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vendredi 27 novembre 2015

Le prix des carburants montera malgré les promesses gouvernementales

Le prix de l'essence ne baissera pas en 2016, en dépit des promesses

Les députés sont tombés sur une surprise à l'ouverture du projet de loi de Finances
 


Le texte gouvernemental prévoit désormais de supprimer une partie de la baisse prévue des taxes sur l'essence.

En clair, le pouvoir socialiste va nous pomper notre argent à la pompe !

La taxation sur l'essence et le gazole devrait continuer à augmenter en 2016.

"En matière de fiscalité, il est parfois difficile de suivre à la lettre [et au centimes près] les promesses," commente L'Expansion (groupe L'Express), propriété de l'homme d'affaires à crédit, Patrick Drahi, également co-propriétaire de Libération et de SFR-Numéricable, outre quelques filiales diverses dans des paradis fiscaux comme le Luxembourg, la Suisse ou le Panama, mais qui continue à lorgner sur d'autres sans troubler les consciences socialistes de l'Etat-PS. Et surtout pas celles de Joffrin et bientôt Alain Weill (NextRadioTV, groupe actionnaire majoritaire de RMC, BFM Business, BFM TV).

Son petit journaliste indépendant "ovalise les angles"
En octobre dernier, se souvient Sébastien Pommier, le gouvernement avait décidé de commencer dès 2016 à supprimer une partie de l'avantage fiscal dont bénéficie historiquement le gazole pour rapprocher à terme son prix de celui de l'essence: rapprocher le prix de l'essence de celui du gazole n'a pas effleuré l'esprit unique sous les crânes d'oeufs de Bercy ? Il doit y avoir une raison hautement éthique à cela...

Mais, pépin, le Pommier omet de revenir aux racines de l'entourloupe 
Annoncée par Ségolène Royal, la ministre de l’Ecologie qui parle plus vite qu'elle ne pense, la baisse des taxes sur l’essence n’aura pas lieu en 2016. Contrairement à ce qui avait été prévu, la taxe sur le litre de sans-plomb 95 (SP95) devrait même augmenter de 2 centimes l’an prochain, tandis que la taxe sur le litre de gazole subira une hausse de 3,5 centimes. Seul le SP-E10, un carburant qui contient entre 5 % et 10 % de bioéthanol, devrait baisser  voir sa taxation rester... stable en 2016.
La mémoire de la presse indépendante est librement sélective

Mais passons sur ces trous de mémoire de la presse décrypteuse et donneuse de leçons, puisque seuls les blogueurs et réseaux sociaux ne sont pas fiables...

Donc, dans le projet de loi de Finances rectificative dont les députés viennent de commencer la lecture silencieuse et bienveillante,
le texte prévoit de revenir en partie sur la baisse de 1 centime des taxes sur l'essence. En clair, à nouveau, Sapin a ajouter dans le réservoir du sucre fiscal que ses services vont distiller...

Voyons donc quel éthique sociale y voit le Pommier de L'Expansion.

On a entendu S. Royal, pour combler l'écart entre les deux énergies, le gouvernement souhaitait "jouer" sur la fiscalité. La promesse du moment était de taxer un peu moins l'essence, un peu plus le gazole afin de parvenir "à un rapprochement en cinq ans." Manuel Valls avait validé les propos de sa ministre de l'Ecologie et de l'Energie: le premier ministre donnait des garanties que Royal ne divaguait pas et les vigilants pouvaient dormir tranquilles sur la banquette arrière et derrière leurs vitres encore teintées ! 
Au lieu de cela, à partir du 1er janvier prochain, ce sera +3,5 centimes par litre sur le gazole et +2 centimes par litre sur le SP95, "selon les calculs [au plus justes] du ministère des Finances. On rapproche certes les deux prix, mais plutôt vers le haut... C'est socialiste, donc c'est social, et même que c'est juste et équitable, surtout pour les chercheurs actifs d'emploi en nombre d'ailleurs bondissant dès octobre dernier. Pour ça, Hollande et el Khomri n'ont pas attendu.

La "taxe carbone" atteint son rythme de croisière: elle plafonne !

