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jeudi 16 juin 2016

Loi travail : la CGT maintient ses manifestations des jeudi 23 et mardi 28 juin

L'extrême gauche syndicale obtient sans rien lâcher

Le ton est monté d’un cran dans la bataille sur le projet de loi travail
.

L’exécutif socialiste a menacé, mercredi 15 juin, de ne pas autoriser les manifestations,
au lendemain de nouvelles violences au cours du défilé parisien, déclenchant un tollé chez les syndicats et une partie de la gauche.

La manifestation nationale organisée mardi à Paris par sept syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL), première du genre depuis le début de la contestation, a rassemblé un million de personnes, selon les organisateurs – un chiffre que le premier ministre, Manuel Valls a qualifié de "ridicule"la police n'en a dénombré qu'entre 75.000 et 80.000.

Elle a été marquée par de violents affrontements entre des militants radicaux et la police.

De nombreuses personnes ont été blessées, et des dégâts d’une ampleur sans précédent à Paris ont touché l’hôpital Necker-Enfants malades, notamment. Les casseurs s'en sont pris mardi à de nombreux commerces. Des baies vitrées du ministère des Outre-Mer et de l'Hôpital Necker ont été brisées. 
Le préfet de police de Paris, Michel Cadot, a d'ailleurs estimé que la capitale a subi un "niveau de violence tout à fait particulier", dû à la "participation importante de casseurs", pour ne pas dire des anarcho-révolutionnaires de l'ultra-gauche, qui étaient, selon lui, "au moins 800". Chiffres de la police...

Des décisions pour "ne pas autoriser les manifestations"

Après ces incidents, le président de la République, François Hollande, a annoncé qu’il n’y aura plus d’autorisation de manifester SI la préservation des "biens et des personnes" ne peut être "garantie". Une posture qui se veut forte mais soumise à condition et par conséquent nulle et non avenue. "Pour l’instant elles ne le sont pas. A ce moment-là, les décisions seront prises au cas par cas de ne pas autoriser les manifestations", a-t-il dit. Le précident fait allusion aux manquement des nervis du service d'ordre de la CGT qui peut être efficace quand ils le veulent bien, alors que Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, avait juré lundi que sa confédération condamnait "toutes les violences"...

Pour n'avoir rien à décider, Flanby 1er, président mou, supplie les syndicats violents de mettre de l'eau dans leur Vodka.
"Je demande à la CGT [Confédération générale du travail] de ne plus organiser ce type de manifestations sur Paris", avait lui-même imploré Manuel Valls plus tôt, mettant en avant la "responsabilité" de la centrale (communiste, bien qu'elle assure être autonome), critiquant une attitude "ambiguë" de la masse radicale des manifestants en colère.

Le préfet de police de Paris a pointé "une forme de solidarité, au moins passive", entre "une nébuleuse d’environ 1.000 casseurs" -et non plus 800- et des militants de la CGT. Il a d'ailleurs affirmé qu’un groupe de 100 à 200 manifestants de ce syndicat, "venus de l’Ouest et du Havre [Seine-Maritime]", avait aussi "participé à des actes de violence". Michel Cadot admet ainsi avoir tracé les "casseurs" depuis leur départ mais les avoir laisser participer.

La droite n'a pas manqué de souligner le laisser-faire des services de Cazeneuve. Le journal Le Monde, organe officieux du PS, ne cite que président du parti Les Républicains, Nicolas Sarkozy, qui a réclamé que la "responsabilité civile" et "financière de la CGT soit engagée" et non pas les contribuables.
En vérité, Alain Juppé et François Fillon ont également exprimé leur indignation face à la faiblesse du pouvoir socialiste.Le maire de Bordeaux considère que les saccages qui se sont produits mardi à Paris au cours de la manifestation contre la loi Travail sont "un pur scandale". "C'est un signe d'irresponsabilité totale des organisations qui appellent à manifester" [sept, dont CGT, FO et SUD].
"On ne peut pas continuer à laisser se reproduire des incidents comme hier (mardi) où on attaque maintenant les vitrines d'un hôpital pour enfants. On a perdu la raison", a-t-il développé.


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"L'origine, elle est claire. Quand on appelle à manifester des milliers de gens et quand on sait que systématiquement, systématiquement, - ce n'est pas une fois que ça se produit, c'est à chaque manifestation -, il y a des casseurs qui en profitent, on est irresponsables de continuer à manifester", a-t-il estimé.
"Que la CGT se batte contre ce texte, si elle n'en veut pas, sous d'autres formes, c'est possible. Mais aujourd'hui, la France est dans un état de désordre tel, et d'exaspération tel, que le pire est possible. Donc il faut arrêter ça", a-t-il ajouté.
VOIR et ENTENDRE , pour être complet, la position de fermeté de François Fillon:

Quand il y a du grabuge, François Bayrou (MoDem), est en revanche absent.

