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jeudi 7 mai 2020

Coronavirus: qui est le patient zéro de décembre 2019 en France ?

Le dernier patient zéro en France nous fait remonter le temps de l'épidémie  ?

Mi-mars 2020 : on a retrouvé le patient zéro du nouveau coronavirus, annonce la presse, en mode mineur

La France dispose d'un plan de réaction à l'épidémie, le saviez-vous ?
Sur le papier, la pandémie de coronavirus aurait donc pu être combattue par le plan Orsan - pour Organisation de la réponse du système de santé en situations sanitaires exceptionnelles, dispositif national datant de 2014 -, et plus précisément le volet Orsan REB, consacré aux risques épidémiques et biologiques. Activé pour l'épidémie saisonnière de grippe de l'hiver 2014-2015, les attaques terroristes survenues à Paris le 13 novembre 2015, pour l'attentat survenu à Nice le 14 juillet 2016, ainsi que pour l'épidémie de coronavirus SARS-CoV-2 de 2020, il a été déclenché le... 23 février 2020.

Pourtant, sur le territoire national, et bien avant, des Français ont été atteints par le coronavirus et leurs symptômes alors confondus avec ceux de la grippe: volonté des acteurs politiques ou des scientifiques défaillants de minimiser le danger ? 
Le 3 mai 2020, reprenant toutes les PCR (tests par le nez) testées chez les patients atteints de pneumonie en décembre et janvier, le chef de deux services de réanimation dans les hôpitaux Avicenne à Bobigny et Jean-Verdier à Bondy, Seine-Saint-Denis, le professeur Yves Cohen, déclare que ses équipes ont découvert un cas positif au Covid-19 le 27 décembre 2019, âgé de seulement 43 ans et qui n’avait pas voyagé.

L'identification du tout premier malade n'est que l'une des nombreuses questions restées sans réponse avérée sur l'origine de la pandémie
liée au Covid-19. Au-delà de la polémique sur l'attitude initiale des autorités chinoises, accusées d'avoir tardé à réagir, à mesurer la gravité de la situation et à informer le monde, de nouvelles pistes s'ouvrent sur l'identité du "patient zéro", mais aussi sur la date de surgissement du virus. 
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) ne déclarera pas l'état de pandémie mondiale avant le 11 mars 2020.

Qui a attrapé pour la première fois le coronavirus du Covid-19 ?

En décembre 2019, le docteur Ai Fen, directrice du département des urgences de l'hôpital de Wuhan, signale les cas de commerçants du marché couvert de Huanan, à Wuhan, tenus pour être les premiers suspects. C'est Wei Guixian, 57 ans, vendeuse de poisson au marché de Huanan, qui s'est plainte la première, dès le 10 décembre. Elle consulte ce médecin qui, au vu des symptômes qu'elle prend alors pour ceux d'une grippe, lui prescrit des antibiotiques et la renvoie chez elle. Mais elle y manifeste une détresse respiratoire et sa fille insiste pour qu'elle soit hospitalisée. Or, face à une maladie dès alors "vraiment sérieuse", les médecins ne seront pas écoutés de leur hiérarchie. "Arrêtez de répandre des fausses rumeurs," leur répond-on dans un hôpital voisin du marché.
Bien plus tard, et trop tard, les autorités médicales chinoises reconnaîtront que, si elles avaient réagi plus vite "le nombre de malades aurait pu être massivement réduit"En effet, le 16 décembre, ce médecin avait reçu un autre patient, un homme de 65 ans qui jouera fin décembre un rôle majeur dans la détection du caractère viral de l'infection.
Selon la thèse officielle chinoise qui accuse ce médecin du Hubei Provincial Hospital of Integrated Chinese and Western Medicine, le docteur Zhang Jixian, se serait tu jusqu'au 17 décembre quand il informe alors les autorités qu'il ne s'agit pas d'une simple pneumonie atypique, comme les autorités le prétendront encore 10 jours plus tard, mais bien d'une forme inconnue de coronavirus. Le marché aux poissons de Wuhan, d'abord désigné aux soupçons de départ de l'épidémie, semble donc être un leurre, laissant perdurer le doute sur la véritable origine du mal - antérieure à décembre - et donnant le temps de la recherche d'une stratégie de communication et de mensonge. 

Le premier patient aurait été repéré dès le mois de novembre...
Le premier cas confirmé de Covid-19 remonterait en fait au 1er décembre 2019, selon une étude chinoise publiée dans The Lancet. Et il n'aurait eu aucun contact avec ce marché aux poissons. D'après la BBC, il s'agirait d'un homme âgé atteint de la maladie d'Alzheimer. Ce qui règle opportunément la question de l'authenticité de son témoignage.

Puis, selon des documents confidentiels du gouvernement chinois "consultés" ou confiés par le journal South China Morning Post, un quotidien en langue anglaise basé à Hong Kong, il s'agirait en fait d'un résident de la province de Hubei, où se situe Wuhan à l'épicentre de l'épidémie. 

