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vendredi 23 novembre 2012

Valls lance les CRS sur les écologistes de N-D-des-Landes

L'Ayraultport de Nantes, symbole de la division de la gauche gouvernementale

Le gouvernement prend les manifestants de vitesse



500 gendarmes mènent ce vendredi
une vaste opération d'évacuation de squatteurs opposants
à l'aéroport de N-D-des-Landes à Nantes


Le gouvernement a lancé vendredi matin une opération d'évacuation des squatteurs du site, à la veille d'une nouvelle manifestation à Nantes contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes le projet et ignorant la proposition des écologistes de nommer un médiateur.


"Je respecte le droit de manifestation et je fais en sorte que tous les recours puissent être traités par une justice indépendante", a assuré le président Hollande.
"Une importante opération est actuellement menée en plusieurs points sur la zone d'implantation de l'aéroport du Grand Ouest à Notre-Dame-des-Landes", a confirmé le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet, présent sur place.

Le mercredi 14 novembre dernier, Jean-Marc Ayrault a pourtant condamné "toutes les violences" sur le site de l'aéroport, après qu'un agent de sécurité a été blessé et a qualifié d'"inadmissible" l'attitude de "forces ultra-minoritaires et violentes" autour de ce projet.

Manifestants anti-aéroport,
le 17 novembre dernier
Les pouvoirs publics cherchent à empêcher la constitution d'un "camp retranché" à Notre-Dame-des-Landes, où 500 gendarmes intervenaient vendredi matin pour déloger les opposants, a expliqué le préfet de Loire-Atlantique.

VOIR et ENTENDRE des images du nouveau face à face tendu, ce jour, entre les forces de police et les militants écologistes:

Le gouvernement choisit la force au détriment de la concertation
Voulant afficher sa détermination, il assure que le projet "se fera" coûte que coûte
Mais, à leur grand dam,  le pouvoir ignore la proposition des écologistes de nommer un médiateur.
Les forces de l'ordre dégagent
 les accès au site
"Notre-Dame-des-Landes est un projet d'intérêt général et pas un projet personnel. L'aéroport se fera", objecte le Premier ministre dans un entretien à Paris-Match jeudi, bien qu'il soit l'ancien député-maire de Nantes, qui a porté depuis plusieurs années ce projet et continue à Matignon de le défendre bec et ongles.
La région "va gagner encore en population" et a donc "besoin d'être accessible", argumente-t-il.
"Nous ne nous laisserons donc pas dicter une vision du monde qui n'est pas la nôtre", a mis en garde J.-M. Ayrault, s'en prenant clairement à l'idéologie écologiste. Il rappelle au passage que "dans un Etat de droit", "quand les décisions sont prises, quand tous les recours sont épuisés, la loi doit être respectée".
Mardi, le ministre de l'Intérieur, avait qualifié de "totale" la "détermination du gouvernement" à porter ce projet et à "faire respecter la loi". "Il y a des occupations illicites, l'Etat évidemment sera ferme et il y aura en temps utile (..) des évacuations parce que nous devons être très déterminés", avait ajouté Manuel Valls.
M. Ayrault a aussi reçu le soutien du ministre de la Défense et ancien président (PS) de la région Bretagne Jean-Yves Le Drian, "totalement solidaire".


