POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est COP. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est COP. Afficher tous les articles

mercredi 26 décembre 2018

A Notre-Dame-des-Landes: reconstitution d'une nouvelle forme de ZAD

Notre-Dame-des-Landes renaît

Pour créer un fonds de dotation pour pérenniser leurs activités et développer des coopératives agricoles ou artisanalesBen, 35 ans et d'autres habitants de l’ancienne ZAD tentent de renouer avec les pouvoirs publics.

Il suffit de traverser la ZAD de Notre-Dame-des-Landes pour s’apercevoir que quelque chose a changé. Des routes dégagées, des champs humides où broutent vaches et moutons, des boîtes aux lettres où figurent les noms des habitants, des poubelles attendant d’être ramassées…  Depuis l’évacuation par la force d’un tiers des squats de la zone en avril dernier, et la signature de conventions d’occupation précaire (COP) entre l’Etat et les "zadistes" porteurs de projets agricoles, cette micro société est en pleine recomposition.

"Nous vivons une nouvelle étape", confirme Ben, paysan trentenaire, qui ne tient plus à ce qu’on l’appelle "Camille", ce prénom générique qui garantissait l’anonymat des 'zadistes', façon militant trotskiste. "Cela avait du sens au début. Mais aujourd’hui, cela relève du folklore'. Et pour cause, la plupart des habitants actuels de la ZAD sont entrés en négociation avec l’Etat pour "institutionnaliser" leurs activités. Ceux qui étaient farouchement opposés à ce compromis ont préféré quitter les lieux. "Une petite moitié des habitants de la zone sont partis, constate Ben. Il reste encore des personnes très critiques vis-à-vis de nos choix, mais qui nous laissent tenter ce pari du dialogue".

Le conflit de Notre-Dame-des-Landes pouvait-il être évité ?

Installé depuis huit ans au Moulin de Rohanne, dans l’une des plus anciennes maisons "en dur" de la ZAD, Ben a connu toutes les étapes du mouvement anti-aéroport. Les premières installations de 'zadistes' en 2009 ou le fiasco de l’opération d’évacuation de 2012, jusqu’à l’abandon définitif du projet, en janvier 2018. "On a toujours été sur le qui-vive, résume-t-il. Sauf entre 2014 et 2015, lors du moratoire sur les expulsions. Aujourd’hui, la pression a changé de nature. Elle n’est plus militaire comme au printemps dernier mais administrative…".
Les temps ont changé. Désormais, Ben passe plus de temps devant son ordinateur que dans sa ferme, où s’ébattent poules et canards. Signataire d’une COP agricole, il jongle entre formulaires et tableaux prévisionnels. "On nous demande en cinq mois des documents qu’un paysan qui s’installe réalise en cinq ans". Mais ce n’est pas tout.

D’autres zadistes et lui ont travaillé ces dernières semaines à la création d’un fonds de dotation pour pérenniser leurs activités. En faisant appel, à partir de janvier, à la générosité publique, il pourrait permettre d’acheter terres et bâtis pour créer leurs propres baux. Une discussion est aussi entamée avec l’Office national des forêts (ONF) pour la gestion du bois de la ZAD. "Cette nouvelle bataille va prendre des mois", commente Ben.

Non loin de là, au lieu de vie 'La Hulotte', un autre trentenaire, Erwan, est lui aussi rivé à son ordinateur. Ancien étudiant en agronomie à Rennes, il soutient de longue date le mouvement anti-aéroport. Après plusieurs saisons comme berger dans le Vercors, il s’est installé sur la ZAD en janvier 2018. Dans sa cabane en bois chauffée par un poêle, qu’il partage avec un couple de maraîchers, il travaille sur les projets d’une coopérative réunissant plusieurs COP (travail du bois, élevage de vaches et de moutons, maraîchage, céréales et transformation en pain ou en galettes). Des productions portant un double objectif : vivre sur la ZAD et pouvoir "ravitailler les luttes présentes ou à venir". Comme fournir des repas à des postiers grévistes, des migrants, etc.

Soutien aux gilets jaunes

Après un temps d’observation, Erwan et d’autres zadistes sont d’ailleurs allés soutenir des gilets jaunes. "Ce que je prenais au départ pour un mouvement poujadiste est en réalité très protéiforme, observe-t-il. Il s’y joue une richesse de discussions sans précédent. C’est enthousiasmant de voir des personnes modestes s’emparer de politique." Il salue ainsi l’installation d’une "maison du peuple" à Saint-Nazaire, autogérée par des gilets jaunes.