Les bénéficiaires ne rempliraient pas le Bataclan. La seule baisse prévue actuellement dans le collectif budgétaire ne concerne que quelques bobos nantis car, bien que progressivement distribué dans les stations-service depuis le 1er avril 2009, la part de marché du SP-E10, l'essence contenant près de 10% de bioéthanol, a augmenté de 3 points à 32 % (à partir de 0...) des essences (elles-mêmes minoritaires sur le diesel). 
Moins cher que le SP95 -mais cela varie selon les stations - ce carburant vert ne devrait pas voir sa taxation relevée comme les deux autres. L'écart de prix devrait donc se creuser davantage avec le gazole et le SP95, qui sont appelés à disparaître. Si le gap   la différence (Pommier a vraiment tout pour plaire, mais peut-être produit-il des "grannies", vous savez, ces pommes vertes acidulées?) s'annonce importante, c'est 'en partie', avoue-t-il, à cause de la mise sur orbite de la "contribution climat énergie" (autre nom de la "taxe carbone" et caution éthique des nouveaux socialistes écolos), "introduite à partir de 2014", précise le ver du fruit, peu soucieux, parfois, de remonter dans le temps jusqu'avant 2012. En 2009, des pays nordiques appliquaient déjà une forme de taxe carbone et à cette date le gouvernement français avait prévu de la mettre en œuvre en 2010, mais les exonérations, sous forme de crédits d’impôts aux entreprises les plus polluantes qui auraient participé à l'effort, avaient été jugées non conforme à la Constitution, et le projet fut enterré. A L'Expansion, cette décision à l'encontre du réformisme d'avant garde de la droite a dû en faire tomber quelques-uns dans les pommes.
On ré-écoute les Royal et Sapin ?... 


L'application de la "contribution climat énergie" est "évolutive dans le temps et devait augmenter chaque année jusqu'en 2016."  "On y est, le rythme de croisière va être atteint", assure Pommier, homme de foi. Entre 2013 et 2016, la "taxe intérieure de consommation" (TIC) devait donc augmenter de 9,3% sur le gazole et de 5,7% sur l'essence. Où en est-on, monsieur l'économiste ? Toutes les régions ont opté pour la fiscalité maximale, sauf la Corse et la région Poitou-Charente, où S. Royal reste inaudible), qui ont renoncé à la part régionale et à la majoration. Finalement, en 2014 la TICPE totale s'établit donc à 41,69 centimes par litre pour le gazole et 58,92 centimes par litre pour l'essence dans ces deux régions, et à 44,19 et 61,42 centimes par litre dans les autres régions.

Le carburant E10 (ou SP95-E10) est une absurdité économique
Composé à 90% d'essence et à 10% d'éthanol de betterave ou de blé, il va bel et bien nous être imposé dans les stations-service à la place du SP 95, au grand bonheur muet des producteurs de betterave. 
C'est très préjudiciable, pour deux raisons. La première, c'est que 40 % du parc automobile roulant à l'essence risque d'être endommagé par l'utilisation de cet agrocarburant, notamment les véhicules produits avant 2009 qui vont devoir passer au SP 98, un carburant plus onéreux qui s'apparente d'ailleurs à une spécificité franco-française: on ne le trouve guère hors des frontières. Quant à l'E10, s'il est vendu au prix du SP 95 à ses débuts, le coût de revient d'un carburant produit à partir de betterave ou de blé est nettement supérieur à celui de l'essence: il faudra bien relever le prix à la pompe.
Et comme un malheur socialiste peut en cacher un autre,
l'automobiliste qui au départ paiera ce carburant un peu plus cher à la pompe, à l'arrivée, aura parcouru un peu moins de kilomètres avec un plein, du fait que son pouvoir de combustion est inférieur à celui de l'essence. Quant à l'intérêt environnemental de l'opération, il reste évidemment à démontrer, la polémique sur l'impact des agrocarburants étant toujours aussi vive. Conclusion : tant qu'il restera des pompes SP 95, mieux vaut éviter de faire son plein en E10.