En revanche, une cinquantaine de militants Verts, parmi lesquels Jean-Philippe Magnen, vice président du groupe Europe Ecologie les Verts, et Ronan Dantec, sénateur de Loire-Atlantique, sont attendus pour un rassemblement au lieu dit la Vacherie .
Bruno Le Roux, président des députés PS, a, lui, fait front, reprochant implicitement aux élus écologistes, qui sont allés manifester samedi dernier avec plusieurs milliers de protestataires, de s'associer à une "guérilla contre des décisions démocratiques".
Comment sortir de ce qui ressemble à une impasse ? 
A aucun moment, il n'est évoqué la possibilité de nommer un "médiateur" sur ce dossier, comme le réclament depuis plus d'une semaine, le patron d'EELV Pascal Durand.
"On constate une situation de blocage. Il faut arrêter d'essayer de passer en force. Donc nous continuons de demander un médiateur", a déclaré Pascal Durand, affirmant que depuis que cette proposition a été faite, c'était "le silence" côté gouvernement.
"La méthode qui est la marque de fabrique de ce gouvernement (?), à savoir le dialogue, ne se met pas en place sur cette question-là", analyse-t-il, embarrassé.
José Bové, casseur-démonteur
 altermondialiste multi-cartes
Barbara Pompilila coprésidente du groupe des députés écolos, estime qu'il fallait "trouver une sortie par le haut".
"Le débat a été à son terme et donc aujourd'hui il n'y a pas de raison de mettre en place un médiateur", affirmait la nouvelle co-porte-parole du PS, Frédérique Espagnac en début de semaine.

Le chef de file des sénateurs écologistes Jean-Vincent Placé déclara le 13 novembre à Ouest France: ci-contre


Quant Cécile Duflot et Pascal Canfin (pourtant ministre du Développement), les deux membres EELV du gouvernement, ils se terrent.

VOIR et ENTENDRE les arguments de altermonde-sans-frontiere, opposé, comme Jacques Nikonoff, porte parole du Mouvement politique d'éducation populaire (M'PEP):

Un crash du projet personnel de Ayrault ?
Des anti-libéraux
anarcho-révolutionnaires
 
"Le petit caillou est plutôt dans les pieds des écologistes qui ont signé un accord de participation au gouvernement", minimise l'entourage du Premier ministre. C'est parce qu'il y avait divergence sur ce sujet, comme sur l'EPR de Flamanvile, que les deux sujets ont été écartés de l'accord électoral EELV-PS.
Les responsables EELV font valoir, comme d'autres détracteurs du projet, que sur le terrain juridique, des recours sont encore possibles. 
Ils estiment également que le débat peut être rouvert et le projet réexaminé, compte tenu de la détérioration des finances publiques.
Ils espèrent que l'examen, au niveau européen, d'un recours déposé pour non-respect de la directive-cadre sur l'eau qui protège les zones humides comme celle du bocage de Notre-Dame-des-Landes débouchera sur une condamnation de la France par la Cour européenne de justice.


Les anti-aéroport appellent à 

bloquer le pont de Cheviré à 12h30


Les travaux en vue du nouvel aéroport doivent commencer début 2013 et s'achever en 2017 pour remplacer l'actuel aéroport de Nantes Atlantique.

jeudi 29 juillet 2010

La véhémence serait le fait de MAM, selon Reuters, jamais des attaques de la gauche

La Garde des Sceaux se range du côté du Parquet contre l'USM

Reuters, agence de presse impertinente, c'est-à-dire partisane, juge « véhémente » l'intervention de Michèle Alliot-Marie

Dans Le Monde, la ministre ne laisse pas traîner la justice dans la boue.
L'opposition a en effet parlé de "justice aux ordres", dans le contexte de l'audition du ministre du Travail, Eric Woerth, jeudi 29 par la brigade financière, suite aux accusations sans preuves dont il est la victime dans l'affaire Bettencourt.

Michèle Alliot-Marie ne fait pourtant que répondre à la véhémence des accusations de l'USM
  • Véhémence ?
    Le mardi 6 juillet 2010, l'Union syndicale des magistrats (USM) a exhorté la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, à répondre à la mise en cause "inacceptable" du travail de la justice formulé à mots couverts (!) par le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux. Le syndicat a conservé ses travers d'ancien co-gestionnaire et estimé que la ministre doit "rappeler à nouveau le ministre de l'Intérieur à la mesure et au respect de la Justice".
  • Débordant de son rôle syndical, l'USM s'est livré à une critique politique, déplorant que Brice Hortefeux "confronté, en réalité à l'échec de sa politique, qu'il tente de masquer par des statistiques faussées, ait encore jugé utile de s'en prendre aux magistrats".
  • Dans un entretien accordé au Monde datée de vendredi 16 juillet, l'eurodéputée (Europe Ecologie) Eva Joly qui collabore à l'action de déstabilisation menée par Mediapart et Arnaud Montebourg contre Eric Woerth (lire PaSiDupes) affirma que le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, chargée de l'affaire Bettencourt, est un "procureur aux ordres".

