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mercredi 21 août 2013

Mamère (EELV) hurle après Manuel Valls avec les loups

Manuel Valls a-t-il des supporters en "république bananière ?

Les camarades, "ensemble,"
 lui tournent tous le dos:
cohérence et solidarité...
Les propos de Manuel Valls seraient "aux antipodes des valeurs du candidat Hollande," selon le député-maire de Bègles. Mais Hollande ne confirme toujours pas...


Mamère suppurait à l'oreille de Sud-Ouest, ce matin

Sudouest.fr. Cécile Duflot a pris le contre-pied de Manuel Valls sur les questions d'immigration. A-t-elle raison de prendre ainsi la parole ?
Noël Mamère. Oui. Il était important qu’elle intervienne pour combattre les propos de Manuel Valls [propos guerriers] qui sont aux antipodes des valeurs que défendaient le candidat Hollande durant la présidentielle. Surtout qu'au-delà du sujet de l'immigration, on peut aussi rappeler les renoncements de Manuel Valls et du gouvernement sur les contrôles d’identité des policiers, les évacuations de camps de roms… Cette logique n’est pas celle proposée par l’ensemble de la gauche à la présidentielle. [Ils se sentent trahis, mais s'accrochent à leurs avantages] Il était nécessaire et urgent que Cécile Duflot intervienne. [l'écologie la motive moins que la politique...]

Néanmoins, cette prise de position prouve qu'il y a plusieurs lignes au sein du gouvernement. Cela ne pose-t-il pas un problème ?
Le problème du président de la République n’est pas d’arbitrer entre plusieurs lignes, c’est de faire des choix. Si le président de la République laisse prospérer des polémiques, il se met lui-même en danger [le pays n'importe-t-il pas davantage?] et il met la gauche et la majorité en danger. 
Souvenons-nous des déclarations du président de la République devant les maires de France à l'occasion du mariage pour tous. Il leur avait dit : si vous ne voulez pas marier deux personnes de même sexe, vous pourrez utiliser votre liberté de conscience. C’est en lâchant comme ça, en étant aussi peu combatif, que l’on fini par ouvrir des brèches [selon l'ayatollah des lobbies gay]
Sur les peines planchers, sur l’immigration, le regroupement familial, la fin de vie et la PMA (procréation médicale assistée) notamment, il va bien falloir que le président de la République tranche et arrête de jouer sur le yin et le yang.

Les écologistes attendent toujours la mise en place de la fiscalité verte ? Alors que l'on parle aussi d'une éventuelle hausse de la CSG (contribution sociale généralisée) pour le financement des retraites, pensez-vous que le gouvernement aura le courage de la proposer ?
Pour nous, la fiscalité peut avoir des vertus incitatives et pas simplement punitives. Mais je crains que le gouvernement ne soit pas convaincu de la nécessité de donner la priorité à l’écologie et à la transition écologique. Pourtant, nous parlons-là d'un changement de société. Car, la seule question qui se pose aujourd'hui, c’est comment assurer la prospérité des hommes dans un monde sans croissance ? Tous les économistes le disent nous ne retrouverons plus la croissance des trente glorieuses. Dès lors, quel contenu doit-on donner au progrès ? 

Pourtant, l'objet du séminaire de rentrée du gouvernement était dédié à la France de 2025. Les propositions avancées ne vous conviennent pas ?
Pour 2025, le gouvernement va s’appuyer sur les travaux de trois personnalités : Jean Pisani-Ferry, Louis Gallois, et Anne Lauvergeon. J'ai beaucoup de respect pour eux, mais quand on est écologiste, on se pince. Je ne pense pas que Louis Gallois et Anne Lauvergeon, l'ancienne patronne d'Areva, soient sensibles aux questions écologiques. Et quand j’entends justement Anne Lauvergeon parler d’innovation de rupture, je dis : chiche, rompons avec le nucléaire.

