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jeudi 9 août 2018

Amiens : affront de Macron au prince William et Theresa May

Pourquoi Macron a fait sa mijaurée en ne se rendant pas à Amiens

Il se dit que le chef d'opérette des armées française n'a pas autant de médailles que le prince...
Les pendentifs du prince William qui laissent Macron pensif et jaloux
D'autres pensent que le souverain républicain souffre de ne pas être de sang royal !  Alors que Theresa May et le Prince William, ainsi que 3.200 invités venus du Royaume-Uni, de France et d’autres pays ont assisté aux commémorations du centenaire de la bataille d'Amiens, Emmanuel Macron, pourtant originaire de cette ville, a choisi de bouder les cérémonies. Edouard Philippe s'étant également dérobé, la question se pose de savoir pourquoi une telle rebuffade de l'exécutif, puissance hôtesse ?

Avec les invités, des vétérans de
 la Première Guerre mondiale qui se sont rendus mercredi en Picardie, Theresa May et le Prince William n'ont pas commis la faute de négliger les héros ayant sacrifié leur vie et apporté le premier succès des forces alliées contre l'armée allemande en 1918. Les héros qui grimpent aux façades des immeubles, c'est bien, mais ceux qui illustrent l'"irénisme" théorique de Macron, c'est mieux...
Theresa May
Vu le déplacement des deux hôtes britanniques de haut rang, les absences du prétentieux locataire de l'Elysée et de l'escogriffe qui sert de chef du gouvernement ont étonné le public et suscité beaucoup d'interrogations. 
De son côté, la partie française a été représentée par Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées, et l'invisible ministre des Armées,  Florence Parly, ombre  de son prédécesseur, Jean-Yves Le Drian.
"Mais l'Elysée assure qu'il était "prévu de longue date" que les choses s'organisent ainsi [et alors, ça justifie quoi ?]. Le 'Château' ajoute que le Président de la République ne "pouvait pas se rendre" à la cérémonie", puisqu'il avait prévu de faire une apparition sur la plage de Bormes-les-Mimosas, en polo immaculé, teint halé et barbe de trois jours. Ses services ont rappelé, non sans outrecuidance, que Theresa May a déjà été reçue par Emmanuel Macron au fort de Brégançon". Une sexagénaire (64 ans), ça va, puisqu'il a signé, mais deux (l'autre à 61 ans), c'est plus qu'un tel gaillard, pourtant chargé en testostérone dans son 'command car', peut supporter.
Les internautes se sont lâchés, laissant libre cours à leur indignation, critiquant les "fainéants" et les "cyniques français préférant le farniente au devoir.

Certains internautes ont même évoqué le manque de respect français dû à Theresa May et au Prince William
qui ont fait le déplacement, comme en 14.

Mais une journaliste Macron-compatible a fini de se décrédibiliser : Jannick Alimi

La pauvre est usée par seulement 15 mois de zèle idolâtre. 
Devenue tellement insupportable au Parisien qu'elle se disperse en commentaires péremptoires et intolérants sur plusieurs plateaux d'information continue en mal de décrypteurs aux taquets. Elle constate, sobrement, "le chef de l’Etat n’était pas au côté du prince William et de Theresa May pour commémorer le centenaire de la bataille d’Amiens."

Pour certains élus locaux de la Somme, c’est sans aucun doute une "faute diplomatique." Il semble que la dévote ne se range point parmi eux, et que, vu de Paris et du reste de la France, la faute soit vénielle. 

Le prince William et la Première ministre britannique Theresa May étaient, eux, venus se recueillir à la cathédrale d’Amiens, pendant que Manu Macron cherchait des mots savants dans le Littré. Le "jeune garçon" ne souhaitait-il pas faire une entrée triomphale dans sa ville de naissance, au bras de la maire UDI ? Les hauts représentants canadiens, américains, australiens, irlandais et nord-irlandais, ainsi que l’ancien président allemand Joachim Gauck, n'avaient-il pas pas sa stature ?

Macron s'est fait représenter par Florence Parly qui a dû déserter sa piscine.
Plusieurs centaines de descendants de combattants venus de tous les pays du Commonwealth et de France n'ont pas persuadé Macronnet de rendre hommage aux dizaines de milliers de soldats morts il y a tout juste un siècle.

