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mardi 30 août 2016

Présidentielle 2017: Hollande expose le PS à "une élimination programmée dès le premier tour de l'élection présidentielle"

Arnaud Montebourg exhorte Hollande à ne pas se représenter

L'ex-ministre improductif du Redressement productif juge le bilan de son quinquennat "indéfendable"

Montebourg juge la candidature du président sortant synonyme de l'élimination de la gauche. Se tirant une balle dans le pied, il porte un jugement très critique des années Hollande dont il fait partie de mai 2012 à août 2014. "Il ne peut mener qu'à une élimination programmée dès le premier tour de l'élection présidentielle", assure-t-il.

Le candidat Montebourg se répète avec constance et conviction

Depuis sa "Fête populaire" de Frangy-en-Bresse (ex-fête de la Rose"), quand Montebourg a annoncé sa candidature à la présidentielle 2017, l'ancien ministre avait déjà invité François Hollande à renoncer à toute ambition personnelle.
Appel de Montebourg à Hollande
"Si je suis candidat au rassemblement d’une majorité de Français, c’est d’abord parce qu’il m’est impossible, comme à des millions de Français, de soutenir l’actuel président de la République", a affirmé A. Montebourg dans son discours de candidature.
Il a aussi invité François Hollande à "bien réfléchir à sa décision" de se représenter ou non, "en prenant en compte l’intérêt supérieur du pays".
L'ancien ministre de l'Économie et du Redressement productif a suspendu sa traversée du désert, revenant en politique avec son mouvement "Le Projet France", après l'avoir... désertée. 
Suite à ses déclarations contre la politique économique du couple exécutif prononcées à la Fête de la rose le 25 août 2014, le premier ministre Manuel Valls avait remis la démission de son gouvernement à Hollande, se débarrassant du même coup des franc-tireurs de son troisième gouvernement, Hamon, Filippetti et Montebourg.

Le quinquagénaire avait alors sollicité une bourse d'études pour suivre - en école privée - une formation courte au management commercial, puis s'était fait nommer vice-président du conseil de surveillance de la chaîne d’ameublement française Habitat, liée à la Cetelem (en Outre-mer et en Allemagne, notamment) où il a douillettement pantouflé de mars à juillet 2016.
Lire PaSiDupes - La société Cetelem est-elle homophobe ?: Cetelem véhicule une image blessante des homosexuels.

L'ancien ministre Arnaud Montebourg (PS) se désolidarise des gouvernements auxquels il a participé

"J'ai juste dit que le bilan était indéfendable" minaude-t-il "et qu'il ne devrait pas se représenter. Parce qu'on ne peut pas gagner avec un bilan pareil et surtout dès lors qu'on est soit même l'auteur de renoncements et de reniements. Ce sont des vérités que les Français peuvent partager", a accusé Nono Montebourg sur RTL

"Je pense que le choix que devrait faire en toute responsabilité et en toute liberté, en conscience, en se regardant lui-même, le choix que François Hollande devrait faire, c'est de ne pas se représenter, car il ne peut que mener à une élimination programmée [de la gauche] dès le premier tour de l'élection présidentielle", a insisté l'ancien ministre (2012-2014) de l'actuel président.

Nono Montebourg a annoncé sa candidature à l'Elysée le 21 août,
mais a fait savoir qu'il ne dira que le 15 décembre s'il se plie à la primaire organisée par le PS.

D'ailleurs François Hollande dira aussi "à la fin de l'année" s'il entend solliciter un nouveau mandat, via cette primaire. Les deux hommes se marquent à la culotte.

Arnaud Montebourg "est dans une stratégie qui vise à essayer de dissuader le président de la République", a constaté sur Radio Classique le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, toujours aussi perspicace.
A la primaire présidentielle socialiste de 2011, six candidats, François Hollande, Martine Aubry, Arnaud Montebourg, Ségolène Royal, Manuel Valls et Jean-Michel Baylet s'étaient présentés. Nono s'était classé 3e loin derrière Hollande (39,17 %) et Aubry (30,42 %), avec 17,19 %.
Parmi les membres de l'équipe Montebourg de campagne se trouvaient notamment:Aquilino Morelle, qui sera conseiller du président Hollande et petit marquis chassé de l'Elysée pour trafic d'influence mais qui compara son éviction au ... génocide du Rwanda, 
Thierry Mandon
, IEP à 30 ans, actuel secrétaire d'État chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche,