Il est joueur Mamère !

mardi 12 février 2013

SNCF, épinglée pour ses dépenses de communication

La Cour des comptes tacle la SNCF sur ses choix budgétaires

Tout est plus cher aussi,
allez savoir pourquoi !
Les dépenses de communication de la SNCF " sont en infraction avec les règles de la concurrence" au cours de la dernière décennie, selon le rapport annuel de la Cour des comptes concernant cette entreprise publique peu soucieuse des déficits publics, malgré le contrôle - ou grâce à la complicité - des élus des syndicats au CCE.
Bâtiment principal du CCE SNCF,
le Vert Bois à Saint Madrier,
sur la Côte d'Azur 
Le Comité d’entreprise de la SNCF est en outre propriétaire des châteaux de La Bachasse et aussi du magnifique château du Vernay, à Challuy, au sud de Nevers. Lien PaSiDupes - 15 immeubles sous-occupés que Duflot va réquisitionner : 15 châteaux trop beaux pour les pauvres de Duflot, ministre du Logement Ayrault.

Le document, qui doit être officiellement présenté mardi, qualifie ses dépenses de communication de "dispendieuses" lors de la dernière décennie. "La fonction de communication de la SNCF souffre d'une faiblesse de pilotage budgétaire et de lacunes dans le suivi des dépenses engagées."  

"Relier les hommes", mais à un juste prix

Le contrôle de "la régularité, l'efficience et l'efficacité" des dépenses de communication externe et interne de l'établissement public entre 2000 et 2011 (Louis Gallois et Anne-Marie Idrac) fait apparaître "que les opérations les plus importantes ont fait l'objet de procédures en infraction avec les règles de la concurrence", explique la Cour. Selon elle, "ces pratiques anormales atteignent des niveaux préoccupants car elles concernent 71% des 41 opérations de communication les plus importantes réalisées par la SNCF depuis 2007". 
Et ce, pour un montant de plus de 106 millions d'euros.
Lien PaSiDupes - Cette niche sociale que les syndicats ne veulent pas supprimer": les syndicats, des riches qu'aime Hollande

Des justifications non conformes

Centre du CCE SNCF aux alentours d'Amiens:
Les 3 Doms, à Montdidier
En outre, l'institution a constaté que "l'invocation des cas d'urgence impérieuse ou de la spécificité technique, prévus par la réglementation pour échapper à l'obligation de mise en concurrence" n'ont pas fait l'objet d'une justification conforme à la réglementation en vigueur ou aux règles internes à la SNCF.

Parmi les irrégularités relevées, la Cour souligne que deux avenants au marché signé par la SNCF en 1995, sous la présidence de Loïk Le Floch-Prigent,  avec la société de conseil TBWA auraient ainsi "dû faire l'objet d'une mise en concurrence car ils modifiaient substantiellement les termes du contrat". 
Un autre exemple concerne le séminaire annuel des managers organisé sous la présidence de Guillaume Pépy en septembre 2011 à Tanger, réunissant sur quatre jours 600 personnes pour un montant de 2,7 millions d'euros. Au final, le coût s'est ainsi élevé à 4.289 euros par personne, soit 1.430 euros par jour. Un montant bien éloigné de la référence proposée par l'audit de 2009, soit 300 euros par jour et par personne.

En 2011, " La Cour des comptes dénonce des fraudes au CE de la RATP ": La CGT, l'UNSA et SUD-Ratp dans le collimateur des juges financiers de l'Etat

La Cour des Comptes serait bien avisée de se pencher aussi sur les dépenses de communication des collectivités territoriales...

mardi 23 octobre 2012

Compétitivité: Hollande, piégé par le rapport Gallois

Hollande tend à Gallois le bâton pour se faire battre

Bavure: le gouvernement prend ses distances avec les conclusions du rapport  sur la compétitivité qu'il a lui-même commandé

Des fuites, publiées dans le Figaro, ont révélé, vendredi, les grandes orientations du rapport de l'ex-grand patron d'EADS et ont animé les émissions politiques, ce week-end.

Ayrault se défend de vouloir déjà enterrer le rapport Gallois sur la compétitivité 
L'ex-patron d'EADS prônerait notamment 30 milliards d'allègement de cotisations sociales sur deux ou trois ans - soit le fameux "choc de compétitivité" réclamé par le patronat. Depuis, le gouvernement et François Hollande lui-même ont tenté de se 'désempêtrer' de ces conclusions, dont on ne saura que le 5 novembre si elles sont effectivement celles du rapport. 
Ainsi, Michel Sapin a relativisé l'importance de la réflexion menée par Louis Gallois, estimant dimanche que les recommandations de Louis Gallois seraient "un élément extrêmement sérieux", mais "pas le seul point de vue qui compte". Le ministre du Travail en conteste les conclusions, estimant que "ce qui manque le plus" n'est pas une baisse de charges, mais "l’innovation, la recherche, des nouveaux produits". 
Dimanche aussi, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, s'est abandonnée à la démagogie, contestant "que l’on puisse lui faire supporter, et faire supporter aux Français, un choc supplémentaire de plusieurs milliards d’euros".

