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lundi 25 novembre 2019

Violences conjugales: Philippe annonce un plan pour éradiquer le Mal

L'Edouard annonce un plan à forte tonalité sexiste et répressive

L'homme est-il un monstre pour la femme ?

Des manifestantes lors de la marche #NousToutes contre les violences sexistes et sexuelles, le 23 novembre 2019 à Paris.
L'hymne des femmes, datant des luttes féministes de 1971, a retenti: 
"A bas, à bas, le patriarcat", "Solidarité, avec les femmes du monde entier", entendait-on régulièrement dans le cortège.
Un  homme violent est-il un mauvais salarié qu'il faut licencier ?
Avec les ordonnances de protection des femmes, des mesures ont été prises avant Macron. En effet, la loi du 9 juillet 2010 a modifié les dispositions relatives aux violences conjugales en introduisant dans le système juridique français l’ordonnance de protection (articles 515-9 et suivants du Code Civil). Ces nouvelles règles sont applicables à tous les couples (mariés, concubins, pacsés) et mêmes pour des personnes séparées, qui ont été mariées, concubin(e)s ou pacsées. Et, le 23 mars 2012, la Cour d’appel de Douai a acquitté une femme qui avait tué son mari violent avec un couteau. Cette loi, puis d'autres, ont introduit dans l'arsenal juridique les bracelets électroniques d’éloignement interdisant au porteur de menace de dépasser un périmètre donné, ou encore les "téléphones grave danger" (TGD), qui permettent de bénéficier d’une assistance immédiate grâce à un boîtier spécial. Mais ces dispositions ne sont pas suffisamment mises en oeuvre pour endiguer le fléau des violences sexuées qui ne faiblit pas dans ce pays. 

Un an et demi après avoir déclaré la lutte contre les violences faites aux femmes comme la "grande cause du quinquennat"
, le premier ministre Edouard Philippe a annoncé lundi un plan de lutte contre les violences conjugales, une judiciarisation du phénomène au niveau de l'éradication du mal dans notre société multiculturelle.
Désormais, un mari violent ne sera plus seulement un mauvais mari, mais un mauvais père qu'il faudra dessaisir de son autorité parentale. Et de sa citoyenneté ? Au mari et au père, le projet gouvernemental en préparation ne reconnaîtrait plus que des devoirs, sans aucun droit paternel. D'autres suppressions de certaines "absurdités" s'ajouteraient à l'inscription dans la loi de l'"emprise" psychologique. Iront-ils jusqu'à la castration chimique et à la sélection génétique dans le don de sperme ?

Pour mettre fin à des "dysfonctionnements dont nous n'avons pas jusqu'à aujourd'hui voulu prendre conscience", selon Caroline de Haas, le gouvernement a annoncé une quarantaine de mesures susceptibles selon lui de provoquer un "électrochoc", en clôture des douze semaines du "Grenelle contre les violences conjugales" lancé le 3 septembre et clôt le 25 novembre 2019. En mars dernier, des milliers de personnes avaient défilé - un samedi - dans les rues de Paris et dans une trentaine de villes, dont Bordeaux - où Safia Mohammedi, mère à 32 ans de quatre enfants, a été tuée par son ex-mari. le 21 octobre 2019, de plusieurs coups de couteau -, pour dire 'stop' aux violences sexistes et sexuelles et aux féminicides, à l’appel notamment du collectif féministe #Noustoutes, qui a sur Internet "un site pour les femmes par les femmes" : sexiste ? 
Actif sur Twitter depuis juillet 2018, ce collectif a organisé, depuis, plusieurs actions de communication et de plaidoyer, notamment dans le sillage du 'Grenelle des violences conjugales' voulu par Marlène Schiappa, sous ministre sous emprise du lobbying sexiste des féministes. Comme l’année dernière, il organise dans plusieurs villes de France des manifestations contre les violences sexistes et sexuelles.

Ce samedi 23 novembre, décidé à "mettre la pression sur le gouvernement", le même collectif féministe organisa une "marée violette" de l'Opéra à la Nation, dénonçant le "mépris" du gouvernement. Près de 70 organisations, partis politiques, syndicats et associations ont fait défilé 40.000 hommes et femmes, tout comme plusieurs personnes connues, toutes orientations sexuelles confondues, dont les comédiennes Muriel Robin ou Adèle Haenel - laquelle accuse son réalisateur, Christophe Ruggia. d'"attouchements" et de "harcèlement sexuel", alors que, de l'âge de 12 à 15 ans, elle se rendait chez lui les week-ends - et Virginie Efira ou Julie Gayet.