Pour Erwan, la ZAD constitue un lieu unique pour expérimenter des alternatives. Jusqu’au travail de la terre. "On essaie d’imaginer un autre rapport au sol, confie-t-il. L’idée n’est pas de l’épuiser par les récoltes, les labours et le pâturage des animaux mais de tester des méthodes pour la régénérer en permanence". Le tout en s’inscrivant dans la légalité d’une exploitation agricole. "On marche sur une ligne de crête, reconnaît Erwan. L’enjeu est de rester vivants sans perdre notre âme…".

Repères  : trois incertitudes

Les COP : Les conventions d’occupation précaire signées au printemps dernier entre l’Etat et les zadistes expirent au 31 décembre. Le nouveau préfet (qui remplace Nicole Klein, partie à la retraite) va-t-il les renouveler ?

Le département : L’Etat vient de signer un protocole avec le département de Loire-Atlantique pour lui rétrocéder 895 hectares de terres de la ZAD. Le transfert de propriété interviendra début 2019, pour un montant de 950 000 €. Quel effet ce transfert aura-t-il sur les projets agricoles des zadistes ?

L’habitat : Le devenir des habitats de la ZAD (maisons, cabanes, hangars…) est confié aux élus de la communauté de communes Erdre et Gèvres. Quelles décisions prendront-ils ?

Amazon étudie même l'opportunité d'une installation sur l'ancienne ZAD... impensable,  il y a quelques mois.

>

vendredi 9 avril 2010

Prise en otage des bébés des crèches

Alarmer les parents inutilement
Octobre 2009 – Amalgame et désinformation politicienne

Le collectif « pas de bébés à la consigne ! »

Il se mobilise une nouvelle fois pour le maintien de bonnes conditions d’accueil des « tout-petits »: le mot « bébé » ne suffirait-il plus à provoquer la compassion ? Rappelons que les crèches sont des lieux d'accueil des « jeunes enfants » âgés de deux ou trois mois jusqu'à 3 ou 4 ans.

L'amalgame de ce collectif radical

Il milite contre le projet du gouvernement, qui souhaite placer, dans les crèches et maternelles, des personnes titulaires d’un BEP et CAP petite enfance, au même niveau que les auxiliaires de puéricultrice. Bien que ce ne soit pas pour accomplir les mêmes tâches, il pointe du doigt la déqualification du personnel et révèle son parti-pris politique en dénonçant dans cette mesure un intérêt économique.


11 mars 2010 – Désinformation et dramatisation

« On n'aura plus le temps d'être disponibles pour l'enfant, de le materner et de participer à son éveil. On deviendra de simples gardiennes si cette réforme passe », martelait hier Véronique Piouceau, 43 ans, auxiliaire de puériculture à Bordeaux. Un bon raccourci de l'inquiétude des milliers de professionnels de la petite enfance véhiculé par les organisations syndicales.
Les auxiliaires de puériculture n'ont ni « materné ni participé à l'éveil des tout petits »
Ils ont déserté les crèches pour manifester partout en France.
En ligne de mire, un projet de décret qui « Les bébés ne sont pas des sardines et les crèches ne sont pas des usines », ont scandé les protestataires. Selon eux, les projets pédagogiques, notamment les sorties, seraient compromis.
Les grévistes prétendent pourtant que la présence de personnels qualifiés et d'augmenter serait réduite jusqu'à « douze enfants par adulte, contre quatre à six aujourd'hui ». Le secrétariat d'Etat à la Famille a reçu hier une délégation du collectif « Pas de bébés à la consigne », mais n'était pas en mesure de fournir de données chiffrées sur les crèches fermées ou le taux de grévistes.

Le pire est toujours sûr:
le gouvernement vient d’annoncer le 2 avril 2009, par la voix du directeur de cabinet de Madame Morano, secrétaire d’Etat à la famille, que les taux d’encadrement des enfants dans les établissements et services d’accueil ne seraient pas modifiés (un adulte pour 5 bébés et un adulte pour 8 enfants qui marchent).
Cependant d’autres dispositions pourraient être prises :
Diminution de la qualification du personnel : la proportion des professionnels les plus qualifiés (éducateurs de jeunes enfants, puéricultrices et auxiliaires de puériculture) serait revue à la baisse.
Projet de jardin d’éveil confirmé mais demeurant extrêmement vague, sauf pour le taux d’encadrement des enfants qui serait également réduit : un adulte pour 12 enfants de 2 à 3 ans au lieu d’un adulte pour 8 enfants aujourd’hui.
Augmentation des capacités d’accueil en surnombre portées à 20% au lieu de 10% actuellement.