Campé sur la même ligne Maginot, le patron de Bercy a semblé écarter une hausse de la TVA ou de la CSG

Il refuse une "réforme qui, dans un contexte difficile pour le pouvoir d'achat, brutalise la société française".

En revanche,
les retraités ne sont pas à l'abri de maltraitances de la part de ce gouvernement de "gauche sociale"... 


Avortement de la concertation

Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie, tenait le même langage samedi. Selon lui, le rapport Gallois "sera une contribution importante", mais il appartiendra ensuite au gouvernement "de définir ce que sera la politique de compétitivité"
Quelques jours auparavant, ce sont les deux têtes de l'exécutif qui avaient rétropédalé.  Jean-Marc Ayrault avait taclé la presse le 15 octobre: "Si vous pensez que la compétitivité, c’est l’allègement des charges, vous ne connaissez pas le dossier". Le Premier ministre a reçu ce lundi plusieurs ministres pour évoquer le sujet. <
François Hollande, quant à lui, a fait savoir vendredi dernier que le rapport Gallois n'engagerait "que son auteur"... 
Ces réactions en chaîne annoncent-elle le rejet du rapport avant même sa présentation initialement prévue pour la mi-octobre ? La publication a été reportée à début novembre... Après avoir sollicité en juillet l’ex-grand patron, étiqueté "de gauche", le gouvernement passera-t-il outre ses conclusions et s'enferrera-t-il donc dans ses erreurs, refusant de revoir les grandes orientations de sa politique ? 
Samedi, l'UMP Jean-François Copé a d'ores et déjà déploré que "François Hollande se trouve pris à son propre piège". 


Le pédalo France a-t-il un capitaine à bord ?

Les déclarations du week-end entretiennent le flou sur les intentions gouvernementales en matière de compétitivité. 
Le candidat François Hollande avait déjà esquivé le sujet - ou l'avait réduit à la compétitivité "hors coûts", c’est-à-dire à l’innovation et à la qualité des produits. Virement de bord lors de la conférence sociale de juillet, où il avait considéré "nécessaire une réforme du mode de financement de la protection sociale pour qu’il ne pèse pas seulement sur le travail". Mais le vent a de nouveau tourné et semble désormais orienté sur la compétitivité "hors coûts".
Le gouvernement cherche-t-il en fait à détourner l'attention des syndicats et de la "gauche de la gauche" de ses projets en matière de coût du travail, une baisse massive des charges étant extrêmement mal vue dans les centrales. Or, selon d'autres informations distillées par la presse, une diminution de 20 à 40 milliards d'euros, étalée sur plusieurs années, serait bel et bien à l'étude, hypothèse conforme à la "trajectoire de compétitivité" évoquée par Jean-Marc Ayrault, tandis que Pierre Moscovici envisageait jusqu'ici un "choc de compétitivité"...  
Le mardi 9 septembre 2012 devant les députés, le faisant-fonction de Chef du gouvernement Z-Ayrault ne s'est-il pourtant pas engagé à oeuvrer "pour l'emploi, rien que l'emploi", promettant un "choc de compétitivité" d'ici la fin de l'année ? (lien Capital.fr)
Et la décision définitive du gouvernement est reportée au début 2013, après le rendu d'un autre rapport, rédigé, lui, par le Haut Conseil du financement de la protection sociale: des cerveaux sont portés à ébullition, mais les entreprises et les ménages attendent toujours de savoir à quel sauce ils vont être avalés.
Une digestion lente est forcément douloureuse 
la cantine syndicale comme la table patronale, l'exécutif coupe l'appétit à tous
Très remonté par les mesures fiscales du budget 2013, le MEDEF est prêt à faire du rapport Gallois son nouveau cheval de bataille. "La déception des patrons sera immense si un homme tel que Louis Gallois ne montre pas comment créer un véritable sursaut", et tout autant si ses conclusions ne sont pas suivies, a d'ores et déjà prévenu Laurence Parisot. Lien RMC sur le "choc de compétitivité" réclamé par Laurence Parisot

Après le recul face au mouvement des Pigeons, les Français se passeraient sans doute volontiers d'une nouveau bras de fer social.

mercredi 12 septembre 2012

Ayrault n'est pas" le seul défaut de Hollande"

Hollande traîne un boulet creux et c'est Ayrault ! 