Le pouvoir sous "emprise" féministe entend "mieux définir [c'est-à-dire limiter] dans notre droit ce que recouvre le terme de violences", en créant une "nouvelle circonstance aggravante pour les auteurs de violences dans le cas de harcèlement ayant conduit au suicide" - tout en sachant que le suicide n'est pas à cause unique mais plurielle -, ou encore en inscrivant dans la loi la notion d'"emprise" psychologique, qui "prépare souvent la violence physique", a détaillé le premier ministre lors d'un discours à Matignon, en présence d'une... douzaine de ses ministres.

Le chef du gouvernement a également confirmé que les règles régissant le secret médical pourraient être aménagées, pour permettre aux professionnels de santé de "signaler" plus facilement les "cas d'urgence absolue où il existe un risque sérieux de renouvellement de violence".

Certaines "absurdités juridiques" seront supprimées, comme l'obligation alimentaire "qui contraint les enfants à subvenir aux besoins de leurs parents, donc de leur père, y compris quand celui-ci a assassiné leur mère". Rien, en revanche, si un enfant est victime de sévices du fait de sa mère et tues, du fait de son "emprise" sur l'enfant: occasion égalitaire manquée, si les féministes sexistes voulaient démontrer qu'elles ne s'attaquent pas à l'homme, mais aux violences d'où qu'elles viennent dans la cellule familiale...

La lutte contre les violences conjugales est une aubaine face au mouvement social

Une fois de plus le sociétal vient au secours du politique. 
Une dizaine de réformes sociales soulèvent la colère de la population pourtant déjà échaudée par celle du droit du travail, imposée par la violence faite aux parlementaires des deux chambres et des deux sexes : fonction publique, assurance chômage, retraites sont en cours de discussion… 
Macron s'est offert une année 2018 tendue avec la réaction musclée des Gilets Jaunes et 2019 s'annonce explosive. 
Plusieurs réformes sociales devraient être mises en œuvre au cours de l'année 2019.  En 2014, le député socialiste Jean-Christophe Cambadélis avoua: "notre priorité, c’est la croissance. Les problèmes de société seront traités, mais en temps et en heure". Adoptant la méthode inverse, puisqu'il dispose d'une majorité passée au bromure (anaphrodisiaque), comme les soldats en caserne, Macron considère pouvoir mener plusieurs réformes sociétales en un seul quinquennat: Hollande a donné tout ce qu'il avait dans le mariage homosexuel, mais Macron est sans limite (loi travail, réforme des retraites et PMA. Pourquoi pas, "en même temps" la GPA et la castration chimique des hommes violents).
Les féministes sauveront-elles les dossiers politiques sensibles de Macron ?


Les grands dictateurs du moment n'auront pas la chance d'Hitler, de Staline ou de Mao, Castro, Pol Pot, etc... auteurs de génocides, des crimes à la fois humanitaires et asexués.

Certaines de ces mesures seront inscrites dans une proposition de loi que porteront deux députés LREM en janvier, a confirmé Philippe. Ils ne sont pas encore désignés.

Il a indiqué que l'ensemble du plan bénéficiera de "financements massifs", confirmant le chiffre de 360 millions d'euros dédiés à la lutte contre les violences faites aux femmes "en une année" et non sur trois. L'une des organisatrices, Caroline De Haas, a cependant pointé un "manque de moyens" et une "absence de réponse à la hauteur de la part du gouvernement". Elle réclame un milliard d'euros pour la lutte contre les violences faites aux femmes, alors que le budget qui lui est consacré est de 361,5 millions d'euros annuels, selon le cabinet de la secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes, Marlène Schiappa. Sans rapport en effet avec le coût de la présence de l'armée française au Sahel, dont le Mali.
Lien PaSiDupes : " Hôpitaux : un "plan d'urgence" à bas coût, 500 millions pendant trois ans "

"Agresseur, harceleur, t'es foutu, les femmes sont dans la rue"
"Dans 32 féminicides, c'est Noël", pouvait-on lire sur une pancarte, ce samedi.
La France a lancé sa première campagne nationale d’information et de lutte contre ce fléau en 1989. Elle fait encore partie des pays en Europe où est recensé le plus grand nombre de meurtres conjugaux. 
116 cas de féminicide en France depuis le début de l'année.

mardi 3 septembre 2019

Schiappa tape sur les nerfs de Bourdin

Le journaliste la menace d'interruption de l'échange

Une violence de plus faite aux femmes insupportables ?