Ainsi, les grévistes étaient-ils rassurés avant le 8 mars, date à laquelle ils ont néanmoins maintenu leur grève. Il s'agissait donc bien d'une action purement politique d'affolement des foules: une prise d'otage bien inutile des parents et des « tout-petits ».

8 avril 2010 -Certaines crèches sont néanmoins restées fermées aujourd'hui
Quelles que soient les garanties fournies par la ministre, des professionnels de la petite enfance sont une nouvelle fois appelés à manifester et à se mettre en grève, à l'appel de leur collectif "Pas de bébés à la consigne!", qui rassemble des syndicats, des professionnels et des parents FCPE. Il estime que le décret va faire exploser le nombre d'enfants dans les crèches où, assure-t-il a priori, les encadrants seront réduits et embauchés avec moins de compétences.

Ce collectif est opposé à un assouplissement des règles d'accueil
.
Après une grève bien suivie le 11 mars, et une rencontre avec la ministre, il exige toujours le retrait d'un décret qui, selon lui, permet d'augmenter ponctuellement les capacités d'accueil des crèches et de réduire le nombre de personnels diplômés (auxiliaire de puériculture, éducateur de jeunes enfants...) au profit de personnels moins qualifiés, comme les titulaires de CAP Petite enfance. De quoi faire peur aux papas et aux mamans...
Le collectif continue de répandre des informations que Mme Morano ne leur a pourtant pas confirmées en mars.

Ce décret, actuellement au Conseil d'Etat, doit être publié "prochainement", indique le secrétariat d'Etat à la Famille, qui a écrit la semaine dernière à quelque 10.000 établissements pour "expliquer" le texte et "rassurer" les professionnels. Mais pour ce collectif, qui cherche manifestement à alarmer les familles, ces mesures vont nuire à la qualité de l'accueil des « tout petits ». "Les professionnels savent que demain, ce décret, c'est la dégradation de leurs conditions de travail parce qu'ils ne pourront plus bien accueillir les enfants et leurs familles", a déclaré, au nom du collectif, Christophe Harnois (UNSA), éducateur de jeunes enfants.

"S'arc-bouter sur ce décret, c'est franchement faire preuve d'irresponsabilité", a-t-il continué à polémiquer, dans son déni des informations obtenues au ministère.
Les enfants, en plus "je ne sais pas où on va les mettre", s'inquiète Marie-Hélène Bleys, directrice d'une crèche municipale de 88 berceaux dans le XIème arrondissement de Paris, qui sera partiellement fermée jeudi. "On va les mettre tête-bêche dans les lits pendant la sieste...", s'amuse-t-elle.

Premiers signataires du mot d'ordre

Outre des syndicats professionnels:
AFORTS (Association Française des Organismes de formation et de Recherche en Travail Social) ANAP (Association Nationale des Auxiliaires de Puériculture), ANAPSYpe (Association Nationale des Psychologues Petite enfance), ANPDE (Association Nationale des Puéricultrices diplômées d’Etat), CADRESPE (Collectif d’Association de Directeurs et Responsables d’Etablissement et Services Petite Enfance), CEMEA (Centres d'Entraînement aux Méthodes d'Education Active), CEPAME (Comité d’Entente des Ecoles Préparant Aux Métiers de l’Enfance - Association regroupant des écoles d’auxiliaires de Puériculture et de Puéricultrices),

des centrales syndicales:
=> - l'UNSA (UNSA petite enfance ville de Paris, UNSA Territoriaux, SE UNSA);
- la FSU dans sa diversité (SNU CLIAS FSU, SUPAP FSU);
- le SNMPMI (Syndicat National des Médecins de PMI, adhérent de l’Union confédérale des médecins salariés de France, U.C.M.S.F.),
Union Syndicale Solidaires,

=> et celles qui appellent à la grève à la SNCF:
- SUD Santé Sociaux,
- et la CGT (CGT Petite Enfance des Services Publics Parisiens, CGT Crèches PMI 93, CGT Fédération des Services Publics, ainsi que la FNEJE et Passerelles EJE (Fédération Nationale des Educateurs de Jeunes Enfants))...
Et les adhérents de l'ANAS (Association Nationale des Assistants de Service Social), bénévoles et diplômés d’Etat ?

