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mardi 14 janvier 2020

Retraites : Macron interpellé par un enseignant à Pau

Ce professeur lui a demandé de se garder sa réforme des retraites

Lors de sa visite déjà reportée à Pau, le président élu par refus de Marine Le Pen a dû avoir un échange musclé, de ceux que Macron tente d'éviter en gardant secret les dates de ses déplacements

Pierre Coste, professeur de mathématiques, a dit  à Macron tout le mal qu'il pense de sa réforme des retraites
(Palais Beaumont à Pau, le 14 janvier 2020)





Macron s'est fait harponner par un intervenant imprévu par les services de l'Elysée, voire indésirable, à  peine arrivé à Pau, Pyrénées-Atlantiques, pour une table ronde au Palais Beaumont sur l’écologie, ce mardi 14 janvier.

"Vous patachonnez dans la tête"
Le président de la République a dû s'arrêter pour entendre Pierre Coste, professeur de mathématiques et membre du Snes-FSU, syndicat dominant d'enseignants, proche de la gauche extrême. Durant l'accrochage, rapporté par le quotidien Sud Ouest , l’enseignant a lancé à Macron : Ce n’est pas en donnant la légion d’honneur à BlackRock qu’on est exemplaire, faisant ainsi référence à la promotion dans la légion d’honneur du patron du gestionnaire d’actifs BlackRock France, Jean-François Cirelli. Vous mélangez tout, vous patachonnez dans la tête, lui a rétorqué l'ex-banquier.

"la réforme des retraites est un cadeau pour tous ces gens, assène Pierre Coste  assurant que les gens vont être obligés de cotiser à côté. Faux, selon Emmanuel Macron.

Une seule option : "le retrait complet de la réforme". 
Appelé par Sud Ouest à commenter l'échange, Pierre Coste confirme avoir voulu attirer l’attention de Macron sur sa réforme des retraites ainsi que sur les conditions de travail des enseignants et lui demander le retrait complet de la réforme.

L’enseignant n'aurait pas dû être là ! 
Il ne doit le privilège d'avoir pu exposer les raisons de son rejet au président qu'au fait d'être élu local. Il a pu accéder au Palais Beaumont grâce à une accréditation : "Je siège au syndicat des transports de l’agglomération paloise ,car je suis conseiller municipal à Morlaas," précise-t-il.

"Je ne le [Macron] crois pas un instant", gronde-t-il.
Quant au contenu de leur échange vif, le professeur de mathématiques dévoile : Emmanuel Macron m’a répondu que la situation des enseignants s’améliorait […] et qu’ils allaient être les grands bénéficiaires de cette réforme des retraites", mais "je ne le crois pas un instant". L’enseignant poursuit : "Il est resté sur ses positions. Je l’ai invité à venir voir comment ça se passe dans mon collège."

Le langage désuet du tenant paradoxal d'un "monde nouveau" 

Pratiquant d'une langue archaïque, le quadra marié à une sexagénaire recourt à un vocabulaire que les jeunes et les anciens n'emploient plus depuis des lustres et le président d'un autre âge a récidivé, ce mardi 14, à l'occasion d'un déplacement dans le Béarn de Bayrou, à Pau dont le centriste fut le maire MoDem, mais qui lui bat froid, lui aussi, depuis que le président en peau de lapin dépose ses propres coucous LREM dans ses nids MoDem.

Au conseiller municipal de Morlaas, où le professeur enseigne au collège, un gréviste d'extrême gauche qui l'apostrophait, le locataire de l'Elysée lui objecta : "Vous patachonnez dans la tête !  Vous mélangez tout, cela n'a rien à voir." Ce que ripostent aussi ses élus envoyés débattre sur les plateaux de radio et de télévision, mais pris au dépourvu et traités comme des "gens qui ne sont rien", puisqu'ils se voient accusés de ne rien comprendre et de se livrer à des amalgames. 

Internet indique que le verbe 'patachonner' renvoie à de très rares occurrences. Autrement dit, le mot est tombé en désuétude et n'est plus compréhensible que des passéistes. Le mot a bien existé dans la langue française, mais son usage remonte à la période dite de la 'Belle Epoque' , à la fin du XIXe  siècle, pour dire "errer".

En clair, Macron accuse l'enseignant de "divaguer"... 

"Patachonner signifie errer sans rationalité, traduit la sémiologue Mariette Darrigrand en français intelligible. Par extension, cela peut vouloir dire être un peu fou. Ce terme peut également avoir une connotation sexuelle : mener une vie de patachon, c'est être un jouisseur…"

Selon L'Observatoire Des Mots, l'expression a été principalement prisée dans le milieu journalistique et littéraire, par exemple chez les critiques de théâtre ou dans les chroniques de vie nocturne. "Ce n'est pas de l'argot, au contraire, rappelle-t-elle. La langue est tenue. En revanche, c'est extrêmement daté."