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Autour d'une table, pour parler de quoi ?
La secrétaire d'Etat esquivait sans cesse les réponses lors d'un entretien inutile sur RMC (BFM), le mardi 3 septembre. Pourquoi en effet imposer sa présence sur une antenne si on ne veut rien dire ? "Les réponses de la secrétaire d’Etat au sujet des objectifs et des annonces du Grenelle contre les féminicides n’ont pas satisfait le journaliste," estime pourtant L'Obs... A-t-elle, oui ou non, apporté ne serait-ce que des éléments de réponses ?

La commère du gouvernement était venue se montrer, mais elle réservait en fait ses annonces relatives au Grenelle des violences conjugales pour plus tard, dans la journée. Et le présentateur de la matinale de RMC-BFMTV s'est agacé de servir de caisse de résonance à la campagne de promotion de ce "grand débat" médiatique voulu par la secrétaire d'Etat auprès du grand escogriffe de Matignon. 

Les campagne de com' en gros sabots, ça suffit !

Les Français ont été tellement gavés de documentaires et de débats sur le réchauffement (puis le refroidissement) climatique, que le sujet de l'écologie serait passé au deuxième rang de leurs préoccupations, derrière leur pouvoir d'achat. Schiappa a donc décidé de faire encore plus de bruit pour faire avancer la cause des femmes - d'ici et d'ailleurs, athées et fondamentalistes - qui seraient battues (parfois à mort, non pas par lapidation ou coups de couteau de boucher, comme ailleurs, mais sous des coups à mains nues de leurs bourreaux, parce que femmes et non pas parce qu'insupportables. 
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A-t-on besoin de mecs en jupons ?
'NousToutes' occulte les exemples inverses, tel celui de Marie Besnard, "l’empoisonneuse de Loudun", "la bonne dame de Loudun," soupçonnée d'être une tueuse en série et inculpée pour le meurtre de douze personnes, dont son propre mari. Après trois procès qui durèrent plus de dix ans, Marie Besnard fut menacée de la peine capitale, mais libérée en 1954, puis acquittée par la cour d'Assises de la Gironde le 12 décembre 1961. Marie Besnard publiera ses mémoires en 1962 et mourra de sa belle mort à Loudun en 1980, à l'âge de quatre-vingt-trois ans.

La perversité du débat manichéen qui s'ouvre repose sur le postulat que l'homme serait un macho sexiste et pervers
, quand la femme ne serait que grâce et perfection outragées. Des a priori sur les relations hommes-femmes femmes-hommes vouent ce débat à l'échec pour une multitude de raisons, parmi lesquelles des non dits politiquement incorrects, car le tableau caricatural offert à gros traits schématiques des unes, vertueuses, et des autres, violents par essence, ne souffre pas des correctifs qui s'imposeraient pour encadrer la discussion.  Seules importent les violences et les morts : leurs causes culturelles et religieuses, physiologiques et génétiques, sociétales ou inter-personnelles n'entrent pas en lignes de compte. Les organisatrices, militantes féministes,  ne se remettent pas en cause : ni leur sexisme, ni leurs propres violences langagières et outrances physiques. En bref, leur guerre des sexes qui laisse les plus faibles sur le carreau. Divers hadiths vont dans le sens du devoir moral de la femme de répondre aux besoins sexuels de son époux (un devoir réciproque): "Une femme ne doit jamais se refuser à son mari, fût-ce sur le bât d’un chameau." Le viol conjugal est-il couvert par l'islam ? Un débat apaisé s'impose, mais elles ne sont pas les bonnes personnes.