    La ministre de la Justice était montée au créneau face aux attaques des radicaux

    La gauche ne s'attend pas suffisamment à des ripostes à ses agressions

    Dans une tribune publiée dans le quotidien daté du 30 juillet, la ministre de la Justice, sans jamais citer -par respect- le nom de son collègue du gouvernement, affirme qu'une intrusion dans une procédure en cours est "strictement incompatible avec la vision" qu'elle se fait de la justice et de sa fonction.
    "Je dis 'assez' aux attaques aussi absurdes qu'injustifiées qu'on a vu fleurir ces derniers mois et ces dernières semaines", écrit-elle.

    Des « probabilités » ne peuvent suffire pas à déshonorer
    Michèle Alliot-Marie dénonce le "mépris", "l'inconscience" et la "médiocrité" des hommes politiques, des avocats et même des syndicats de magistrats qui accusent le gouvernement d'intervenir dans certaines enquêtes en cours, dont celles ouvertes dans l'affaire Bettencourt/Woerth.

    Appel au respect des institutions de la République
    La ministre stigmatise également les magistrats qui "attaquent un magistrat, sans prendre garde qu'en insultant un procureur, ils insultent le ministère public et la magistrature tout entière".
    Le parquet de Nanterre, dirigé par le procureur Philippe Courroye, a ouvert quatre enquêtes préliminaires après la publication d'enregistrements clandestins réalisés par l'ancien majordome de Liliane Bettencourt.

    L'USM persiste et signe

    L'Union syndicale des magistrats (majoritaire), qui s'est sentie implicitement visée par la ministre, a répliqué en considérant que "réclamer une enquête indépendante n'est la remise en cause ni d'un homme ni des magistrats, mais le simple constat que le Parquet français n'est pas indépendant statutairement", mais faisant fi de son rôle de contre-poids aux syndicats.

    L'USM admet que le système est allé à vau-l'eau
    "Dans un contexte de reprise en main de la magistrature française, venir reprocher aux syndicats de magistrats de défendre une conception d'une justice indépendante et impartiale [difficile à démontrer dans les faits] conforme aux standards européens [qui a validé la fonction de nos procureurs] ne peut que surprendre", affirme le syndicat.
    Dans l'affaire Bettencourt, les enregistrements font notamment apparaître des soupçons de financement illégal de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, dont Eric Woerth était le trésorier, en 2007. Or, des enregistrements ne constituent nullement des preuves.

    Ostracisme de l'USM contre les magistrats non adhérents

    Malgré les demandes répétées de l'opposition et de certains magistrats, le procureur Courroye, hiérarchiquement soumis au ministère de la Justice comme les autres, a refusé la nomination d'un juge d'instruction, magistrat du siège indépendant. C'est l'une de ses prérogatives et tous les procureurs sont respectables, sauf pour l'USM.

    Le PS confirme une offensive concertée
    Dans un récent entretien accordé au Monde, Elisabeth Guigou (PS), bien qu'ancien Garde des Sceaux et visiblement nostalgique de la cogestion syndicale (donc responsable du désordre), s'en prit à Philippe Courroye, nommé à Nanterre contre l'avis consultatif du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Elle alla plus loin dans l'outrage à la magistrature debout en dénonçant une "proximité avec le chef de l'Etat".

    La ministre en fonction a du recadrer l'ex
    "Le parquet enquête, parle et défend les intérêts non de tel ou tel, mais de la société", écrit Michèle Alliot-Marie. "La justice n'appartient ni au gouvernement, ni à une poignée de spécialistes du bruit médiatique", lui rappela-t-elle.
    Depuis la révélation des écoutes dans lesquelles Philippe Courroye est cité, la ministre de la Justice s'est d'ailleurs rarement exprimée sur cette affaire. "Au nom de l'indépendance de la justice et afin de garantir au mieux la sérénité des enquêtes, je ne commente ni n'interviens dans les procédures en cours", souligne-t-elle.