Agé de 
55 ans, le patient zéro du Covid-19 aurait manifesté la maladie  dès le 17 novembre 2019, soit un mois plus tôt que ce que les autorités chinoises affirmaient jusqu'à présent.  Si Wei Guixian présentait pour beaucoup le profil du patient zéro, elle ne l'était donc pas. 
Selon les sources du journal, ce porteur originel du Covid-19 ferait partie d'un groupe de neuf cas - 5 femmes et 4 hommes âgés de 39 à 79 ans - contaminés à la même période. Le coronavirus se serait alors propagé de façon exponentielle : neuf cas en novembre, 27 le 15 décembre, 60 le 20 décembre, 266 le 31 décembre et 381 le 1er janvier 2020.

VOIR et ENTENDRE comment la Chine finit par fermer des hôpitaux de fortune suite à la baisse de l'épidémie:

L'improbable thèse de la piste américaine

Si la date du 17 novembre est désormais privilégiée comme celle du premier signalement d'un Chinois malade du Covid-19, des thèses complotistes font cependant remonter l'infection au mois d'octobre, avec la présence de… soldats américains de ... Trump!
L
e jeudi 12 mars, reprenant une partie des théories du complot développées sur Twitter sur le sujet, Zhao Lijian, 
porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a laissé entendre  que le coronavirus pourrait avoir été introduit par la délégation américaine participant aux Jeux mondiaux militaires organisés en octobre à Wuhan. "Les Etats-Unis doivent être transparents ! Les Etats-Unis nous doivent une explication!," a-t-il ainsi lancé. Depuis ce jour, imperturbablement et sous la raillerie des envoyés spéciaux de la presse française, Donald Trump  évoque désormais "le virus chinois" pour décrire l'infection, renvoyant la balle à Pékin.

En France, c'est à partir de l'Oise que le coronavirus s'est répandu.
A la date du 9 mars, les autorités françaises identifient neuf foyers épidémiques de coronavirus: l'Oise (la base militaire aérienne de Creil), la Haute-Savoie (La Balme-de-Sillingy), le Morbihan (le 1er mars, l'ARS Bretagne signale 7 cas testés positifs dans les communes voisines de Crac'h, Auray et Carnac), le Haut-Rhin (un rassemblement évangélique, du 17 au 21 février à Mulhouse), le Val-d'Oise et Ajaccio. 

Il faudrait citer
un dixième foyer de contagion, celui de l'Assemblée nationale, selon une analyse du quotidien Le Monde, avec 26 personnes la fréquentant déclarées contaminées le 16 mars, dont 18 députés. 
Les maires de Décines et de Meyzieu écrivent en outre au préfet pour demander le "principe de précaution" face à l'arrivée de 3.000 supporteurs turinois pour le match de Ligue des champions qui voit l'Olympique lyonnais accueillir le 26 février la Juventus de Turin. Le préfet autorise toutefois la tenue du match, ne considérant comme "à risque" que les habitants de Milan, en Lombardie, plus touchée par l'épidémie de "grippette". Le docteur Marcel Garrigou-Grandchamp, juriste de la Fédération des Médecins de France, écrit, sans succès non plus, au ministre de la Santé, Olivier Véran, pour demander le report du match car le club de Turin draine en réalité des supporters de toute l'Italie, y compris en Lombardie
Parmi ces foyers de contagion (clusters) de la maladie à coronavirus 2019 en France, ceux de l'Oise et du Haut-Rhin sont pointés comme sources majeures de la propagation du virus.
C'est donc là que démarre l'enquête sur l'épidémie de coronavirus en France, présentée le jeudi 9 avril 2020 par Baptiste Morin, dans sa chronique "Les indispensables", diffusée dans 24h Pujadas du 09/04/2020 présentée sur LCI par David Pujadas soi-même: "David Pujadas apporte toute son expertise" - un scientifique de plus ! - pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie. On note au passage la foule des chefs de service des hôpitaux de France, des infectiologues, virologues et autres réanimateurs, professeurs et généralistes, spécialistes, sociologues et psy quelque chose pour assurer "on voit bien", "clairement" jusqu'à ce que soit décelées les limites de leurs connaissances : ils se répandent pourtant devant les micros et caméras et chaque matin en voit poindre un nouveau pour nous expliquer et nous faire comprendre...

Le 31 janvier 2010, 193 Français ont été rapatriés de Wuhan, le foyer de l'épidémie en Chine, une hypothèse écartée par le directeur général de la Santé, l'illustre Jérôme Salomon qui savait tout depuis qu'il collaborait avec la ministre socialiste de la Santé de François Hollande, Marisol Touraine. Prolongé dans ses fonctions par Agnès Buzyn, qui assure, avant de démissionner, avoir alerté Macron, Salomon est-il celui qui a alerté Buzyn, plutôt que son mari Yves Levy (INSERM) ? Buzyn a-t-elle menti ? Ou Macron a-t-il superbement ignoré les signaux d'alarme ? 
Les supputations se multiplient, hors des réseaux sociaux, preuve que le brouillage des pistes est orchestré d'en haut. 