La stratégie du gouvernement : éclipser le débat sur la réforme des retraites


Le timing choisi interpelle ceux qui veulent sérénité et respect des divers dossiers sensibles de la rentrée : les propositions de Jean-Paul Delevoye, la répartition ou le filtrage des migrants, l'économie circulaire, la diplomatie chahutée (Brexit en Europe, et conflits libyen et syrien ou accord sur le nucléaire iranien au Proche Orient, et le Mercosur ou Hong Kong à l'international), en passant par l'extension de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, lesquels ne peuvent progresser que dans une société apaisée. Macron, Philippe et Schiappa ont donc décidé de jouer des sujets les uns contre les autres pour les faire avancer séparément, au risque de créer des blocages de mentalités et des affrontements violents, familiaux, nationaux et internationaux. Le "monde nouveau" de Macron peut-il n'être de ce big bang ?


Distiller des annonces floues fabrique de l'irritation générale 

L'animateur de RMC-BFMTV n'a pas caché sa frustration face à l'opacité des réponses de Marlène Schiappa, d'autant qu'elle s'était invitée à son entretien matinale mardi 3 septembre. La secrétaire d'Etat à la lutte contre les discriminations et l'égalité femmes/hommes fait la tournée de tous les media pour faire parler de son Grenelle des violences conjugales, qui débute ce mardi. Mais de ses phrases creuses et déclarations volontaristes il ne sort rien: elle bat le tambour sans rien à dire et casse les oreilles de toutes et tous, dont Jean-Jacques Bourdin, lequel a bien compris que ce Grenelle est un pare-feu à tous les incendies que le Macron pyromane a prémédité d'allumer en meme temps. L' Acte 2 de son quinquennat sera chaud ou ne sera pas.  

"Je me demande pourquoi vous acceptez une invitation quand vous me dites sans cesse 'Bah non, de toute façon les annonces seront faites dans l'après-midi", a t-il reproché à Marlène Schiappa, en direct à l'antenne. "Vous savez que ça, c'est absolument insupportable !", a-t-il grondé.

VOIR et ENTENDRE
la version Bourdin de la dérive médiatique du gouvernement, ce 4 septembre 2019: 
Quant au HuffPost (Huffington Post), détenu à 51 % par la maison-mère américaine (Oath) et à 34 % par Le Monde, le site d'actualité, de style sensationnaliste, se désolidarise de son confrère, estimant que c'est une habitude chez Bourdin de s'énerver en direct...

L'Obs commente ainsi le dialogue de sourds :
"la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes s’est heurtée aux questions et à l’entêtement du journaliste."  
Et le journaliste anonyme de L'Obs de produire un exemple : "Alors qu’elle était notamment interrogée sur le numéro d’urgence 3919, ainsi que sur les mesures envisagées, Marlène Schiappa a répété plusieurs fois que 'des annonces [seraient] faites dans l’après-midi'. Une réponse qui n’a pas convenu à Jean-Jacques Bourdin, qui espérait obtenir plus d’informations et n’a pas goûté les injonctions [sic] à la 'patience' de la secrétaire d’Etat." Que faisait-elle ce matin sur RMC, si elle voulait garder la primeur de ses déclarations pour l'après-midi ?

"Il ne s’agit pas d’être patient, il s’agit de dire ce qui est au fond de vous, ce que vous souhaitez, quels sont les objectifs que vous souhaitez atteindre ?", assène-t-il [écrit L'Obs] visiblement agacé." Une insistance légitime, si on fait le métier d'informer l'opinion...


"Les objectifs que je souhaite atteindre je les ai donnés dans le cadre de ce Grenelle, répond-elle sans se démonter [commente l'anonyme de L'Obs]. C’est mieux prévenir, cela passe par l’éducation; mieux prendre en charge, cela passe par l’accompagnement; et mieux punir, donc mieux sanctionner." A-t-on avancé?

"Interrompue plusieurs fois par le journaliste
[dixit L'Obs], Marlène Schiappa ne cille pas 
[parler à un masque de cire, c'est de la télé macronienne ! ou l'exposition Toutânkhamon à la Grande Halle de La Villette...], maintenant qu’elle ne peut pas encore s’exprimer et poursuit : "C’est un travail collectif, cela fait des mois que l’on construit ce Grenelle avec les associations et avec tous les ministres. Les annonces, elles seront faites par le Premier ministre à 15 heures au début du Grenelle." Sauf que l'émission  Bourdin Direct a lieu à 8h35 du matin !

