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vendredi 8 novembre 2019

Schiappa soutient l'expulsion des migrants condamnés pour violences sexuelles

La ministre de Macron est-elle islamophobe?

Levée du tabou des migrants violeurs : stigmatisation ?
Résultat de recherche d'images pour "migrants violeurs"
Danemark : 10 violeurs sur 12 sont des ("citoyens") étrangers
Dans son plan de mesures sur l'immigration, le premier ministre de Macron envisage l'expulsion des "citoyens étrangers" (?) condamnés pour violences sexuelles ou sexistes. 

Une sanction qui réjouit Marlène Schiappa, mais qui divise sa famille trotskiste. "Je remercie Edouard Philippe d'avoir retenu ma proposition qui vise à expulser les citoyens étrangers condamnés pour des violences sexistes et sexuelles,"  s'auto-congratule la cireuse de pompes auprès du premier ministre. 
Les citoyens djihadistes sont en revanche accueillis...

La secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les genres s'est aussitôt fait plaisir sur Twitter:

Un point commun avec Marine Le Pen: 
Mais un point de divergence avec sa famille trotskiste :
Marlène Schiappa a développé son point de vue dans un entretien avec l'hebdomadaire Marianne. 
Image associée
"Nous allons désormais expulser les citoyens étrangers condamnés pour violences sexistes ou sexuelles. Ces violences ne sont excusables en aucun cas, y compris lorsqu'elles se produisent chez des populations en difficulté. (...) Je ne vois pas qui pourra honnêtement nous dire qu'un citoyen étranger qui a violé une femme peut rester sur le territoire sans que cela pose problème !"
Personne, pas même la secrétaire d'Etat, ne sait quelle forme d'application le gouvernement compte donner à cette dispositionElle doit entrer en vigueur "dans les meilleurs délais", sans plus de précisions... 
La Finlande ébranlée par des viols sur mineures

Ce sera au ministre de l'Intérieur et à la garde des Sceaux de la mettre en oeuvre, avoue la sous-ministre. "Cela peut aller de la circulaire à la loi", a supputé Marlène Schiappa.

samedi 1 septembre 2018

Finlande : Macron regrette le café Grand-mère de Brigitte

Le dégoût de Macron en buvant du café finlandais n'est pas passé inaperçu

"Quand tu découvres que le café a un goût différent en Finlande."

Le président dilettante a fait une pause dans son déplacement officiel en Finlande, alors qu'il était à Helsinki, le 30 août, pour prendre un café dans un marché près du palais présidentiel finlandais, au côté de son homologue Sauli Niinistö.
Un moment informel calculé pour se faire photographier dans une activité partagée par les "gens qui ne sont rien", quelques minutes  après leur conférence de presse commune des deux chefs d'Etat. Et il a donné lieu à une image qui, elle, n'avait pas été mise en scène par le président français: sa réaction spontanée de dégoût du café finlandais.

Le manque de savoir-vivre du président français

Image associée
Les deux images d'un montage partagé sur la plateforme Reddit et les réseaux sociaux montrent Emmanuel Macron faisant la moue. Sur l'une d'elle, à gauche, le président boit son café. Sur l'autre, à droite, il semble avoir tout juste fini d'en boire une gorgée. De nombreux internautes ont vu dans cette deuxième expression de son visage une marque de dégoût de ce qu'il vient de boire, qu'il fixe de ses yeux incrédules. 
Les deux images ont largement été partagées de manière ironique, certains internautes (dont de nombreux Finlandais) compatissants y voyant l'image du parfait Français dupé par un café bien différent de ceux servis sur les terrasses de l'hexagone.

"La tête de Macron après avoir essayé le café finlandais est mon expression préférée du désespoir français"

"Un Français buvant un café finlandais. Une pièce en deux actes."

"Quand tu découvres que le café a un goût différent en Finlande."

"Emmanuel Macron buvant un café finlandais est mon mème préféré de l'année 2018"

"Il est vraiment très important que tout le monde voie Macron qui réagit à une tasse de café finlandais"


"Le président Macron a échoué au test du café finlandais"

"Je suis Finlandais et je suis avec Macron sur ce coup-là"

"La réaction de Macron au café finlandais. Première fois que j'ai de l'empathie pour lui."

