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jeudi 23 juin 2016

Incendie "raciste" à Denain : le directeur de cabinet, Yohan Senez (PS), mis en examen

Racisme en milieu vertueux socialiste 

Que s’est-il passé à Denain dans la nuit du dimanche 20 au lundi 21 mars ?
 

Une supérette tenue par un commerçant roumain prend feu dans cette ancienne capitale du charbon et de l’acier. Deux agents municipaux de la ville de Denain sont mis en examen, soupçonnés d’incendie volontaire à caractère raciste. Ce soir-là, "J.P.", responsable du service propreté de la ville de Denain, tend un bidon d’essence de sa tondeuse et une paire de gants à son collègue pour mettre le feu à une poubelle située devant Romanesc Yanis-Leo, l’épicerie de la rue Lazare-Bernard. L’incendie se propage et le court-circuit électrique du petit local détruit les spots lumineux du magasin. Pas de blessés, peu de dégâts (entre 2.500 et 3 000 euros), mais J.P., le "donneur d’ordre", décide de se rendre à la police dès le lundi et de se dénoncer. "C’est un brave garçon, sans casier judiciaire"...
Quelques jours après l’incendie de cette épicerie roumaine, deux employés sont mis en examen après qu’ils auraient reconnu être les auteurs de l’incendie. 

Les investigations confiées à la direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Lille se sont ensuite poursuivies. Elles ont conduit au placement en garde à vue, ce mardi, de Yohan Senez, le directeur de cabinet du maire de Denain. C’est suite à la commission rogatoire délivré par le juge Chemin, en charge de l’instruction, que le directeur de cabinet a été placé en garde à vue.

Le directeur de cabinet nie

"Malgré ses dénégations, il a été mis en examen ce mercredi pour complicité d’un incendie volontaire commis en raison de la race [sic], l’ethnie, la nation, la religion de la victime, survenu dans la nuit du 20 au 21 mars à Denain au préjudice d’un commerce tenu par une personne de nationalité roumaine", précise le procureur François Pérain dans un communiqué. Ce qu'il ne précise pas, c'est si la victime est Rom, Tartare ou Juif, par exemple. 

D’après le Parquet de Valenciennes, cette mise en examen se fonde d’une part sur l’interrogatoire en date du 27 avril   par le magistrat instructeur de l’un des employés, lequel aurait indiqué "avoir organisé l’incendie criminel à la demande" du directeur de cabinet. 

Autre élément invoqué par le Parquet, "des échanges de SMS" entre le directeur de cabinet et l’un des employés municipaux "au cours du week-end des 19 et 20 mars".

Interdiction de paraître à Denain

Suite à cette mise en examen, le directeur de cabinet a été placé sous contrôle judiciaire. Un placement sous contrôle judiciaire assorti d’obligations.
Le directeur de cabinet n’a donc dorénavant plus le droit de se rendre sur la commune de Denain ou d’entrer en contact avec des élus ou des employés denaisiens.

La presse dissimule

La propagande socialiste oriente les soupçons de son lectorat sur le Front national. La surprise est donc grande d'apprendre que la municipalité n'est pas FN et qu'elle n'est plus communiste, mais PS depuis 2008... La maire est une dénommée Anne-Lise Dufour-Tonini, ci-contre, députée PS, fille d'élue PCF et professeure devenue principale de collège à la rentrée 2010, sur son seul mérite personnel.
La maire fait la leçon, mais ne s'interdit pas la polémique, estimant que cette mise en examen devrait "montrer à certains que tout le monde est sur le même pied d’égalité face à la justice et qu’il n’y a pas de protection spéciale comme elle a pu l’entendre."

La maire apporte son soutien à son collaborateur présumé raciste
Pour l’élue, ce tournant dans cette affaire de racisme va permettre à Yohan Senez d’avoir accès au dossier et savoir exactement ce qui lui est reproché. "Ça va lui permettre de préparer sa défense." Commentaire classique qui n'apporte rien. Selon Anne-Lise Dufour, son directeur de cabinet "avait hâte de donner sa version des faits, afin que les choses soient tirées au clair." Par cette même occasion, elle explique "apporter son soutien à l’un de ses plus proches collaborateurs" et rappelle que mise en examen ne veut pas dire coupable. "Je pense qu’à l’heure qu’il est, il est plutôt soulagé."
L'idée que son choix d'un directeur de cabinet raciste ne lui fait pas horreur.

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