En France, les trois premiers cas officiellement recensés le sont le 24 janvier 2020. Il s'agit d'un Français d'origine chinoise et de deux touristes chinois ayant séjourné à Wuhan, foyer d'origine du virus en Chine centrale. Ces trois personnes sont également les premiers cas annoncés en Europe. Deux d'entre elles sont hospitalisées à Paris, la troisième à Bordeaux. L'un d'eux meurt le 14 février. Âgé de 80 ans, ce touriste arrivé en France le 23 janvier 2020 décède dans le service de réanimation de l'hôpital Bichat, à Paris.

Six cas sont ensuite localisés dans la commune de La Balme-de-Sillingy, à quelques kilomètres d'Annecy en Haute-Savoie. Henri, un chef d'entreprise qui a récemment séjourné en Italie, est suspecté d'être le "patient zéro" du village, c'est-à-dire celui qui y aurait rapporté le virus.

Certains pensent que l'avion du transfert des Français de Wuhan - dont le laboratoire P4 franco-chinois installé sous le contrôle du Pr Yves Levy - n'aurait pas été désinfecté. D'autres soupçonnent un agent secret atteint à bord du vol Wuhan-Istres, et donc une intervention salutaire du Professeur Didier Raoult sur leur lieu de quatorzaine à Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône), ou encore qu'une hôtesse aurait été atteinte lors d'un vol Pékin-Paris en novembre 2019.D'Italie en Haute-Savoie ?Nul ne sait en fait comment le virus est bien pu arriver en France ?  

vendredi 17 avril 2020

Le laboratoire franco-chinois de Wuhan est-il responsable de la pandémie de coronavirus ?

Le laboratoire P4 de Wuhan suscite  fantasmes et spéculations

La France n'assume plus sa participation à sa création

La cellule 'investigation' de Radio France livre la version officielle.

Vue du laboratoire P4 de Wuhan (Chine centrale). © AFP - Hector Retamal 
Voulu et construit avec l’aide de la France, le laboratoire de virologie P4 de Wuhan qui fait aujourd’hui l’objet de beaucoup de spéculations a peu à peu échappé au contrôle des scientifiques français. Selon la cellule investigation Radio France, un vaccin contre le Covid-19 y a récemment été testé.

Avec ses 11 millions d'habitants, on dit de Wuhan que c’est la plus française des villes de Chine. On y trouve un musée de l'Urbanisme français et une gare TGV dont le toit évoque un oiseau migrateur. Anne isabelle Sigros, qui était cheffe de chantier pour l'agence d’architecture AREP, s’en souvient : "On était dans des marais et des champs. On a planté la gare-la, et aujourd’hui la ville l’a rejointe." Sur la rive Nord, on trouve encore des traces de la concession française, non loin du désormais célèbre marché couvert aux poissons de Huanan. Sur l’autre rive, les avenues rectilignes, qui filent vers l'aéroport, aboutissent à une zone industrielle où prospèrent une centaine d'entreprises françaises, parmi lesquelles Peugeot-Dongfeng, Renault, Eurocopter, Schneider Electric, L'Oréal ou encore Pernod-Ricard...

Une coopération prometteuse

Dans les années 2000, la coopération franco-chinoise à Wuhan se poursuit dans le domaine médical. En 2003, le SRAS, le syndrome respiratoire aigu sévère frappe la Chine. Le pays a besoin d’aide. Le président Jiang Zemin, dont le mandat s'achève, est un ami du Docteur Chen Zhu. Ce Shanghaien francophile a été formé à l'Hôpital Saint-Louis, dans les services d’un proche de Jacques Chirac, le professeur Degos. Lorsque Hu Jin Tao succède à Jiang Zemin, Jean-Pierre Raffarin va rencontrer le médecin. Puis, en octobre 2004, lors d’un voyage à Pékin, Jacques Chirac scelle une alliance avec son homologue chinois.

Les deux pays décident de s’associer pour lutter contre les maladies infectieuses émergentes. Ce partenariat semble d’autant plus nécessaire qu'un autre virus, celui de la grippe aviaire, le H5N1, vient frapper la Chine.

L’idée du P4 prend forme

De là va naître l’idée de construire à Wuhan, en collaboration avec la France, un laboratoire de type P4. Autrement dit, de très haute sécurité biologique pour l'étude de virus pathogènes inconnus pour lesquels on n'a pas de vaccin. Il existe une trentaine de ces structures dans le monde, dont certaines sont labélisées par l'Organisation Mondiale de la Santé. Mais le projet provoque des résistances. D’abord, des experts français en guerre bactériologiques se montrent réticents. Nous sommes dans l’après 11 septembre. Le SGDSN (Secrétariat général à la défense et à la sécurité nationale) redoute qu’un P4 puisse se transformer en arsenal biologique.