"Emmanuel Macron a goûté le café finlandais Saludo et a compris le désespoir éternel"

"Pauvre Macron, probablement la pire (ou la seconde moins bonne) marque de café [Saludo] qu'ils auraient pu lui servir"

En revanche, l'humour finlandais n'est pas à s'en tordre les boyaux.

Ces images ont inspiré un conseil à un internaute finlandais, par ailleurs spécialiste des questions de défense russe: "Toujours demander un café très noir en Finlande. Ce que boivent la plupart des gens a le goût que laisse imaginer la tête de Macron, et ça fait exploser votre rectum". 
Tout le monde sait désormais que Macron a la rondelle éclatée.



samedi 19 août 2017

Finlande: attaque considérée comme islamiste, conduite par un Marocain

Le terroriste a poignardé à mort deux personnes dans le sud-ouest de la Finlande, vendredi

L'auteur du carnage à Turku est un Marocain de 18 ans
Cette agression meurtrière a eu lieu le même jour que les attentats islamistes de  Catalogne, à Barcelone, puis à Cambrils. Les innocentes victimes ont été sacrifiées au couteau.
Autres similitudes, l'origine marocaine des islamistes et leur jeunesse. 
"L'attaque a d'abord été qualifiée de meurtre, mais pendant la nuit, nous avons reçu des informations supplémentaires qui indiquent que les infractions pénales sont maintenant des meurtres avec intention terroriste", a déclaré samedi la police qui a ouvert une enquête pour terrorisme.
La Finlande ne qualifie pas ses terroristes islamistes de "déséquilibrés"...

L'islamiste avait poignardé à mort deux innocent(e)s. 
Le bilan des blessés a été revu à la hausse, passant de six à huit, dont trois actuellement hospitalisés en soins intensifs.
Les deux victimes tuées par l'assaillant étaient Finlandaises, a précisé la police. Parmi les blessés figurent un Italien et deux Suédois.

Les autorités ont formellement identifié le suspect.
La police avait rapidement arrêté vendredi le suspect marocain armé d'un couteau, le blessant par balles à la jambe, sur une place du centre-ville de Turku, "un citoyen marocain de 18 ans ", sans donner plus de détails à son sujet.
La police française -et donc la presse - ne nous dit pas tout :
La presse finlandaise est moins politiquement correcte que les media français sur l’attaque au couteau d’hier à Turku. Sa notion de liberté d'expression n'est pas parvenue à la nôtre...
L’agresseur est un demandeur d’asile marocain de 18 ans arrivé l’année dernière en Finlande. Et il s’en est pris prioritairement et majoritairement à des femmes, faisant deux morts et huit blessés. Des témoins racontent l’avoir vu trancher la gorge d’une de ses victimes.
Ce criminel n’a lui été que blessé à la jambe par la police et est actuellement hospitalisé.
Voilà ce que, pour l'heure, la presse française dissimule à la connaissance des Français. Attendons-nous à la révélation d'autres éléments déjà en possession des organes de presse.
La police a également arrêté cinq personnes lors d'une perquisition dans un appartement de Turku dans la nuit.
"Nous avons maintenant six suspects en détention, le principal suspect et cinq autres", a déclaré le commissaire Markus Laine, du Bureau national d'enquête.
"Nous enquêtons sur le rôle de ces cinq autres personnes, mais nous ne sommes pas encore sûrs s'ils ont un lien (avec l'attaque) (...). Nous allons les interroger, et nous pourrons ensuite en dire plus (...). Mais ils ont été en contact avec le principal suspect", a ajouté M. Laine.

En juin, les services de sécurité finlandais (Supo) ont relevé d'un cran leur évaluation du risque d'attaque terroriste, annonçant avoir repéré une activité du groupe Etat islamique qui pourrait viser la Finlande. Le risque, considéré jusque-là comme "faible", est désormais "élevé", soit le deuxième niveau sur une échelle de quatre.