Pour répondre à la polémique qui commençait à monter, la ministre des Armées, Florence Parly, a été missionnée en catastrophe pour rejoindre, dans l’urgence, la secrétaire d’Etat Geneviève Darrieussecq, originellement prévue pour être la seule représentante officielle du gouvernement à la cérémonie.

Plusieurs féaux sont également montés au créneau pour relativiser, voire justifier, l’absence du président Macron et de son Premier ministre. "Notre gouvernement est en vacances depuis peu […] Ce n’est peut-être pas la meilleure période pour que nous ayons de hautes autorités à Amiens", a déclaré Brigitte Fouré, la maire UDI d’Amiens. Peut-être faudrait-il déplacer la bataille d'Amiens - ou bataille de Montdidier, qui eut lieu du 8 au 11 août 1918, pendant la 3ᵉ bataille de Picardie sur le front occidental, en France -  en mars ?

"Macron se rendra sur plusieurs champs de bataille", en fonction de son bon plaisir.
Bizarrement, Joseph Zimet, le directeur général de la Mission centenaire de la Première Guerre mondiale, abonde dans le sens de Jupiter, expliquant que le président, qui n'a accompli aucun service, ni national, ni citoyen, devrait prochainement "consacrer dix jours de son agenda aux commémorations du premier conflit mondial. Emmanuel Macron se rendra notamment sur plusieurs champs de bataille et recevra une centaine de chefs d’Etat et de gouvernement à Paris. " A suivre...

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A l’Elysée, on explique aussi que Theresa May avait été reçue, lundi au Fort de Brégançon où Emmanuel et Brigitte Macron passent deux semaines de vacances, mais cela dans le cadre d’une rencontre informelle autour du Brexit, puis d’un dîner privé entre les deux couples français et britannique, ce qui n'a rien à voir.
Le repos du petit ne doit pas être troublé.



mercredi 11 novembre 2015

11 novembre: que sont les patriotes devenus?

Plus patriotes, tu meurs ? 

Ahmed Meguini regrette le manque de ferveur des Français autour de la cérémonie du 11 novembre. 

Quand un rouge nous parle du "bleuet"...
Où sont les bleuets qui dans mon enfance fleurissaient à chaque boutonnière ? s'interroge ce journaliste et co-fondateur du Mouvement de l’utopie concrète, avec Roland Castro (ex-militant de l’Union des étudiants communistes, puis du Parti communiste français et candidat à la présidence de la République), Gaspard Delanoë (militant en faveur des squats d'artistes et fondateur de plusieurs collectifs d'artistes) et Éric Halphen (un ex-juge, pas "rouge" du tout, donc), en 2002.

La frontière apparaît ténue entre aimer son pays dans la défaite et aimer la défaite dans son pays. La dénonciation perpétuelle, l'indignation qui ne produit pas d'engagement, de la peur panique justifiée à la lâcheté honorable, chacun cherche la victime qui est en lui. Du patriotisme "en contre", un amour vache qui se transforme en une relation néfaste. Par amour de la France, intellectuels, éditorialistes et politiques dessinent les contours des craintes associés à leurs croyances, étrangement convaincus qu'un projet pourrait naître en négatif de ces peurs. Le contre ne fabrique pas du pour [et ce sont des révolutionnaires qui nous le disent], redouter une invasion migratoire, craindre une perte d'identité ne crée pas le moindre projet . La peur en trop forte dose produit l'inverse de ce sursaut souhaité par les dénonciateurs et leur clairvoyance et leurs prophéties. [le marxisme s'est dirigé seul vers sa propre chute, entraînant avec lui les rêves des utopistes. Ils n'ont plus peur de rien, aujourd'hui, pas même de stigmatiser leurs voisins.]

Le 11 novembre 1918 à 11h partout en France, dans chaque bourg, chaque village, des clochers sonnaient la victoire sans joie, sans triomphe mais dans le deuil, la dignité, le souvenir et le recueillement. Un million et demi de noms gravés sur autant de monuments qu'il y a de mairies. Chacun de nous a eu l'occasion de lire les noms de ces enfants du pays, morts pour la France. [Combien de fosses communes et d'ossements inconnus du fait du bolchévisme et du stalinisme, du maoïsme et des Khmers rouges, de l'autre côté du Rideau de fer, partout en Orient ?]

