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vendredi 19 avril 2019

Hamon avoue enfin être celui qui accorda à Benalla le badge d'accès au Palais Bourbon

Pourquoi Hamon a-t-il autant tardé à avouer sa complicité ?

Cet ancien candidat PS à la présidentielle a-t-il cédé par sympathie pour la diversité ?
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Hamon a-t-il fait entrave à la manifestation de la vérité
et aux commissions parlementaires
en ne communiquant pas sur ses rapports avec Benalla ?
En octobre 2014, dès le retour de Benoît Hamon dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, sur le banc des frondeurs, après deux années au gouvernement (mai 2012-août 2014), Benalla sollicita le député PS des Yvelines - pourquoi lui ? - pour obtenir un droit d'accès au coeur de la sphère politique, révèle la cellule d'investigation de Radio France.

L'ancien collaborateur de l'Elysée, aujourd'hui mis en cause par la justice, Alexandre Benalla passa le voir dans son bureau. "On se connaissait par le service d'ordre du PS, se justifie l'ex-ministre éphémère de l'Education nationale. Il m'a demandé si je pouvais lui accorder un badge pour qu'il ait un accès à la salle de sport de l'Assemblée. Je n'y voyais pas d'inconvénient, j'ai accepté," avoue l'ancien candidat à la présidentielle de 2017, jusqu'ici silencieux sur son laxisme.

Un passe-droit : peut-on refuser à un Maghrébin ?

En théorie, ces laissez-passer sont accordés uniquement à des membres de la famille, à des assistants rémunérés ou à des collaborateurs des partis politiques et au compte-gouttes. Alexandre Benalla n'est rien de tout cela pour le député des Yvelines. Benoît Hamon n'hésite pourtant pas à lui ouvrir à nouveau la voie politique. 

"J'ai été enfumé"! Tels sont les propos de ce "responsable" politique

L'ancien candidat PS à la présidentielle se décide à parlerracontant comment l'ancien garde du corps du président Macron faisait pour accéder aux lieux de pouvoir, et ce dès l'année 2014.

"J'ai été enfumé", admet l'ancien candidat PS à la présidentielle. 

Le socialiste connaît le mode opératoire de l'ancien garde du corps de Macron  pour accéder aux lieux de pouvoir, mais le fondateur de Génération.s et cède.

Hamon ne sait rien refuser à la diversité.
"J'ai adoré le Mélenchon de Marseille sur l'immigration", a déclaré Hamon, en référence à un discours d'avril 2012 de Mélenchon vantant le "métissage" de la France, mais "il y a un vrai changement entre le discours du Prado et ce que dit Jean-Luc maintenant", a estimé M. Hamon. "Sauf à être naïf sur le bonhomme, quiconque ne voit pas la différence et ne voit pas qu'il a maintenant un côté à dire: "les migrants je les prends quand ils sont docteurs, les autres il vaut mieux les nourrir là-bas plutôt qu'ils viennent chez nous...'"  
Hamon les prend tous.

L
e Parquet de Paris a déjà ouvert une enquête pour "entrave à la manifestation de la vérité".
La justice veut savoir s'il y a pu avoir des "dissimulations de preuves" dans le cadre des différentes enquêtes visant Alexandre Benalla et son entourage. Cette enquête judiciaire ouverte en février dernier vise notamment des propos tenus en garde à vue par l'ex-chargé de mission à l'Elysée sur son coffre-fort, qui n'a jamais été retrouvé par les enquêteurs. Des propos d'Alexandre Benalla en garde à vue cet été puis de récents articles de presse ont laissé entendre qu'il avait sollicité un tiers pour le faire disparaître. Cette armoire-forte "a dû être emmenée dans un lieu sûr par une personne mais ce n'est pas moi qui me suis occupé de cela", avait-il argué face aux enquêteurs le 21 juillet.

lundi 9 octobre 2017

Hollande tente de pousser Le Foll à la tête du PS

Le second couteau réfléchit à une candidature "spontanée" au poste de Premier secrétaire

L'ancien ministre Stéphane Le Foll, proche de François Hollande, réfléchit à une prise de pouvoir au PS


Il proscrirait toute "double appartenance" avec d'autres mouvements, comme celui de Benoît Hamon, mais permettrait la "coexistence de courants". "Je ne prendrai ma décision qu'en décembre, mais pourquoi pas ?", a déclaré Le Foll au Parisien.

"Le PS tiendra un congrès en février 2018, 
à l'issue duquel le parti devra avoir clarifié sa ligne et retrouvé une cohérence politique. Cela n'interdira pas la coexistence de courants, à condition qu'ils aient une structure idéologique forte. On ne peut plus accepter des individus qui ne seraient là que pour exister politiquement", a lâché le député de la Sarthe.

Résultat de recherche d'images pour "le foll hamon"Ainsi, "les doubles appartenances doivent être absolument interdites, par exemple avec M1717, le mouvement de Benoît Hamon".

"Au plan doctrinal, notre ligne sera l'Europe, l'écologie et la justice sociale. Ceux qui remettraient en cause l'enjeu européen et qui seraient sur la ligne de Mélenchon n'auraient plus de place au PS", a menacé l'ancien ministre et ex-porte-parole du gouvernement.