Après 32.500 demandes d'asile en 2015, la Finlande n'en prévoit plus que trois fois moins: 10.000 en 2016, ainsi qu'en 2017. Elle veut désormais fermer deux tiers de ses centres pour "demandeurs d'asile".

jeudi 12 janvier 2017

Hamon propose le revenu universel en échec en Finlande

La Finlande a commencé à tester le revenu universel

Et ce n'est déjà pas une affaire en Finlande !

C'est bien beau d'emprunter les idées "nouvelles" aux voisins, mais encore faut-il savoir dresser le bilan. 
Depuis lundi 2.000 sans-emploi ont commencé à recevoir 560 euros par mois en Finlande. Or, critiquée en Finlande, l’expérience est mise en veillefaute de... moyens financiers ! Depuis lundi, 2.000 Finlandais reçoivent  . Il en ira de même tous les mois à venir, jusqu’à la fin de 2018. 
Ces 560 euros supplémentaires non-déclarables, versés sur leurs comptes en banque, ils ne les ont pas réclamés: ils ont été tirés au sort pour servir de " cobayes" à une expérience censée évaluer les conséquences de l’introduction d’un "revenu de base", terme retenu dans le pays pour le revenu universel. L'objectif éventuel est de le généraliser à l’ensemble de la population finlandaise.  On n'en est pas là. 

"On ne sait pas trop où on va," avoue une responsable du ministère des Affaires sociales, Liisa Siika-Aho, alors que l’expérimentation ne fait que commencer. 
C’est pourtant à la demande du Parti centriste du Premier ministre Juha Sipilä, que l’idée d’un revenu de base - défendu en France, notamment par Benoît Hamon - a abouti après les législatives de 2015 dans le programme gouvernemental. Puis, il a fait son chemin jusqu’au Parlement, qui a approuvé le principe d’une expérimentation.

Nouveau modèle de société ou coûteuse utopie ?

Manuel Valls fait expérimenter le revenu de base à l'échelle du département de l'Isère depuis octobre. Et ce dispositif agite maintenant le débat de la primaire socialiste. Douce utopie ? Le conseil départemental de la Gironde a annoncé il y a quelques jours avoir lancé une simulation pour définir les conditions d’expérimentation d'un revenu universel de base. Comme premier ministre, Valls avait publié une tribune sur Facebook en septembre où il évoquait la possibilité d’instaurer un "revenu universel garanti" fusionnant "la plupart" des minima sociaux. Expérimenté sous différentes formes en Alaska, en Allemagne et Finlande, le dispositif interpelle sur la valeur travail dans nos sociétés hyper-protégées, voire assistées.
Qu’est ce que le revenu universel ?Revenu de base, allocation universelle, revenu d’existence, revenu citoyen… Les appellations divergent mais l’idée est la même : verser à tout citoyen d’un pays donné, sans aucune condition, une somme mensuelle fixe. Le Mouvement français pour le revenu de base le définit comme "un droit inaliénable, inconditionnel" (un de plus), versé "de la naissance à la mort", de manière individuelle, indépendamment de la situation familiale et financière du bénéficiaire et "cumulable avec d’autres revenus". Fixé à environ 700 ou 800 euros dans la plupart des projets, ce revenu pourrait s’ajouter à certaines allocations (par exemple l’aide au logement) ou les remplacer. Le dispositif aurait pour effet, selon ses défenseurs, d’éliminer la grande pauvreté en versant aux citoyens de quoi subvenir à leurs besoins vitaux (logement, santé, alimentation): niveler par le bas ! Chaque individu aurait la possibilité de travailler ou non, et pourrait occuper son temps comme il l’entend, en se consacrant à une ONG, une association, à une activité culturelle ou encore à sa famille.
Qui se distingue sur le problème du revenu universel ?

L’idée séduit les anarchistes mais aussi les...écologistes, en passant par les ultralibéraux ou les libertariens. 
Le revenu de base ou revenu universel consiste à verser à chaque citoyen une somme mensuelle fixe, sans condition aucune. (photo d'illustration AFP)Elle est portée par des acteurs politiques en mal d'existence, de gauche, dont le candidat socialiste Benoît Hamon qui pense avoir trouvé le sujet de campagne qui fera parler de lui dans la primaire, comme de droite, parmi lesquelles le député Les Républicains Frédéric Lefebvre, qui défend une allocation de "800 à 1.000 euros", pendant qu'on y est. 