    L'Union syndicale des magistrats (USM)

    Le président actuel de cette union syndicale de magistrats judiciaires est Christophe Regnard. Depuis les dernières élections syndicales de 2008, l'USM est majoritaire avec 63% des voix (contre 70% en 2006) et revendique ¼ des magistrats. Or, si l'USM est réellement moins agressive que le Syndicat de la Magistrature (SM) et FO-Magistrats, contrairement à l'image qu'elle développe depuis, sa régression de plus de quatre points face aux deux autres syndicats, ne laisse d'inquiéter sur la politisation de la justice.
    Entre les deux tours de l'élection présidentielle française de 2007, le SM s'était en effet ouvertement impliqué contre le programme de Nicolas Sarkozy. Depuis, pour conserver son avance, l'USM se radicalise dans son sillage.


    La justice est-elle neutre et équitable ?

    Le Parquet représente les intérêts de la nation et des citoyens: la république l'a institué en contre-poids de la puissance des syndicats. Les démocrates ne peuvent que se féliciter de la grande sagesse des textes de la République.
  • lundi 29 mars 2010

    La Cour européenne valide le statut du procureur en France

    Mais R*****s s'en remet à l'USM contre l'avis de l'U.E.

    La presse se ligue avec le syndicat contre la Cour Européenne

    « La Cour européenne des droits de l'homme a rendu un arrêt qui laisse ouvert le débat sur le statut des procureurs en France, au coeur d'un projet de réforme très critiqué. » (agence R*****s) Un tel charabia autorise toutes les polémiques.
    La Cour Européenne n'a pas désapprouvé le système judiciaire français. Du coup, le choeur de l'armée rouge du syndicat des magistrats de gauche et de la presse partisane entonne l'air de la mauvaise foi.

    Les faits
    Suite à l'arraisonnement en pleine mer, en juin 2002, d'un cargo transportant des dizaines de kilos de cocaïne, Me Patrice Spinosi, avocat des traficants, qui avaient porté plainte contre la France, souleva une polémique sur le statut du procureur français.
    Les marins, quatre Roumains et trois Ukrainiens, avaient été placés en garde à vue pendant les 13 jours de leur transport en France, puis mis en examen pour trafic de stupéfiants à leur arrivée à Brest.
    La Cour européenne des droits de l'Homme a condamné les conditions dans lesquelles l'équipage de ce navire, le «Winner», battant pavillon cambodgien, a été consigné à bord pendant 13 jours, sur ordre du procureur de la République de Brest, après son arraisonnement par un navire militaire français près du Cap-Vert. Selon, «la Cour européenne rappelle clairement que le ministère public, quand il agit comme partie poursuivante, n'est pas susceptible d'être une autorité judiciaire au sens de l'article 5 en général». Le syndicat de magistrats qui milite pour la suppression du Parquet refuse d'en entendre davantage.
    Or, la mise en examen a été prononcé par un juge d'instruction de Brest et la régularité de la procédure ne peut être mise en cause, ce que la Cour Européenne se garde de faire. Les juges de Strasbourg, dont la jurisprudence s'impose aux Etats, n'ont pas confirmé la décision de 2008 qui refusait aux procureurs français la qualité de magistrats, en raison de leur dépendance au pouvoir politique.
    La contestation
    Autrement dit, si en première instance, la Cour a condamné la France pour détention arbitraire, estimant que le procureur qui supervisait l'affaire ne pouvait pas être qualifié d'autorité judiciaire car il lui manquait l'indépendance,
    dans l'arrêt rendu lundi, en appel, la Cour n'évoque pas le rôle du procureur. Elle ne retient cette fois que l'application jugée irrégulière d'une convention avec le Cambodge, Etat de pavillon du navire des traficants.

