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lundi 9 octobre 2017

Hollande tente de pousser Le Foll à la tête du PS

Le second couteau réfléchit à une candidature "spontanée" au poste de Premier secrétaire

L'ancien ministre Stéphane Le Foll, proche de François Hollande, réfléchit à une prise de pouvoir au PS


Il proscrirait toute "double appartenance" avec d'autres mouvements, comme celui de Benoît Hamon, mais permettrait la "coexistence de courants". "Je ne prendrai ma décision qu'en décembre, mais pourquoi pas ?", a déclaré Le Foll au Parisien.

"Le PS tiendra un congrès en février 2018, 
à l'issue duquel le parti devra avoir clarifié sa ligne et retrouvé une cohérence politique. Cela n'interdira pas la coexistence de courants, à condition qu'ils aient une structure idéologique forte. On ne peut plus accepter des individus qui ne seraient là que pour exister politiquement", a lâché le député de la Sarthe.

Résultat de recherche d'images pour "le foll hamon"Ainsi, "les doubles appartenances doivent être absolument interdites, par exemple avec M1717, le mouvement de Benoît Hamon".

"Au plan doctrinal, notre ligne sera l'Europe, l'écologie et la justice sociale. Ceux qui remettraient en cause l'enjeu européen et qui seraient sur la ligne de Mélenchon n'auraient plus de place au PS", a menacé l'ancien ministre et ex-porte-parole du gouvernement.

Le Foll a précisé qu'il ne votera ni la ratification des ordonnances réformant le droit du travail, ni le projet de loi de finances pour 2018

Il s'en est expliqué : "la réforme fiscale que prépare le gouvernement est non seulement très injuste, mais elle sera aussi inefficace".
"A part la suppression pour 80% des Français de la taxe d'habitation et la revalorisation de certains minima sociaux, la réforme fiscale du président Macron - hausse de la CSG, réforme de l'ISF et prélèvement forfaitaire de 30% sur les revenus du capital - bénéficiera aux contribuables les plus riches. On donne 4 milliards à 150.000 personnes", a-t-il dénoncé.

"Ce que je propose [autant dire Hollande], c'est de ne toucher ni à l'ISF ni au CICE (crédit impôt compétitivité emploi) et de continuer à améliorer la compétitivité des entreprises en baissant l'IS (impôt sur les sociétés). 

En revanche je propose un 'panier patrimonial', le '1% social', qui consisterait à investir quelques 22 milliards - 1% du PNB- dans les programmes sociaux comme la prime d'activité, les aides au logement", a ajouté Le Foll.


Résultat de recherche d'images pour "le foll agriculteurs"
L'ancien ministre intermittent de l'Agriculture n'a pas eu un mot pour les exploitants agricoles.
Pendant que Le Foll et Hollande pensent à leurs carrières politiques, les éleveurs et exploitants protestent et se mobilisent contre la chute des prix de leur production, dont ils demandent une réévaluation.

vendredi 27 novembre 2015

Le prix des carburants montera malgré les promesses gouvernementales

Le prix de l'essence ne baissera pas en 2016, en dépit des promesses

Les députés sont tombés sur une surprise à l'ouverture du projet de loi de Finances
 


Le texte gouvernemental prévoit désormais de supprimer une partie de la baisse prévue des taxes sur l'essence.

En clair, le pouvoir socialiste va nous pomper notre argent à la pompe !

La taxation sur l'essence et le gazole devrait continuer à augmenter en 2016.

"En matière de fiscalité, il est parfois difficile de suivre à la lettre [et au centimes près] les promesses," commente L'Expansion (groupe L'Express), propriété de l'homme d'affaires à crédit, Patrick Drahi, également co-propriétaire de Libération et de SFR-Numéricable, outre quelques filiales diverses dans des paradis fiscaux comme le Luxembourg, la Suisse ou le Panama, mais qui continue à lorgner sur d'autres sans troubler les consciences socialistes de l'Etat-PS. Et surtout pas celles de Joffrin et bientôt Alain Weill (NextRadioTV, groupe actionnaire majoritaire de RMC, BFM Business, BFM TV).

