle pouvait candidater. L’offre a été rendue publique le 29 novembre, et le délai de réponse fixé au 14 janvier 2011.

Le ministre de l’intérieur ne conteste pas avoir su qui dirigeait City Linked en lui attribuant le marché. 
Le président de la commission d’appel d’offres Ange Balzano, maire adjoint (PS) de Ris-Orangis, exprime quant à lui sa surprise : il ignorait que la bénéficiaire du marché était l’ex-compagne du président de l’agglomération : "Je ne connaissais pas la gérante de City Linked. Vous m’apprenez son nom. Son nom n’était pas sur les documents", déclare-t-il à Mediapart.

Le 5 avril 2011, la commission d’appel d’offres s’est "passée normalement", explique-t-il. "Le président de l’agglomération (Manuel Valls) n’y a pas participé." "Au sein de la commission, personne n’a soulevé ce problème, ni ne nous a mis en garde, ça m’aurait marqué." À l’administration de la communauté urbaine, la direction des marchés publics avait préparé un " rapport de présentation". "En gros, on a validé le dossier", indique M. Balzano.

L’administration pouvait-elle ignorer le parcours de Sybil Cosnard, qui avait été directrice générale au développement urbain d’Évry pendant quatre ans ? M. Balzano le croit. "Sinon les agents de l’administration n'auraient pas pris le risque de se mettre en porte à faux" Et lorsque l’on demande à l’élu socialiste si  cette attribution lui aurait posé problème, s’il avait connu les liens passés du président de l’agglomération avec la candidate, il répond : "Juridiquement non,
mais moralement peut-être."

"Cela veut dire qu'ils avaient déjà quelqu’un en tête" (Michel Cantal-Dupart)


"Notre offre a été validée par la commission, j’estime être dans mon bon droit ", commente Mme Cosnard. Manuel Valls a indiqué, dans sa réponse à Mediapart, que Sybil Cosnard a effectivement été sa compagne pendant deux ans, en 2005 et 2006, années pendant lesquelles ils ont acheté ensemble un appartement à Évry. Un appartement conservé par le ministre, et qui figure dans sa récente déclaration de patrimoine – il assure avoir racheté les parts de Sybil Cosnard après leur séparation.

Le ministre explique que "le risque de délit de favoritisme" ne peut pas être soutenu dans cette affaire. "Le délit de favoritisme est le fait de procurer ou tenter de procurer à autrui un avantage injustifié par un acte contraire aux dispositions législatives ou réglementaires ayant pour objet de garantir la liberté d’accès et l’égalité des candidats dans les marchés publics. Dans le cas d’espèce, aucune rupture du principe d’égalité devant la commande publique, ni aucun acte irrégulier dans l’attribution du marché n’a été commis", assure le ministre.

[[lire_aussi]]

L’architecte Michel Cantal-Dupart en doute et, informé par Mediapart de la présence de l’ex-compagne dans le groupement concurrent City Linked, il juge que c'était de nature à constituer au contraire "un handicap sérieux" pour les autres candidats. Par ses contacts personnels, et institutionnels, Sybil Cosnard était notamment en position d'obtenir une information privilégiée.
"J’ai répondu parce qu’Évry m’intéressait, indique Michel Cantal-Dupart à Mediapart. C’est une ville nouvelle un peu en désastre par rapport à d’autres, comme Marne-la-Vallée ou Saint-Quentinen-Yvelines, j’ai donc fait un groupement pour imaginer une stratégie urbaine, et nous avons déposé un dossier avec une méthodologie."

Huit jours après la commission, le 13 avril 2011, l’agglomération d’Évry Centre Essonne informe le  groupement de Michel Cantal-Dupart qu’il n’est arrivé que troisième, et que le premier, l’attributaire, s’appelle City Linked. 
"J’ai reçu une réponse qui nous disait que nous n’avions pas été retenus, sans explication, et j’ai pensé que c’était plutôt politique. Normalement, nous aurions dû être dans une short list et être reçus pour exposer ce que l’on avait envie de faire. Ce n’est pas normal. Cela voulait dire que c’était ciblé, et qu’ils avaient déjà quelqu’un en tête. Les élus peuvent choisir quelqu’un qui connaît bien la ville, et ça peut être positif… ou pas, mais ce sont généralement des arrangements."