Roland Castro
, utopiste instable (UEC, UJS, maoïste, PCF et PS), 

ou
Christiane Taubira, militante indépendantiste guyanaise, PRG (comme Baylet), mère porteuse du mariage homosexuel et ministre laxiste de la Justice, 
Taubira lors du lancement de la campagne éthique
d’Anticor, lors de l'élection présidentielle de 2007
annoncée le 20 juillet 2016 devant un juge d'instruction le 24 août, dans l'affaire Anticor, suite à une plainte de 2013 pour prise illégale d'intérêts: la ministre était membre du conseil d’administration d’Anticor et dès 2006 de son comité de parrainage. Son trésorier, Philippe Petit, écrit : "Je n’ai rien contre avoir des élus au sein d’Anticor, mais, quand ils rejoignent un gouvernement, leur présence au sein du comité de parrainage devrait être mise automatiquement entre parenthèses."

jeudi 6 novembre 2014

Série noire des chiffres catastrophiques de Hollande à mi-mandat

Hollande est-il rééligible en 2017 avec ...10% d'éternels ravis ?

A mi-mandat, seulement 13% des Français trouvent le bilan de François Hollande positif
, selon un sondage BVA pour L'Obs.
François Hollande est-il encore en capacité de retrouver la confiance des Français ? Il s'y efforcera jeudi soir, lors d'une émission sur TF1. Cependant rien n'est moins sûr, tant les chiffres de notre sondage BVA-"l'Obs", réalisé à l'occasion de sa mi-mandat, dressent un tableau d'une noirceur sans pareil. Une avalanche de chiffres inquiétants.

# 13% seulement jugent le bilan de Hollande positif

Les Français portent sur les deux ans et demi passés d'Hollande à l'Elysée un jugement sans appel : seulement 13% estiment que son bilan est positif, contre 87% qui le jugent négatif, dont 55% "très négatif". C'est là un score très inférieur à celui mesuré pour son prédécesseur à mi-mandat. En octobre 2009, 38% des Français jugeaient le bilan de Nicolas Sarkozy positif.

# 8 Français sur 10 sont déçus

François Hollande a déçu 81% des Français. C'est 13 points de plus qu'en mars 2013.

# 69% des sympathisants de gauche trouvent son bilan négatif

François Hollande ne recueille plus guère de soutiens au sein de son électorat. Seulement un électeur sur trois du premier tour de la présidentielle de 2012 juge son bilan positif (37%), un chiffre qui tombe à un électeur du second tour sur quatre (27%).
 Les trois-quarts des personnes qui ont voté pour François Hollande au second tour de la présidentielle se disent déçus (76%,+32 points par rapport à mars 2013). 

# 6% jugent la politique de Hollande efficace contre le chômage

Seuls 6% des Français considèrent que la politique menée par François Hollande en matière de lutte contre le chômage a été plutôt bonne. 92% la jugent mauvaise. "François Hollande a très largement déçu ses électeurs qui lui reprochent une action politique inefficace sur les objectifs centraux de son quinquennat", observe Erwan Lestrohan, directeur d'études de BVA Opinion.
Mais les critiques sont majoritaires quelque soit le sujet, y compris l'éducation, qui recueille le score le moins médiocre (27%).

# 21% pensent que Hollande est compétent 

Seulement 21% des Français jugent que François Hollande est compétent (15 points de moins qu’en avril 2013). Seuls 14% pensent qu’il explique bien son action et 10% qu’il est dynamique. Signe d’une incapacité à fédérer unanimement perçue, seuls 10% des Français estiment que François Hollande est rassembleur, soit encore 17 points de moins qu’en avril 2013.

# 18% pensent qu'il peut encore redresser la situation

Le quinquennat en est seulement à la moitié. Mais seulement 18% des Français pensent que François Hollande pourra redresser la situation de la France au cours des deux années et demi qui lui restent.

# 10% souhaitent qu'il se représente

Seulement 10% des Français souhaitent que François Hollande brigue un second mandat en 2017. Et ils sont 56% à penser qu’il ne se représentera pas. Le rejet massif est même partagé par son socle électoral de 2012, les sympathisants du Parti socialiste (67%), les personnes qui avaient voté pour lui au premier (71%) et au second tour (77%) de l'élection présidentielle.
- Enquête réalisée les 3 et 4 novembre par internet auprès d'un échantillon de 1.335 personnes recrutées par téléphone, représentant la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas).