POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est communauté d'agglomérations. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est communauté d'agglomérations. Afficher tous les articles

mercredi 2 juillet 2014

Conflit d'intérêts à Evry: où en est l'accusation de Valls par Mediapart

Quand la justice n'est pas diligente... 

Avril 2011: l
e ministre de l’intérieur attribue un marché public de l’agglomération d’Évry à une urbaniste très intime 
Valls s'est-il laissé corrompre
par son ex-compagne?
Un candidat non retenu s'étonne de certaines modalités de l’appel d’offres. 
L'omniprésence médiatique du ministre de l'Intérieur aurait pu durer encore un peu, ironisait le quotidien, mais la justice semble avoir détourné le regard :a-t-elle enterré le dossier? Metronews était revenu sur les éléments troublants du dossier.
"En effet, Mediapart révèle ce vendredi [10 janvier 2014] que Manuel Valls, maire d'Évry à l'époque, a attribué, en avril 2011, un marché public de l'agglomération d'Évry à... son ex-compagne.
"En avril 2011, le député et maire d’Évry a attribué, en sa qualité de président de la communauté d’agglomération Évry Centre Essonne (CAECE), le marché "d’élaboration du projet de territoire" à son ex-compagne, Sybil Cosnard, urbaniste et ancienne directrice générale de l’urbanisme de la ville d’Évry", révèle Mediapart. Ce marché public avait effectivement fait l'objet d'un appel d'offres en 2010.
Lien PaSiDupes

Manuel Valls et son ex-compagne démentent ce conflit d'intérêts

Sybil Cosnard, l'ex-compagne de Manuel Valls (pendant deux ans, ndlr), a en effet créé (quelques mois plus tôt seulement), une société unipersonnelle, City Linked, pour répondre au projet en associant l'architecte Roland Castro [ancien militant de l’Union des étudiants communistes et du Parti communiste français, puis de l'UJC, du PCF et du PS, candidat à l’élection présidentielle de 2007 et soutien de la candidature d'Arnaud Montebourg aux primaires socialistes en 2011].

Les deux intéressés ont tous deux démenti ce conflit d'intérêts. 
"Il n’y avait pas de conflit d’intérêts à partir du moment où l’on est entré dans un système d’appel d’offres public, a répondu Mme Cosnard à Mediapart. 
Et Manuel Valls de préciser qu'il n'a "jamais présidé aucune commission d’appel d’offres". "Le fait de connaître tel ou tel dirigeant, de l’une ou l’autre de ces sociétés, ne peut être constitutif d’un délit de prise illégale d’intérêts", a-t-il ajouté. Contacté par metronews, ni la mairie d'Evry (dont le numéro est "injoignable", ni le ministre de l'Intérieur n'ont souhaité donner suite à nos appels.

Quatre éléments troublants sont pointés du doigt

Mais au-delà de cette défense, plusieurs éléments troublants demeurent.

Le président de la commission d’appel d’offres Ange Balzano, maire adjoint (PS) de Ris-Orangis, ignorait que la bénéficiaire du marché était l’ex-compagne du président de l’agglomération. "Son nom n’était pas sur les documents", a-t-il déclaré à Mediapart. [dissimulation d'identité? tromperie? aveu d'illégalité?]

Huit jours après la commission, le 13 avril 2011, l’agglomération d’Évry Centre Essonne informe le groupement de Michel Cantal-Dupart qu’il n’est arrivé que troisième. A sa grande surprise la réponse est définitive et il n'y a pas d'entretien pour exposer les arguments des trois premiers candidats. "Normalement, nous aurions dû être dans une short list et être reçus pour exposer ce que l’on avait envie de faire. Ce n’est pas normal. Cela voulait dire que c’était ciblé, et qu’ils avaient déjà quelqu’un en tête", explique Michel Cantal-Dupart.
(NB - L'abonnement proposé par la video n'a rien en commun avec ce blog)


Un projet estimé à 450.300 euros

L'ex-compagne de Manuel Valls a été retenue sur un projet estimé à 450.300 euros alors que l'architecte Michel Cantal-Dupart proposait un coût de 243.700 euros. "Je ne suis pas pour le moins-disant systématique, mais 200.000 euros de plus ça se discute", s'interroge l'architecte non retenu.