Ses partisans défendent des visions différentes dépassant le clivage gauche-droite. 
Pour les libéraux, l’objectif du revenu universel est de rationaliser le système d’aide sociale (un autre mille-feuille), en englobant l’ensemble des prestations sociales existantes. Dans cette version, élaborée à l’origine par l’économiste Milton Friedman, le revenu de base doit rester faible, volontairement insuffisant, si le populisme électoraliste ne s'en mêle pas. Couplé avec une suppression du salaire minimum et des prestations sociales, il serait censé éliminer la grande misère, mais aussi à flexibiliser le marché du travail et à réformer un Etat-providence jugé inefficace. 

Pour les partisans d’une vision "émancipatrice" du revenu universel, pas question en revanche de remettre en question la protection sociale. L’allocation est vue comme un outil multi-fonctions donnant aux individus les moyens de se prendre en charge et incitant au développement d’activités non-marchandes, associatives (bénévolat rémunéré), culturelles (pipeau ou balades de découverte du patrimoine industriel), citoyennes (pour lanceurs d'alertes, fact-checkers ou citoyens ou voisins "vigilants"), tout sauf créatrices de richesses. C’est cette vision qui est défendue notamment par le Mouvement français pour un revenu de base (MFRB, 2013) dont les membres sont liés par une charte et s'engagent à "encadrer" (contrôler) les élus des "communautés politiques en sorte que le revenu de base soit "distribué à tous ses membres, de la naissance à la mort, sur base individuelle, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie, dont le montant et le financement sont ajustés démocratiquement."

Avec son association d'éducation populaire Réseau Salariat, le sociologue et économiste Bernard Friot, 70 ans, professeur émérite à l'université Paris Ouest Nanterre La Défense, incarne de son côté une troisième voie, plus radicale et pensée comme une alternative au capitalisme, celle du "salaire à vie". Les richesses seraient mutualisées dans une caisse dédiée, chargée de redistribuer un salaire à tous les citoyens dès 18 ans en fonction de leur qualification, en se fondant sur l’idée que toute activité est créatrice de richesse, explique Slate. L'échelle des revenus serait de 1 à 4, soit de 1.500 à 6.000 euros. Stimulant ?
A propos, le 30 novembre 2015, Friot était parmi les signataires de l'Appel des 58 publié dans... Mediapart pour défendre la liberté de manifester pendant l'état d'urgence, décrété en France après les attentats de Paris. A l'initiative de Noël Mamère, Jean-Baptiste Eyraud (DAL) et Olivier Besancenot (trotskiste du NPA).

Quel en serait le coût pour les Français soumis à l'impôt ?

Et si le revenu de base n'était plus une utopie ?Le coût irait d’un peu moins de 200 milliards d’euros par an pour un montant autour de 500 euros mensuels à près de 400 milliards (soit un cinquième du PIB annuel de la France) pour 1.000 euros (voir d'autres évaluations ci-dessous).
Le sénateur EE-LV Jean Desessard, ex-Ligue communiste révolutionnaire et Parti radical de gauche, ancien animateur socioculturel et professeur de mathématiques, auteur d’une proposition de résolution pour l’instauration du revenu de base rejetée en mai, estime lui que le coût se situerait autour de 400 milliards d’euros par an pour un montant équivalent au RSA actuel, soit 525 euros.
Or, pour la Fondation Jean Jaurès, proche du PS, un revenu de base de 500 euros par mois coûterait 336 milliards d’euros aux contribuables (504 milliards pour 750 euros par mois  - ce qu'elle prône -  et 675 milliards pour 1.000 euros).

Pour financer ce coût, les partisans de l’approche libérale défendent une suppression des aides sociales et une refonte de l’impôt sur le revenu, qui ne serait plus progressif mais proportionnel dès le premier euro (fixé, par exemple, à 25% des revenus) et prélevé à la source. Le solde entre le revenu de base perçu par chaque individu et l’impôt sur le revenu payé par chaque individu serait positif pour les plus aisés et négatif pour les plus bas revenus. Ce qui reviendrait à comptabiliser le revenu de base comme un crédit d’impôt.
L’approche "émancipatrice" envisage, à l'inverse, un financement via une hausse de l’impôt sur le revenu pour les plus hauts salaires, de nouvelles taxes sur le patrimoine ou sur les transactions financières, une meilleure taxation des profits des multinationales, voire la création monétaire.