Le réformiste des retraites a-t-il puisé ce terme dans les expressions chères à sa grand-mère? On dit que c'est d'elle plutôt que de sa femme qu'il tient les termes surannés, déjà sortis du formol, de "carabistouilles" et "poudre de perlimpinpin".  

Tout interlocuteur en désaccord "zigzague dans sa tête," selon Macron
Le mathématicien béarnais "mélangeait beaucoup de choses", comme s'il était en incapacité de suivre les "chemins de la raison", commente la spécialiste. "Il zigzague en quelque sorte dans sa tête".

Sur le fond, le quadra apparaît déconnecté
Sa langue confirme qu'il est "à côté de la modernité, de la vraie vie, voire d'être arrogant et élitiste", estime Mariette Darrigrand. "La politique, ce n'est pas que de la raison : c'est aussi de l'émotion." 
Un terrain en friche, un terrain vague, sur lequel le quadra sans enfants n'a jamais appris les beaux sentiments, ni les mots pour les exprimer. Son lexique reflète le personnage, sec et stérile.

mardi 14 octobre 2014

L'histoire personnelle du nouveau ministre de l'Economie interpelle

"Mourir d'aimer", ce serait trop bête... 

Rares sont encore les élèves qui épousent leurs professeurs !

Le jeune Emmanuel Macron a épousé Brigitte Trogneux. 

Il est tombé amoureux au lycée de la professeuse de français qui partage désormais sa vie de ministre de l'Economie. Ses collaborateurs/trices parlent de lui dans la presse comme d'un homme "charmeur", "séducteur" et d'une éloquence rare, mais se sont des collaborateurs. 


Film d'André Cayatte (1968-70)
d'après l'affaire Gabrielle Russier

Alors, l'ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée, propulsé à 36 ans ministre de l'Economie, est-il un tombeur ou un immature?
 Personnalité discrète, les media ont commencé à se pencher sur son passé et sa vie privée est aussitôt apparue quelque peu atypique. 

Téléfilm de Josée Dayan (1980)

Son épouse, Brigitte Trogneux, était alors sa professeure de français, tombée sous ce charme juvénile. Paris Match raconte que c'est en 2007 qu'il épousera cette femme de 57 ans aujourd'hui, de 20 ans son aînée, qui pourrait être sa maman. Le mariage a été célébré au Touquet, cité balnéaire chic sur la Manche, en présence notamment de l'ancien Premier ministre Michel Rocard, rapporte La Voix du Nord. "Il habite une villa dans l'avenue Saint-Jean avec sa femme. Il vient se ressourcer au Touquet tous les week-ends. D'ailleurs, c'est là qu'il vote", raconte le conseil municipal Jacques Coyot, dont les propos sont rapportés par le quotidien. En épousant sa prof, Emmanuel Macron a aussi intégré une famille recomposée, sa femme ayant eu trois enfants, nés d'une union précédente.

Brigitte Trogneux est "de ces profs dont les élèves se souviennent longtemps

On veut bien le croire, mais pour une raison qui aurait dû produire un Modiano, prix Nobel de littérature 2014, puisqu'"elle leur a donné le goût de la littérature", comme l'assure L'Express, qui rapporte les propos d'un de ses collègues. 
L'hebdomadaire précise que l'épouse du ministre est désormais grand-mère et décrit une "vie personnelle pas banale" : "Quand il dit qu'il va rejoindre ses petits-enfants en week-end, le trentenaire ne parle pas de ses enfants en bas âge, mais bien de ses petits-enfants. En réalité, ceux de sa femme, vingt ans de plus que lui et mère de trois grands adultes", écrit encore L'Express. 

A l'inverse, c'est son prédécesseur de 57 ans 
qui vit avec une étudiante-chercheuse,
Marie-Charline Pacquot, 27 ans:
30 ans d'écart

Décrit comme bouillonnant, surdoué, surnommé d'après Le Monde,
le "Mozart de l'Elysée", Emmanuel Macron est un excellent pianiste qui a reçu le troisième prix du conservatoire d'Amiens pour ses talents au piano et qui maîtrise le tango, écrit le quotidien du soir.
La dame doit forcément connaître la musique. 

mardi 11 juin 2013

Professeur de maths payé pour jouer à faire peur à des collégiens de Colombes

Effectifs enseignants suffisants pour passer des films d'horreur

La FSU, syndicat dominant, ne dit mot !
"Et dire que vous allez voir votre premier film d'horreur en cours de maths". Voici les mots prononcés, lundi, par un professeur de mathématiques du collège Jean-Baptiste Clément, à Colombes, dans les Hauts-de-Seine, juste avant de diffuser, devant ses élèves de sixième, l’un des opus de la série de films d’horreur Saw.