Commentaire de L'Obs : "Face à elle, Jean-Jacques Bourdin se montre à la fois dépité et exaspéré de ne pas obtenir ce qu’il veut. "Je me demande pourquoi vous acceptez une invitation quand vous me dites sans cesse : 'Toutes les annonces seront faites dans l’après-midi', lâche-t-il avec un sourire" contraint. "Vous savez que c’est absolument insupportable ! "

"Moi je vous invite [soit !]. Si je vous invite, c'est pour que vous donniez des réponses", s'indigne le journaliste lorsqu'il réalise qu'il est instrumentalisé. "On peut arrêter l'interview !", lui a répondu Marlène Schiappa, qui doit lancer dans l'après-midi un "Grenelle" que les associations et proches de victimes de féminicides espèrent voir déboucher sur des mesures immédiates et des moyens accrus.

"Alors que Marlène Schiappa
propose d’arrêter l’entretien, Jean-Jacques Bourdin menace de la prendre au mot. "Vous savez, ça va arriver un de ces jours !", s’exclame-t-il. L’avertissement est lancé. Les deux interlocuteurs vont finalement trouver un terrain d’entente. L’interview de la secrétaire d’Etat s’est poursuivie avec les thèmes du port du burkini dans les piscines municipales et des injures homophobes dans les stades de football." 
L'Obs est content avec ça... Et aussi que, contre les féminicides, Schiappa "a inventé un bracelet connecté"...

Un débat qui n'envisage que les violences conjugales

Ce rendez-vous très attendu s'ouvre alors qu'une centaine de femmes ont été tuées par leur conjoint ou ancien concubin depuis le 1er janvier dernier, selon un décompte d'un collectif militant, "Féminicides par compagnon ou ex". Le ministère de l'Intérieur a recensé 121 féminicides pour toute l'année 2018, soit un tous les trois jours.
Soit une poussée préoccupante, notamment depuis la montée de l'islam en France.
La famille, l'institution, est ciblée.
Si une femme meurt, sur la voie publique (un parc des sports ou un magasin) sous les coups d'un agresseur anonyme, c'est un fait divers.
Qu'est-ce, à ce propos, que l'anarcha-féminisme ?
Egalement nommé anarcho-féminisme ou féminisme libertaire, cette orientation politique importée d'Argentine dans le milieu des années 1890 combine féminisme et anarchisme de gauche et dénonce la domination des hommes sur les femmes comme l'une des premières manifestations de la hiérarchie dans nos sociétés : "Ni dieu, ni patron, ni mari". Pour les anarcha-féministes, le combat contre le patriarcat est donc partie intégrante de la lutte des classes - et de la lutte contre l'Etat - comme l'a formulé Susan Brown : "Puisque l'anarchisme est une philosophie politique opposée à toute relation de pouvoir, il est intrinsèquement féministe."
Depuis les années 2000, l'un des aspects principaux de l'anarcha-féminisme est son opposition aux conceptions traditionnelles de la famille, de l'éducation et du rôle des sexes, opposition visant notamment l'institution du mariage déclaré frein à l'évolution individuelle : "Le mariage est avant tout un arrangement économique [...] la femme le paye de son nom, de sa vie privée, de son estime de soi et même de sa vie."
Ni Bourdin, ni les participants à ce Grenelle ne savent dans quoi ils mettent les pieds. Et il  s’ouvre ce mardi et devrait se poursuivre pendant ...trois mois.

samedi 3 février 2018

Meurtre d'Alexia : la procureure de Besançon fustige les agissements de la presse

L'information en continu produit de la "surenchère médiatique"

Outre que la presse en mal d'audimat saoule les Français avec ses redites en boucle, elle perturbe le bon fonctionnement de la société.

Les organes de presse qui colportent les fuites et les "off", on n'en veut pas. Qu'ils fassent de l'investigation et cessent les ragots, qu'ils mènent de vrais débats non scénarisés avec de vrais experts ès-qualités plutôt que des porte-parole d'officines gouvernementales et de micro-partis ou d'associations et réseaux qu'ils ne nomment pas : la population veut de l'authentique. 
Assez de supputations et dissimulations de sources, de lobbies et connivences, de confidences partisanes et avis personnels, de manipulation et instrumentalisation de l'opinion. Les journalistes eux-mêmes ont renoncé à la noble ambition de l'objectivité et prétendent nous expliquer le monde et ce que sera notre vie qu'ils ne partagent pas, parce que nous serions "les gens" et ils seraient l'élite. Nous les observons se frotter aux élus, aux décideurs et aux acteurs de la vie politique et économique. 