"Il faut que le gouvernement entende"

Ces accusations sont "inacceptables" et ces menaces le "signe d’un gouvernement aux abois", a répliqué la CGT. Pour le syndicat, il incombe "aux pouvoirs publics", dont Manuel Valls "a la première responsabilité, d’assurer la sécurité et le maintien de l’ordre". La centrale a aussi condamné "sans réserve les violences commises" contre l’hôpital Necker et dénoncé des "actes aveugles ", sous les yeux de militants CGT en chasuble.

Mercredi soir, le secrétaire général de la CGT,
Philippe Martinez, a annoncé le maintien des journées d’action prévues les 23 et 28 juin et il a demandé la suspension du débat parlementaire sur le texte. "Il faut que le gouvernement entende, écoute", a-t-il souligné au journal télévisé de France 2, alors qu’il doit rencontrer, vendredi matin, la ministre du travail, Myriam El Khomri. 

"Il n’y a aucune relation entre ce que font les 'casseurs' et les manifestants", a-t-il aussi affirmé avec force, en dépit des témoignages et vidéos qui accusent les cégétistes. Si on l'écoute, la CGT a même le sentiment d'avoir pris "les dispositions nécessaires afin de garantir la sécurité des participants à cette manifestation massive".

"Alors qu’on interdise l’Euro !": opium du peuple ?

Le secrétaire général de Force ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly, a  déclaré ne pas comprendre "qu’un gouvernement de gauche puisse interdire des manifestations organisées par des syndicats".

"Alors qu’on interdise l’Euro !", s’est-il exclamé. "Les organisations syndicales font leur travail dans les cortèges, assura-t-il. Ce qui se passe en dehors des manifestations, c’est de la responsabilité des pouvoirs publics", a-t-il déclaré. C'est bien pourquoi la presse partisane situe toujours les exactions syndicales "en marge" de ses manifestations.

Eric Beynel, porte-parole de Solidaires, autre fédération syndicale radicale (trotskiste) a fustigé une "tentative d’essayer de diviser au lieu de débattre des vraies questions".

Mercredi soir, l’intersyndicale des opposants à la loi travail (CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, et les organisations de lycéens mineurs, Fidl, UNL) a demandé "au gouvernement de garantir les bonnes conditions d’exercice du droit de manifester". Selon eux, Manuel Valls "rejette sa propre responsabilité sur les organisations syndicales en leur imputant le climat social qui se détériore » et il « cherche à détourner l’opinion publique du cœur du sujet posé par le projet de loi ».

Réitérant leur opposition à « l’inversion de la hiérarchie des normes, les accords de développement et de maintien de l’emploi, les conditions de licenciement, le référendum d’entreprise, la médecine du travail », les sept syndicats dénoncent le refus de dialogue du gouvernement.

"Atteinte au droit constitutionnel de manifester"

A gauche, le chef de file des frondeurs socialistes, le député Christian Paul (Parti socialiste, Nièvre) a estimé que "les casseurs ne viennent pas des syndicats mais de l’ultragauche", nuance, et que "le gouvernement a une part de responsabilité dans cette tension sociale"

Sénatrice de Seine-Saint-Denis, Eliane Assassi, la présidente du groupe communiste au Sénat, a pour sa part accusé l’exécutif de vouloir porter "atteinte au droit constitutionnel de manifester".

Bien qu'ONG, supranationale et donc illégitime dans ce débat, Amnesty International France a par ailleurs demandé que les violences fassent "l’objet d’une enquête indépendante et approfondie" et ne soient pas "imputées sans preuve aux organisateurs". Elle a rappelé que le droit de manifester est "une liberté fondamentale". Et "casserest-il aussi un droit des organisateurs responsables, dotés d'un service d'ordre jusqu'ici réputé expérimenté et efficace?

Le peuple semble rester le dernier moyen de pression dont disposent les opposants pour infléchir la position du gouvernement. Les manifestations de rue continuent, alors qu'ont quasiment cessé les blocages dans des secteurs clés (raffineries, déchets, trains…). Mais, avec plus d'un million de personnes dans les rues, les opposants n'observent pas d’essoufflement et comptent sur de nouveaux "temps forts", les 23 juin et 28 juin.

Les actions envisagées pour le 23, pendant l’examen du texte au Sénat, sont des "grèves, interpellations des parlementaires, rassemblements, manifestations, conférences de presse", ont énoncé les syndicats.

Le 28 juin, date prévue du vote du Sénat, ceux-ci appellent à remettre les résultats de la votation citoyenne sur le projet de loi "auprès des préfectures et à la présidence de la République", et à "organiser des grèves et des manifestations".

1 commentaire :

  1. Aujourd'hui Paris semblait être en état de siège.Le dispositif policier mis en place contre les manifestants ( # terroristes)est totalement disproportionné et inadapté aux risques (casseurs).Le gouvernement a donc dans le viseur les manifestants pacifiques clairement opposés à une loi qui impose la précarité du travail.Cela est INACCEPTABLE.La France ne doit pas devenir un pays autoritaire,la France doit rester un pays démocratique.Cela ne tient qu'à nous de le dire haut & fort.Bravo au mouvement syndical qui a su montrer une hauteur de vue et un sens de l'intérêt commun qui font cruellement défaut à un gouvernement désormais aux abois.

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