    L'USM, mauvaise joueuse

    Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats (USM), est bien obligé de reconnaître que l'arrêt d'appel est fortement en retrait par rapport à celui de 2008. Il peut bien nier qu'il est un feu vert au projet de réforme français, mais ce n'est plus le problème.
    L'USM vit comme un désaveu européen son combat syndical contre la réforme du statut du magistrat qui est prévue d'ici 2011. Bien qu'il date de 1958, il prétend qu' "on ne peut pas dire qu'il valide le statut du ministère public à la française", a-t-il considéré.

    Rappel
    Les procureurs de la République et leurs substituts, de même que les procureurs généraux, leurs substituts respectifs, les avocats généraux, les juges et les auditeurs de justice, font partie du corps de la magistrature du service public. Ils sont donc soumis aux dispositions de l'ordonnance du 22 décembre 1958 portant loi organique relative au statut de la magistrature. Ils représentent les intérêts de l'Etat et du peuple.

    Le projet gouvernemental
    Il vise en particulier à réaffecter le juge d'instruction, tant décrié depuis l'affaire d'Outreau. Le procureur le remplacerait.
    Le ministère de la Justice français estime que ce rôle ne sera pas incompatible avec la réforme, puisque cette dernière maintient le rôle du juge des libertés, chargé des placements en détention provisoire pendant les enquêtes.
    Le projet lancé par Nicolas Sarkozy début 2009 est contesté par les partis de gauche, les organisations de magistrats et certaines associations de victimes, mais c'est ainsi que l'opposition conçoit son rôle: dénaturer, contester, bloquer systématiquement. Et faire peur !

    Le ministère de la Justice français s'estime conforté

    "La Cour, à aucun moment, ne remet en cause le statut du Parquet en France et cela met fin aux interprétations que certains ont voulu donner après le premier arrêt de la Cour, le 10 juillet 2008 ", a souligné Guillaume Didier, porte-parole de la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie.

    La Cour a aussi débouté par 9 voix contre 8 les trafiquants de drogue
    Ils estimaient trop long le délai avant leur présentation devant le juge d'instruction et avaient fait appel de la décision prise en première instance. Les juges européens ont considéré que le délai n'avait pas dépassé neuf heures avant l'arrivée du cargo à Brest et la présentation des marins au juge d'instruction, un délai tout à fait acceptable «en présence de circonstances tout à fait exceptionnelles».

    Autant d'attendus dont l'agence de presse R*****s ne prend pas la peine d'informer les salles de rédaction et l'opinion.
    Les media ne vont pas manquer de noyer le poisson... Ils ont déjà commencé à dissimuler.

    jeudi 16 juillet 2009

    Willem, ex-maire communiste et discriminateur débouté à Strasbourg

    Boycottage de produits israéliens: menaces sur les libertés à gauche
    Jean-Claude Fernand Willem n'est plus maire de Seclin (nord), mais il est bien toujours communiste !
    Ce démocrate avait non seulement demandé le boycottage de produits israéliens sur sa commune, mais il s'était plaint d'avoir été injustement condamné.

  • Lors d'un conseil municipal en octobre 2002, le maire avait annoncé son intention de demander à ses services de boycotter les produits israéliens pour protester contre la politique menée par le gouvernement israélien à l'encontre du peuple palestinien.
  • Sur plainte de représentants de la communauté israélite du Nord, le maire avait été relaxé en première instance puis condamné en appel à une amende de 1.000 euros pour provocation à la discrimination nationale, raciale et religieuse.

    L'élu partisan peut maintenant se plaindre d'avoir été débouté jeudi par la Cour Européenne des droits de l'homme.
    Par six voix contre une, les juges européens ont estimé que la liberté d'expression de Jean-Claude Fernand Willem n'avait pas été violée, comme il s'en plaignait !
    Devant la Cour européenne, Willem (ci-contre) a tenté de faire valoir que son appel au boycottage s'inscrivait dans un débat politique portant sur le conflit israélo-palestinien et relevait de l'intérêt général ! Sa condamnation constituait par conséquent, selon lui, une violation de sa liberté d'expression.
    La grande majorité des juges a donné raison aux juridictions françaises en estimant que l'ancien maire n'avait pas été condamné pour ses opinions politiques mais pour avoir incité la population à un acte discriminatoire et de ce fait condamnable.