Ainsi, en avril 2015, les prix à la pompe avaient déjà augmenté de 2,9 centimes par litre sur le gazole et de 2,6 centimes par litre sur l'essence. Mais, si "globalement l'automobiliste ne sent pas trop la différence à la caisse", dixit L'Expansion en faveur de l'éthanol de betterave, n'en déplaise à Pommier. c'est parce que le cours du baril de pétrole s'est effondré depuis juin 2014, passant de plus de 100 dollars à 43 dollars ce jeudi matin. Après avoir longtemps fleureté avec la barre de 1,5 euro, l'essence tourne aujourd'hui autour de 1,20 et 1,40 euro/litre et le gazole oscille entre 1,0 et 1,20 euro/litre. Alors, que les taxes continuent d'augmenter, les prix eux ne baissent pas autant qu'ils devraient.

Et ne sont pas près de baisser:
après avoir voulu sanctionner Poutine sur la Crimée, Hollande est partisan du boycottage du pétrole brut syrien qui remplit les caisses des islamistes de l'Etat islamique. Le chef de guerre n'a-t-il pas trouvé d'autre moyen de pression que d'ajouter de l'austérité à l'austérité des Français ?

samedi 30 novembre 2013

Des camions par milliers contre l'écotaxe poids-lourds des écolos

La fiscalité écologiste d'EELV barre les autoroutes de l'économie

Des dizaines de barrages  filtrants,
une vingtaine de cortèges
et des milliers de camions 
Des milliers de camions ont bloqué les autoroutes ce samedi pour protester contre l'écotaxe verte 

Ce samedi un peu partout en France, le gouvernement qui promet la concertation, jette les professionnels en colère sur les routes  contre l'écotaxe qui vise les poids-lourds.

La réussite de la mobilisation contre l'écotaxe poids-lourds ne se calcule pas au nombre de manifestants mais au nombre de véhicules. Quelque 4.500 camions pour les organisateurs contre 2.200, d'après le gouvernement.

Du côté de l'Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE), la seule fédération qui appelait à la mobilisation ce samedi, "nous sommes très satisfaits, c'est plus qu'il y a 15 jours". Mais le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, assure qu' "on est sur les mêmes chiffres"...

"L'avantage, si je puis dire, avec les routiers, c'est qu'il n'y a pas besoin de beaucoup de monde pour mettre le bazar", résume Benoît Hamon, alors que cette journée d'action s'est soldée par des dizaines de kilomètres de bouchons un peu partout en France. Ce sous-ministre qui ne figure  au gouvernement que pour représenter l'aile gauche du PS, a visiblement beaucoup oublié de sa proximité avec les syndicats les plus radicaux et du respect dû aux travailleurs menacés dans leurs emplois. 

Les travailleurs jugent le ministre incompétent

Les organisateurs ont fait rapidement parler le gouvernement..
Mais sa réponse révèle un défaut d'écoute. "Manifester aujourd'hui signifie que l'on souhaiterait interdire au Parlement de se saisir d'une question", a polémiqué le ministre, en référence à la création d'une mission d'information parlementaire (sic) sur l'écotaxe il y a ...une quinzaine de jours.

Frédéric Cuvillier se manifeste après la bataille des portiques
Il assure qu'il va "réunir dans les prochaines semaines à Paris une conférence avec [ses] homologues européens sur ces questions d'harmonisation".

"Nous répondons que nous ne sommes pas impressionnés par sa gestion du dossier !", a riposté Gilles Mathelié Guinlet dans la foulée. Le délégué général de l'OTRE demande en effet la disparition de cette écotaxe, seulement suspendue ...jusqu'à nouvel ordre.

L'Organisation des transporteurs routiers (OTRE) annonce une nouvelle journée d'actions pour mardi 3 décembre.

mardi 19 novembre 2013

Le gouvernement recule sur l'écotaxe à la veille du blocus de Paris

L'écotaxe reportée à 2015 pour une remise à plat de la fiscalité

La suspension de l'écotaxe "n'avait pas été donnée avec un délai"

explique Philippe Martin,le 3e ministre de l'Ecologie et de l'énergie en treize mois,  après Nicole Bricq (un mois) et Delphine Batho (un an).

L'écotaxe restera suspendue tant que la fiscalité n'aura pas été remise à plat, un processus que le gouvernement souhaite engager avec les partenaires sociaux, a déclaré mardi l'actuel ministre de l'Ecologie et de l'énergie.
"Le délai correspondra à la remise à plat de la fiscalité globale" que le sombre Ayrault vient d'annoncer.