La FNEJE se positionne contre le Rapport Attali
La FNEFE succède en 1982 à l’Association des jardinières d’enfants très active depuis 1957. Elle regroupe des professionnels et étudiants éducateurs de jeunes enfants au sein de 32 associations départementales réparties sur l'ensemble du territoire.
Le journal communiste L'Humanité a appelé à la grève et au retrait du nouveau décret sur l’accueil collectif, en soutien à la FNEJE.

Nadine Morano dément: "On ne modifie pas le taux d'encadrement"

Quant aux CAP Petite enfance, appelés à être plus nombreux dans les crèches, "ils n'ont pas appris les techniques de soins du bébé, de psychologie ou les notions de travail en équipe" comme les auxiliaires de puériculture, explique la responsable, un brin idéaliste, qui ira manifester jeudi.

La CGT et les trotskistes ne considèrent pas que les formations courtes doivent être destinées à ce type d'emploi gratifiant. Rappelons en outre que les psychologues (COP) de l'Education nationale ne sont pas, pour la plupart, davantage formés: ils ont le titre et la paie afférente...

"Ce sont des craintes qui sont infondées, qui ne reposent sur rien"
La secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano. Affirme: "On ne modifie pas le taux d'encadrement : un adulte pour cinq bébés et un adulte pour huit enfants qui marchent", a-t-elle aussi insisté. Quant au taux d'accueil en surnombre (les crèches peuvent ponctuellement accueillir plus d'enfants que leur capacité autorisée), il s'agit de "répondre avec pragmatisme aux demandes des parents", a aussi dit Mme Morano, rappelant qu'actuellement, le taux moyen d'occupation des crèches est de 67%, ce qui laisse "des marges de manoeuvre". Les grévistes auront ainsi réussi à faire connaître leurs conditions réelles de travail...

Quant aux CAP Petite enfance, Mme Morano a souligné que ces personnes devront avoir "trois ans d'expérience" et que leur recrutement est "aussi un moyen de pallier les difficultés de recrutement de personnel diplômé".


En conclusion, le collectif "Pas de bébés à la consigne" diffuse de "fausses informations et des mensonges", a réagi jeudi la secrétaire d'Etat chargée de la Famille, Nadine Morano.

Les mamans que les grévistes de la SNCF ne pénaliseront pas sur leur moyen de transport, seront prises en otage par les crèches: soit ce n'est pas de chance, soit c'est intentionnel.

mercredi 10 février 2010

La FSU réclame des surveillants, un encadrement non formé

Récupération politique en milieu communiste
Qu'est-ce qu'un surveillant d'externat ?

Le statut de surveillant d'externat (SE) a été créé en France en 1937 et a disparu en 2003.
Agent non-titulaire de l'État et exerçant dans le second cycle, le "pion" (en langage potache), devait 28 heures hebdomadaires à temps complet ou 14 heures à mi-temps, il était en charge de la surveillance des élèves de l'ouverture à la fermeture de l'établissement. Aujourd'hui, les enseignants de Vitry en réclament qui feraient 35 heures... Sachant que le recrutement se faisait parmi les étudiant(e)s, la FSU n'est pas tendre avec les militants de l'UNEF !

La tâche première des surveillants d'externat consistait en la surveillance et l'encadrement des élèves
durant le temps scolaire : études et permanences, réfectoire, surveillance des locaux. Ils participaient, auprès du Conseiller principal d'éducation (CPE: ils sont tous « principaux » !), au contrôle d'assiduité (appel quotidien, tenue du fichier des absences et des retards,...) et de discipline (surveillance des retenues) des élèves de l'établissement. Durant la demi-pension, ils veillaient au bon déroulement du service au réfectoire et dans la cour de récréation. Ils étaient en cela le bras droit du CPE, qu'ils tenaient informé du comportement des élèves, et des éventuels problèmes décelés. Ils pouvaient également assurer des tâches éducatives auprès des enfants (soutien scolaire, aide aux devoirs, encadrement de voyages et sorties scolaires, etc.). Enfin, notamment hors du temps de présence des élèves, les SE pouvaient être sollicités par le chef d'établissement (proviseur ou principal) pour participer à des tâches administratives diverses (envoi des bulletins scolaires, inscriptions, préparation de rentrée,...). En somme, ils étaient polyvalents et corvéables à merci.
Les surveillants d'externat étaient recrutés au niveau académique sur dossier et la seule condition impérative de diplôme était le baccalauréat. Les principaux critères de sélection étaient :
- avoir le statut d'étudiant dans l'enseignement supérieur
- être âgé de 19 ans à 28 ans
- appartenir à une famille aux ressources familiales modestes
- se destiner aux concours de l'Éducation nationale