Un film interdit aux moins de 16 ou 18 ans, selon les pays, culte pour les amateurs du genre, mais qui a "largement de quoi choquer un élève de 11 ans", témoigne Jean-François Launay, père d’un des élèves qui se trouvaient dans la salle de classe lundi.

Le professeur "a été exclu une journée"

"Lundi soir, mon fils est rentré du collège visiblement gêné, pas bien. Je l’ai donc interrogé et il m’a raconté que son prof de maths leur avait diffusé un film d’horreur pendant le cours", confie le parent d’élève à Europe1.fr. "En ce moment les professeurs assistent aux conseils de classe, donc les cours sont un peu raccourcis ou interrompus", précise le père de l’élève de sixième qui a aussitôt contacté la direction du collège.



La Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) du collège a confirmé l’ "incident" à Europe1.fr. "Le professeur a, pour le moment, été exclu une journée", nous explique-t-on. "Et nous sommes en train de voir quelle suite légale nous pouvons donner à cette histoire", ajoute-t-on. Le principal "m’a assuré que le professeur était convoqué mardi matin et suspendu dans la foulée, le temps qu’il y ait une enquête administrative", abonde Jean-François Launay.

Un élève propose, le prof laisse faire
Il a rasé sa moustache...
"L'élève est au centre du processus pédagogique" depuis que Jospin a bombardé Philippe Mérieu grand maître des IUFM. Contactée par Europe1.fr, la direction du collège se refuse à faire le moindre commentaire. Le chef d'établissement précise, néanmoins, être en contact sur ce sujet avec le rectorat de Versailles. Selon le rectorat, c'est un élève de la classe qui aurait proposé de regarder ce film sur un site internet de streaming. Le professeur aurait laissé faire. L'adulte n'est plus maître de sa classe.

Situé en zone prioritaire d’éducation (ZEP), le collège est réputé pour accueillir quelques élèves difficiles. "Mais compte tenu de la situation et ses moyens, l’équipe enseignante et encadrante a toujours fait un très bon travail", se félicite Jean-François Launay, pour qui c’est un "dérapage" isolé.

mercredi 14 octobre 2009

Aubry doit-elle révoquer Benoît Hamon ?

Le PS face à la ‘fachosphère’ élargie
de Marine Le Pen à ...Benoît Hamon

Le favori de la reine tombé en disgrâce ?

Chronologie d’un lynchage citoyen

Le 27 septembre 2009, la prise de position du ministre de la culture en faveur du réalisateur Roman Polanski, condamné pour viol sur mineure de 13 ans- a boosté les bas instincts politiciens, à l’ouest comme à l’est du paysage politique.
Deux jours plus tard, le 29, des extraits du livre incriminé paraissaient sur un site communautaire d’extrême gauche (
Agoravox) et, le lendemain, les réactions de NationsPresse.info et du site contributif LePost ne tardaient pas. Mais cette rédaction de transfuges aigris et incultes du journal Le Monde y ajoutaient leur dose coutumière d’hypocrisie : ils s’engouffrèrent bravement dans la brèche, en permettant la parution d’un article, mais sans le valider ! Après quoi, leur copié-collé paresseux, leur épargnant toute réflexion et effort personnels, donnait exactement les mêmes citations inutilement en pâture à son jeune public. La preuve du sens moral dont regorge ce site parasite : lecture des confrères plutôt que des sources originales, pillage de la presse et alignement servile, recherche effrénée du buzz et démagogie. Quand ils ne sont pas libertaires, ces sites sont pourtant d’ordinaire fort permissifs, mais ont l’indignation facile dès que le seuil du PS est dépassé. Ils ne font donc pas profession de bienveillance et leur honnêteté intellectuelle n’est pas davantage démontrée que leurs vertus morales.
La sincérité de leurs adversaires leur paraît toujours suspecte et intolérable. Seule la souffrance sociale est susceptible d’éveiller leur attention et leur militantisme. Les tourments de leurs adversaires ne sont que turpitudes et leur sincérité n’a aucune prise sur les vigilants du civisme, du social et de la politique. Toute confession est un aveu de faiblesse et le signal de la curée. En 2005, à l'époque de la parution du livre, à plusieurs reprises sur les plateaux de télévision, le ministre a eu beau démentir tout penchant pédophile, les vertueux suspicieux y ont trouvé du pain béni. Arrêtsurimages.net en propose les images


Dès le 1er octobre
, le Front National lance une pétition appelant à la démission du ministre Frédéric Mitterrand.