Le dialogue syndical en amont s'est avéré inexistant

"Mieux vaut prendre le temps de l'explication plutôt que d'imposer et de le faire dans un moment où ce n'est pas possible, et même le ministre de l'Ecologie, ça il peut le comprendre", a encore admis le ministre.

L'écotaxe poids-lourds, qui devait entrer en vigueur début 2014, avait été suspendue sine die fin octobre
par le gouvernement, face à la grogne exprimée en Bretagne notamment
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault s'était dit vendredi déterminé à "prendre le temps nécessaire" avant toute nouvelle initiative. Mardi, il a annoncé dans un entretien au journal Les Echos qu'il recevra  les partenaires sociaux dans les prochains jours pour engager une "remise à plat" de la fiscalité.

L'exécutif a reculé à l'annonce du blocus de Paris, jeudi par la FDSEA et les Jeunes agriculteurs en colère contre la politique de la majorité socialo-écolo soutenue par les altermondialistes (EELV, notamment) de la Confédération paysanne, partisane de la fiscalité écologique. Lien PaSiDupes

Le Front de gauche relance la "lutte des classes"


dimanche 29 septembre 2013

Duflot met le souk d'EELV à l'Elysée

Cécile Duflot contamine l'Élysée

La peste prend le dessus sur le choléra


Les socialistes n'en peuvent plus du harcèlement des Verts: de l'ultimatum de Pascal Durand à la dernière invective de la ministre du Logement sur la politique de Manuel Valls, notamment à l'égard des Rom.

Les Verts quittent le gouvernement, sixième épisode. 
Après la violente attaque de Cécile Duflot sur Manuel Valls jeudi dans la polémique qui les oppose sur les clandestins venus de Roumanie et de Bulgarie, la question de la présence des écolos dans la majorité n'a pas tardé à se poser à nouveau, mais cette fois directement à François Hollande. Le président de la République ne devait pas intervenir dans l'immédiat.

"Pas de commentaire", esquivait-on piteusement à l'Élysée. François Hollande devrait attendre lundi et profiter d'un déplacement à Cherbourg sur le thème des énergies marines renouvelables pour glisser un mot sur le sujet. Car chez les socialistes, qu'ils soient à l'Élysée, à Matignon, au gouvernement, au Parlement, Rue de Solferino ou à la base, une petite phrase tourne en boucle: "Ça a assez duré !"

Un lourd contentieux de guérilla

Il y avait déjà eu la
polémique sur la fiscalité verte dans le budget 2014 (septembre 2013), le coup de colère après le limogeage de Delphine Batho (juillet 2013), le coup de semonce des parlementaires écolos votant unanimement contre le projet de loi sur l'enseignement supérieur (mai 2013), les mises en garde face au rapport Gallois (novembre 2012), l'opposition à la ratification du traité budgétaire européen (septembre 2012)… À chaque fois, les Verts s'étaient posé la question du maintien de Cécile Duflot et de Pascal Canfin au gouvernement. Sans suite. 
Cohérent? "Ni plus ni moins que d'habitude. On les connaît, on fait avec. Ils ont plus besoin de nous que nous n'avons besoin d'eux", soupirait récemment un député socialiste anonyme.

Menaces sur le pacte social 

Cette fois, Cécile Duflot est plus concrète: plus altermondialiste qu'écolo, c'est une activiste. En accusant Manuel Valls d'avoir mis "en danger le pacte républicain" sur les Rom, la ministre du Logement a implicitement rappelé le texte qui justifie la présence des écolos dans la majorité: l'accord de gouvernement passé entre le PS et Europe Écologie-Les Verts. Signé à l'époque entre Martine Aubry et Cécile Duflot, ce texte ne parle pas explicitement du dossier des Rom. En revanche, dans sa partie consacrée à "améliorer la vie quotidienne des Français", en réaction au discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy, les deux formations politiques dénoncent "la stigmatisation de certaines catégories de population" qui a "affaibli notre pacte social". Pour les socialistes et les écologistes, "la promesse républicaine, c'est l'égalité réelle des citoyens. Nous lutterons donc sans relâche contre toutes les formes de discrimination".