    La gauche républicaine est-elle stalinienne?

    Seul, le juge tchèque Karel Jungwiert a estimé que les déclarations incriminées reflétaient "l'expression d'une opinion ou d'une position politique d'un élu sur une question d'actualité internationale".
    Pour les cinq autres juges de Strasbourg, en revanche, la condamnation de M. Willem était motivée par le but légitime de protéger les droits des producteurs israéliens et elle était donc "nécessaire dans une société démocratique", conformément à la Convention européenne des droits de l'homme.

    Un communiste qui se comporte comme un Américain !
    "On peut facilement imaginer que dans une situation similaire, un maire appelle au boycott de produits en provenance des Etats-Unis pour protester contre la guerre en Irak, de produits russes à cause du conflit en Tchétchénie ou encore de la marchandise chinoise pour soutenir le Tibet", avait écrit le camarade tchèque. Le camarade juge a manifestement gardé des séquelles de l'oppression soviétique..

    N'a-t-on pas également vu des démocrates Français boycotter la Chine...

    PaSiDupes n'a pas eu connaissance de la réaction du MRAP à l'initiative de Willem

    Logiquement, le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (ou MRAP) qui se définit comme un moyen de revendication pour « l'égalité des droits entre tous les citoyens », a dû se fendre d'un communiqué condamnant cette discrimination et son auteur.
    Il est permis d'en douter, car
    le président du MRAP, Mouloud Aounit (ci-contre), est conseiller régional d'Île-de-France, élu tête de liste Alternative citoyenne sur une liste d'union avec le PCF dans la Seine-Saint-Denis, et a soutenu la candidate communiste Marie-George Buffet à l'élection présidentielle de 2007.
  • vendredi 27 mars 2009

    Colonna : ce sera la perpétuité avec 22 ans de sûreté

    Son manège ne lui a pas évité la peine maximale

    Lorsque le verdict est tombé vendredi 27 mars, l’accusé avait déserté son box

    Yvan Colonna, assassin de préfet de la République, méprise depuis le 11 mars la Cour qu’il a appelée à statuer à nouveau en appel sur son cas. Un huissier a dû faire le déplacement dans sa cellule de la prison de Fresnes (Val-de-Marne) pour lui donner officiellement connaissance, peu après 19 heures, du verdict de sa condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans pour l'assassinat du préfet Erignac, le 6 février 1998.

    Le nationaliste corse, âgé de 49 ans, voit sa peine aggravée

    Après plus de 7 heures et demie de délibéré, les neufs juges de la Cour d'Assises spéciale de Paris devant laquelle il comparaissait depuis le 9 février 2009, en appel du jugement qui avait été rendu le 13 décembre 2007 en première instance, lui ont attribué le maximum de la peine qu'il encourait.

    Il y a quinze mois, la Cour n'avait pas retenu de période de sûreté
    Cette fois, la Cour a rendu une décision conforme à ce qu'avait réclamé la veille l'avocat général. Celui-ci, Jean-Claude Kross n’a pas subi les tentatives d’intimidation. Au moment de former ses réquisitions et d'en justifier la sévérité, il avait stigmatisé l'accusé. 'Yvan Colonna est le tueur. Il est le bourreau', s'était-il exclamé. 'On a tué un homme de chair et de sang, avait-il martelé. Pas un symbole.' Symbole de l’Etat que combattent les nationalistes qui n’hésitent pas à verser le sang.
    Jean-Claude Kross avait engagé la Cour à réfléchir en retour sur 'la force symbolique' de la décision qu'elle allait prendre. 'Le symbole est au coeur de ce dossier. Cette symbolique doit se retrouver au niveau de la sanction', avait-il souligné.

