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vendredi 22 décembre 2017

Des associations imposent leur point de vue au festival de Dunkerque

'La Nuit des Noirs' du Carnaval de Dunkerque est menacée

L'obscurantisme s'étend sur la France

Communautarisme paramilitaire
Alors que le festival de Dunkerque célèbre les 50 ans de sa 'Nuit des Noirs', le 10 mars, la "brigade anti-négrophobie" a frappé en interdisant le grimage d'un groupe de "carnavaleux".
Un déguisement en noir du carnaval.
Le blackface  est tabou
Facebook a servi de support au lancement de la polémique par des associations anti-racistes, à laquelle participe l'extrême gauche et fait écho une certaine presse sous emprise du politiquement correct qui muselle les media et formate les esprits. 
Après le "blackface" d’Antoine Griezmann, qui a dû exprimer des excuses pour s'être grimé en noir, la "brigade anti-négrophobie" entend mater le festival en lui interdisant de se peindre le visage en noir. 

Menace sur une tradition en terre socialiste. 
Pascal Bonne, Tambour major, figure emblématique du carnaval de Dunkerque, ne comprend pas cette polémique. Il dit son écœurement par les accusations de racisme et s'inquiète des menaces de morts dont le groupe de "carnavaleux" a été la cible dans des commentaires sur les réseaux sociaux. "On se grime en noir, en blanc, ou en n’importe quoi. On ne s’est jamais moqué de qui que ce soit. Il y a quelqu’un qui a allumé la flamme et voilà, on nous tape dessus sans savoir ce qu’est notre tradition. Mais de quel droit ? C’est incompréhensible, je ne comprends pas."

Terrorisme vertueux
 
Le pire, ce sont les menaces", déplore-t-il. "On en est là, c’est bien bas. A ce moment-là, demandons-nous d’arrêter notre carnaval... C’est inimaginable, et on ne le fera pas. Il ne faut pas l’annuler pour ne pas laisser gagner ce genre d’individus. On fera tout pour que cette soirée existe".

Colère noire de Français aux traditions menacées par l'Afrique immigrée

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Jusque là méconnue, la Brigade anti-négrophobie s'est pourtant déjà illustrée en 2014 dans son combat contre l'exposition polémique "Exhibit B", exposition très controversée sur la reproduction d’un "zoo humain", tels qu’ils existaient au XIXe et début du XXe siècle, il y a donc plusieurs siècles.
Or, ce collectif radical, qui voit partout du racisme anti-Noir, n’a pas de locaux, pas d’adresse administrative et pas de site internet. Il Sans son compte Facebook, il serait clandestin. Il s'y accumule  des dizaines de messages et d’anecdotes répertoriant les actes racistes supposés dont seraient victimes des anonymes et des activistes grimés, en France et dans le monde. La Brigade anti-négrophobie, qui s'est choisi une dénomination militaire, est donc un collectif plutôt nébuleux, récemment propulsé sur le devant de la scène médiatique à la faveur de son engagement contre "Exhibit B".

Des militants antiracistes s’en prennent à un spectacle antiraciste !

Foulard pro-palestinien
En novembre 2014, en début de soirée, ses membres ont participé à une manifestation musclée organisée devant le théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis qui accueillait l’installation du plasticien  sud-Africain Brett Bailey,  un Blanc, alors montrée dans le monde entier depuis deux ans, mais en butte à une pétition demandant son annulation à Paris, après une polémique à Londres en septembre, avant que les pétitionnaires aient pu la voir.  
Une autre manifestation a eu lieu dans Paris 19e, le 7 décembre 2014.
Une actrice dans "Exhibit B" de Brett Bailey, lors d'une représentation au Festival d'Avigon en 2014Exhibit B, qui avait déjà scandalisé les spectateurs du Festival d'Avignon en 2012, était ainsi ressorti sous la présidence de François Hollande et avec l'assentiment de Fleur Pellerin, sa ministre, bien qu'il mette en scène dans des tableaux vivants, avec beaucoup d'émotion, des "indigènes" tels que les exposaient à l'époque en occident les foires et les expositions coloniales.