Les tests sur le revenu universel sont-ils positifs ?

Il est actuellement expérimenté sous une forme (très) alternative en Alaska. L’Etat américain reverse chaque année depuis 1982 les revenus du pétrole et du gaz... de schiste à ses résidents installés depuis plus de 5 ans. En 2015, ce revenu, nommé l’Alaska Permanent Fund, s’élevait à un peu plus de 2.000 dollars par personne et par an (environ 1.800 euros). Ce "dividende" citoyen fait débat, une partie de la classe politique proposant de réduire son montant afin de combler le déficit budgétaire de l'Etat, lié à la baisse du prix du baril.

Le Brésil a inscrit le revenu universel dans sa Constitution en 2004, comme un idéal à atteindre. Entre 2008 et 2014, une allocation, conditionnée à la scolarisation des enfants, a été versée aux familles les plus pauvres. Ce programme, intitulé Bolsa Familia, aurait permis d’améliorer le taux de scolarisation et de sortir de la pauvreté un très grand nombre de foyers. 

Depuis le 1er janvier 2017, la Finlande fait également une expérimentation visant à simplifier son système d’aide sociale : pendant deux ans, 2.000 chômeurs de 25 à 58 ans toucheront 560 euros par mois au lieu des différentes prestations auxquelles ils avaient droit. 

En Allemagne, seize citoyens tirés au sort perçoivent un revenu de 1.000 euros pendant un an, financé via une plateforme de crowdfunding. 

Les Suisses, en revanche, ont rejeté à près de 76% un projet de revenu de base à 2 000 euros, lors d’un référendum organisé en juin dernier.

Les mises en garde de ses opposants

Utopique et coûteux, le dispositif encouragera l’oisiveté, généralisera l’assistance et méprisera a valeur travail. 

Les marxistes craignent aussi que le revenu universel se transforme en instrument d’exploitation : d’un montant trop faible pour se passer de travailler, il offrirait au système capitaliste une "armée de réserve" où puiser des travailleurs partiellement rémunérés par un faible revenu d’existence, soulève le sociologue Robert Castel, qui s'appuie sur les analyses de Gorz (ci-dessus à droite) qui a mesuré les transformations du travail à partir des années 1970, devenant à ses yeux de plus en plus aliénant. Mais que changerait le revenu universel à la situation des intérimaires en nombre grandissant ?

D’autres, féministes conservatrices, redoutent aussi que le dispositif renvoie les femmes au foyer. L’expérimentation d’un impôt négatif, sorte de revenu de base allégé, aux Etats-Unis dans les années 1970, a en effet entraîné une baisse du temps de travail supérieure chez les femmes, assure Terra Eco, magazine en liquidation judiciaire...
Barbara Garbarczyk, qui milite pour l’instauration d’un revenu de base en Belgique, estime que malgré cet écart, ce dispositif "va dans le sens de l’émancipation des femmes" : un revenu de base, puisqu'’il est versé à chaque individu et non à chaque ménage, renforcerait l’autonomie et l’indépendance économique des femmes, particulièrement touchées par la précarité.

Ces divergences radicales vous donnent-elles envie de tenter l'aventure ? 


samedi 10 mai 2014

St-Nazaire: la Corée du Sud apporte une nouvelle commande aux Chantiers de l'Atlantique

Un paquebot de Royal Caribbean Cruises sera construit par STX France

La relance des anciens Chantiers de Saint-Nazaire vient de l'étranger

Un quatrième paquebot géant fournira du travail à Saint-Nazaire. 
L'armateur américain Royal Caribbean Cruises a annoncé vendredi un accord avec STX pour un quatrième exemplaire de la classe des "Oasis", bateau de croisière qui faisait partie du contrat signé fin 2012.  "Nous sommes ravis d'annoncer la commande de ce quatrième navire, alors que le chantier sur un troisième est en cours. Cette annonce est aussi un hommage aux hommes et femmes de STX France qui ont travaillé si dur et en coopération sur Oasis III", déclare Richard D. Fain, le patron de l'armateur américain dans un communiqué. 