Son petit journaliste indépendant "ovalise les angles"
En octobre dernier, se souvient Sébastien Pommier, le gouvernement avait décidé de commencer dès 2016 à supprimer une partie de l'avantage fiscal dont bénéficie historiquement le gazole pour rapprocher à terme son prix de celui de l'essence: rapprocher le prix de l'essence de celui du gazole n'a pas effleuré l'esprit unique sous les crânes d'oeufs de Bercy ? Il doit y avoir une raison hautement éthique à cela...

Mais, pépin, le Pommier omet de revenir aux racines de l'entourloupe 
Annoncée par Ségolène Royal, la ministre de l’Ecologie qui parle plus vite qu'elle ne pense, la baisse des taxes sur l’essence n’aura pas lieu en 2016. Contrairement à ce qui avait été prévu, la taxe sur le litre de sans-plomb 95 (SP95) devrait même augmenter de 2 centimes l’an prochain, tandis que la taxe sur le litre de gazole subira une hausse de 3,5 centimes. Seul le SP-E10, un carburant qui contient entre 5 % et 10 % de bioéthanol, devrait baisser  voir sa taxation rester... stable en 2016.
La mémoire de la presse indépendante est librement sélective

Mais passons sur ces trous de mémoire de la presse décrypteuse et donneuse de leçons, puisque seuls les blogueurs et réseaux sociaux ne sont pas fiables...

Donc, dans le projet de loi de Finances rectificative dont les députés viennent de commencer la lecture silencieuse et bienveillante,
le texte prévoit de revenir en partie sur la baisse de 1 centime des taxes sur l'essence. En clair, à nouveau, Sapin a ajouter dans le réservoir du sucre fiscal que ses services vont distiller...

Voyons donc quel éthique sociale y voit le Pommier de L'Expansion.

On a entendu S. Royal, pour combler l'écart entre les deux énergies, le gouvernement souhaitait "jouer" sur la fiscalité. La promesse du moment était de taxer un peu moins l'essence, un peu plus le gazole afin de parvenir "à un rapprochement en cinq ans." Manuel Valls avait validé les propos de sa ministre de l'Ecologie et de l'Energie: le premier ministre donnait des garanties que Royal ne divaguait pas et les vigilants pouvaient dormir tranquilles sur la banquette arrière et derrière leurs vitres encore teintées ! 
Au lieu de cela, à partir du 1er janvier prochain, ce sera +3,5 centimes par litre sur le gazole et +2 centimes par litre sur le SP95, "selon les calculs [au plus justes] du ministère des Finances. On rapproche certes les deux prix, mais plutôt vers le haut... C'est socialiste, donc c'est social, et même que c'est juste et équitable, surtout pour les chercheurs actifs d'emploi en nombre d'ailleurs bondissant dès octobre dernier. Pour ça, Hollande et el Khomri n'ont pas attendu.

La "taxe carbone" atteint son rythme de croisière: elle plafonne !

Les bénéficiaires ne rempliraient pas le Bataclan. La seule baisse prévue actuellement dans le collectif budgétaire ne concerne que quelques bobos nantis car, bien que progressivement distribué dans les stations-service depuis le 1er avril 2009, la part de marché du SP-E10, l'essence contenant près de 10% de bioéthanol, a augmenté de 3 points à 32 % (à partir de 0...) des essences (elles-mêmes minoritaires sur le diesel). 
Moins cher que le SP95 -mais cela varie selon les stations - ce carburant vert ne devrait pas voir sa taxation relevée comme les deux autres. L'écart de prix devrait donc se creuser davantage avec le gazole et le SP95, qui sont appelés à disparaître. Si le gap   la différence (Pommier a vraiment tout pour plaire, mais peut-être produit-il des "grannies", vous savez, ces pommes vertes acidulées?) s'annonce importante, c'est 'en partie', avoue-t-il, à cause de la mise sur orbite de la "contribution climat énergie" (autre nom de la "taxe carbone" et caution éthique des nouveaux socialistes écolos), "introduite à partir de 2014", précise le ver du fruit, peu soucieux, parfois, de remonter dans le temps jusqu'avant 2012. En 2009, des pays nordiques appliquaient déjà une forme de taxe carbone et à cette date le gouvernement français avait prévu de la mettre en œuvre en 2010, mais les exonérations, sous forme de crédits d’impôts aux entreprises les plus polluantes qui auraient participé à l'effort, avaient été jugées non conforme à la Constitution, et le projet fut enterré. A L'Expansion, cette décision à l'encontre du réformisme d'avant garde de la droite a dû en faire tomber quelques-uns dans les pommes.
On ré-écoute les Royal et Sapin ?... 