Le 5 octobre, la polémique passe du Web à la télévision.
Invitée de l'émission "Mots croisés" sur France 2, la vice-présidente du FN, Marine Le Pen, a lu les fameux extraits du livre , vieux de 4 ans, ou d’Agoravox (?) et a réitéré sa demande de démission du ministre, après avoir déjà dénoncé son "
ignoble soutien" à Roman Polanski.

Le 7 octobre, Benoît Hamon s’est joint à Marine Le Pen dans le chœur des vierges effarouchées de la République. Le paradoxe, c’est que le PS puisse s’accorder au FN et que dans ce duo improbable l’heureuse élue soit justement une fille de… Ainsi, l’alliance avec la famille Le Pen ne fait-elle plus peur à gauche…

La fille de … sulfureuse qui a séduit Hamon

Le socialiste Benoît Hamon ne supporte pas qu’un élu puisse prendre la présidence de l’EPAD, sous prétexte que le prétendant est fils de président de la République.
Lire PaSiDupes

  • Or, ce qui est permis aux Joxe ( ) est interdit aux Sarkozy. Louis Joxe, le père, fut plusieurs fois ministre du général De Gaulle et membre du Conseil Constitutionnel en 1989. Et comme bon sang ne saurait mentir, Pierre Joxe, le fils, sera plusieurs fois ministre et passera de la tête de la Cour des Comptes au Conseil constitutionnel pour y siéger comme papa, entre 1977 à 1989.

  • Jean, fils de Nicolas, peut aller vendre des merguez, Benoît lui donne son accord. Comment serait-il possible de faire comprendre à des sectaires que Jean Sarkozy, 23 ans, a eu assez d’expérience pour se faire élire deux fois et que l’accusation d’inexpérience ne vaut donc pas plus pour lui que pour Martine Aubry, puisque, comme la fille de Jacques Delors, il est tombé très jeune dans le tonneau de potion magique de la politique.
  • Le président Valéry Giscard d’Estaing a ouvert une lignée d’hommes politiques.

  • Mais point de lignée chez les Montebourg ni les Hamon, lequel est en recherche d’une âme damnée et d’un emploi mandat. Tous deux dénoncent donc librement le népotisme, mais ne sont guère habilités à parler d’expérience. Ni l’un, quadra vieillissant, ni l’autre, quadra laissé pour compte, n’a été ministre. Benoît Hamon ne peut plus se prévaloir d’aucun mandat électif et n’est pas en position de créer une lignée légitime. Que d’aigreurs rentrées qui ne demandent qu’à s’exprimer… Pour autant, l’oisiveté autorise-t-elle tous les écarts ?

    Hamon se fait ramasser par ses pairs

    => Ses déclarations
  • "M. Mitterrand, qui n'a démontré pour l'instant aucune qualité comme ministre de la Culture, s'est illustré sur un terrain qui n'est ni à l'honneur du gouvernement, ni au sien", affirme le responsable socialiste.
  • Interrogé sur la pétition lancée par le Front national (FN) pour exiger la démission du ministre, Hamon déplore que cette affaire "donne des arguments" au parti de Jean-Marie Le Pen. "Cela fait le lit du Front national. On lui donne des arguments qu'il exploite à sa manière habituelle, avec surenchère". Mais, a-t-il souligné, "l'affaire existe". "Le FN, je sais ce que vaut ce parti, mais comme porte-parole du PS, je suis choqué par les propos du ministre, violemment choqué", a-t-il conclu.
  • =>Le porte-parole de la Ch’tite Aubry ajoute au désordre du PS

    Ce sombre socialiste se plaint maintenant de n'avoir pas été assez soutenu lors de l'affaire Frédéric Mitterrand !