Ils sont le quatrième pouvoir ? 
Non élu, qui la presse représente-t-elle, sinon les puissances d'argent qui les détiennent ? Nous sommes le peuple souverain et ils doivent rester la cinquième roue du carrosse, le kleenex que nous prenons pour le jeter. Il n'a pas le consensus de la population pour se vautrer avec volupté dans la satisfaction de soi, ni légitimité pour imposer ses vues, que ce soit Ruth, la manucurée, Elise, le T-64, ou le Jean-Jacques, le piston. Nous n'acceptons aucune arrogance de la part d'usurpateurs des réseaux médiatiques et de l'opinion.
Nous lui dénions toute autorité sur nous qui sommes des électeurs, des contribuables et les consommateurs des produits de leurs annonceurs. Nous repoussons toute tentative d'emprise sur nous. Un "journaliste" de RMC peut oser faire de l'anti-parlementarisme, alors que nos représentants lui donnent du "Monsieur Bourdin". Mais la procureur de Besançon le rappelle à l'ordre, lui et ses confrères.

Procès de la presse intrusive


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Derrière cette histoire, qu'on [la presse en continu] déroule de manière indécente, se joue le destin d'un homme qui doit bénéficier de la présomption d'innocence," a rappelé la magistrate jeudi soir, après de nouvelles révélations dans la presse.
Depuis les aveux de Jonathann Daval, le meurtre d'Alexia Daval est revenu au centre de l'actualité. Jusqu'à occulter le reste de l'actualité, notamment chez les mono-maniaques de BFMTV, sans doute intéressés (ou incités) à effacer Gérald Darmanin des écrans radars de l'opinion. Egalement poursuivi pour viol, mais en mis en examen, lui, Tariq Ramadan prendra-t-il le relais de Jonathann Daval, au profit du ministre de Macron ? aux affrontements 
VOIR et ENTENDRE ce zapping évoquant d'abord les affrontements armés entre clandestins afghans et érythréens manipulés par les associations dites 'humanitaires' de la 'jungle de Calais' qu'on dit démantelée (selon la "méthode Macron" ?) ou le coup de gueule anti-républicain de Bourdin

Au-delà de leurs choix éditoriaux, les media font sortir Edwige Roux-Morizot de sa réserve. En charge de l'affaire, elle est très indignée par les interférences répétées et insistantes de la presse faiseuse d'opinion et de coupables. Militante contre la peine de mort, mais praticienne du lynchage médiatique. Buzz et recettes publicitaires obligent ? 

La procureure de Besançon dénonce la couverture intempestive du dossier par les media

La magistrate a pris la parole jeudi soir 1er février pour dénoncer, avec mesure, la "surenchère médiatique".
Elle met en cause les sources anonymes, les "proches du dossier" qui alimentent la presse en ligne directe avec elle sur leurs portables. "Ni les enquêteurs, ni le juge d'instruction ne peuvent prendre la parole. Alors (...), c'est moi, la procureure, qui la prend pour porter la raison au milieu de cette folie médiatique qui oublie que, derrière cette histoire qu'on déroule de manière indécente, se joue le destin d'un homme qui doit bénéficier de la présomption d'innocence, bafouée chaque jour", a-t-elle déploré.

Ainsi fustige-t-elle les "violations répétées et inadmissibles du secret de l'instruction". Son intervention faisait notamment suite à la révélation, jeudi par BFMTV, du contenu d'échanges de SMS entre les époux Daval, a précisé une source judiciaire.

La compétence du CSA doit-elle être étendue au privé ?