L'application de la "contribution climat énergie" est "évolutive dans le temps et devait augmenter chaque année jusqu'en 2016."  "On y est, le rythme de croisière va être atteint", assure Pommier, homme de foi. Entre 2013 et 2016, la "taxe intérieure de consommation" (TIC) devait donc augmenter de 9,3% sur le gazole et de 5,7% sur l'essence. Où en est-on, monsieur l'économiste ? Toutes les régions ont opté pour la fiscalité maximale, sauf la Corse et la région Poitou-Charente, où S. Royal reste inaudible), qui ont renoncé à la part régionale et à la majoration. Finalement, en 2014 la TICPE totale s'établit donc à 41,69 centimes par litre pour le gazole et 58,92 centimes par litre pour l'essence dans ces deux régions, et à 44,19 et 61,42 centimes par litre dans les autres régions.

Le carburant E10 (ou SP95-E10) est une absurdité économique
Composé à 90% d'essence et à 10% d'éthanol de betterave ou de blé, il va bel et bien nous être imposé dans les stations-service à la place du SP 95, au grand bonheur muet des producteurs de betterave. 
C'est très préjudiciable, pour deux raisons. La première, c'est que 40 % du parc automobile roulant à l'essence risque d'être endommagé par l'utilisation de cet agrocarburant, notamment les véhicules produits avant 2009 qui vont devoir passer au SP 98, un carburant plus onéreux qui s'apparente d'ailleurs à une spécificité franco-française: on ne le trouve guère hors des frontières. Quant à l'E10, s'il est vendu au prix du SP 95 à ses débuts, le coût de revient d'un carburant produit à partir de betterave ou de blé est nettement supérieur à celui de l'essence: il faudra bien relever le prix à la pompe.
Et comme un malheur socialiste peut en cacher un autre,
l'automobiliste qui au départ paiera ce carburant un peu plus cher à la pompe, à l'arrivée, aura parcouru un peu moins de kilomètres avec un plein, du fait que son pouvoir de combustion est inférieur à celui de l'essence. Quant à l'intérêt environnemental de l'opération, il reste évidemment à démontrer, la polémique sur l'impact des agrocarburants étant toujours aussi vive. Conclusion : tant qu'il restera des pompes SP 95, mieux vaut éviter de faire son plein en E10.

Ainsi, en avril 2015, les prix à la pompe avaient déjà augmenté de 2,9 centimes par litre sur le gazole et de 2,6 centimes par litre sur l'essence. Mais, si "globalement l'automobiliste ne sent pas trop la différence à la caisse", dixit L'Expansion en faveur de l'éthanol de betterave, n'en déplaise à Pommier. c'est parce que le cours du baril de pétrole s'est effondré depuis juin 2014, passant de plus de 100 dollars à 43 dollars ce jeudi matin. Après avoir longtemps fleureté avec la barre de 1,5 euro, l'essence tourne aujourd'hui autour de 1,20 et 1,40 euro/litre et le gazole oscille entre 1,0 et 1,20 euro/litre. Alors, que les taxes continuent d'augmenter, les prix eux ne baissent pas autant qu'ils devraient.

Et ne sont pas près de baisser:
après avoir voulu sanctionner Poutine sur la Crimée, Hollande est partisan du boycottage du pétrole brut syrien qui remplit les caisses des islamistes de l'Etat islamique. Le chef de guerre n'a-t-il pas trouvé d'autre moyen de pression que d'ajouter de l'austérité à l'austérité des Français ?

vendredi 25 avril 2014

50 milliards d'économies: la détermination des 30 à 40 rebelles est-elle indéfectible ?

Toujours pas de majorité pour voter l'austérité

30 et 40 voix manqueraient à l'appel chez les députés socialistes
Sauf par la force, le vote "consultatif" des 50 milliards d'économies ne passerait pas. En l'état !
Selon une estimation gouvernementale, le compte n'y serait donc pas, si les 30 et 40 voix de députés socialistes ne sont pas compensées au centre, dans la perspective du vote -pour la forme- du mercredi 30 avril sur le plan d'économies présenté par le gouvernement Valls. 