A cela s’ajoute un autre grief de la part de la France. La Chine refuse de lui préciser ce que sont devenus les laboratoires mobiles de biologie P3 qui avaient été financés par le gouvernement Raffarin après l'épidémie de SRAS. "Les Français ont été un peu refroidis par le manque de transparence des Chinois" explique Antoine Izambard, auteur du livre « Les liaisons dangereuses ». "Leurs explications sont restées opaques sur l'utilisation qu'ils pouvaient faire de ces P3. Certains dans l'administration française pensaient donc que la Chine ferait surement un usage similaire du P4. Cela suscitait énormément de craintes."

Les travaux démarrent

Mais peu à peu, ces réserves vont être levées. Et en 2004, un accord signé par Michel Barnier, ministre la Santé de Jacques Chirac, lance le projet du P4 chinois. Il reste à trouver un lieu. Puisque Shanghai est trop peuplée, ce laboratoire sera installé en périphérie de Wuhan. En 2008, un comité de pilotage est créé. Il sera dirigé par un Français, le Lyonnais Alain Mérieux, et le docteur Chen Zhu. En 2010, l'administration Sarkozy annonce à l'OMS que les travaux commencent.

Une quinzaine de PME françaises très spécialisées prêtent alors leur concours pour construire le laboratoire. "Ces labos P4 c'est vraiment de la technologie de top niveau, comparables à celle des sous-marins nucléaires français pour ce qui est de l'étanchéité de certaines pièces" précise encore Antoine Izambard. Mais ce seront des entreprises chinoises qui assureront l’essentiel de la construction, ce qui n’est pas toujours du goût des Français. Technip par exemple, refusera de certifier le bâtiment.

Le 31 janvier 2015 le chantier se termine enfin. Dans son livre, Antoine Izambard décrit un endroit austère. "Au bout d’une route à 6 voies", écrit-il, on trouve "un immense immeuble en briques rouges en construction, (destiné à accueillir 250 chercheurs en résidence), un autre hautement sécurisé que l'on prendrait pour une prison (un bunker de 4 étages avec 4 labos étanches), et un dernier blanc et rectangulaire sur lequel est écrit « Wuhan Institute of Virology."

Les Chinois reprennent le contrôle

En 2015, Alain Mérieux quitte la coprésidence de la Commission mixte qui supervisait le projet. A l’époque, il raconte au micro de Radio France à Pékin : "J'abandonne la coprésidence du P4 qui est un outil très chinois. Il leur appartient, même s’il a été développé avec l’assistance technique de la France." Mais il ne s’agit pas pour autant de couper tous liens. "Entre le P4 de Lyon et le P4 de Wuhan" précise-t-il, "nous voulons établir une coopération étroite. En Chine, il y a beaucoup d'animaux, l'aviculture, les problèmes de cochons, qui eux-mêmes sont des transporteurs de virus. Il est impensable que la Chine n'ait pas un laboratoire de haute sécurité pour isoler des germes nouveaux dont beaucoup sont d'étiologie inconnue."

Une collaboration en trompe l’œil

Le 23 février 2017, l'ex premier ministre Bernard Cazeneuve et la ministre de la Santé Marisol Touraine, annoncent que 50 chercheurs français viendront en résidence au P4 de Wuhan pendant 5 ans. La France s’engage alors à lui apporter une expertise technique, ainsi que des formations pour améliorer le niveau de biosécurité du laboratoire, et à lancer un programme de recherche commun. Mais les chercheurs français ne viendront jamais. Pour Marisol Touraine, "c'est dommage dans la mesure où on avait lancé le projet avec l'espoir qu'il apporterait de la connaissance partagée. On ne pouvait pas évidemment anticiper l'épidémie actuelle. Mais en février 2017, on misait sur les espoirs de cette coopération."

Quoi qu’il en soit, la mise en exploitation du labo a lieu en janvier 2018. Elle coïncide avec la première visite d'Etat d’Emmanuel Macron à Pékin.

Mais dès le début un doute s’installe sur sa fiabilité. Selon le Washington Post, en janvier 2018, des membres de l’ambassade américaine visitent les locaux et alertent Washington de l’insuffisance des mesures de sécurité prises dans un lieu où l’on étudie les coronavirus issus de chauves-souris.