Michel Cantal-Duparc apprend aussi que le budget de l’attributaire est de 450 300 euros. "Nous avions répondu pour 243 700 euros, expose l’architecte. Dans un cas comme celui-là, je suis président d’une communauté urbaine qui lance un concours comme ça, je fais une audition, et j’écoute les gens. Et je commence par dire que 450 300 euros, c’est très cher. Je ne suis pas pour le moins-disant systématique, mais 200 000 euros de plus ça se discute."

Le compte-rendu succinct de la commission, disponible sur Internet ici et là, signale que "l'offre économiquement la plus avantageuse" a été choisie, suivant un critère de pondération prenant en compte la "valeur technique". L’architecte Roland Castro estime que "l’étude urbaine" a réuni " des gens compétents pour la faire". "Les gens ont des vies. Il y a plein d’histoires comme ça. Il ne faut pas accabler cette dame", déclare-t-il.

Le cabinet City Linked a réalisé la première partie de sa mission "d’état des lieux, de diagnostic et d’analyse des enjeux" entre mai 2011 et mars 2012, date à laquelle un rapport d’étape a été remis à l’agglomération. Mais en juin 2012, alors que Manuel Valls devenu ministre démissionne de ses fonctions de maire d’Évry et de président de l’agglomération, la Fédération française de rugby choisit de retenir le site de Ris-Orangis pour son futur grand stade. Toutes les réflexions urbaines sont suspendues, y compris et surtout " le projet de territoire" préparé par City Linked. "Les conséquences de l’implantation de cet équipement, en particulier sur l’armature urbaine, étaient telles qu’il y avait lieu de surseoir à la démarche, résume le ministre de l’intérieur. Cette décision a été prise par le nouveau président de l’agglomération (ndlr Francis Chouat) au mois de septembre 2012."

Les intervenants ont été "indemnisés pour le travail réalisé", mais bien curieusement « il n’y a pas eu de transaction, ni d’indemnité de rupture de contrat" en leur faveur.

Le 5 avril 2013, trois nouvelles équipes d’urbanistes ont été présélectionnées par les collectivités pour réfléchir au développement du projet urbain autour du futur grand stade de rugby. Parmi elles, figure l’agence de l’architecte François Leclercq, arrivée en seconde position derrière City Linked dans l’appel d’offres du "projet de territoire".

Boite noire 

Cet article s'inscrit dans le prolongement de nos enquêtes sur l'Essonne. Nous avons adressé nos questions par mail à Manuel Valls le 18 décembre. Il y a répondu par écrit, le 20 décembre. Nous lui avons adressé de nouvelles questions le jour même, auxquelles il n’a finalement pas répondu.

Nous avons questionné Sybil Cosnard, par téléphone, le 18 décembre. Nous avons tenté de la joindre une nouvelle fois avant publication et lui avons également transmis une liste de questions auxquelles elle n’a pas répondu.

L’architecte Michel Cantal-Dupart a été joint à deux reprises, et il nous a indiqué avoir consulté ses archives sur ce marché. 

M. Roland Castro a été joint brièvement, mais n’a pas souhaité nous rappeler. Le président de la commission d’appel d’offres de l’agglomération, Ange Balzano, a accepté de nous répondre, mais ni M. Stéphane Beaudet, vice-président de l’agglomération et maire de Courcouronnes, ni M. Bernard Dinon, directeur général des services de l’agglomération, n’ont retourné nos appels.

Directeur de la publication : Edwy Plenel


samedi 24 décembre 2011

Cuba: Castro libère 3000 de ses prisonniers et il en reste encore !