Il n'avait donc aucune formation pédagogique
et n'étaient pas pas plus "sociologues" que les CPE ou « psychologues » que les COP
(conseillers d'orientation psychologues, reclassés 'psy' sans le diplôme).
Au bout de 7 années de délégation ou une fois atteint l'âge de 28 ans, les S.E. étaient remerciés et pouvaient bénéficier de l'assurance chômage.

Leur nombre -que l'on déplore aujourd'hui avec hypocrisie- ne doit pas faire illusion: pour ne pas obérer leurs chances de réussite universitaire, la plupart étaient ...à mi-temps. Des travailleurs défavorisés, dirait-on aujourd'hui.
En 2003, leur statut fut considéré comme obsolète et mal adapté aux besoins actuels et la loi Ferry l'abolit pour le remplacer par celui des assistants d'éducation (AE), au profil résolument différent.

Qu'est-ce qu'un assistant d'éducation ?

Les A.E. conservent les mêmes fonctions d'encadrement et de surveillance des élèves anciennement dévolues aux SE
.
Décentralisation oblige, ils ont désormais un contrat d'une durée de 3 ans, renouvelable une fois, ce qui leur octroie le statut d'agent non-titulaire de l'État. Quoique payés sur le budget de l'État, les AE ne sont plus recrutés par les recteurs d'académie sur critères sociaux (avec barême) comme leurs prédécesseurs , mais par le chef d'établissement d'exercice, après le dépôt d'une candidature auprès des services du rectorat.
Les postes d'AE restent prioritairement réservés aux étudiants, notamment boursiers, mais ouverts également à d'autres catégories socio-professionnelles.
Les bénéficiaires ne sont toujours pas mieux formés, car ils ne doivent attester que du baccalauréat ou d'un titre ou diplôme équivalent.

Critiquer la loi Ferry par principe paraît donc injuste à plusieurs égards.
=> Leur service des AE a gagné en souplesse.
Il est annualisé et représente un temps de travail de 1 600 heures (800 heures à mi-temps), répartis sur 39 semaines en début d'année. En justifiant d'une inscription dans l'enseignement supérieur, l'AE se voit déduire de son service annuel un crédit horaire de 200 heures (100 heures pour les surveillants à mi-temps).

=> Leurs fonctions se sont étendues
La tâche première des AE reste la surveillance et l'encadrement des élèves durant le temps scolaire cf. les surveillants d'externat ci-dessus. Certains AE sont employés pour effectuer des tâches en rapport à l'informatique (TICE). Ils sont ainsi techniciens de maintenance, administrateurs de réseau, ou secondent les professeurs.

=> Leur champ d'activité s'est diversifié
La loi du 30 avril 2003 a également prévu la mise à disposition d'assistant d'éducation pour les écoles du premier degré, et la mise en place d'assistants d'éducation formés à l'intégration des élèves handicapés.

=> Ils n'ont pas acquis les qualités a priori que leur prêtent la propagande toxique des syndicats d'enseignants. Ils idéalisent leur rôle en leur prêtant des vertus éducatives -quasiment curatives- de la violence.

Une récupération politique de la violence

Après leur avoir indiqué que les mesures prises étaient «tout à fait exceptionnelles», Luc Chatel les a, comme les jours précédents, invités à «reprendre le travail».
« Même si on engageait trente surveillants, on ne pourrait pas en mettre un derrière chaque élève », ajoute-t-il, estimant que «les surveillants ne sont pas la seule réponse à l'insécurité».