Autre déconvenue : la coopération franco-chinoise espérée entre le P4 Jean Mérieux-Inserm de Lyon Bron et celui de Wuhan ne démarrera jamais vraiment. Alain Mérieux lui-même le confirme à la cellule investigation de Radio France : "On peut dire sans dévoiler un secret d'Etat que, depuis 2016, il n'y a pas eu de réunion du Comité franco-chinois sur les maladies infectieuses", reconnait-il. Contrairement aux promesses initiales, les Chinois travaillent donc sans regard extérieur de chercheurs français. "Le laboratoire est loin de tourner à plein régime", précise encore Antoine Izambard. "Ils ont construit un immense immeuble qui doit accueillir 250 chercheurs, mais ils ne sont pas encore là. En temps normal, il n'y a que quelques chercheurs chinois de l’Institut de virologie de Wuhan qui mènent des recherches sur des animaux en lien avec trois maladies, Ebola, la fièvre hémorragique Congo Crimée, et le NIPAH" (un virus véhiculé par les porcs et les chauves-souris).

Trou dans la raquette des investigateurs de Radio France 
Radio France ne mentionne à aucun moment que le mari de la ministre de la Santé de Macron est impliqué dans le P4 de Wuhan

D'où l'accusation instantanée de 'fake news'...
Yves Lévy a abandonné sa blouse de médecin pour
la livrée grise du serviteur de l'Etat

Pourtant, lorsque Bernard Cazeneuve, dans le cadre de son voyage officiel en Chine du 20 au 23 février 2017, se rend à Wuhan le 23 février, il est accompagné d’une délégation dont fait partie Mme Marisol Touraine (ministre des Affaires sociales et de la Santé), M. Mathias Feckl (secrétaire d’Etat au Commerce extérieur), M. Yves Levy (PDG de l’INSERM, président de l’alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé et co-président français du comité chargé du suivi de la mise en œuvre de l’accord intergouvernemental de coopération en matière de prévention et de lutte contre les maladies infectieuses de 2004), ainsi que M Hervé Raoul (directeur du laboratoire P4 Jean Mérieux-Inserm de Lyon)
Outre que la France, en application d’accords franco-chinois relatifs à ce laboratoire, a financé le P4 à hauteur de 1 million d’euros pendant 5 ans,
Yves Lévy a été directement impliqué dans le projet en qualité de PDG de l'INSERM entre 2014 et 2018.
Une nouvelle occasion manquée

Avant la crise du Covid-19, une autre collaboration a semblé vouloir prendre forme. En 2019, le Président chinois Xi Jinping demande à l'un des vice-présidents du comité permanent de l'Assemblée populaire, d’imaginer ce que pourrait être un bouclier sanitaire pour la province du Yunnan. Là-bas, de nombreux hommes côtoient les animaux sauvages. De cette promiscuité naît un risque d’apparition de nouveaux virus transmissibles à l’homme. "C'est un grand pays qui a pas mal bouleversé ses écosystèmes avec cultures et élevages gigantesques" confirme Gilles Salvat, docteur vétérinaire et directeur général de la recherche à l'ANSES. "C'est vrai que c'est une source de virus à cause des interactions animaux sauvages et domestiques sur un pays continent avec tous les climats."

Créer un centre de surveillance sur la grande région pourrait donc permettre de prévenir le développement de nouveaux virus, de type coronavirus par exemple. Une fois de plus, c'est le Docteur Chen Zhu qui porte ce projet. Il en parle à son ami Alain Mérieux. Ce dernier l’évoque avec Philippe Etienne qui est alors conseiller diplomatique du Président Macron. Selon un media chinois en ligne, China-info.com, un projet prend forme. Il consiste à créer un réseau sentinelle qui réunirait les Instituts Pasteur France, avec des antennes de la fondation Mérieux au Laos, au Cambodge, et au Bangladesh. Mais une fois de plus, l’enthousiasme sera de courte durée. Le 24 mars, Xi Xinping, Emmanuel Macron et leurs épouses dînent à la Villa Kerylos, sur la côte d’Azur. Le lendemain le communiqué final ne fait aucune mention de ce projet. Il ne sera pas non plus évoqué lors du voyage officiel en Chine d'Emmanuel Macron en novembre 2019. Il est vrai qu’un autre sujet sensible focalise l’attention. La peste porcine est arrivée en France, et les éleveurs font pression pour pouvoir continuer à exporter en Chine. Le bouclier sanitaire sera donc remisé à plus tard…

Un essai de vaccin sur des humains

Le P4 de Wuhan ne sera cependant pas resté inactif lors de l’apparition du Covid-19. C’est là que, selon deux sources fiables, bien que non confirmées par les autorités chinoises, à la fin décembre 2019, le professeur Shi Zhengli a identifié le nouveau coronavirus à partir d’échantillons prélevés sur cinq malades des hôpitaux municipaux de Wuhan. Le 3 janvier, le séquençage complet de son génome commence dans un autre laboratoire, le P3 de la Clinique Centrale de santé publique de Shanghai, qui le partagera ensuite avec d’autres pays. Dans le même temps, le P4 de Wuhan travaille sur un singe cobaye infecté, dans le but d’obtenir un sérum. "Les Chinois sont de bons candidats pour produire un vaccin," estime Gilles Salvat. "Ils ont des étudiants dans le monde entier. Ils ont 40 chercheurs sur un sujet quand nous on en a deux. Leur puissance de feu est redoutable en matière d'innovation et de biologie."