Le cabinet City Linked a donc réalisé la première partie de sa mission avant que le projet tout entier ne soit interrompu. Toutes les opérations d'urbanisme ont en effet été suspendues en 2012 depuis que la Fédération française de rugby a choisi de retenir le site de Ris-Orangis pour son futur grand stade. 

Mais si City Linked a bien été indemnisé pour sa première mission effectuée, aucune transaction, ni indemnité de rupture de contrat n'apparaît."

lundi 7 avril 2014

Marseille: la communauté urbaine repasse sous présidence UMP

Marseille ne sera plus financièrement asphyxiée par la gauche

Le triomphe du maire sortant de Marseille Jean-Claude Gaudin aux municipales s'étend à l'intercommunalité.

Une large victoire du député Guy Teissier a ramené la présidence de la communauté urbaine de Marseille à l'UMP lundi. Ravie de justesse par le socialiste Eugène Caselli, elle est revenue au maire du 5e secteur (9e-10e arrondissements) par 90 voix, contre 31 à son adversaire Michel Illac, maire sans étiquette d'Ensuès-la-Redonne, qui faisait partie des élus hostiles à la métropole qui verra le jour au 1er janvier 2016. Seize nuls ont été comptabilisés. Labsence du socialiste Patrick Mennucci a été très remarquée dans l'hémicycle.  Après l'avoir stigmaisée pour un soi-disant immoblisme, il a été largement déjugé par les électeurs, échouant ainsi à reprendre à la majorité de droite la seconde ville de France  en plein essor.

La droite ramène dans son giron le puissant levier de l'intercommunalité
Ses larges compétences s'étendent du développement économique aux transports en passant par l'urbanisme, la distribution de l'eau ou le traitement des déchets aux mains du frère de Jean-Noël Guérini et de FO. 
L'élection de Guy Teissier, 69 ans, met fin à un épisode de "gouvernance partagée" inauguré par la victoire  de la gauche en 2008 grâce au système électoral.

"Moment charnière"
"Ému, reconnaissant et impatient de (s)e mettre au travail", le nouveau président de Marseille Provence Métropole (MPM), saluant l'action de son prédécesseur "qui a su impulser un climat de confiance dans une configuration politique improbable", s'est réjoui d'être à la tête d'une "majorité franche et sans équivoque pour diriger cette institution".

Le député UMP a évoqué "un moment charnière avec la création de la métropole" Aix-Marseille, appelée à absorber MPM aux côtés de cinq autres communautés d'agglomération, un projet qui a suscité la fronde de 109 maires du département (sur 119). "J'y suis favorable, car nous devons unir nos forces dans un contexte de concurrence exacerbée (...), mais elle doit se garder de trop éloigner les pouvoirs de décision de ceux d'exécution. Dès lors, je conçois mon rôle comme celui d'un négociateur tenace des intérêts des habitants des 18 communes", a-t-il déclaré, annonçant la mise en place d'un "comité de pilotage". Guy Teissier a également promis de réduire ses indemnités et d'engager un audit sur les comptes.

La nouvelle assemblée compte 138 conseillers communautaires (contre 157 auparavant), élus pour six ans, pour la première fois au suffrage universel direct lors du scrutin des 23 et 30 mars. 
La ville de Marseille dispose à elle seule de 69 sièges, suivie de Marignane (14), La Ciotat (13) et Allauch (7). Dans les seules Bouches-du-Rhône, le PS a perdu le 7e secteur de Marseille, gagné par le FN, et Salon-de-Provence. Le PC a perdu Port-Saint-Louis-du-Rhône, au profit d'un divers gauche plutôt à droite et un bastion historique à Aubagne.