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jeudi 30 juin 2016

Vives réactions au transfert par Hidalgo du campement de migrants de la Halle Pajol

La maire PS attire les clandestins pour les envoyer dans les arrondissements d'opposition

Hidalgo pratique l'"immigration de peuplement" en terre ennemie
Le camp de clandestins de la Halle Pajol en juin 2015
Un campement de plus d'un millier de migrants s'était reconstitué à la Halle Pajol, dans le 18e arrondissement de Paris, après qu'un autre a été évacué en juin 2015. Ce camp de migrants s'était reformé à la fin du mois sur l’esplanade Nathalie-Sarraute (après que ses occupants avaient aussi été délogés du camp du jardin d’Eole) et des bus étaient venus les chercher pour les conduire dans des centres d'hébergement d'urgence, cinq à Paris et un à Pantin. La mairie assurait alors que l'ensemble des migrants avait accepté une solution de relogement. "Nous ne savons pas où ils vont [la mairie refuse de communiquer les adresses des centres], soulignait Françoise, qui se définissait comme une militante des droits de l'Homme au sens large. Mais on va suivre ça de près." Certains revendiquaient appartenir à des collectifs "citoyens" sans plus de précisions, d’autres enfin, expliquaient être "chez les Verts".
Au jardin d'Eole, la mairie socialiste avait dépêché un collaborateur pour tenter de naviguer à travers le camp encerclé par la foule. Chemise blanche et costume gris anthracite, parapluie à carreaux façon Burberry dans la main, le contraste avec les migrants dormant sous des bâches alors que l'orage grondait était saisissant.

La maire de Paris récidive
En juin 2015, Le Monde, journal officieux du PS, avait obtenu les adresses des huit centres d’hébergement, destinés à l'accueil de la centaine de migrants présents sur le camp, dans les Hauts-de-Seine et dans le Val-de-Marne, révéla sur son compte Twitter la journaliste Maryline Baumard, du Monde. Une proposition présentée par Pascal Brice, le directeur de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), qui assurait que l’hébergement proposé serait durable.
Or, le journaliste Raphaël Krafft expliqua avoir échangé avec Amr, un réfugié soudanais. Ce dernier lui assura avoir été expulsé du centre d’hébergement dix jours après l’évacuation du Jardin d’Eole. Or, lors de l’évacuation du campement, l’Ofpra avait déjà garanti une solution pérenne... 
"L'hébergement sera assuré jusqu'au bout des démarches administratives [pour les migrants qui demanderont l'asile]", précisa Pascal Julien, élu EELV de l'arrondissement (ci-contre). "Y compris pour ceux qui réfléchissent encore à faire une demande d'asile", précise l'élu qui voyait là un dispositif "acceptable".

L'Express utilise la même image en juin 2015 et en juin 2016
"La gendarmerie a évacué plusieurs centaines de migrants de leur campement de fortune installé à la halle Pajol à Paris le 29 juin 2016 afp.com/MATTHIEU ALEXANDRE", lit-on ce matin...
En juin 2016, à deux mois de la création d'un camp humanitaire à Paris, ils sont au total 1.139 illégaux, dont 58 classés comme "vulnérables" (femmes, enfants...) avait été conduits dans près de 70 centres d'hébergement à Paris et en banlieue, soit plus du double de la population estimée il y a quelques jours, a précisé la préfecture de région. L'année dernière, l'opération d'évacuation avait été musclée; cette année, elle s'est déroulée dans le calme. 
Tenue à distance, la presse n'a d'autres photos que celles diffusées par les militants sur les réseaux sociaux... 

Les élus d'opposition veulent que cesse la partie de ping-pong avec les migrants

La maire de Paris, Anne Hidalgo, juge "inadmissible" le ras-le-bol de l'opposition. 
Mercredi 29 juin, le maire LR du 15e arrondissement de Paris, Philippe Goujon, et le député Jean-François Lamour ont en effet décidé le blocage de l'entrée d'un gymnase (gymnase Cévennes, ci-dessous) prévu pour accueillir - sans leur accord - des réfugiés expulsés de la Halle Pajol.

Ils dénoncent l'autoritarisme de la maire socialiste
Tout en saluant la mobilisation de l'Etat et de la ville de Parisle directeur général d'Emmaüs France a d'ailleurs souligné que la capitale "ne peut pas tout concentrer, sinon on va à l'explosion. Il faut qu'on arrive à une approche nationale", avait diagnostiqué Bruno Morel devant la halle Pajol mercredi matin, diagnostic partagé par les autorités et les associations.