Les dernières tractations n'avaient pas donné de résultats suffisants dans la mesure où Michel Sapin, le ministre des Finances, n'a fait, jusqu'à présent, aucune concession quant au gel du point d'indice des fonctionnaires, ni sur les petites retraites, les deux principales revendications des opposants de gauche. Le ministre a toutefois  esquissé un premier mouvement de repli en s'interrogeant à voix haute, sur France Info  : "Est-ce qu'on doit essayer de faire un geste pour que ces petites retraites puissent augmenter au cours de l'année qui vient ? Je pense que c'est nécessaire, je pense que c'est possible et je pense que, dans le dialogue avec notre majorité, nous trouverons des solutions." Reste à les trouver.

Jean-Patrick Gille : "Un comble pour un gouvernement de gauche"

Des députés PS d'habitude assez modérés, tel Jean-Patrick Gillese sont ajoutés aux onze abstentionnistes du vote de confiance (quelques aubryistes et l'aile gauche du PS). Dans une tribune publique, ce spécialiste des questions de formation professionnelle et d'emploi des jeunes indique qu'il ne votera pas en l'état le plan d'économies en raison de son "caractère récessif". "Il est [...] incontournable de procéder à des économies tout en veillant à ne pas étouffer le frémissement de la croissance. Pour autant, le plan proposé ne répond pas à ce double objectif, bien au contraire", estime le député d'Indre-et-Loire.

"Les 50 milliards d'économies envisagés viennent simplement couvrir les exonérations promises aux entreprises [pacte de responsabilité] pour les deux ans à venir, en espérant qu'en retour elles embauchent, ce qui n'est nullement garanti, poursuit ce conseiller municipal PS de Tours. [...] Chacun s'accorde à reconnaître qu'un tel remède va coûter un point de croissance, c'est-à-dire aussi 10 milliards de recettes en moins pour les comptes publics. Si la reprise de l'emploi n'est pas au rendez-vous, cet effort colossal aura été fait pour rien, si ce n'est à affaiblir le pays et son système social qui nous a protégés de la crise. Il revient en fait à faire financer le déficit de l'État par des ponctions sur les comptes sociaux supérieures à leur déficit, ce qui, avouons-le, est un comble pour un gouvernement de gauche."

La situation est donc la suivante.  
Soit le gouvernement parvient à un compromis d'ici au 30 avril, soit Manuel Valls est contraint de s'appuyer sur une autre source de légitimité pour commencer le "semestre européen", la présentation et validation du budget de la France devant la Commission européenne.
L'autre source devrait être  le peuple français... Or, des sondages ont eu pour objectif d'accréditer l'idée que le plan d'économies serait approuvé, à l'exception du gel des retraites rejeté à 69 %, selon l'étude BVA pour i>Télé et Le Parisien. Rappelons toutefois que les sondés qui y croient ne sont que ...50% ! 

Rappelons encore que le vote de l'Assemblée nationale mercredi prochain n'est que "consultatif". 
Manuel Valls peut passer outre un rejet, dans un premier temps, mais à l'automne, il aura de toute façon rendez-vous avec sa majorité lorsque, concrètement, il devra faire adopter la loi de finances 2015. Si ça ne passe pas, François Hollande n'aura alors plus d'autre choix : dissoudre.
Les rebelles seront-ils apaisés?

vendredi 12 octobre 2012

Ayrault fait l'unanimité des entrepreneurs contre lui

Après les "Pigeons", les cris d'oiseaux des "Canaris" 

Le Premier ministre n'entend pas monter la colère des chefs d'entreprises

Après les Pigeons, entrepreneurs hostiles aux projets de taxation des cessions de jeunes entreprises, Jean-Marc Ayrault  (63 ans en janvier prochain...) a été confronté jeudi à leur copie nantaise, les Canaris. Ils auraient pu s'identifier au Petit Lu nantais, d'abord avalé par Danone, puis par le groupe américain Kraft Foods depuis 2007, mais ils n'ont pas renoncé et se sont baptisés en référence au surnom de l'équipe locale de football. 

Ce collectif de chefs d'entreprises nantais a écrit jeudi au Premier ministre pour lui " demander de soutenir l'esprit d'entreprise ". " Le projet de loi de finances 2013 met en péril l'investissement en capital dans nos entreprises, et en particulier celui des managers et salariés de nos entreprises ", affirment ces entrepreneurs.