Quelle était la motivation des deux directeurs de théâtres 
qui ont programmé l'installation, le Théâtre Gérard Philippe de Saint-Denis, PCF (27 au 30 novembre 2014) et le Centquatre à Paris 19e, PS, (rue d'Aubervilliers, du 7 au 14 décembre 2014), lourdement subventionné par la Ville de Paris, socialiste ?
Bien que ces lieux soient hautement communautaristes et peu fréquentés par les Blancs visés, "programmer Exhibit B est un acte responsable", soutinrent Jean Bellorini, directeur du TGP, et José-Manuel Gonçalvès, directeur du Centquatre. Ils avaient déclaré que ce manifeste anti-raciste "touche droit à l'âme, dans sa conscience et bien au-delà", clairement déterminés à faire le buzz, voire mettre le feu aux poudres en milieu sensible.

Cas d'albinisme africain
Aux côtés d'autres associations, ils se sont insurgés contre cette "performance artistique" ['performance' est un terme adapté en anglo-américain, mais incongru en langue française] mettant en cage des figurants noirs pour faire réfléchir l’homme blanc sur son passé colonial, période non vécue par la plupart des manifestants. 
Ce soir-là, plusieurs vitres du lieu culturel ont volé en éclats devant les caméras de télévision. Les InRocks écrivit le 9 décembre : "Deux cents personnes manifestent dans le calme et dans le froid devant le CentQuatre".

Se distinguer des autres associations antiracistes
"Nous avons parlé d'annulation, car nous avons voulu ouvrir le débat", clame Franco, porte-parole du collectif qui instrumentalise Exhibit B. Il dirige la Brigade anti-négrophobie, collectif qui s'est mobilisé aux côtés des 'Indigènes de la République' et de l'Ausar, Collectif des associations unies et solidaires pour l'Afrique et sa renaissance.
On connaît Les Indigènes de la République, association apparue en 2005,puis mouvement politique et parti politique, se définissant comme antiraciste et décolonial. L'hebdomadaire Marianne a accusé le mouvement de distiller un discours fondé sur "la rancœur et la haine". Différentes sources qualifient le PIR d'antiféministe, antisémite, homophobe identitaire, islamo-gauchiste, racialiste, ou encore racisteL'une de ses porte-parole, Houria Bouteldja, a reçu en 2014, le prix du "combat contre l'islamophobie" de l'Islamic Human Rights Commission, une organisation considérée comme islamiste et pro-palestinienne "proche du Hamas, tête de pont du lobby khomeiniste" selon plusieurs journalistes ou militants dont Caroline Fourest. 
Bouteldja est une salariée de l'Institut du Monde arabe. "Mohamed Merah, c'est moi, et moi je suis lui," a-t-elle pourtant déclaré.

Quant au BLMFrance (Black lives matter) 
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qui organisa le 15 octobre 2016 des discussions, projections et lectures nous montrant "quel héritage pour nous, noirEs en France et comment faire le lien entre les différentes mémoires des luttes de la diaspora noire et afro-descendante", il fut au coeur névralgique du mouvement hostiles aux forces de l'ordre dans l'affaire Traoré.
Une interrogation de BLMFrance que ne renieraient pas les trotskistes
Les membres de la Brigade anti-négrophobie revendiquent ouvertement leur radicalitéjouant sur leur stature, leur uniforme noir de miliciens et leur nombre "intimidants", mais se défendent de toute violence. "On inspire la peur, oui, mais c’est normal. Tous les mouvements de révolte portés par les Noirs ont toujours été diabolisés", explique Franco, leader et porte-parole du collectif. "Prenez les Negmarrons [esclaves en fuite], par exemple. Ils étaient comparés au diable." Il s'agissait des "esclaves fugitifs" mais, avant eux, le terme désignait les Blancs qui fuyaient leurs mauvaises conditions de travail...
Franco, le meneur
Quel est donc ce mouvement qui se définit autant comme une association antiraciste que comme un "mouvement de révolte" ? Difficile de répondre à cette interrogation, car les membres de la "Brigade" (dont le nombre est lui-même gardé secret pour ne pas renseigner les services de renseignement), sont fuyants, une caractéristique commune à toutes les sectes et organisations révolutionnaires.

