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jeudi 12 novembre 2015

Migrants: pressions des Européens sur les Africains pour endiguer le flux

Des aides européennes au retour (illusoire)  au pays

Les dirigeants européens se réunissent ce jeudi à Malte pour faire le point sur les décisions prises pour faire face à la crise migratoire. 

Ce sommet extraordinaire devrait surtout se focaliser sur les tractations en cours avec l'Afrique et la Turquie, à qui l'Union européenne demande d'endiguer le flux de réfugiés syriens. 
La Commission européenne met sur la table 1,8 milliard d'euros, un montant qu'elle espère voir doubler avec la contribution des 28 Etats membres de l'UE. 
Dans leur déclaration commune, qui doit être signée dans la journée, Européens et Africains s'engagent à "gérer ensemble les flux migratoires dans tous leurs aspects", selon un projet de texte. La Commission européenne met sur la table 1,8 milliard d'euros 

Retour dans le pays d'origine

Les pays européens veulent que leurs homologues africains les aident à renvoyer les migrants africains dont le flux grossissant pose des problèmes aux états du Vieux Continent. Les populations d'accueil redoutent un déclassement social lié à l'afflux de main d'oeuvre à bon marché et un "grand remplacement", associé aux menaces de l'islam sur le modèle culturel occidental. A Roubaix et à Tourcoing, les habitants ne veulent pas accueillir des migrants et, pour faire face, le gouvernement slovène a dû faire appel à l'armée. Suite à des affrontements migrants-police-population, les habitants proches de la "jungle de Calais" réclament aussi l'intervention de l'armée. Ainsi, depuis que dure et s'amplifie la crise des migrants, à l'ivresse des belles paroles de Hollande surfant sur "l'esprit Charlie", la mobilisation citoyenne, la fierté et l'unité nationale, succède la gueule de bois.

Les politiques peinent à répartir la pénurie liée à la crise économique pour répondre aux besoins des arrivants en nombres. Les bisounours assurent que les migrants considèrent la France comme une simple terre de passage, au même titre que la Slovénie. Rares seraient ceux qui s'y arrêteraient et à Munich en septembre, une agence travaillait d'ailleurs à convaincre les migrants de venir en France. 

Une mission de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) se trouve actuellement en Allemagne pour proposer à 1.000 réfugiés d'être accueillis en France, dans le cadre du plan d'urgence. Les premiers "réfugiés" sont arrivés. Vingt-quatre mille seront accueillis dans notre pays.
Des précautions sont-elles prises pour vérifier que des islamistes radicaux ne profitent pas de l'aubaine pour se glisser à l'intérieur de nos frontières? "Les pouvoirs publics font le nécessaire", assure Pascal Brice, sans plus de garanties. On voit pourtant mal des djihadistes se faire enregistrer à l'Ofpra, où ils doivent se faire photographier et laisser leurs empreintes. Cette mission exceptionnelle, menée à Munich pour "soulager" l'Allemagne de 1.000 migrants, devait être poursuivie dans les 'hotspots" (la traduction par 'centre de tri' passe mal en français) placés dans les pays périphériques, qui permettront de sélectionner le reste des 24.000 migrants qu'a promis d'accueillir la France.
La presse en cause les réticences des habitants plutôt que les gouvernements. Ainsi, des media français profitent-ils des régionales pour pointer certains Français d'opposition qui seraient frileux et recroquevillés, quand l'Etat serait volontaire et généreux, alors qu'il est endetté jusqu'au point de l'insolvabilité: Hollande vit à crédit depuis le 8 novembre. A lire L'Express, la France profonde détiendrait la solution et aurait les moyens d'un accueil réussi. Avec le concours d'une presse aux ordres qui les culpabilise, l'Etat socialiste s'en remet donc  à l'abnégation des Français. 

La migration des Africains pose problème aux dirigeants d'Afrique


La réadmission "dépend aussi des conditions qui seront mises en place"
, selon le président nigérien Issoufou Mahamadou. "Le retour dans le pays d'origine ne saurait être la seule réponse de l'Europe aux migrants Africains. En effet, (certains d'entre eux) ont besoin, à l'instar des migrants venus d'autres régions, de protection", a rappelé de son côté le président ivoirien. A l'Europe post-colonialiste de se substituer aux dirigeants africains ? 

Le plan d'action proposera de favoriser la venue en Europe d'officiers d'immigration africains, chargés d'aider leurs collègues européens à mieux déterminer la nationalité des migrants en situation irrégulière, les clandestins. C'est admettre que bon nombre des "réfugiés" n'en sont pas et que la stigmatisation des Français récalcitrants est injuste, voire malveillante, inspirée de motifs politiciens. L'objectif est donc de mettre en place des expérimentations "dès l'an prochain" (dans six mois ?) avec au moins dix pays africains volontaires. 

Davantage de visas aux étudiants et chercheurs africains
"Pour garder les portes ouvertes aux réfugiés et les migrants légaux, les migrants illégaux doivent être renvoyés de manière effective et rapide", a insisté le président du Conseil européen, Donald Tusk. Les départs volontaires doivent être privilégiés, mais quand ce n'est pas possible, les départs forcés sont un "pré-requis pour une politique migratoire efficace", a-t-il ajouté. 

De leur côté, les dirigeants africains ont réclamé en échange davantage de visas dans le cadre d'une migration légale. Demande à laquelle les Européens ont timidement répondu en acceptant le doublement du nombre de visas en faveur des étudiants et chercheurs africains. 

Un sommet Europe-Turquie 
?

Le sommet doit prendre fin à la mi-journée et sera immédiatement suivi d'un autre, dans l'entre-soi européen, surtout focalisé sur les discussions en cours avec la Turquie, autre pays-clé dans la stratégie européenne visant à limiter les arrivées de réfugiés et de migrants. 

Il y a quelques semaines, la Commission européenne annonçait qu'elle avait jeté les bases d'un plan commun d'action, mais Ankara avait opposé ses exigences à l'optimisme de Bruxelles, en disant que son plan était encore loin d'être acquis.
"Les Etats membres veulent savoir où on en est exactement avec la Turquie", explique une source européenne, indiquant que le vice-président de la Commission, Frans Timmermans, se chargera de leur faire un point précis sur la situation mercredi en se rendant à Malte après un déplacement en Turquie. "Il pourrait y avoir une demande d'organisation d'un sommet UE-Turquie", a précisé cette source. 

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