A partir d'un certain niveau d'angoisse, il devient impossible d'agir ; un peuple entier pris dans les phares d'un monde en mutation se résigne, alors naissent en lui fatalité et renoncement. [De quel droit ce mépris des leurs par les compagnons de route des bourreaux communistes?] C'est ce même renoncement qui rend les guerres inévitables et fait surgir une passion pour le spectacle de notre propre malheur. [L'amertume des Cassandre ne participe-t-il pas de ce renoncement qu'ils dénoncent chez l'Autre?] Et c'est cette fatalité qui, il y a un siècle, jeta plus de 18 millions d'êtres humains dans le hachoir de la guerre, dont 1.700.000 civils et militaires Français. Le 11 novembre 1918 à 11h partout en France, dans chaque bourg, chaque village, des clochers sonnaient la victoire sans joie, sans triomphe mais dans le deuil, la dignité, le souvenir et le recueillement. Un million et demi de noms gravés sur autant de monuments qu'il y a de mairies. Chacun de nous a eu l'occasion de lire les noms de ces enfants du pays, morts pour la France. [Refrain]

Un petit village comme tant d'autres où une liste de cinq "Durand", une autre de huit "Grenier" nous donnent cruellement la mesure du sacrifice. [Aucun 'Ndiaye' ou 'Fofana' ? Nul 'Ari' ou 'Belkacem' ?] Un petit village comme tant d'autres [peut-être aussi une commune de Seine-Saint-Denis profonde ?] qui s'inquiète de l'âge d'un porte-drapeau rongé par l'arthrite et à qui on ne trouve pas de remplaçant. Où sont les patriotes apeurés et les terrorisés de l'identité le 11 novembre à 11h ? Où se trouve ce million de Français que l'on devrait apercevoir sur les trottoirs de Paris [pendant que Meguini rédige ces lignes de condamnation] quand des cercueils pleins de jeunesse nous reviennent du Mali? [Qui les y envoie, froidement ? Quels autres les attirent en Syrie, aussi froidement ?] Où sont les patriotes davantage pour la France que contre l'étranger? Où sont les bleuets qui dans mon enfance fleurissaient à chaque boutonnière? Où est la France que j'ai apprise à l'école, glorieuse et courageuse, éternelle et lumineuse, cette France dure au mal qui ne redoute personne? [Cette France que les amis de Meguini n'enseignent plus] Autour de moi, je n'entends que gémissements et complaintes [car Meguini ne s'entend pas], chacun a trouvé son bourreau, un responsable à tous ses maux: les immigrés, les banquiers, les technocrates ou encore l'Europe. [admirable bric-à-brac d'un individu qui se pense au-dessus du lot !]

J'ai connu un ancien combattant qui ne parlait pas beaucoup de la France, encore moins de politique mais qui jusqu'à sa mort n'aura jamais manqué une commémoration, ni l'occasion d'y conduire ses fils. [Et ce n'est ni Eva Joly, ni Christiane Taubira qui refusent pêle-mêle La Marseillaise et les défilés du 14-Juillet...] L'ex-Caporal Abdel-Ouahab Meguini n'a jamais eu peur pour la France, il connaissait trop sa valeur et sa puissance. Mon père aimait sa patrie comme un soldat, nourri par la seule satisfaction du devoir accompli, il lui donna tout, sans jamais rien attendre en retour, ni reconnaissance, ni amour. Seul amour honnête peut-être, tatoué sur son épaule, l'on pouvait lire: "souffre et tais-toi pour ceux que tu aimes". 

Essentiellement dû à Ahmed Meguini [immense 'patriote' qui n'a pas peur d'écrire... Et de parler de ceux qu'il n'aime pas.] 

samedi 9 août 2014

Mata Hari, légende populaire et personnage symbolique de l'espionnage

Mata Hari, une courtisane piégée par la guerre 

Vraie-fausse espionne dans les années 1910,
la courtisane n’a jamais transmis une information de qualité. Légende populaire, Mata Hari est surtout un personnage symbolique.

Mais elle est un fantasme. Un fantasme au destin tragique, car elle aura été un bouc émissaire. Les autorités françaises ont fait d’elle une espionne de haut rang au moment de son procès. En 1917, son exécution a été accompagnée d’une formidable propagande militaire et civile. Elle est devenue le symbole de la première génération d’espionnes.

Qui est Mata Hari ?