Pour le ministère, qui voit dans ce mouvement de protestation «une récupération politique avant les élections régionales», « la revendication de ces enseignants n'est pas très raisonnable». LIRE PaSiDupes Il fait valoir qu'« une cinquantaine de professeurs sur cent quatre-vingts ne sont pas en grève et que douze à quinze ont finalement décidé de reprendre le travail ».
Les réponses apportées par le recteur sont par ailleurs «adaptées» à une situation architecturale atypique à laquelle s'ajoute une «revendication plus classique sur les moyens».
Les parents de la FCPE jouent avec l'avenir de leur enfants.

jeudi 22 janvier 2009

Création de 5000 agents de médiation : Darcos veut juguler l’absentéisme

Mais UNSA-éducation a déjà émis ses réserves !

Les syndicats ne risquent pas d’exprimer leur satisfaction : ce n’est pas dans leurs mœurs et leur attachement à une co-gestion d’un autre âge, comme à une bouée de sauvetage syndicale, va entraver les efforts du ministre, sur un problème pourtant longtemps stigmatisé, sans que les gouvernements Jospin n’aient levé le petit doigt pour le régler.

Patrick Gontier
(UNSA) a paru ce matin sur France Info en même temps que l’entretien du ministre pour Le Figaro. Il a pourtant gémi de bon matin sur l’absence de concertation : le ministre ne lui demande plus la permission de prendre une décision !


L'esclave
Bayrou qui était pieds et mains liées à Monique Vuaillat (SNES-FSU, avant le sinistre Gégé Aschieri) avait cédé beaucoup de terrain et trouvait au demeurant fort agréable les petites tracasseries dominatrices que lui infligeait la maîtresse femme. Les humiliations quotidiennes lui firent un temps espérer la paix sociale.

>François Bayrou reçut pourtant la fessée et dut lécher les bottes de cuir de Maîtresse Monique (PTA commerce, ici au temps de sa splendeur), lorsqu’en 1994 il proposa des brûlures à la cire de bougie : une réforme de la loi Falloux, qui aurait déplafonné la possibilité, pour les collectivités locales, de subventionner les investissements des établissements d’enseignement privé, et que le 24 janvier 1994, près d'un million de manifestants s'en prirent à ce projet, pour défendre l'école laïque. L’opposition critiqua alors les mœurs de Bayrou et Monique et ses amis accusèrent François de vouloir inverser les rôles pour « réformer à la hussarde ».
>
Finalement, le Conseil Constitutionnel soumit François Bayrou et son projet à la volonté de Monique. C’est encore Monique Vuaillat (SNES) qui, en duo avec Daniel Le Bret (SNUipp), fit faire ses premiers pas à la FSU, centrale hégémonique d’enseignants. De cet épisode BDSM de la vie de l’esclave Bayrou on retiendra son aversion nouvelle pour le baîlon, son obsession du musellement de la presse, l'attente fantasmatique de sa libération de toute domination, dont celles désormais de Sa Cynique Majesté Royal et de Sarkozy.

Darcosn’est pas très SM, en revanche, et Patrick et Gégé n’ont pas les talents de Monique.
> Ce matin donc, le sieur Gontier craignait que les nouveaux emplois aidés empiètent sur les plates bandes des CPE et autres COP. Or, les Conseillers ‘principaux’ d’Education (il n’existe pas de conseillers ‘secondaires’ d’éducation) passent leur temps devant leurs ordinateurs à comptabiliser les absents mais n’ont jamais su comment enrailler le taux croissant d'absence : Gontier trouve pourtant que ça peut continuer comme ça.
> Le syndicaliste ravi ajoute que les médiateurs ne seraient pas formés. A la différence des CPE, qui pourtant n’en peuvent mais de l’absentéisme, et des COP, les Conseillers d’orientation, qu’un jeu d’écriture a du jour au lendemain élevés à la dignité de Psychologues, sans aucune formation, pour donner bonne conscience et justifier une augmentation de salaire, comme ce fut le cas des CE promus 'principaux'.
Comme les commissaires de police, direz-vous. Sauf que le maintien de l’ordre dans les établissements scolaires leur paraît tout aussi méprisable qu’à leurs homologues à casquette qui, dans les quartiers, ne font eux aussi que de la prévention, avec les résultats que l’on connaît, puisque leurs missions consistent à faire acte de présence. Or, si la police est parfois visible, les CPE ne le sont pas et rien malheureusement ne permettrait de les prendre pour des ‘surjets’, les surveillants généraux de l’époque où les élèves avaient les moyens de travailler en paix.