11.300 personnes ont été évacuées depuis 2015, lors de 25 opérations.
Malgré la cruelle réalité des chiffres, "nous sommes dans un Etat de droit: lorsqu'une décision préfectorale est prise, celle-ci doit pouvoir s'appliquer", a estimé la maire socialiste militante, évoquant  dans un communiqué des "mots vifs" prononcés et "des coups de pieds" "donnés dans les baluchons" des réfugiés.

Les élus incriminés réagissent à la désinformation de  la maire-activiste
Bien que nul ne sache à quoi la ministre du Logement occupe son temps depuis sa nomination, Emmanuelle Cosse (ex-EELV) a pour sa part qualifié ce refus de "scandaleux et irresponsable" et "contraire aux valeurs de la République". "Aucun territoire, aucun élu de la République n'est dispensé de la nécessaire solidarité qui fait de la France une terre d'accueil", a ajouté dans un communiqué celle qui a besoin de mettre de l'ordre dans sa vie privée depuis les plaintes en justice pour harcèlement sexuel à l'encontre de son compagnon, Denis Baupin (ex-EELV).

On est en droit de s'interroger en outre sur la légitimité de ce flot de belles paroles, en l'
absence de dialogue républicain sur le lieu d'implantation du Centre humanitaire pour réfugiés tenu secret par la mairie de Paris.
L'opération, 25e du genre en un an

Menée comme chaque fois par la préfecture de région, la préfecture de police, la ville de Paris,
les associations Emmaüs et France Terre d'asile et l'Office français de l'intégration et de l'immigration (Ofii), elle a démarré dans le calme peu avant 06h30 et s'est achevée en fin de matinée.


Philippe Goujon a assuré que "ni l'Etat, ni la ville ne l'avaient prévenu" de la réquisition de l'enceinte sportive
et qu'"injecter dans un gymnase, sans préparation, des centaines de personnes, ce n'est pas possible".

Le maire LR de Palaiseau (Essonne) confirme lui aussi que les maires 
concernés n'ont pas été informés  l'arrivée d'une soixantaine de migrants: "il y a un manque de préparation flagrant de la part de l'Etat. On les déplace comme du bétail. Ce n'est absolument pas respectueux des populations concernées ni des collectivités territoriales", a-t-il souligné.

Le souvenir de l'évacuation de gymnase, le 19 juin 2015

Avec l'aide de militants CNT et d'élus communistes, une centaine de migrants expulsés des jardins d'Eole ont trouvé refuge dans le gymnase du lycée Jean Jaurès, dans le XIXe arrondissement de Paris, il y a un an, quasiment jour pour jour.
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Ces images tournées par France 2 témoignent d'un important dispositif de sécurité.
VIDEO. Les migrants évacués du lycée Jean Jaurès à Paris
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"Dans le calme" ? Certains migrants ont refusé de descendre des bus...

Les migrants, essentiellement soudanais, afghans et érythréens, se sont pressés pour monter dans des bus. Mais une fois arrivés dans les centres d'hébergement, certains "ont refusé de descendre des bus", et 150 migrants ont décliné les offres faites sur cinq sites en Ile-de-France, a-t-on appris auprès de la préfecture de région. Le préfet Jean-François Carenco expliquait avoir "du mal à comprendre le niveau d'exigence des gens": "beaucoup ont connu la guerre ou la dictature et ne veulent pas aller en province ou dans un centre d'hébergement en Ile-de-France".

"Cette répétition a quelque chose d'absurde. Il est nécessaire que les politiques prennent la mesure de la question", a commenté sur place Pierre Henry, directeur général de France Terre d'asile. Depuis un an, les campements se sont régulièrement reconstitués dans les quartiers proches de la gare du Nord, débouchant à chaque fois sur une évacuation. Au total, quelque 12.000 offres d'hébergement ont été faites par les pouvoirs publics. 

Terre d'Asile plaide pour "des capacités d'accueil temporaires dans toutes les capitales régionales". Anne Hidalgo a annoncé la création à la mi-septembre d'un centre humanitaire de réfugiés dans le nord de Paris. Mais sans que nul ne sache où... Le sait-elle ?

Une rixe entre migrants a éclaté sur l’esplanade Nathalie-Sarraute de la halle Pajol

D'une grande violence, elle a opposé des Soudanais, des Erythréens et des Afghans dans la nuit du 24 au 25 juin, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, rapporte Le Parisien.

Alors qu'il était un peu plus de 23h le 24 juin, plusieurs hommes armés de barres de fer et de branches de bois se sont battus avec une violence inouïe, en plein milieu du camp où ils sont installés à Paris.

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