Cette commande est une option passée en 2012 par l'armateur américain

Paquebot du type Oasis sortant 
de cale sèche à Turku en Finlande
Ce nouvel "Oasis" représente une commande d'un milliard d'euros et générera environ dix millions d'heures de travail pour les ex-chantiers de l'Atlantique. Il devrait consommer 20% d'énergie en moins que ses deux prédécesseurs, construits aux chantiers finlandais de STX en 2009 et 2010, qui "figuraient déjà parmi les bateaux les plus efficaces au monde" en la matière, souligne Royal Caribbean Cruises. Il sera de taille similaire à celle de l'Oasis III, long de 361 mètres, qui devra pour sa part être livré en 2016

Carnet de commandes plein

Après plusieurs années d'arrêt des activités, la commande signée en 2012 était "historique".  C'était le plus grand paquebot du monde de classe Oasis qui comprte pour l'instant deux paquebots :
Chantiers navals de réparation,
à Marseille
Oasis of the Seas (2009) qui pourrait être accueilli en arrêt technique de réparation navale à Marseille 
après remise en service de la plus grande cale sèche de Méditerranée, et Allure of the Seas, construit en 2010 au chantier naval de Turku en Finlande (STX Europe, ex-Aker Yards). 
"Nous sommes très heureux que Royal Caribbean ait accepté de continuer l'aventure avec un quatrième navire Oasis. C'est le signe d'une vraie confiance à l'égard de STX France, dans sa capacité à construire des navires de croisière parmi les plus performants dans le monde", a déclaré Laurent Castaing, le patron de STX France, dans un communiqué.  "Nous sommes impatients de faire progresser l'efficacité de notre processus de construction de navires, afin de livrer les bateaux les plus innovants, et satisfaire les attentes des vacanciers qui ont choisi Royal Caribbean." 

STX emploie 2.400 personnes à Saint-Nazaire. 
La société affiche un carnet de commandes plein : elle doit livrer en 2014 et 2015 deux porte-hélicoptères à la Marine ...russe, puis le paquebot de Royal Caribbean et un ferry pour Brittany Ferries en 2016, et un paquebot pour l'armateur italo-suisse MSC en 2017. La livraison du quatrième Oasis est annoncée pour 2018.
Sous réserve qu'elle règle ses problèmes de gestion financière et de gouvernance, la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM) pourrait venir étoffer les commandes de STX France de deux navires et deux autres en option.

STX Europe (anciennement Aker Yards), est un constructeur naval européen de paquebots et ferries en Finlande et en France. C'est une holding dont le siège est situé en Norvège qui fait partie de STX Offshore & Shipbuilding du  sud-coréen STX Corporation, qui fait donc ses affaires dans la construction navale, mais aussi les énergies fossiles (pétrole) et renouvelables, ainsi que le commerce international notamment dans les minerais.
Le groupe coréen est l'actionnaire majoritaire des Chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire et de Leroux Naval à Lorient.
STX Europe est sud-Coréen à 66,66 % et français (FSI) à seulement 33,34 %.
Le fonds stratégique d’investissement (FSI) est un fonds créé par l'État français le 19 décembre 2008 et qui est parfois assimilé à un fonds souverain. Il a intégré à BPI France en juillet 2013.

Or, le 13 mars 2013, le sud-coréen STX annonce son intention de vendre les chantiers STX Europe (donc Saint-Nazaire, Lorient et Turku) au mois de juin 2014. Le créancier principal du groupe STX, la Korea Development Bank (KDB) a émis des réserves sur la valeur de STX Europe, alors que le président du groupe et fondateur de l’empire STX, Kang Duk-soo, s’est retiré de la direction du groupe. A la suite de quoi les créanciers ont porté plainte contre lui pour abus de confiance. Avec sa démission, les créanciers ont accordé un financement supplémentaire de 1.800 milliards de wons le 19 février 2013.
Montebourg se préparerait à une nouvelle occasion de fustiger les patrons, avec véhémence.

mardi 3 décembre 2013

Pisa: 25e rang scolaire de la France, 5e puissance mondiale

Aucune corrélation entre résultats et immigration?