    C’était mercredi matin.
    Il se disait « choqué », la semaine dernière, par les propos du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, sur le tourisme sexuel et en donnant le sentiment de reprendre les arguments du Front national, il a été la cible des critiques de la droite, le ministre de l'Immigration Éric Besson le qualifiant même de «porte-parole de Marine Le Pen».
    Et il a suscité de la gêne dans une partie du PS.
    Martine Aubry a même pensé démissionner et remettre les clés de la pétaudière socialiste aux quadras débridés du PS.
    Un nouveau révisionniste dans l’Université française ? (Lire PaSiDupes)

    De quoi mettre Hamon en colère.
    «On me traite de Déat, de nazi, d'homophobe !», s'indignait-il au début de la semaine. Il a aussi estimé ne
    pas avoir été assez soutenu. L’individualisme socialiste avait déjà mortifié Julien Dray qui n’a pourtant pas compté ses heures (!) au service du PS et de ses camarades.
  • Ses partisans s'agacent aussi.
    «On trouve toujours un socialiste pour taper sur un autre», regrette l'ancien président du Mouvement des jeunes socialistes, Razzye Hammadi, qui applaudit néanmoins aux coups à la droite sous la ceinture .
  • De son côté, Pascal Cherki, le maire du XIVe arrondissement de Paris, dénonce les «bien-pensants» qu'il juge «coupés du peuple».
  • Un communiqué, vendredi dernier, du député européen Harlem Désir, proche de Bertrand Delanoë, leur est resté particulièrement en travers de la gorge. « Par son histoire et ses valeurs, la gauche s'honore de ne pas verser dans le populisme et de ne pas relayer n'importe quelle campagne, lancée par n'importe qui, au prétexte qu'elle vise nos adversaires politiques», expliquait-il .
  • Quant à l'ancien porte-parole du parti Julien Dray, mis en cause dans une affaire de mouvements de fonds suspects, a chargé la barque en regrettant que «le porte-parole du PS parle à tort et à travers».

    Monsieur Montebourg, faut-il révoquer Hamon ?

    Nono a-t-il mis en demeure le premier secrétaire, Martine Aubry, de prendre ses responsabilités ?

    La maire de Lille devra apaiser les tensions avant le bureau national, mardi soir
    , au cours duquel les proches de Hamon -à la gauche du parti- promettaient de monter au créneau pour le défendre. « En ce moment, Nicolas Sarkozy perd pied. Dans nos comportements collectifs, il faut veiller à ne pas lui offrir des armes», a-t-elle expliqué en substance, un brin obnubilée. Pour les uns, c'est un soutien au porte-parole. Pour les autres, une déclaration de portée générale.

    Quoi qu'il en soit, la quête d'unité d'Aubry n'est pas encore achevée.
    Mardi soir, le bureau national devait être celui de l’apaisement et du retour en son sein des ténors, comme Martine Aubry l'avait souhaité. Mais Laurent Fabius, retenu à Athènes, sera présent. François Hollande, qui devait participer à un meeting à Poissy, ne sera pas là. Vincent Peillon, retenu aussi, a fourni un mot d’excuse. Finalement, seul Bertrand Delanoë a répondu à l'appel. «Est-ce que j'ai une tête d'éléphant ?» a-t-il lancé à son arrivée.

    Ils sont solidaires des sans papier et des SDF, des chômeurs et des intermittents, des infirmières et des clandestins, des magistrats et des producteurs laitiers, mais indifférents aux malheurs de p’tit Benoît ! Pôve petit bonhomme ; il n’a plus qu’à démissionner !
  • Hamon, professeur d’université avec bac + 3

    A votre tour, postulez, pour voir…



    L'Université française

    s'est dotée

    d'un nouveau

    penseur

    bien pensant,

    d'un pédagogue

    expérimenté...


    Lolo Fabius a-t-il ironisé sur cette promotion inattendue ?

    Respect !
    Benoît Hamon bénéficie d'un régime démocratique de faveur, mais, hormis Le Parisien, quel organe de presse en a rendu compte ? Sans doute n'a-t-il pas bénéficié d'une promotion canapé: il faut des aptitudes. Mais en a-t-il davantage en économie ?

    Avec pour tout bagage universitaire une licence d’histoire, le porte-parole du PS a fait ses premiers pas comme professeur des écoles de collège, non plus, pardon, d’université !
    Avant d'être professeur-chercheur, d'ici peu, comme Julien Dray... Le moins qu’on puisse dire, c’est que l'Université française est accueillante aux socialistes et que le dernier impétrant célèbre brûle les étapes, même s'il prive plus compétent que lui d’un poste recherché. Mais c’est ainsi que les démocrates du PS voient la « république du respect ».

    Celui qui, avec les loups, dénonce le népotisme s’est discrètement introduit dans la bergerie en devenant professeur associé à l'université Paris-VIII. Ainsi, en Seine-Saint-Denis les étudiants des banlieues n’ont droit qu’à un professeur au rabais, un débutant inexpérimenté nommé par piston
    cooptation et complaisance ! C’est nouveau, c’est socialiste et c’est moral… France Info a déjà pudiquement supprimé l’information en date seulement du 6 octobre : la presse partisane sait se faire discrète quand l’éthique l’exige ?
    C’est ce que les journalistes vertueux appellent l’auto-censure…

    L’université bananière




    C'est fait:

    il a déjà

    la grosse tête...