François Hollande est dans le rouge: ce n'est pas seulement la faute à Voltaire, c'est aussi la faute à Duflot, à Taubira, à Montebourg et aux autres. Mais c'est d'abord sa faute originelle, celle de son choix de Zayrault Jean-Marc. 



C'est bien l'avis d'Anna Cabana, qui pointe ce matin le principal boulet du président dans sa chronique du 6/7 de France Inter: La Voix de son Maître, son Premier ministre !

Anna, vous voulez nous parler d'un sujet qui préoccupe l'Élysée, et ce sujet s'appelle Jean-Marc Ayrault...
Ces derniers jours, on a beaucoup glosé sur la nouvelle posture martiale de François Hollande, sur la façon dont il joue le capitaine dans la tempête. Mais on n'a pas assez dit une chose essentielle : il est seul à la barre. Seul en première ligne. Il a dû se faire violence pour faire ça, lui qui, souvenez-vous, ne voulait surtout pas jouer l'hyper-président comme Sarkozy. S'il l'a fait, c'est à cause des circonstances, bien sûr, mais aussi parce qu'il y a un "problème Ayrault." "Un problème Ayrault" : c'est l'expression chuchotée ces temps-ci par les collaborateurs de Hollande. Ceux même qui, il y a quatre mois, expliquaient que Jean-Marc Ayrault était le nouveau Pierre Mauroy disent aujourd'hui qu'il s'est "Édith Cressonnisé"...
"Édith Cressonnisé", ça veut dire que c'est le style et la méthode qui ne passent pas ?
C'est son autoritarisme [vain] qui est stigmatisé. Beaucoup de ministres vont jusqu'à s'en plaindre auprès de François Hollande et de ses collaborateurs. Ils se plaignent d'être maltraités par Ayrault, qui, disent-ils, les "caporalise". Ayrault a beau être le fils spirituel de Jean Poperen, il n'est pas sûr de lui, alors il en rajoute dans l'autoritarisme. Les ministres ne sont pas prêts d'oublier la punition qu'il a infligée à Nicole Bricq en la mutant du ministère de l'Écologie à celui du Commerce extérieur, parce qu'elle avait eu le malheur de hausser la voix devant lui. Nicole Bricq n'avait pas le poids politique suffisant pour se plaindre auprès de Hollande, mais les gros ministres, eux, comme Manuel Valls, n'acceptent pas ça et le font savoir...
Vous voulez dire que c'est le bazar au sein de l'exécutif...
Je veux dire qu'il y a, comme on le soupire à l'Élysée, "un problème de coordination". De nombreux membres du gouvernement se plaignent de n'avoir pas de réponse du cabinet du Premier ministre, quand ils demandent quelque chose. Désormais, certains préfèrent contacter directement Hollande par SMS, parce que lui, au moins, il répond. "Le gouvernement n'est pas mauvais, c'est le Premier ministre qui l'est, m'a dit un conseiller de François Hollande. Il faut aider Ayrault. François Hollande va l'aider. On va faire le boulot de coordinateur à sa place." Fin de citation. Oui, vous avez bien entendu : l'Élysée a l'intention de suppléer Matignon...
Est-ce que cela annonce un changement de Premier ministre ?
À l'Élysée, on y songe, et à haute voix ! 
On songe même à des noms de remplaçant : Manuel Valls, Louis Gallois, Anne Lauvergeon... [Essentiellement la société civile!] Mais il est impossible, disent les conseillers du président, de remplacer le Premier ministre avant les prochaines échéances électorales, c'est-à-dire les municipales de 2014. Bref : le changement, ce n'est pas maintenant.

Il ne suffit pas d'être étiqueté "chef" normal pour en avoir l'étoffe.