Officiellement le P4 ferme le 23 janvier, lorsque le confinement est prononcé à Wuhan. Mais selon plusieurs sources françaises et chinoises contactées par la cellule investigation de Radio France, à la mi-mars, un essai de vaccin a eu lieu en partenariat avec une société de biotechnologie chinoise. Selon nos informations, un virus a d’abord été inoculé à des singes, avant d’être inactivé puis injecté à des personnels volontaires de l’institut dont dépend le laboratoire. "Les premiers inoculés sont des volontaires et ça s'est bien passé" nous a confirmé le Docteur Zhao YAN qui codirige l'Hôpital Zhongnan de Wuhan : "Il y a des médecins qui participent. Je sais qu'il y a eu une première série d'un petit nombre, et une deuxième série d'essais est en cours sur un nombre relativement important." Selon Frédéric Tangy de l’institut pasteur, cependant, pour ce type de vaccin à virus inactivé, "il y a un risque d'exacerbation de la maladie. C’est une catastrophe. C’est la pire des choses à faire."

Le P4 dans la course mondiale

Le P4 est donc engagé dans une course au vaccin, tout comme le sont d’autres pays. Le 16 mars la société américaine Moderna de Cambridge dirigée par le Français Stéphane Bancel, annonce elle aussi qu’elle a commencé un essai clinique à Seattle sur 45 patients sains. Sanofi travaille également avec une équipe militaire américaine.
Quant à l’institut Pasteur, il doit démarrer en juillet un essai clinique sur des volontaires avec un vaccin dérivé de celui de la rougeole. Mais là encore, la prudence doit rester de mise, puisqu’il faut trois phases d'essais concluants, avec un pourcentage important de guérisons sur plus de 60 à 70% de patients d’origine et d’âges différents, avant d’approuver un vaccin.


dimanche 2 février 2020

Coronavirus: un laboratoire français serait impliqué dans la propagation du virus à travers la planète

Une rumeur virale ?

Ce virus serait issu d'un labo épidémiologique de "haute sécurité" conçu à Wuhan avec l'aide de la France




Apparu à Wuhan (Chine) en décembre 2019, le coronavirus a fait plus de 200 morts et contaminé près de 10.000 personnes en plusieurs points du monde. Alors que les autorités ne communiquent pas sur scette origine, les réseaux sociaux établissent un lien  avec un laboratoire de haute sécurité de conception française situé dans la ville de 11 millions d'habitants. Des mesures de sécurité y sont d'ailleurs appliquées, avec deux spécialistes du sujet. Français?...e

Pourquoi le coronavirus est-il apparu à Wuhan ? 
Si les premières énquêtes sur de l’épidémie penchent pour plusieurs hypothèses – d’une maladie transmise par une chauve-souris ou un serpent, à l’absence totale de lien avec le marché aux poissons de Wuhan, jusqu’ici considéré comme le point de départ le plus probable –, une hypothèse circule depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux.

Des internautes mettent en effet en ligne des articles ou communiqués officiels de février 2017 annonçant "l’accréditation", à Wuhan, en présence du Premier ministre français de l’époque, le socialiste Bernard Cazeneuve, du premier laboratoire épidémiologique de haute sécurité P4 (pour "pathogène de classe 4"), consacré à l’étude de certains virus particulièrement dangereux, pour pointer du doigt un hasard surprenant.

"C’est sans aucun doute une pure coïncidence que l’épicentre du coronavirus [2019-nCoV] et le laboratoire P4 vendu à la Chine par la France se trouvent tous deux dans la même ville de Wuhan…", soutient par exemple un internaute qui ne néglige aucune piste, sur Twitter, tandis qu'un post Facebook se demande si le coronavirus est un "petit joueur issu d’un labo ?", avant d’indiquer : "Un labo P4 qui a ouvert près de Wuhan en 2017, ce n’est sans doute qu’une coïncidence avec le nouveau "coronavirus"."

HarryTuttleאמת@HarryTuttle1

C'est sans aucun doute une pure coïncidence que l'épicentre du #coronavirus #nCoV2019 et le laboratoire #P4 vendu à la Chine par la France se trouvent tous deux dans la même ville de #Wuhan...*https://www.challenges.fr/entreprise/sante-et-pharmacie/coronavirus-en-chine-apres-le-sras-la-sulfureuse-cooperation-franco-chinoise-a-wuhan_695165 …

La sulfureuse coopération franco-chinoise à Wuhan dans l'affaire du  coronavirus

Résultat de recherche d'images pour "France-Chine : Les liaisons dangereuses"
Après la crise du SRAS en 2003, la Chine a noué une coopération étroite, mais chaotique, avec la France dans la sécurité biologique et c'est la presse - étrangère ! - s'en fait l'écho, puisque les media hexagonaux sont muselés.
Ainsi, outre cette proximité géographique, voire physique,  ils renforcent les soupçons sur le Web que détourne sur eux notre presse papier ou numérique, à plus forte raison du service public. Les déclarations du journaliste italien Paolo Liguori, soutenant que ce virus a été créé en laboratoire, ou encore celle de Dany Shoham, un ancien agent des services de renseignement israéliens, sur le "probable" développement d’armes chimiques chinoises dans certains laboratoires nationaux, sont ridiculisées pour mieux les décrédibiliser.