    Le socialiste interviendra auprès d'une trentaine d’étudiants sur le thème "Les grandes organisations internationales
    ". Il assure qu'il proposera une approche "critique" du FMI de Dominique Strauss-Kahn et on le croit volontiers, mais son objectivité est-elle autant garantie que sa compétence ?

    On nous assure qu’il prépare ses cours lui-même, mais
    considérant son inexpérience pédagogique et les diplômes dont, à 42 ans, il peut se prévaloir, ne serait-il pas préférable qu'il se fît assister ? A part lire les fiches rédigées par un autre, saura-t-il en effet satisfaire au questionnement des 30 militants sacrifiés qui vont devoir de surcroît s’extasier devant les caméras sur la haute tenue des cours.

    Bien qu’il ne fasse pas 35 heures à la fac, on dit le petit Hamon déjà surmené.
    Avec ce premier emploi protégé, au moins le quadra découvre-t-il enfin la vraie vie. Dommage toutefois que la démocratie socialiste fasse si peu cas de l'égalité des chances et que les citoyens vigilants restent cois, les bras ballants et la pétition bloquée.

    vendredi 24 octobre 2008

    Le professeur qui s'était suicidé suite à l’ accusation d’un élève était innocent

    « Une bien triste affaire », selon l'honorable JDD… Vendredi, le collégien menteur a avoué avoir abusé les enquêteurs.
    L'adolescent de Saint-Michel (Aisne) , âgé de 15 ans, doit désormais être mis en examen et présenté à un juge pour enfants pour "dénonciation calomnieuse". Et c’est tout ? Le magistrat avait immédiatement placé l’enseignant en garde à vue suite à une plainte pour coups et blessures déposée par les parents de cet élève menteur, alors que l’accusé n'avait pas commis les faits qui lui étaient reprochés. La justice est lente, mais sait parfois ne pas prendre le temps de la réflexion. Le petit jeune aura gardé un mois son terrible secret "L'élève a menti." C’est en ces termes que lors d'une conférence de presse organisée vendredi 24 à Laon, Francis Les, l'avocat de la famille de Jean-Luc Bubert, le professeur du collège César-Savart de Saint-Michel (Aisne), a révélé que la victime de cet élève n’était pas coupable du coup de poing que l’élève l’accusait de lui avoir porté. L’innocent avait été retrouvé pendu à son domicile quelques heures après sa garde à vue. Le jeune homme a finalement avoué aux enquêteurs, au cours de sa garde à vue, avoir inventé de toutes pièces les accusations aux conséquences tragiques qui avait conduit son professeur au désespoir. « Des accusations qui vont désormais lui coûter une mise en examen », s’apitoie déjà le JDD, respectueux de la mémoire de l’enseignant... Les jeunes savent qu’ils ont la loi avec eux Les professeurs firent l’objet d’accusations et de coups et blessures redoublés, dès l’instant qu’une certaine ministre déléguée à l'Enseignement scolaire, entre 1997 et 2000, se fit un nom en faisant campagne contre le racket, mais aussi en traquant les strings dans les lycées et en chassant le bizutage dans les écoles (loi de juin 1998). Le drame vient de ce que Marie-sEGOlène Royal désigna les enseignants comme des menaces potentielles mais permanentes dans sa défense médiatisée des droits de l'enfant et dans sa lutte contre la violence à l'école (loi de juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles ainsi qu'à la protection des mineurs). Les parents et enseignants ne surent plus comment ne pas s'exposer à des poursuites et les jeunes firent bien savoir qu’ils étaient conscients du pouvoir qui leur était dévolu.
    VOIR et ENTENDRE Dès avant la présidentielle, les électeurs attentifs étaient prévenus par ses actes et ses propos dissuasifs... Le Parcours de Ségolène Royal I-tele envoyé par omar95 Seule circule la version de l’élève Retenu, sans témoin, par son professeur à la fin d'un cours d'EPS pour justifier un retard, l'élève exploita la situation et la loi. Il assura avoir reçu "un coup de poing pour avoir refusé de remettre son carnet de correspondance". En père responsable, non pas de l’éducation qu’il aurait due à son fils mais du respect qui lui est dû, le géniteur porta alors bravement plainte pour coups et blessures contre l'enseignant, qui, devant les enquêteurs, nia farouchement les faits. La société médiatique fait des morts Le fait qu’outre sa mise en garde à vue l’institution organisât sa