En visite hier jeudi 11 à Nantes, ville dont il fut longtemps le député-maire, le chef du gouvernement s'est braqué. "Je ne vais pas répondre à différentes espèces d'oiseaux, parce qu'il y en a beaucoup, des espèces d'oiseaux ", a-t-il bafouillé à des journalistes.

Défendant son projet de loi de finances, cet ex-fonctionnaire de l'Education nationale a affirmé ne pas vouloir " financer la rente ". " Je veux être clair : si nous avons fait une réforme fiscale, c'est pour favoriser l'investissement, pour favoriser l'innovation, favoriser la prise de risques, mais pas pour financer la rente ", a assuré le professeur d'allemand. " Mon devoir est d'expliquer que nous ne reviendrons pas sur le principe qui est que le capital doit être imposé au même niveau que le travail ", a ajouté le doctrinaire, en marge du vernissage d'une exposition consacrée à Aristide Briand (1862-1932), parlementaire nantais devenu comme lui chef de gouvernement, mais diplomate et prix Nobel de la Paix, en 1926, pour son action en faveur de la réconciliation entre la France et l'Allemagne ! Un pacifiste, donc, qui comme Romain Rolland ou Jean Jaurès, Roger Martin du Gard ou Jean Giono, ont favorisé la montée de l'hitlérisme par leur aveuglement. Dans ses Reflections on Gandhi, George Orwell reprocha au pacifisme systématique d' " éluder les questions gênantes " et d'adopter " la thèse stérile et malhonnête selon laquelle dans chaque guerre les deux camps représentent la même chose, ce pourquoi il est sans importance de savoir qui gagne. " S'adressant à Gandhi, il écrivait également : " Et les Juifs ? Acceptez-vous qu'on les extermine tous ? Et sinon, que proposez-vous pour l'éviter, si vous excluez l'option de la guerre ? "

"Une tache rude"

Ayrault a toutefois ouvert un oeil sur la réalité niée du monde depuis 2008, estiment jeudi enfin que " jamais un gouvernement depuis la guerre n'a dirigé un pays dans des circonstances aussi difficiles sur le plan économique ", lors du même déplacement à Nantes. " Jamais un gouvernement depuis la guerre n'a dirigé un pays dans des circonstances aussi difficiles sur le plan économique et sur les mutations qui s'imposent, avec le défi de la relance de l'Europe, le défi de la mondialisation, les mutations que ça implique ", a soudainement dramatisé Jean-Marc Ayrault devant la presse, trahissant ainsi son accablement.

Ayrault parle comme Jean-Paul II (1978)
" Tout l'enjeu, c'est comment permettre à la France de passer ce cap, non pas comme une parenthèse mais comme un défi à relever, tout en préservant notre modèle social français ", a admis le Premier ministre, resté au stade du questionnement au cinquième mois. "C'est une tâche rude ", a-t-il gémi, mais ajoutant qu'elle " vaut la peine d'être menée, parce que c'est un combat et les combats ne me font pas peur ". Jean-Marc Ayrault alignait ainsi des phrases en marge d'une visite de l'exposition consacrée à Aristide Briand -qui fut président du Conseil à onze reprises -à l'occasion du 150e anniversaire de sa naissance à Nantes.  A tous, le socialiste nous annonce donc "du sang, de la sueur et des larmes".  " N’ayez pas peur ! " Cette injonction revient trois cent soixante-cinq fois dans la Bible. Dans l’Ancien Testament, Dieu parle ainsi à ses prophètes pour les rassurer contre la terreur qu’ils ressentent à s’approcher…

" Je ne veux pas me comparer à Briand ", " ce serait présomptueux ", a-t-il commenté. Mais il poursuit pourtant en parlant de lui et de la tâche qui lui est confiée : " Je crois que la politique, c'est à la fois des convictions, des valeurs et une pratique, c'est-à-dire ne jamais renoncer, ne jamais abandonner et, en même temps, c'est un combat ". Et la lucidité, alors ?

S'agissant d'Aristide Briand - " issu d'un milieu modeste " (de parents aubergistes, tout de même), " un homme patient mais qui avait un but, une détermination à aller jusqu'au bout " - Ayrault en est venu doucement à tenter de s'identifier à son modèle local, ajoutant qu'il était " une personnalité qui vient de la Loire-Atlantique (...), de Nantes, de Saint-Nazaire, qui a fait sa carrière politique à Paris et dans la Loire et qui à la fin de sa vie, revient ici à Nantes, comme député et qui n'avait rien perdu de son idéal ". " Je trouve ça assez beau ", a-t-il conclu, avec tout le lyrisme dont  est capable ce psycho-rigide qui a pris la grosse tête.

dimanche 2 septembre 2012

Les contribuables volent au secours du Crédit immobilier de France

Matthieu Pigasse, pas intéressé ?