Parlement : «Le PS est dans une dérive verbale hallucinante»

Copé réagit au cours d’instruction civique des pédagos socialos

Le président de l’UMP à l’Assemblée Nationale est resté effaré par le coup de force de l’opposition et, dans un entretien au Figaro, il stigmatise le comportement non seulement négatif mais agressif des socialistes. Face au PS qui donne à l’Assemblée le spectacle de l’agitation des quartiers, Accoyer devra jouer les médiateurs.

"INTERVIEW - Le président du groupe UMP fait de la suppression de l'obstruction parlementaire la «condition de survie» de l'Assemblée nationale.

Après le clash qui a opposé dans la nuit de mardi à mercredi la majorité et l'opposition, Jean-François Copé défend la réforme du travail législatif et du droit d'amendement.

LE FIGARO.- L'Assemblée nationale est-elle devenue ingouvernable ?

Jean-François COPÉ. -
Naturellement non. Ce sont les députés socialistes qui ont décidé de paralyser nos débats. Nous sommes choqués et indignés par le triste spectacle donné par la gauche. Ce procès d'intention récurrent sur l'atteinte aux libertés publiques est injurieux. Nous cherchons, au contraire, à utiliser les nouveaux droits dévolus au Parlement pour améliorer le fonctionnement de l'Assemblée nationale. On veut en finir avec l'obstruction parlementaire. Il est temps que les députés se consacrent aux sujets essentiels.

Le président du groupe PS à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, affirme que vous voulez museler l'opposition…

Je trouve que Jean-Marc Ayrault a la mémoire courte. Lui-même, dans une tribune publiée par Libération
le 4 novembre 1998, expliquait sans rire que l'obstruction parlementaire était une «maladie infantile» !

En tant que président du groupe UMP, avez-vous une recette pour ramener le calme ?

Oui. Cette recette, c'est l'esprit de responsabilité. L'opposition a décidé de bloquer le débat sur notre règlement intérieur. Le sujet est, certes, important mais il est bien éloigné des préoccupations des Français. Cela fait dix jours qu'on est là-dessus. Le tout dans une atmosphère d'hystérie, je crois que ça suffit car pendant ce temps, on retarde d'autres débats sur le logement et l'hôpital qui concernent, cette fois, directement le quotidien des gens.

Contrairement au PS, le PCF n'a pas boycotté mercredi la séance de questions au gouvernement. Y voyez-vous un signe d'ouverture ?

Je n'ai jamais mis les communistes sur le même plan que les socialistes. Avec eux, on se parle toujours avant, même si on n'est pas d'accord après. Le PS est engagé dans une dérive verbale hallucinante. Voir des personnalités aussi éminentes que Laurent Fabius donner leur caution à des milliers d'amendements aussi absurdes les uns que les autres, c'est désolant. Humiliant même pour quelqu'un qui a occupé les fonctions de premier ministre et de président de l'Assemblée nationale.

N'est-ce pas paradoxal de commencer la réforme du Parlement en limitant le nombre d'amendements avec ce principe de «temps global» ?

Non. Nous, nous disons que le droit d'amendement est sacré. C'est le dévoiement du droit d'amendement que nous combattons. Dans toutes les assemblées démocratiques du monde, le temps global est instauré dès lors que le gouvernement n'a plus d'arme pour bloquer le débat parlementaire en cas d'obstruction. Or, le président et le gouvernement ont renoncé au 49.3 (vote bloqué) qui ne sera plus applicable qu'une fois par session. Pour notre Assemblée, supprimer l'obstruction est la condition de survie. Comment en effet adopter dans des délais décents une loi où sont déposés 7 000 amendements répétitifs ? C'est absurde. Et le PS a choisi l'absurde parce qu'il est en panne d'idées et d'unité. Personne n'est dupe. Ni les élus de la majorité, ni les Français."

Faut-il se faire une raison et attendre longtemps que le PS surmonte sa «maladie infantile». Et PaSiDupes qui pensait qu’ils avaient atteint la crise de l’adolescence…
Jean-François Copé devra faire le COP: conseiller d'orientation PSYCHOLOGUE !

dimanche 21 septembre 2008

Encore un prof accusé de violence et mis en garde à vue : il se suicide

Le SNES-FSU politise l'affaire
Suite à une plainte pour violence d'un de ses élèves âgé de 15 ans, un enseignant d'un collège de Saint-Michel (Aisne) a été retrouvé mort à son domicile vendredi 19 septembre. Il se serait suicidé, selon La Voix du Nord.