confrontation avec la présumée soi-disant victime, fut une manière de déjuger le professeur : sa parole d’éducateur était mise en balance avec celle d’un irresponsable. L’enseignant était suspect et sa personne humiliée. A la fin de la mise en présence, le procureur de la République de Laon, Olivier Hussenet prit cependant ses responsabilités et estima qu'il n'existait "aucune raison de poursuivre l'enseignant". On sait maintenant que bafouer l’honneur d’un homme respectable peut avoir des conséquences tragiques. L’institution se défend Selon les honorables psychologues et institutionnels post-soixante-huitards, les accusations portées contre Jean-Luc Bubert n’auraient alors joué qu’un rôle d'"élément déclencheur" dans son suicide ! Raisonnement de ceux qui n’ont de l’honneur qu’une notion livresque et idéologique, mais aucun ressenti personnel. Lorsqu’un enseignant est précipité dans ce type de situation imprévisible et injuste, on fouille dans sa vie, plutôt que dans celle de la famille de l’élève perturbé. Si l’éducateur ne peut décemment pas être traité d’ivrogne ou de déséquilibré notoire, on déclare qu’il traversait précisément une période délicate sur le plan personnel. L’homme, âgé de 38 ans, était notamment en instance de divorce, avait-on appris …de sources judiciaires, lentes mais bavardes. Combien d’enseignants en instance ou divorcés sont donc en effet, en puissance, des brutes incontrôlables, nous dirait Sa Cynique Majesté Royal, si elle n’était pas exclusivement préoccupée de sa propre sortie du frigidaire et fort peu de celle de l’enseignant...
    Une mise au point courageuse mais tardive Qu’il n’a pas été donné à Jean-Luc Bubert d’entendre.
  • Le procureur de la République, Olivier Hussenet, corroborait vendredi les propos de l'avocat de la famille du défunt. "Tout au plus le professeur a-t-il empoigné le menton de l'élève, avec une certaine rudesse, pour lui faire relever la tête", indique-t-il. Jamais Jean-Luc Bubert "ne lui a porté ni un coup de poing, ni même une gifle, et ne lui a pas cassé une dent", ajoute-t-il.
  • Me Francis Les a lui parlé d'"un gâchis immense dans l'Education Nationale qui se répète trop souvent". "On n'a pas tiré les leçons du procès d'Outreau", a ajouté l'homme de loi. A son côté, Jean Bubert, le père de la victime, a annoncé qu'il allait se porter partie civile. "L'objectif premier est atteint: rendre son honneur à mon fils", a-t-il également lancé aux journalistes, en espérant être compris. Suggère-t-il que l’honneur de la presse est en cause ? Il n’aurait pas tort. Et encore ne parle-t-il pas de charognards.
  • Que dire du certificat médical de complaisance pour coup de poing et dent cassée ? Quant à l’honneur du chef d’établissement qui ne s’est pas porté garant de son professeur ? La protection des enseignants contre la diffamation. Ne voilà-t-il pas un ‘honorable’ mot d’ordre de grève de la FSU, syndicat d’enseignants pousés au suicide…

    dimanche 21 septembre 2008

    Encore un prof accusé de violence et mis en garde à vue : il se suicide

    Le SNES-FSU politise l'affaire
    Suite à une plainte pour violence d'un de ses élèves âgé de 15 ans, un enseignant d'un collège de Saint-Michel (Aisne) a été retrouvé mort à son domicile vendredi 19 septembre. Il se serait suicidé, selon La Voix du Nord.

    Placé en garde à vue parce qu’un adolescent a affirmé avoir reçu un coup de poing à l'issue d'un cours
    , ce professeur, qui niait les faits qui lui étaient reprochés, a été entendu durant plusieurs heures, la veille, jeudi 18, après une plainte déposée par le père de cet élève, puis remis en liberté. Le lendemain, vendredi après-midi, l'enseignant a été retrouvé mort à son domicile: il a donc pu se donner la mort dès le jeudi soir, à son retour du commissariat.
    Le professeur aurait donc eu un différend mardi avec l’élève de 15 ans, arrivé en retard en classe. C'est lors d'une explication sans témoin, à la fin du cours et dans la salle de cours, que l'enseignant aurait donné un coup de poing à l'élève, selon le plaignant. Le professeur avait été placé en garde à vue jeudi matin pour violences ayant entraîné une ...incapacité totale de travail (ITT) inférieure à huit jours par une personne chargée d'une mission de service public. Sa garde à vue avait été levée jeudi en fin d'après-midi.