"Cette valeur fondamentale de la présomption d'innocence et du secret de l'instruction ne se marchande pas"
, a-t-elle clamé. "Cette affaire, c'est aussi une jeune femme morte il y a si peu de temps, dans des conditions terribles, et dont la mémoire chaque jour est salie un peu plus", a déclaré la magistrate. 
Alexia Daval, employée de banque de 29 ans, avait été retrouvée morte fin octobre, asphyxiée et battue, le corps partiellement brûlé, en Haute-Saône. Trois mois, jour pour jour, après la découverte de son cadavre dans un bois d'Esmoulins, non loin de son domicile, son mari, Jonathann Daval, qui apparaissait en public effondré par la mort de son épouse, a finalement avoué mardi 30 janvier, en garde à vue, l'avoir lui-même tuée au cours d'une dispute.
L'enquête sur ce meurtre se poursuit, même après les aveux de Jonathann Daval, qui "a le droit de modifier ses déclarations, de les préciser, de les ajuster, et ce jusqu'à l'issue de l'instruction judiciaire", a précisé la représentante du Parquet.

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) est censé garantir l'exercice de la liberté de communication audiovisuelle en France. 
Toutes les opinions sont-elles équitablement et librement exprimées dans l'audiovisuel - télévision et radio - français ? Le CSA est-il réceptif aux pressions des associations féministes qui ont déjà condamné le mari d'Alexia, à la radio, à la télévision et sur les réseaux ? Peut-il laisser faire les groupes de pression qui opèrent dans les media ? 

Les représentants de la nation n'ont toujours pas entendu la secrétaire d'Etat en commission parlementaire. 
Et que le président de la République soit un peu plus souvent présent sur le territoire, plutôt que de faire voyager aux frais de la princesse sa retraitée désoeuvrée en Tunisie et au Sénégal... Il a fallu que ce soit Christophe Castaner qui la gronde ! "Un ministre n'a pas à commenter une affaire judiciaire", a-t-il rappelé à sa collègue militante. 

Se prenant pour la procureure, elle a en effet porté un jugement sur la défense de Jonathann Daval, mercredi, considérant "proprement scandaleux", les arguments de Me Randall Schwerdorffer, avocat de Jonathann Daval, mis en examen pour "meurtre sur conjoint", et bafouant le principe constitutionnel de séparation des pouvoirs et celui de l'indépendance de la Justice, qualifiant par avance les faits  en cours d'instruction d' "assassinat".

VOIR et ENTENDRE la cacophonie instaurée par Marlène Schiappa au gouvernement, en outrepassant ses prérogatives 'ministérielles' sur un dossier qu'elle ne maîtrise pas :


Encore faudrait-il aussi que le président de l'Assemblée, de Rugy, je crois, se mouillât ! 
VOIR et ENTENDRE Schiappa tenter de se justifier, grâce à LCI :

L'activiste Schiappa prend les femmes pour des c*nnes. 
"Je pense à toutes les femmes qui vivent actuellement des violences conjugales qui vont entendre ça et qui vont se dire "peut-être que je mérite d’être frappée", a déclaré la secrétaire d'Etat, inconsciente de l'énormité de son argument... Est-il adressé à des sous-chiennes? Ou le sont-elles toutes, à ses yeux?
Schiappa a de surcroît appelé (en CC) les féministes (Thomas Mesnier, député LREM, association des étudiants en médecine de France, Maison des potes (réseau d'associations des quartiers populaires et 4 collaborateurs à l'Assemblée, dont 3 femmes...), L. Rossignol, PS, sexiste qu'on ne présente plus, G. Gouffier-Cha, député et trésorier LREM, ex-PS, A. Benziane, militante féministe, adjointe au maire Front de Gauche de Fontenay-sous-Bois, PCF, et Titiou Lecoq, Marie-Pierre Rixain, députée LREM, présidente de la Délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes) à la relayer en se mobilisant :
Rappelons que, dans une tribune publiée dans Libération du 9 novembre 2015, Assiane signa à plusieurs 'non-Blancs', dont ...Danièle Obono, militante afro-féministe et altermondialiste, aujourd'hui députée mélenchonnienne: "En Ile-de-France, deux des têtes de liste n’habitent pas dans le département dans lequel elles se présentent. Elles sont donc «parachutées». Deux sont déjà élues à d’autres mandats et donc potentiellement cumulardes, toutes sont membres des partis du cartel, et toutes sont blanches.
VOIR et ENTENDRE l'appel de Me Eric Dupont-Moretti à Mme Schiappa :


Des sanctions doivent-elles être prononcées contre la sous-ministre et les media coupables ? 
En même temps, qui rappellera les féministes à la raison et à l'équité si la blogueuse faisant fonction de secrétaire d'Etat à l'égalité entre les femmes et les hommes s'égare et faute ?