Le constat d'un nivellement par le bas

La France chute au 25e rang du dernier classement Pisa (Programme for international student assessment) qui évalue tous les trois ans les élèves de 15 ans dans les pays de l'OCDE et de leurs partenaires dans le monde, soit un recul de deux places. Un score dans la moyenne qui n'en demeure pas moins médiocre pour la 5e puissance économique mondiale, notamment en mathématiques.

Mauvais résultats en mathématiques
Aucun frémissement dans l'évolution de la France depuis le lancement de l'étude en 2000. De légères oscillations témoignant cependant d'une tendance globale à la dégradation des résultats. 

Ainsi,
en mathématiques, thème dominant de Pisa 2012, tout comme en 2003,
le score a diminué de 16 points dans cet intervalle de 9 ans, ce qui fait passer la France du groupe des pays situés au-dessus de la moyenne de l'OCDE, au groupe dans la moyenne. Parallèlement, si le nombre d'élèves très "performants" en France est identique, le nombre d'élèves en difficulté, lui, augmente.

En compréhension de l'écrit, toutefois, les élèves français progressent légèrement: avec 505 points, la France se situe au-dessus de la moyenne de l'OCDE de 496 points et affiche ainsi un score identique à celui obtenu en 2000, après les baisses de 2003 et 2006.
À noter que ces progrès en compréhension de l'écrit sont principalement dus aux filles: entre 2000 et 2012, la proportion de filles "très performantes" a augmenté de 6 %, contre 2 % chez les garçons. Les efforts pour orienter les filles vers les filières scientifiques ,e sont donc pas concluants. La progression est inversement proportionnelle si l'on prend le groupe des élèves en difficulté, où les garçons augmentent de 6 %. Il faut sans doute se garder d'établir un lien de cause à effet avec leur inattention notoire, voire leur agitation.

Le simple constat d'un système inégalitaire tait les causes

Performance Pisa ou immigration clandestine,
il faut choisir
Globalement, dans la lignée de l'étude 2009, l'étude 2012 pointe une France où l'écart se creuse entre les élèves très performants et peu performants (cet écart est de 256 points, contre 239, en moyenne, dans les pays de l'OCDE). 
Ses bons élèves évitent la honte à la France, tandis que les "experts" continuent de diffuser l'idée que les conditions de vie les moins favorables ne pénaliseraient que les moins performants et que les meilleurs seraient tous issus de familles nanties. Il est politiquement incorrect de contester que l'élite scolaire est nécessairement liée à un milieu éduqué.
Les commentateurs mettent davantage en cause le milieu socio-économique dans la performance des élèves en France que dans les 65 pays participants, plus que dans la majorité des autres pays, hormis la Bulgarie, le Chili, la Hongrie, le Pérou, a République slovaque et l'Uruguay…
Dans l'hexagone, les élèves issus de l'immigration sont au moins deux fois plus prédestinés au groupe des élèves en difficulté (en mathématiques, ils sont 43 % dans les niveaux les plus faibles, contre 16 % en Australie et au Canada) que les autres.

Confirmant des tendances précédemment relevées, la France s'illustre enfin par l'important niveau d'anxiété de ses élèves, sa forte proportion de reboublants (28 % des élèves de 15 ans ont redoublé au moins une fois contre 12 % en moyenne dans l'OCDE), et une discipline qui est parmi les moins respectée.

Les pays d'immigration sont pénalisés

L'Asie truste les sept premières places, la Finlande perd dix places
Shanghaï, Singapour, Hong Kong arrivent en tête suivie de Taipei (Chine), Corée, Macao (Chine), Japon. Ce classement général a d'ailleurs connu une petite révolution révélatrice. 
Les trois premières marches du podium, occupées en 2009 par Shanghaï, la Corée du Sud et la Finlande, sont désormais trustées jusqu'à la 7e par l'Asie, Chine en tête
Le premier pays occidental du classement étant le Liechenstein, suivi de la Suisse et des Pays-Bas.
Le fameux modèle finlandais, tant vanté pour son évaluation par compétences et son recours très limité aux notes, chute à la 12e position. A partir de 2006, le pourcentage d'immigration n'a plus cessé de dépasser celui de l'émigration. 
Après le "choc Pisa" de 2000, l'Allemagne progresse de la 20e à la 16e place, à la suite de réformes d'envergure, non entachées d'idéologie.