    La gendarmerie a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de ce décès et pour permettre à la justice de décider des suites à donner à cette affaire. Elle s'interrogera de savoir s’il existe un lien entre l'audition de l'enseignant jeudi et son suicide le lendemain vendredi

    Le syndicat d’enseignants de gauche n’attend pas les conclusions de l’enquête pour polémiquer.
    Le représentant dans l'Aisne de la SNES-FSU, dirigée par Achiéri, a dénoncé la "disproportion des moyens policiers" après ce suicide d'un enseignant ! "Une fois de plus, on peut s'interroger sur la disproportion des moyens policiers mis en oeuvre avec la nature des faits reprochés à ce professeur" d'un collège près d'Hirson (Aisne), affirme-t-il, plus qu’il ne s’interroge.

    Considérant le nombre de conseillers psychologues de l'Education Nationale, COP (Conseillers d'Orientation Psychologues) et CPE (Conseillers principaux d'éducation -ils sont tous 'principaux'...- , qui ont succédé aux 'surveillants généraux'), lesquels font de la psycho à trois balles sans le diplôme, plutôt que de représenter la moindre autorité dans les établissements, nous est-il donc permis de nous interroger sur la réalité concrète de

  • l’aide psychologique de ces psychologues éclairés qui excluent leurs collègues professeurs de leur champ d’action, lorsque la police les tracasse;
  • du rôle réel de ces équipes pompeusement qualifiées de ‘pédagogiques mais qui ne prennent pas en compte les difficultés rencontrées par leurs collègues sur leur lieu de travail ;
  • et de l’utilité des syndicats qui s’intéressent à leurs collègues s’ils adhèrent, cotisent et militent, mais les négligent dans ce type de circonstances et préfèrent instrumentaliser leur douleur à des fins politiques.

    La communauté éducative, globalement, se révèle une nouvelle fois en dessous de tout
    Le professeur âgé de 38 ans, qui avait certes des problèmes personnels, familiaux et financiers, s’est manifestement trouvé tout seul à la sortie du commissariat de police et le SNES-FSU n’a donc pas porté assistance à personne en danger.
    Le supérieur hiérarchique direct de la victime a quant à lui fait appel à une cellule rectorale d’aide psychologique qui, le temps de se déplacer, a trouvé le fonctionnaire pendu à son domicile vendredi.

    L’indécence du SNES-FSU est indigne d’éducateurs
    Absent dans les premières heures, le syndicat n’a pas mis en œuvre les imposants moyens financiers et humains à sa disposition. Peut-être a-t-il même choisi de négliger son collègue mais d’exprimer sa compréhension aux parents de l'élève, qui se sont sentis encouragés, comme cela arrive, en fonction de l’engagement politique, syndical ou associatif des parents.

    La FSU récupère une situation douloureuse sans aucune pudeur
    Dès samedi, le syndicat voit dans ce drame "l'illustration de la dégradation de la situation de tous les enseignants, qui doivent faire face dans leur quotidien à des jeunes qui sont de moins en moins encadrés par des personnels qualifiés en nombre suffisants".

    Cette odieuse accusation ne pouvait donc attendre que leur collègue ait été porté en terre.
  • lundi 4 février 2008

    Pétition Nationale de soutien au professeur de Berlaimont

    Pour signer...

    LEGITIME DEFENSE

    Le SNALC-CSEN, second syndicat le plus représenté chez les professeurs du second degré, remarque qu’une fois de plus, c’est une victime qui, dans l’Education nationale, se retrouve au banc des accusés.
    Le SNALC-CSEN s’insurge de voir un professeur placé en garde à vue pour avoir giflé un élève qui l’avait traité de « connard » : devant la violence du propos, l’enseignant de Berlaimont n’était-il pas en état de légitime défense, comme ce candidat à l’élection présidentielle qui, en 2002, avait giflé un gamin qui lui « faisait les poches » ? D’un côté, un juste retour à la morale, et de l’autre, de la maltraitance à enfant ?
    Le SNALC-CSEN, qui couvre en partenariat exclusif avec la GMF chacun de ses adhérents en matière pénale, dénonce la disproportion de la suite donnée à cette affaire et s’inquiète des conséquences à venir pour une profession aux conditions de travail déjà si difficiles.
    Le SNALC-CSEN approuve sans réserve les actions engagées par sa section académique de Lille (http://snalc.lille.free.fr) et apportera son soutien total à notre collègue de Berlaimont.
    En signant cette pétition, vous lui apporterez le vôtre.

    Paris le 2 février 2008

    Cliquer sur le lien SNALC,

    Syndicat National des Lycées et Collèges