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dimanche 30 avril 2017

Présidentielle 2017 : Nicolas Dupont-Aignan s'associe à Marine Le Pen

Nicolas Dupont-Aignan passe des accords avec Marine Le Pen 

Le leader de Debout la France participera à la campagne de la candidate du Front national

Dupont-Aignan en a fait l'annonce au journal télévisé de France 2, ce vendredi 28 avril, précisant qu'il a "signé un accord de gouvernement". Après plusieurs jours de tergiversations, Nicolas Dupont-Aignan a révélé son rapprochement avec Marine Le Pen. "Ce soir, j'annonce officiellement que je soutiendrai Marine Le Pen, que je ferai même campagne avec elle sur un projet de gouvernement élargi", a lancé le souverainiste qui a obtenu 4,7% des voix dimanche dernier, soit un million de suffrages de plus qu'en 2012, avec le soutien de la presse socialiste qui comptait nuire à F. Fillon, mais qui n'a réussi qu'à favoriser la candidate du FN. 

Les deux responsables politiques participeront ensemble au meeting de Paris, samedi à 11 heures

"Nous avons signé un accord de gouvernement avec une évolution de son programme, avec des éclaircissements, des infléchissements et même des ajouts de mon programme présidentielle", a d'ores et déjà précisé Nicolas Dupont-Aignan qui a estimé que "Madame Le Pen n'est pas d'extrême droite"

Dupont-Aignan n'a pas manqué de tacler Emmanuel Macron
"Je ne veux pas donner la France à la Bourse de Paris."   

Le député-maire de Yerres a toutefois précisé qu'aucun accord électoral n'avait été conclu pour les élections législatives de juin: "Mon parti, Debout la France, aura des candidats partout. Les Français auront le choix. Il y aura des candidats DLF face à des candidats FN. Les Français conserveront le choix entre deux patriotismes, comme ils l'ont eu au premier tour de la présidentielle." 
Or, les discussions sont houleuses entre l'ancien candidat à l'élection présidentielle et les cadres de son parti.
 
Le risque d'"être satellisé et marginalisé"

Cette entente n'a pas ravi tous les cadres de Debout la France.Réuni lundi, le bureau politique de Debout La France a été incapable de se départager. Lors du conseil national, consulté vendredi pendant quatre heures trente, des proches du député l'ont mis en garde contre le risque de voir DLF "être satellisé et marginalisé". 
Mais en fin d'après-midi, Nicolas Dupont Aignan a discrètement retrouvé Marine Le Pen et Florian Philippot dans un appartement du 17e arrondissement de Paris. Là, il a acté son rapprochement malgré des résistances au sein de son mouvement.

Aussitôt l'entretien de Nicolas Dupont-Aignan avec Ouest France terminé, plusieurs contestataires auraient claqué la porte du parti. Parmi eux, Dominique Jamet, le vice-président de DLF ou encore le responsable du projet, Eric Anceau. "Je renonce ce jour à toutes mes fonctions au sein de DLF", a annoncé ce dernier sur Twitter.  

Au même moment, Marine Le Pen annonçait qu'elle donnera  le nom du premier ministre qu'en cas de victoire elle aimerait nommer, probablement lundi, lors de son meeting à Villepinte. 
Il y a plusieurs semaines, elle avait précisé que celui-ci pourrait ne pas être issu des rangs du FN.  

Les macronistes voient s'envoler plus de 4% des voix qui leur étaient promises.
L'annonce a été accueillie avec amertume. "Qu'on ose se dire gaulliste en faisant un tel choix, immense honte!", a tweeté François Bayrou. Nicolas Dupont-Aignan avait été membre de son cabinet au ministère de l'Education nationale. Mais, après avoir trahi Alain Juppé, le maire de Pau est-il devenu le gardien du temple gaulliste ?  
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Mitterrand, à droite, accroché aux basques
du communiste Georges Marchais, lors de sa campagne de 1988
En 1987, le Parti communiste avait reçu 1 million de dollars de Moscou 
pour financer la campagne présidentielle d'André Lajoinie.
A droite, Christian Estrosi, que l'on dit désormais en sympathie avec Macron, a asséné un rude coup : "Contrairement au général de Gaulle, Nicolas Dupont Aignan n'a pas su dire non à l'extrême droite. Honte à lui. Restons du côté de la résistance." 
François Mitterrand avait-il résisté à l'extrême gauche ?

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