"En 2013, une ministre ça agit, ça ouvre sa gueule et ça ne démissionne pas " décrète Cécile Duflot, ministre du Logement.
Dès lors que Cécile Duflot juge Manuel Valls hors pacte républicain et somme François Hollande de trancher, c'est la place des Verts au sein du gouvernement qu'elle lui demande de conforter, contre Manuel Valls, ou d'infirmer en la limogeant. "En 2013, une ministre ça agit, ça ouvre sa gueule et ça ne démissionne pas", prévenait Cécile Duflot il y a un mois aux journées de rentrée des Verts.

Jusqu'à présent, le président de la République préférait maintenir les Verts dans sa majorité pour bénéficier d'une assise plus large que celle du seul PS et du petit PRG. Jusqu'à quand? Selon un sondage OpinionWay pour Metro, près de 70 % des Français jugent qu'Europe Écologie-Les Verts ne propose pas d'"alternatives politiques".
Duflot sera-t-elle limogée ?
Pour constater que nul n'est indispensable.

samedi 24 août 2013

Après la fiscalité rose, la taxe verte, goutte d'eau qui fait déborder le vase

La fiscalité verte ajoute au "ras-le-bol fiscal" et jusqu'à La Rochelle

La gauche avance masquée sur la fiscalisation du pays

L'annonce d'une "contribution climat-énergie" s'est télescopée, vendredi à La Rochelle, avec la crainte d'un "ras-le-bol fiscal" des Français. A l'ouverture de l'université d'été du PS, les faux-culs socialistes  se sont vus contraints de jouer sur le mots, clamant qu'il ne s'agit "pas d'une taxe nouvelle". Pourtant, les parlementaires de la gauche présidentielle n'ont-ils pas voté, comme un seul homme, toutes les taxes et impôts voulus par l'exécutif ? 

Absente lors de la précédente édition,
Ségolène Royal, petite présidente de région rentrée dans le rang, a donné le coup d'envoi des travaux vendredi après-midi, estimant en toute mauvaise foi que les socialistes sont "rassemblés": non seulement les présidents de région qu'elle avait invités  à dîner autour d'elle se sont décommandés, mais les élus craignent que le matraquage fiscal de Hollande leur coûte leurs mairies au printemps 2014.

A la vérité, avant même son ouverture,
l'université d'été était parasitée par l'annonce faite la veille de l'instauration d'une "contribution climat énergie" par le nouveau ministre de l'Écologie, Philippe Martin, obligeant ce dernier à préciser ses propos.

Ce n'est "pas une taxe nouvelle, supplémentaire", se défend-il.
"Ce n'est pas une fiscalité additionnelle mais une fiscalité de substitution", a-t-il assuré devant la presse. "S'il s'agissait d'une taxe nouvelle, je serais contre, comme j'étais contre la taxe carbone" de Nicolas Sarkozy dont elle est la copie conforme, a-t-il martelé. Pour cela, il promet actuellement que le gouvernement va tenter de faire que le futur dispositif n'ait "aucun impact financier sur les classes les plus basses et les classes moyennes". Un impôt discriminatoire de plus, donc, mais dont on se demande à quel prélèvement il se substitue...

P
eu avant, incapablede fournir la moindre précision, le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, a affirmé qu'il ne s'agit pas de "frapper les Français", mais plutôt de "modifier les comportements", l'un pourtant expliquant l'autre !

La gauche du PS ne se laisse pas enfumer

"Pour l'heure, nous sommes dans le yaourt. Nous ne savons pas ce que le gouvernement a comme intention. La question est de savoir quelle est la philosophie qu'on a de cette taxe", a lancé à la presse Marie-Noëlle Lienemann, une proche de Riton Emmanuelli et de son avatar, Benoît Hamon.

Tout au long de la journée, usant d'éléments de langage communs, les responsables socialistes ont dû s'employer à déminer le sujet, de la porteuse de la bonne parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, au ministre Stéphane Le Foll, en passant par le Premier secrétaire Harlem Désir, selon lequel cette contribution "doit se faire à fiscalité constante".