Le Foll a précisé qu'il ne votera ni la ratification des ordonnances réformant le droit du travail, ni le projet de loi de finances pour 2018

Il s'en est expliqué : "la réforme fiscale que prépare le gouvernement est non seulement très injuste, mais elle sera aussi inefficace".
"A part la suppression pour 80% des Français de la taxe d'habitation et la revalorisation de certains minima sociaux, la réforme fiscale du président Macron - hausse de la CSG, réforme de l'ISF et prélèvement forfaitaire de 30% sur les revenus du capital - bénéficiera aux contribuables les plus riches. On donne 4 milliards à 150.000 personnes", a-t-il dénoncé.

"Ce que je propose [autant dire Hollande], c'est de ne toucher ni à l'ISF ni au CICE (crédit impôt compétitivité emploi) et de continuer à améliorer la compétitivité des entreprises en baissant l'IS (impôt sur les sociétés). 

En revanche je propose un 'panier patrimonial', le '1% social', qui consisterait à investir quelques 22 milliards - 1% du PNB- dans les programmes sociaux comme la prime d'activité, les aides au logement", a ajouté Le Foll.


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L'ancien ministre intermittent de l'Agriculture n'a pas eu un mot pour les exploitants agricoles.
Pendant que Le Foll et Hollande pensent à leurs carrières politiques, les éleveurs et exploitants protestent et se mobilisent contre la chute des prix de leur production, dont ils demandent une réévaluation.

mercredi 6 juillet 2016

Loi travail: projet imposé aux députés, sans vote

La mention de censure a encore manqué de ...deux voix: suspect ?

Valls et Hollande bravent les oppositions...


Le projet de loi Travail a été adopté ce mercredi 6 juillet en nouvelle lecture à l’Assemblée nationale, faute de motion de censure dans le délai de 24 heures imparti. 

Au lendemain d’un deuxième recours gouvernemental à l’arme constitutionnelle du 49-3 pour forcer l’adoption du projet de loi relatif "au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels", une nouvelle tentative de motion de gauche a en effet échoué, encore à deux signatures près. La droite n’avait pas déposé de motion, à la différence du mois de mai, laissant la gauche des braillards face à ses responsabilités.
Nouvelle mascarade de motion de censure de gauche

Les députés de gauche opposés à la politique gouvernementale ne sont pas parvenus à réunir les 58 signatures nécessaires au dépôt d’une motion de censure. Les élus de droite et du centre avaient, eux, annoncé, mardi, qu’ils n’en déposeraient pas, au motif qu’il faut cesser la "mascarade" et laisser la gauche régler ses comptes.
En mai, la gauche avait déjà échoué, à deux voix près, à déposer une motion de censure du gouvernement.

Les réfractaires se sont comptés
"Nous nous sommes battus jusqu’au bout contre le cynisme, les pressions... et la loi travail. 56 députés de toute la gauche ont accompagné cette démarche" de refus, a annoncé le député de la Nièvre Christian Paul, un des chefs de file des socialistes "frondeurs".

Parmi les 56 signataires, figurent les anciens ministres PS Aurélie Filippetti, Benoît Hamon, Thomas Thévenoud et l’écologiste Cécile Duflot. Au total, 27 socialistes ou apparentés, 10 ex-écologistes, 13 Front de gauche et ultra-marins, un radical de gauche et cinq non-inscrits –dont le centriste Jean Lassalle– ont paraphé un texte de censure.

Le projet de loi travail adopté à l’Assemblée

Mardi, le premier ministre Manuel Valls avait engagé la responsabilité de son gouvernement en recourant, une nouvelle fois, à l’article 49.3 de la Constitution, qui permet de faire adopter un texte sans vote.

Le dépôt d’une motion de censure ayant échoué, le projet de loi est "considéré comme adopté en nouvelle lecture", a proclamé mercredi après-midi le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone.

Le texte doit maintenant être transmis au Sénat, qui l’examinera le 13 juillet en commission
et le 18 en séance publique. La majorité de droite déposera et fera voter une motion de procédure qui abrégera l’examen du texte et entraînera son rejet. L’Assemblée procédera le 20 juillet à la lecture définitive du texte.

La direction du PS avait brandi la menace

Le "président des chrysanthèmes" célébrait un 10e anniversaire. 
Celui de sa stigmatisation du recours à l'article 49.3 à propos du CPE (contrat première embauche pour les jeunes) voulu par le gouvernement Villepin, en 2006.

VOIR et ENTENDRE
Hollande dénonçant la "brutalité" de l'article 49.3ce "déni de démocratie":

Cambadélis avait pourtant averti que les signataires d’une motion de censure votée seraient exclus du parti et se verraient donc refuser leur investiture pour les élections législatives de 2017.
Liste des prochains recalés à l'investiture socialiste:
Qui sont les deux maillons faibles ? 
Les signataires ne sont pas toujours les mêmes que ceux qui avaient appuyé le précédent projet de motion de censure le 11 mai dernier. Ainsi, les députés socialistes Alexis Bachelay (Hauts-de-Seine), Isabelle Bruneau (Indre), Yann Galut (Cher) et Laurent Kalinowski (Moselle) ont voulu préserver leur investiture en ne lâchant sur leur "détermination" pour une censure. 
A l'inverse, les socialistes Sylviane Alaux (Pyrénées-Atlantiques), Philippe Baumel (Sâone-et-Loire), Nathalie Chabanne (Pyrénées-Atlantiques) et Hervé Féron (Meurthe-et-Moselle) ont cette fois décidé de braver le bureau politique en sanctionnant le gouvernement.

Que les traîtres tonitruants se dénoncent !