Paranoïaque, ce collectif ? "Non, vigilant, plutôt", corrige Franco. 
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Film français sorti en 2016
"On était pas bien placés dans l’échelle de la discrimination. C’est pour ça qu’on a décidé de créer le collectif", ajoute-t-il. Née en 2005 à la suite de plusieurs actes "négrophobes" - parmi lesquels l’affaire du texto raciste envoyé à l’ex-humoriste Dieudonné sur "les odeurs des Noirs" -, la Brigade anti-négrophobie a tout de suite voulu se distinguer des autres collectifs antiracistes (Cran, la Licra, SOS Racisme...), que le collectif dénigre, les qualifiant d’associations "de façade". Car Franco a une idée bien précise de son combat : il ne veut pas lutter contre le racisme, mais contre la "négrophobie". Le  communautarisme du collectif est donc revendiqué. "Comme si toutes ces associations comprenaient toutes les formes, toutes les composantes du racisme qui existent : anti-Arabes, anti-Noirs… Comme s’il n’y avait qu’un remède pour tous les maux." Aucun, hormis la révolution ?
DES MEMBRES DE LA "BRIGADE"
Représentation forte des femmes
Une association "dangereuse"
Le credo de Franco fait bondir la LICRA, association internationale de lutte contre le racisme et l’antisémitisme : trop généraliste et inclusive? Qu'en pense le MRAP, dont est dénoncée la dérive vers un communautarisme musulman ?

La Brigade anti-négrophobie, "c’est un collectif communautariste, et c’est là tout le problème.
Les associations antiracistes sont universalistes, elles ne hiérarchisent pas le racisme. La Licra, par exemple, est née en 1920 dans un contexte fortement antisémite, mais elle a ensuite évolué après-guerre. Les victimes avaient changé. Il y a eu la décolonisation, la guerre d’Algérie…", explique Alain Jabukowicz, son président, qui dénonce la douteuse compétition victimaire et mémorielle dans laquelle s’est engagée la Brigade.
"Est-ce que la mémoire des victimes de la Shoah est plus importante ou moins importante que celle des victimes de la traite négrière ? Cette association n’est pas illégitime mais elle est dangereuse. Elle conduit à ce genre de raisonnements. Elle ne tend pas au ‘vivre ensemble’ et elle ne s’appuie pas sur le modèle républicain", souligne Alain Jabukowicz.

Surtout, elle rejette le modèle républicain. 
La Brigade anti-négrophobie ne croit pas au modèle français puisqu’elle est intimement persuadée que la France est un État "fondamentalement raciste", lâche sans hésiter Franco, au bout du fil. "L’Education nationale, par exemple, est un outil de propagande qui met toujours les mêmes en haut de l’échelle des races et des classes et toujours les mêmes en bas […] en faisant disparaître les Noirs des livres d’Histoire," caricature-t-il. […] Ça ne nous intéresse pas d’être reconnus par un État qui ne nous considère pas.

Malgré sa haine, la Brigade reçoit le soutien de certains militants antiracistes. John Mullen, par exemple, porte-parole du collectif anti-Exhibit B, défend ce sulfureux mouvement. "Ils ont travaillé avec nous depuis deux mois; ils n’ont jamais été violents. Ils ont même donné l’ordre de laisser les visiteurs rentrer dans le théâtre [à Saint-Denis, jeudi 27 novembre, pour voir l’exposition Exhibit B]", explique l’universitaire anglais à Rouen, auteur d'une Histoire 'du syndicalisme britannique'. "Je suis déçu qu’on les présente comme des gens violents et extrémistes," susurre-t-il.

Qu’en est-il alors de ces "rencontres" de Franco, de ses "meetings", dans les années 2005, aux côtés de l’ex-humoriste antisioniste Dieudonné et du militant Kémi Seba, leader de Tribu Ka, prônant ouvertement la suprématie noire ? Franco les a bien côtoyés, mais il refuse de commenter ces entrevues : il ne les cautionne, ni ne les condamne. "Nous avons des accords et des désaccords mais je refuse de me prêter au jeu de la division avec le ‘bon Noir’ et le ‘mauvais Noir’, ça ne m’intéresse pas", répète-t-il.
Franco "fait le jeu de l’extrême-droite", s’inquiète le président de la Licra. Défendre la cause noire, ce n’est pas être anti-Blanc, mais défendre la cause noire sans condamner les relents antisionistes des uns et les idéologies douteuses des autres, c’est flirter avec l’idée nauséabonde qu’il existerait une possible incompatibilité raciale. "Et une possible incompatibilité de mémoire collective", met en garde Alain Jacubowicz. "C’est vraiment très inquiétant… Comme si l’antisémitisme n’était que l’affaire des juifs et l’esclavage que l’affaire des Noirs…"

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