Fake off ou secret d'Etat ?
En 2003, au lendemain de l’épidémie de Sras – qui avait provoqué plus de 700 décès dans le monde –, la Chine décide de mieux lutter contre ces épidémies en construisant un laboratoire P4, consacré à l’étude des virus les plus redoutables (comme Ebola). L'Empire du centre sollicite donc l’aide de la France réputée particulièrement en pointe dans ce domaine, notamment grâce à son propre laboratoire P4 Jean Mérieux-Inserm, installé à Lyon, pour l’aider à donner vie à ce projet aujourd'hui porteur de mort.

Mais comme l’explique le journaliste (CUEJ à Strasbourg : conditions d'inscription et niveau du concours indéterminés, diplôme accessible en alternance) Antoine Izambard, 31 ans, dans son ouvrage "France-Chine : Les liaisons dangereuses" (éditions Stock), le projet mettra de longues années à se concrétiser. Sa "cérémonie de réception" par l’Institut de virologie de Wuhan n’a en effet eu lieu qu’en juin 2016, ce dont se félicitait à l’époque l’ambassade de France en Chine, en rappelant que ce projet devait permettre "à la Chine, en partenariat pionnier avec la France, de mieux comprendre et prévenir les épidémies et les pandémies y compris les plus dangereuses comme la grippe aviaire, pour protéger la population chinoise et la santé mondiale."

Faut-il relaxer l'INSERM à la faveur d'un "défaut d’éléments concrets à ce stade"?

Comment expliquer ce délai de 13 ans ? Notamment en raison des informations remontées au début des années 2000 par les services de renseignement hexagonaux (et américains) qui soupçonnent la Chine de ne pas être totalement transparente dans sa démarche. "Ils avaient des craintes légitimes [?] sur le fait [?] que la Chine se serve de ce laboratoire P4 pour créer des armes biologiques", indique Antoine Izambard. Un soupçon de la presse est une info, mais une rumeur lorsqu'elle vient des réseaux sociaux, fût-elle étayée par des documents. 
La Chine avait promis qu’elle construirait cet unique laboratoire mais, depuis, il a été établi qu’elle avait caché la construction d’autres laboratoires P4 sur son territoire, notamment l’un dédié aux animaux à Harbin. Son faible niveau de sécurité avait été pointé du doigt par plusieurs visiteurs français, mais c’était il y a une quinzaine d’années, les choses ont évolué depuis", précise le journaliste, qui souligne toutefois la persistance d’inquiétudes chez certains diplomates français dont les identités ne sont pas révélées. 

Zélée, la presse entache l'hypothèse de complotisme.  
"Aujourd’hui, au vu des éléments dont on dispose [à savoir lesquels ?], les théories qui circulent sur l’émergence du coronavirus dans le laboratoire P4 à Wuhan sont complotistes, assène le journaliste de Challenges (anciennement Le Nouvel Observateur, magazine cédé en 2014 aux actionnaires du groupe Le Monde détenu par Xavier Niel et Matthieu Pigasse. Je ne dis pas que c’est impossible, mais il n’y a pas d’éléments concrets à ce stade qui iraient en ce sens", nuance le journaliste, qui a pu visiter le laboratoire à l’époque de son enquête, ce qui ne valide en rien ses a priori. Et d’ajouter : "Le P4 ne tourne pas à plein régime : il a été accrédité en 2017 pour étudier Ebola, la fièvre hémorragique du Congo et le Nipah [maladie grave provoquée par le virus Nipah (NiV) et émergente chez l'homme et l'animal, dont la chauve-souris frugivore: la première épidémie apparut en 1998 en Malaisie et à Singapour, fut transmise à l'homme par des porcs contaminés, touchant 276 personnes et en tuant 106, avec un taux de létalité de près de 40 % en Malaisie et de 9 % à Singapour]
Le Sras fait partie de ses projets d’étude à terme, mais ce n’est pas encore le cas. Pour devenir un centre de haut niveau, il faut qu’il obtienne l’accréditation de l’OMS, qui lui permettrait de rejoindre son réseau de laboratoires."