Parmi les chutes records: l'Australie, terre d'immigration, qui passe de la 9e à la 19e place et les États-Unis qui tombent du 17e au 36e rang. 
Or, sur la période 2007-2011, ce sont les Etats-Unis qui accueillent le plus grand nombre d'immigrants. Les Chinois sont la deuxième nationalité d'immigration aux Etats-Unis, mais la Chine présente un solde migratoire de -2.298.055 individus et se retrouve dans les 7 premiers.

Malgré son recul, la France est toutefois loin des prédictions politiciennes très alarmistes proférées par Vincent Peillon depuis des mois autour du Pisa 2012.
Il y a fort à parier qu'après avoir rendu ses prédécesseurs responsables, le ministre de l'Éducation ne manquera pas d'utiliser l'argument Pisa pour justifier ses réformes, des rythmes scolaires aux évolutions du métiers d'enseignants, marquées pour l'heure par une grogne des professeurs de classe préparatoires
Au sujet de ces professeurs justement, Pisa conclut que la France souffre moins d'un manque d'enseignants qualifiés que la moyenne des pays de l'OCDE… même si leur salaire y est plus faible. L'OCDE confirme que la création par Hollande de 60.000 emplois dans l'Education est superflue: elle greve inutilement le budget de l'Etat.


mardi 1 janvier 2013

Moscovici à son rival Montebourg : "Je préfère agir"...

Moscovici-Montebourg, au petit jeu de celui qui pissera le plus loin

C'est à celui qui a la plus grosse ...polémique !

Réclamant sa part du succès dans le contrat remporté par les chantiers navals STX France pour la construction d'un paquebot, Pierre Moscovici a comparéson style de communication avec celui d'Arnaud Montebourg.

Le comportement n'est pas seulement puérile, le "naze" de Saint-Naz(aire) est aussi inconscient.
La Finlande met en effet en cause la légalité du contrat, assurant que l'Etat français a bafoué les règles communes aux partenaires de l'Union européenne.

Ministre ou
bandit corse ?
Rivaux dans la controverse et la polémique
"C'est vrai que je suis
quelqu'un qui a ce tempérament-là, qui préfère agir que de me mettre en scène", s'est félicité le ministre des Finances, avec mordant, devant la presse (BFM TV), vendredi.

Il a rappelé aux media qu'il est là

Selon lui, les media auraient tendance à accorder trop d'intérêt à son rival.
Il leur fait donc la leçon, les enjoignant donc de ne pas créer "d'oppositions excessives" entre lui et le ministre du Redressement productif. "Nous avons des tempéraments qui peuvent être différents, des méthodes qui peuvent être différentes, mais nous avons la même finalité, nous avons la même cause", a nuancé Pierre Moscovici, qui n'a jamais publiquement soutenu la proposition d'Arnaud Montebourg de nationaliser Florange.

VOIR et ENTENDRE le maire de Londres, Boris Johnson, railler les "extravagantes" propositions de nationalisation de Florange par le "sans-culotte" Montebourg (à noter la présentation "politiquement correcte" d'un David Pujadas grimaçant sa désapprobation sur le service public:


Et si cela avait pu échapper à quiconque, "je ne suis pas là pour comparer ou critiquer, nous sommes dans le même gouvernement avec Arnaud Montebourg, nous devons tirer dans le même sens, ce sens est celui de la réindustrialisation de la France", a insisté Pierre Moscovici, appelant néanmoins le gouvernement à travailler en équipe.

Et le 1er janvier 2013, son rival à la gauche du PS, Montebourg, ne se voit plus en ministre éructant qui veut la peau de Mittal et des patrons en général, mais en ministre de ... "l'hospitalité industrielle"Lien PaSiDupes : " Tout miel, Montebourg tente de sauver son maroquin "

Nous avons
 maintenant hâte d'entendre la surenchère de Moscovici, bientôt ministre des "riches VIP et bobos bien-aimés du foot et des arts" (pléonasmes).