Amnistie de Noël

Une amnistie sans précédent

Le président cubain Raul Castro a annoncé vendredi la libération de près de 3.000 prisonniers, dont 86 étrangers.
L'amnistie, effective "dans les prochains jours", concerne "plus de 2.900 condamnés" et "86 étrangers de 25 pays, dont 13 femmes, condamnés pour des délits commis à Cuba", a affirmé le chef de l'Etat.

La mesure ne concernera toutefois pas l'Américain Alan Gross, dont la condamnation en mars à quinze ans de prison constitue un obstacle majeur à l'amélioration des relations entre les Etats-Unis et Cuba.

Des opposants politiques sont morts dans les prisons cubaines, parmi lesquels ou Virgilio Piñera ou le plus célèbre d'entre eux, le poète catholique Pedro Luis Boitel.

Le frère du dictateur communiste cubain Fidel Castro (ci-contre: ce révolutionnaire, icône de nombreux pays dits du tiers-monde, mais aussi de Danielle Mitterrand, Jack Lang, Jean-Luc Mélenchon...) , est en outre amateur de Rolex, cf. libellé 'montres') a également réaffirmé sa volonté de promouvoir "lentement" une réforme de la loi migratoire allégeant les restrictions de voyage imposées aux Cubains depuis un demi-siècle.

S'exprimant en clôture de la seconde session annuelle de l'assemblée nationale, le président Castro a également abordé avec prudence la politique migratoire de Cuba, dont la réforme est très attendue par la population après les libéralisations des marchés des véhicules et des logements cet automne. Cette réforme se fera "sans pression", a souligné le président cubain.
" Nombreux sont ceux qui considèrent urgente l'application d'une nouvelle politique migratoire, en oubliant les circonstances exceptionnelles que vit Cuba, sous le siège que nous impose la politique d'ingérence et de subversion du gouvernement des Etats-Unis", a-t-il polémiqué. "Je réaffirme ma volonté intangible d'introduire lentement les changements requis dans cette problématique complexe" de la loi migratoire, a-t-il toutefois assuré en clôture de la seconde session annuelle de l'assemblée nationale.

Joyeux Noël au peuple opprimé de Cuba !

mardi 8 avril 2008

Les maos français sont-ils devenus pro-tibétains?

Qui sont-ils qui se taisent aujourd’hui au passage de la flamme olympique ?
Les groupes maoïstes en France sont nés dans les années 1960, à la suite de la rupture entre l'Union soviétique et la Chine. Fortes de plusieurs milliers d'adhérents, ces organisations - Gauche prolétarienne, Vive la révolution!, le Parti communiste marxiste-léniniste de France ou encore le Parti communiste révolutionnaire (marxiste-léniniste) - diffusent la «pensée Mao Tsé-toung», accusant le «P*C*F» (sic) de «révisionnisme».
Elles agonisent, ensuite, du début des années 1970 au milieu des années 1980. En 1986, encore, quelques maoïstes français rencontrent à Pékin des dirigeants du PC chinois.
Trois ans plus tard, après la répression de la place Tiananmen, leurs désaccords se transforment en rupture. Si, depuis vingt ans, il n'existe plus de maoïstes fortement structurés en France, les «ex» ne se sont pas tous perdus de vue.

Quelques maos se côtoient régulièrement de manière informelle. Quinquagénaires, voire sexagénaires, ils militent souvent dans des associations, des syndicats ou des partis politiques, surtout chez les Verts.
Tel n'est pas le cas des anciens maoïstes devenus célèbres, comme l’ex-petit Timonier de … Libération, Serge July, les architectes Christian de Portzamparc et Roland Castro, l'écrivain Philippe Sollers et l'ancien baroudeur de cabinets ministériels socialistes Alain Geismar.
Moins impliqués, trois intellectuels ont néanmoins, eux aussi, fréquenté les maos dans les années soixante-huitardes: Alain Finkielkraut, André Glucksmann et le richissime héritier …Bernard-Henri Lévy.