Mata Hari, de son vrai nom Margaretha Gertruida Zelle, est née en 1876 dans la petite ville hollandaise de LeuwardenElle développe bientôt une attirance pour les hommes en uniforme et se marie à 18 ans à un militaire de l’armée coloniale néerlandaise. Ils partent vivre à Java, où elle donnera naissance à deux enfants. 
Après son divorce, elle se réinvente une identité à Paris et commence à fréquenter les femmes libérées que l’on appelle les "Grandes Horizontales", ces femmes qui tentent de se positionner dans la hiérarchie économique et politique en fréquentant des hommes riches et célèbres. Margaretha va mettre au point des numéros de danses orientales à la sauce occidentale, inventant du même coup ce que l’on appellera plus tard le Strip Tease et devient la célèbre danseuse et courtisane de luxe, que l’on sait.
En 1914, quand la guerre éclate, Mata Hari se trouve à Berlin.
Elle décide de tenter un retour en France en passant par l’Angleterre en 1915. Malheureusement sa notoriété la rattrape et, sur le sol britannique, Scotland Yard veut l'entendre. Ses allées et venues entre pays belligérants éveillent en effet les soupçons de l’agence britannique, mais elle ne trouvera rien à lui reprocher.

De retour à Paris, elle s'éprend en 1916 d’un soldat russe du nom de Maslov, qui se fait soigner à Vittel et elle éveille les soupçons de Georges Ladoux, un des hauts responsables du contre espionnage, qui la fait suivre. Pour lui, Mata Hari est certainement un exemple frappant de ce qui pourrait être un agent double
Il ne trouvera pourtant rien à lui reprocher non plus. Afin de ne pas perdre la face, il va lui proposer un marché. Il sait qu’elle aime les officiers et va lui offrir la coquette somme d’un million de francs pour tenter de séduire des hauts dignitaires allemands stationnés en Belgique, dans le but de leurs soutirer des informations. Contre rémunération (un million de francs que Ladoux ne versera jamais), Mata Hari, qui veut s’occuper de son Russe blessé, accepte d'aller espionner le Haut commandement allemand en Belgique. En tant que ressortissante des Pays-Bas, elle peut franchir librement les frontières.

Tous les dirigeants du quai d’Orsay et des services du Reich seraient passés par son lit. 
En février 1917, Mata Hari est arrêtée et incarcérée dans la prison St-Lazare (photo ci-contre, lors de sont arrestation). Le capitaine Bouchardon qui s’occupe de son interrogatoire, lui arrache qu'elle est l'auteure de messages codés en provenance de Madrid pour Berlin et signés d’un certain H21. En juillet 1917, Mata Hari comparaît devant un tribunal et, au bout de deux jours, les jurés déclarent Mata Hari coupable de trahison et elle sera condamnée à mort. Le 15 octobre 1917, Mata Hari est conduite à la forteresse de Vincennes où l’attendent ses bourreaux. Elle s’adresse aux fusiliers qui la mettent en joue pour leur pardonner, car ils ne savent pas ce qu’ils font et leur envoie un baiser d’adieu. Le peloton d'exécution fait feu.

La Grande Guerre marque le début de l’espionnage moderne. Aujourd’hui, en pleines commémorations, personne ne parle de ces femmes de l’ombre qui ont eu un rôle capital. Contrairement à Mata Hari, ces vraies premières espionnes ont fourni des renseignements déterminants. Mais elles ont un point commun avec la courtisane : elles partagent le lit de leurs contacts.

Une espionne atypique

Mata Hari.Par la suite, ce lien entre espionnage et affaires sentimentales devient pérenne. Mais Mata Hari réalise cet exercice avec plaisir, contrairement à ses consœurs. Si la majorité des espionnes le sont devenues par nécessité - pour sauver leurs enfants, leur famille ou leur histoire d’amour - Mata Hari n’était pas dans une situation de survie.

En octobre 1917, la danseuse exotique Mata Hari est exécutée à la Forteresse de Vincennes. Inculpée d’espionnage à la solde des allemands par le tribunal militaire français, elle se livre à un dernier baroud d’honneur en refusant de porter un bandeau sur les yeux.  

Les deux Guerres Mondiales, la révolution russe, la chute du Mur de Berlin, la Perestroïka… Tous ces événements ont été déterminés par l’espionnage et souvent par des femmes, comme Mata Hari, piégées par les rouages de l’Histoire.