Placé en garde à vue parce qu’un adolescent a affirmé avoir reçu un coup de poing à l'issue d'un cours
, ce professeur, qui niait les faits qui lui étaient reprochés, a été entendu durant plusieurs heures, la veille, jeudi 18, après une plainte déposée par le père de cet élève, puis remis en liberté. Le lendemain, vendredi après-midi, l'enseignant a été retrouvé mort à son domicile: il a donc pu se donner la mort dès le jeudi soir, à son retour du commissariat.
Le professeur aurait donc eu un différend mardi avec l’élève de 15 ans, arrivé en retard en classe. C'est lors d'une explication sans témoin, à la fin du cours et dans la salle de cours, que l'enseignant aurait donné un coup de poing à l'élève, selon le plaignant. Le professeur avait été placé en garde à vue jeudi matin pour violences ayant entraîné une ...incapacité totale de travail (ITT) inférieure à huit jours par une personne chargée d'une mission de service public. Sa garde à vue avait été levée jeudi en fin d'après-midi.

La gendarmerie a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de ce décès et pour permettre à la justice de décider des suites à donner à cette affaire. Elle s'interrogera de savoir s’il existe un lien entre l'audition de l'enseignant jeudi et son suicide le lendemain vendredi

Le syndicat d’enseignants de gauche n’attend pas les conclusions de l’enquête pour polémiquer.
Le représentant dans l'Aisne de la SNES-FSU, dirigée par Achiéri, a dénoncé la "disproportion des moyens policiers" après ce suicide d'un enseignant ! "Une fois de plus, on peut s'interroger sur la disproportion des moyens policiers mis en oeuvre avec la nature des faits reprochés à ce professeur" d'un collège près d'Hirson (Aisne), affirme-t-il, plus qu’il ne s’interroge.

Considérant le nombre de conseillers psychologues de l'Education Nationale, COP (Conseillers d'Orientation Psychologues) et CPE (Conseillers principaux d'éducation -ils sont tous 'principaux'...- , qui ont succédé aux 'surveillants généraux'), lesquels font de la psycho à trois balles sans le diplôme, plutôt que de représenter la moindre autorité dans les établissements, nous est-il donc permis de nous interroger sur la réalité concrète de

  • l’aide psychologique de ces psychologues éclairés qui excluent leurs collègues professeurs de leur champ d’action, lorsque la police les tracasse;
  • du rôle réel de ces équipes pompeusement qualifiées de ‘pédagogiques mais qui ne prennent pas en compte les difficultés rencontrées par leurs collègues sur leur lieu de travail ;
  • et de l’utilité des syndicats qui s’intéressent à leurs collègues s’ils adhèrent, cotisent et militent, mais les négligent dans ce type de circonstances et préfèrent instrumentaliser leur douleur à des fins politiques.

    La communauté éducative, globalement, se révèle une nouvelle fois en dessous de tout
    Le professeur âgé de 38 ans, qui avait certes des problèmes personnels, familiaux et financiers, s’est manifestement trouvé tout seul à la sortie du commissariat de police et le SNES-FSU n’a donc pas porté assistance à personne en danger.
    Le supérieur hiérarchique direct de la victime a quant à lui fait appel à une cellule rectorale d’aide psychologique qui, le temps de se déplacer, a trouvé le fonctionnaire pendu à son domicile vendredi.

    L’indécence du SNES-FSU est indigne d’éducateurs
    Absent dans les premières heures, le syndicat n’a pas mis en œuvre les imposants moyens financiers et humains à sa disposition. Peut-être a-t-il même choisi de négliger son collègue mais d’exprimer sa compréhension aux parents de l'élève, qui se sont sentis encouragés, comme cela arrive, en fonction de l’engagement politique, syndical ou associatif des parents.

    La FSU récupère une situation douloureuse sans aucune pudeur
    Dès samedi, le syndicat voit dans ce drame "l'illustration de la dégradation de la situation de tous les enseignants, qui doivent faire face dans leur quotidien à des jeunes qui sont de moins en moins encadrés par des personnels qualifiés en nombre suffisants".

    Cette odieuse accusation ne pouvait donc attendre que leur collègue ait été porté en terre.