Certains n'avaient pas caché leur ras-le-bol, tels François Rebsamen, président du groupe socialiste au Sénat, pour qui une "nouvelle taxe" écologique serait "punitive" et Ségolène Royal prévenant que ce n'est "pas le moment de mettre un impôt supplémentaire", alors que la croissance semble frémir.

Certains membres du gouvernement confient leur embarras, un ministre voilé soulignant que c'est "oublier qu'il y a des gens vivant en milieu rural ou péri-urbain", allusion à la taxation des activités polluantes et donc du diesel. Pascal Canfin lui-même a exprimé le sentiment de tout son parti (EELV), et non celui du gouvernement dont il est le ministre délégué du Développement, lâchant que "2016, c’est trop tard !", un an avant les élections de 2017. Et neuf mois avant les municipales...

Marine Le Pen, présidente du Front national, y a vu une "inacceptable mesure fiscale déguisée en vert" dont pâtiront "durement les ménages et les petites entreprises".

La gauche parlementaire fait enfin l'addition des taxes qu'elle a votées

La fiscalité suscite des interrogations au sein de la majorité
, alors que se profile une hausse de la CSG, sur l'ensemble des Français jusqu'aux plus démunis, pour financer les retraites. Des voix s'élèvent même pour une humiliante re-défiscalisation des heures supplémentaires par les détracteurs de la mesure symbolique du quinquennat précédent, qui a été détricotée par le gouvernement Ayrault par décret du 23 septembre 2012, après seulement quatre mois de pouvoir. Mais Thierry Mandon, porte-parole du groupe socialiste, vient de faire amende honorable en jugeant publiquement la défiscalisation des heures supplémentaire "adaptée à certaines situations".

Le sénateur PS Gaëtan Gorce affirme sur son blog que "la bataille de La Rochelle est déjà perdue" par le PS 
Le mot d'ordre "unité" doit donc être rangé dans la boîte à outils psychologiques,  en raison de "l'avalanche de polémiques" internes à la majorité.

Les sujet de discordes obscurcissent l'université d'été, comme la rentrée sociale

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls divise la majorité présidentielle
après ses propos sur sa volonté d'une politique du regroupement familial.
"Comme souvent à La Rochelle, on est reparti sur des débats internes", s'agaçait un ministre.
Apprécié l'année dernière pour un discours de fermeté sur l'"ordre républicain", Manuel Valls a un piètre bilan: beaucoup d'apparitions et de populisme, mais peu de résultats, puisque la violence a envahi le territoire nationaln Il s'est certes fait applaudir, mais aussi siffler samedi à l'une des conférences attendues de cette rencontre avec la base à La Rochelle. 
Les invectives contre l'extrême droite n'ont pas dissipé le malaise du PS à l'aube de cette année riche en rendez-vous électoraux. 
Désir, premier secrétaire désigné autoritairement,  fait une fixation sur la droite radicale pour mieux oublier les déboires de son parti: "le devoir de la gauche" est de mener une "bataille idéologique, culturelle et politique contre l'extrême droite" contre ce "mouvement 'anti-Lumières' qui va d'une partie de l'UMP au FN."

La majorité est toujours dans les intentions et le paraître
Le "off" de La Rochelle est aussi un traditionnel moment de réunions de courants, réseaux, clubs. Les proches de Manuel Valls ont ainsi organisé un "apéritif" samedi à midi et, vendredi soir, les amis de Martine Aubry se sont passés de l'ancienne patronne du PS qui n'est apparue que samedi...
Il devenait donc urgent 'afficher l'unité de "tous ceux qui soutiennent le président de la République", Harlem Désir devait redonner bonne figure du "courant majoritaire" en animant en fin de journée une réunion  avec Vincent Peillon, Arnaud Montebourg, Claude Bartolone. L'eurodéputé, qui assure tant bien que mal le syndic de la Rue de Solférino depuis bientôt un an, y jouait la réussite de sa rentrée et sa tête .
"Il faut que nous retrouvions vite le Harlem Désir qui fit les beaux jours de SOS Racisme [mais c'était sous la gouvernance de F. Mitterrand: autant dire qu'ils ont du mal à faire avec F. Hollande...] 
Nous n'attendons pas de lui qu'il soit le porte-parole du gouvernement", a taclé son rival Jean-Christophe Cambadélis, candidat malheureux de la Ch'tite Martine Brochen-Aubry à la tête du PS en 2012.

mercredi 21 août 2013

Mamère (EELV) hurle après Manuel Valls avec les loups

Manuel Valls a-t-il des supporters en "république bananière ?