Le gouvernement est contraint d'apporter sa garantie au petit prêteur immobilier en difficultés. 
Son PDG a quitté ses fonctions après un conseil d'administration de crise. Bernard Sevez le remplace à la tête de l'établissement. 

Bercy a par ailleurs confié un mandat à la banque d'affaires Lazard France, dirigée par Matthieu Pigasse, le patron des InRocks et donc de la journaliste Audrey Pulvar, pour conseiller le gouvernement dans la création de la future Banque publique d'investissement. Or le ministre du Redressement productif, Nono Montebourg a dû feindre l'indignation vendredi 31 août: "Je regrette que cette décision ait été prise", a déclaré Arnaud Montebourg lors de l'Université d'été du Medef. "Je ne la connaissais pas, je l'ai découverte, donc vous comprenez que je ne suis pas très content." Et c'est ainsi que pour une affaire de concubinage le CIF échappe à la banque Lazard et à l'actionnaire du journal socialiste Libération ! Mais comme le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a nommé Pigasse administrateur du Théâtre du Châtelet, le banquier favori du président Hollande trouvera à se consoler auprès de sa danseuse.


Encore une crise dont le nouveau gouvernement n'a pas anticipée

Après la nouvelle dégradation infligée mardi par Moody's, le sort du Crédit immobilier de France (CIF) était scellé, mais le gouvernement Ayrault a pris du congé. 
Le prêteur a appelé l'État à la rescousse faute d'avoir trouvé une solution d'adossement: des informations de presse ont laissé entendre cette semaine que la Banque postale ne donnerait pas suite à la proposition de reprise.

Il s'agit pourtant d'un établissement financier indépendant spécialisé dans le crédit immobilier aux particuliers. Il ne possède pas de fonds propres: il emprunte ce qu'il prête. Sa dégradation par Moody's la semaine dernière fait monter ses taux d'emprunt et sa situation n'est donc plus viable. Or son maillage s'étend aujourd'hui sur 10 sociétés régionales (Île-de-France, Nord, Centre-Est, Rhône-Alpes-Auvergne, Méditerranée, Sud-Ouest, Centre-Ouest, Ouest, Bretagne-Atlantique, Bretagne) et ses difficultés croissantes menacent le développement économique des régions.

"Pour permettre au groupe CIF de respecter l'ensemble de ses engagements, l'État a décidé de répondre favorablement à sa demande de lui octroyer une garantie", a indiqué samedi le ministère de l'Économie. "Cette garantie sera mise en place sous réserve de l'autorisation de la Commission Européenne et du Parlement, qui sera saisi dans le cadre de la plus prochaine loi de finances", précise le communiqué de Bercy. Comme lors de l'octroi de garanties publiques à Dexia, le gouvernement a besoin de l'aval de Bruxelles dans le cadre de la procédure des aides d'État.



Les pouvoirs publics soutiennent l'établissement centenaire afin d'éviter toute panique sur un gros émetteur français. Car si  le CIF est un petit réseau bancaire avec ses 300 agences, plus de 30 milliards d'euros d'emprunts portent sa signature. Or, l'abaissement de la note par Moody's donnait la faculté aux investisseurs de se faire rembourser certaines lignes obligataires. De ce fait, l'établissement, incapable de se refinancer depuis la première dégradation de sa note en février dernier, s'acheminait à grands pas vers la crise de liquidité. Vendredi soir, un conseil d'administration du CIF en a tiré les conséquences.

Changement d'hommes: Bernard Sevez, nouveau directeur général

Les pouvoirs publics ont posé des conditions à leur intervention. 

L'une d'elle a déjà été remplie. Claude Sadoun, le PDG du réseau bancaire, quitte ses fonctions, en faisant valoir ses droits à la retraite. Bercy s'attend à ce qu'il renonce à toute indemnité. Son successeur, choisi par l'État, est Bernard Sevez, président de Procivis Savoie (à Chambéry) et administrateur du CIF qui a donc participé à la décadence de l'établissement financier.