Ni l’institut virologique de Wuhan, ni les différentes entreprises [discret amalgame suspect de ventilation des responsabilités] ayant participé à la construction du laboratoire P4 n’ont donné suite. Ont-ils tous un problème avec la  transparence ? L'opprobre du complotisme jeté sur leurs détracteurs est-il déontologique ?
Le seul responsable français travaillant sur le site, le microbiologiste René Courcol, a pour sa part indiqué être dans l’impossibilité de répondre à nos questions en raison de son devoir de réserve. L’OMS explique pour sa part ne pas "pouvoir commenter de telles théories", pas plus que de communiquer sur les pistes qu'elle ouvre, mais la Direction générale de la Santé (DGS) indique qu' "aucun élément ne permet d’accréditer les allégations liant la crise sanitaire en cours à l’existence à Wuhan d’un laboratoire P4." A l'inverse, aucun ne les discrédite. 

jeanne karp@JeanneKarp

● la France avait un laboratoire de recherche bactériologique à WUHAN en Chine, ou apparait le nom d’Yves Lévy mari d Agnés BUZYN https://twitter.com/lagrossefouine1/status/1222144056513482752 …

lagrossefouine@lagrossefouine1

Je ne veux pas faire mon complotiste mais qui a vu passé dans les infos que la France avait un laboratoire de recherche bactériologique à Wuhan en Chine, ou apparait le nom d’Yves Lévy mari de notre ministre de la santé Agnés Buzyn?

11:41 - 30 janv. 2020

Une protection de l’environnement et des équipes du laboratoire

Hervé Raoul, directeur du laboratoire P4 Jean Mérieux-Inserm de Lyon, celui qui a servi de modèle au laboratoire P4 de Wuhan, tient toutefois à se disculper de toute implication en rappelant les nombreuses mesures de sécurité en vigueur dans ce type d’établissement partout à travers le monde, bien que, à l'évidence, elles se soient révélées insuffisantes ou négligées: "Les P4 dédiés à la santé humaine font l’objet de mesures pour protéger l’environnement – c’est-à-dire pour éviter que le pathogène manipulé puisse se retrouver à l’extérieur – et les personnes qui y travaillent. Les laboratoires sont complètement étanches, assure-t-il, avec un système de filtration absolue de l’air, des sas, des douches de décontamination chimiques utilisées sur les scaphandres des équipes… Ces scaphandres sont eux-mêmes maintenus en surpression pour les alimenter en air [c'est le propre de tout scaphandre, sinon c'est une combinaison !] et permettre, en cas de défaillance, que l’air de la combinaison aille vers celui du laboratoire – plutôt que l’air du laboratoire n’aille vers les chercheurs."
Aucune communication officielle ne fait état de la contamination d'un quelconque personnel  du labo incriminé de Wuhan : déni de réalité ?

"En plus de mesures de sûreté pour éviter toute intrusion, les installations sont conçues sur le principe général des systèmes redondants [le b-a-ba en la matière de puis des siècles...] : le système en première ligne est efficace à 100 % [on affiche habituellement un taux de 99,9% pour parer à toute éventualité], mais, en cas de dysfonctionnement [malgré les 100% garantis], il existe un deuxième système efficace à 100 % [récidive de prétention] derrière", poursuit le professionnel. Et d’ajouter : "Il est à peu près impossible qu’un technicien infecté [il admet enfin un risque possible d'infection] sorte du laboratoire, car on n’y est jamais tout seul [l'infection est nécessairement collective...] et on ne peut pas décider de sortir par soi-même après un incident sans se signaler. Il existe toute une procédure en cas de défaillance [plus il parle pour rassurer, plus il nous fait psychoter !], qui prévoit notamment des échanges avec les services de santé dédiés pour savoir s’il faut l’isoler et la prendre en charge."

Syndrome Tchernobyl : "aucune raison de penser" que le laboratoire travaillait sur le coronavirus

Si étroite soit-elle (et elle est chaotique), la coopération franco-chinoise ne permet ni d'exclure l'hypothèse de recherches fatales sur le coronavirus à Wuhan, ni de faire taire la rumeur.   Hervé Raoul rappelle d'ailleurs que tout travail de recherche scientifique, dans ce type de laboratoire, nécessite l’existence et la connaissance préalable d’un virus : "Quand il y a un début d’épidémie, il y a tout un ensemble d’éléments à recueillir avant de pouvoir se lancer dans la manipulation du pathogène : le taux de mortalité, le mode de transmission, l’existence ou non de traitements thérapeutiques… Il n’y a aucune raison de penser que les scientifiques du laboratoire de Wuhan travaillent sur le coronavirus."

Le 
SRAS, syndrome respiratoire aigu sévère 
lié au coronavirus.
C'est une maladie infectieuse des poumons (pneumonie) due au virus SARS-CoV de la famille des coronavirus. Le monde a besoin que l'OMS déclare si oui ou non le labo incriminé de Wuhan travaillait sur le Sras, source chinoise du virus qui se développe actuellement à travers la planète. 
Si le  coronavirus n’a été créé (ou breveté) ni aux Etats-Unis, ni en Iran, à quoi a servi la pandémie de Sras en 2003 ? Les écologistes n'ont pas prévu ce risque majeur pour les occupants de la planète...