Les camarades, "ensemble,"
 lui tournent tous le dos:
cohérence et solidarité...
Les propos de Manuel Valls seraient "aux antipodes des valeurs du candidat Hollande," selon le député-maire de Bègles. Mais Hollande ne confirme toujours pas...


Mamère suppurait à l'oreille de Sud-Ouest, ce matin

Sudouest.fr. Cécile Duflot a pris le contre-pied de Manuel Valls sur les questions d'immigration. A-t-elle raison de prendre ainsi la parole ?
Noël Mamère. Oui. Il était important qu’elle intervienne pour combattre les propos de Manuel Valls [propos guerriers] qui sont aux antipodes des valeurs que défendaient le candidat Hollande durant la présidentielle. Surtout qu'au-delà du sujet de l'immigration, on peut aussi rappeler les renoncements de Manuel Valls et du gouvernement sur les contrôles d’identité des policiers, les évacuations de camps de roms… Cette logique n’est pas celle proposée par l’ensemble de la gauche à la présidentielle. [Ils se sentent trahis, mais s'accrochent à leurs avantages] Il était nécessaire et urgent que Cécile Duflot intervienne. [l'écologie la motive moins que la politique...]

Néanmoins, cette prise de position prouve qu'il y a plusieurs lignes au sein du gouvernement. Cela ne pose-t-il pas un problème ?
Le problème du président de la République n’est pas d’arbitrer entre plusieurs lignes, c’est de faire des choix. Si le président de la République laisse prospérer des polémiques, il se met lui-même en danger [le pays n'importe-t-il pas davantage?] et il met la gauche et la majorité en danger. 
Souvenons-nous des déclarations du président de la République devant les maires de France à l'occasion du mariage pour tous. Il leur avait dit : si vous ne voulez pas marier deux personnes de même sexe, vous pourrez utiliser votre liberté de conscience. C’est en lâchant comme ça, en étant aussi peu combatif, que l’on fini par ouvrir des brèches [selon l'ayatollah des lobbies gay]
Sur les peines planchers, sur l’immigration, le regroupement familial, la fin de vie et la PMA (procréation médicale assistée) notamment, il va bien falloir que le président de la République tranche et arrête de jouer sur le yin et le yang.

Les écologistes attendent toujours la mise en place de la fiscalité verte ? Alors que l'on parle aussi d'une éventuelle hausse de la CSG (contribution sociale généralisée) pour le financement des retraites, pensez-vous que le gouvernement aura le courage de la proposer ?
Pour nous, la fiscalité peut avoir des vertus incitatives et pas simplement punitives. Mais je crains que le gouvernement ne soit pas convaincu de la nécessité de donner la priorité à l’écologie et à la transition écologique. Pourtant, nous parlons-là d'un changement de société. Car, la seule question qui se pose aujourd'hui, c’est comment assurer la prospérité des hommes dans un monde sans croissance ? Tous les économistes le disent nous ne retrouverons plus la croissance des trente glorieuses. Dès lors, quel contenu doit-on donner au progrès ? 

Pourtant, l'objet du séminaire de rentrée du gouvernement était dédié à la France de 2025. Les propositions avancées ne vous conviennent pas ?
Pour 2025, le gouvernement va s’appuyer sur les travaux de trois personnalités : Jean Pisani-Ferry, Louis Gallois, et Anne Lauvergeon. J'ai beaucoup de respect pour eux, mais quand on est écologiste, on se pince. Je ne pense pas que Louis Gallois et Anne Lauvergeon, l'ancienne patronne d'Areva, soient sensibles aux questions écologiques. Et quand j’entends justement Anne Lauvergeon parler d’innovation de rupture, je dis : chiche, rompons avec le nucléaire.

Il est joueur Mamère !