En échange de son soutien, selon toute vraisemblance, le gouvernement devrait en outre mettre sous tutelle le CIF, qui ne pourra plus prendre de décisions sans en référer à son sauveteur. À charge pour le groupe bancaire, propriété de 56 Sacicap, sociétés régionales proches des collectivités locales et du monde HLM - de préparer un plan de résolution qui sera présenté à Bruxelles. Malgré tous ces liens du CIF avec le Logement, Cécile Duflot reste étrangère aux tractations.



Confronté à une crise similaire, le Crédit Foncier de France avait dû être nationalisé à la fin des années Mitterrand
Mais un tel schéma catastrophe ne semble encore envisagé par nos bras cassés. Le groupe devrait plutôt être géré en extinction: un scénario à la Dexia. 

Ce nouveau sauvetage, en outre, ne devrait pas coûter d'argent au contribuable car le CIF est fortement capitalisé, avec 2,4 milliards d'euros de fonds propres. Les pouvoirs publics, au contraire, pourraient même réaliser un gain, au final, car les actifs de la banque sont de bonne qualité. 
Il paraît donc d'autant plus étrange que la Banque postale ait refusé une si belle affaire...

Bercy n'a pas encore négocié avec le réseau les conditions de rémunération de la garantie et surtout une clause de retour à meilleure fortune. 
En attendant, le monde HLM et celui de l'accession sociale à la propriété va se réveiller en état de choc. Les salariés seront bel et bien amenés - de gré, mais plutôt de force -  à apporter leur contribution à l'Etat qui s'est engagé auprès du CIF, sans concertation, ni vote du Parlement.

Et  la virevoltante Duflot de l'Assemblée nationale devra danser devant le buffet.
Les Français avec elle, à leur corps défendant !


vendredi 20 mars 2009

Le Congrès américain annonce un déficit budgétaire sans précédents

Les Etats-Unis vont-il encore inspirer la gauche française ?

La grève est la réponse de la gauche syndicale à la crise économique internationale.
L’opposition hexagonale réclame également pour la France un plan de relance de l’ampleur de celui des Etats-Unis.

Déficit US: 13,1% du PIB américain

Le Congrès des Etats-Unis a considérablement relevé vendredi sa prévision de déficit budgétaire pour l'exercice en cours, qui dépasse le montant estimé par la Maison blanche, en atteignant la somme colossale de 1.845 milliards de dollars. Fin septembre, elle était estimée à 1.200 milliards de dollars. Dequoi épater la bande Aubry...
Si un tel trou était atteint, il représenterait un quadruplement de celui de l'exercice précédent, qui avait été de 459 milliards de dollars, soit 3,2% du PIB.

L'ambition de diviser le déficit par deux sur la durée de son mandat fait partie des engagements du président Barack Obama. Et pour le CBO, il peut être atteint.
"Il y a une très grande incertitude qui entoure les projections de budget (...) Cela fait partie du processus législatif normal", a ajouté Peter Orszag, le directeur du budget de M. Obama, lors d'une conférence téléphonique.

En France

Le déficit budgétaire de la France sera d'environ 70 milliards d'euros en 2009 après la mise oeuvre d'une partie des mesures du plan de relance, déclare le ministre du Budget, Eric Woerth.
Les mesures fiscales de ce plan de 26 milliards d'euros sur deux ans doivent être intégrées à la loi de finances d'ici la fin de l'année. Les autres mesures feront l'objet d'une loi spécifique en janvier.
Le Sénat a adopté dans la nuit de mardi à mercredi le projet de loi de finances pour 2009. "Le déficit augmentera de 15, 16, 17 milliards d'euros, selon la consommation que l'on fera en 2009 puisque ça s'étalera sur 2009 et 2010", a dit Eric Woerth sur France 2.
"Le déficit budgétaire qui a été voté hier, de l'ordre de 57 milliard d'euros, est un déficit budgétaire qui passera aux alentours de 70 milliard d'euros après plan de relance", a-t-il ajouté.
Le gouvernement prévoit que le plan de relance aura un impact de 0,8 point sur le produit intérieur brut l'an prochain, portant le déficit public à 3,9% du PIB. 13,1% aux USA.
Le gouvernement table sur un déficit public ramené à 1,0% du PIB en 2012 pour un retour à l'équilibre aux alentours de 2014.

Quel sera le prochain pays modèle du PS ?