    La sanction, juste, est tombée à l'issue d'une audience menée comme un combat terroriste par l’armada des cinq avocats d'Yvan Colonna. Ces derniers avaient choisi d'exercer une "défense de rupture", afin de déstabiliser l'accusation et de semer le doute dont ils espéraient faire profiter leur client.
    Dès le premier jour, l'accusé s'était présenté devant ses juges avec une arrogance certaine. "Depuis 1999, il y a une vérité absolue : Sarkozy a dit que je suis l'assassin du préfet", avait-il lancé avant de prévenir : "Comment avoir confiance en une justice où le président de la République s'est engagé contre moi." Les accusations, menaces et insultes que sa défense terroriste a proférées n’étaient donc nullement justifiées par les reproches adressés au juge, mais par le choix personnel, par Colonna, de son mode de défense, au premier jour.

    Yvan Colonna a refusé d'entrer dans le processus judiciaire
    Cette fois, le condamné a désespéré de sa cause et froidement manifesté un maximum de mauvaise foi, contrairement au précédent procès où il avait un peu fendu l'armure. Il est en effet apparu cassant, accusant et insultant le président et la Cour "en mission", et ordonnant à sa famille de ne pas venir témoigner à la barre, pour ensuite reprocher tout et n’importe quoi. "Yvan Colonna est le métronome de la mise en scène, le maître du temps", a relevé non sans raison l'avocat général.

    Colonna s’est soustrait à la justice.
    Son départ et celui de ses avocats étaient prévus et maintes fois annoncés, avant qu'ils ne deviennent effectifs au prétexte d'un rejet de demande de seconde reconstitution. Ce geste spectaculaire a été l'aboutissement d'une stratégie de la tension d'autant plus exacerbée qu'elle se fondait sur les fautes supposées et les maladresses naturelles du président, Didier Wacogne, lequel, évidemment mal à l'aise sous le harcèlement continu voulu par la défense, a parfois eu de la peine à dissimuler son humanité.
    Yvan Colonna et ses défenseurs avaient placé ce procès sur un terrain résolument politique et la Cour a eu du mal à s'adapter à cette situation fort particulière.

    Colonna a misé sur le doute et renforcé la suspicion sur son innocence
    Un accusé innocent est motivé par la recherche de la lumière et l’éclatement de la vérité.
    Au final, la perturbation du déroulement des débats et l'absence de l'accusé les deux dernières semaines jettent une ombre sur ce procès "tumultueux", comme l'a qualifié M. Kross. Pourtant, au bout de huit semaines jalonnées d'incidents et de rebondissements, qui ont parfois servi l'accusé, aucun élément nouveau n'est venu innocenter Yvan Colonna. Malgré ses dénis inlassablement répétés depuis qu'il a été mis en cause, le berger de Cargèse se heurte toujours au même mur : les aveux des membres du commando qui l'ont dénoncé pendant les garde à vue entre les 21 et 24 mai 1999.
    Ces aveux, précis, concordants, corroborés et circonstanciés restent plus crédibles que les rétractations formulées du bout des lèvres dix-huit mois plus tard par des épouses et des proches. Et la nouvelle version livrée par les conjurés lors de cette audience pour tenter une dernière fois de disculper celui qui est désormais reconnu comme leur comparse en criminalité n'est guère plus convaincante que les précédentes.
    A les en croire, plus de dix après l’assassinat, Yvan Colonna aurait servi d'appât, pour permettre à d'autres complices d'échapper aux investigations policières. "Toi, ton entêtement à rester en cavale, ça a conditionné ta culpabilité", a tenté de faire valoir Pierre Alessandri, qui s'était accusé d'avoir tiré sur le préfet en septembre 2004.
    Onze ans après les faits, le dossier judiciaire de l'assassinat du préfet Erignac se referme. Les avocats d'Yvan Colonna ont annoncé qu'ils se pourvoiraient en cassation. Yvan Colonna aura-t-il besoin d'être présent ?
    Comme a prévenu Me Antoine Sollacaro, "l'affaire Colonna vient de commencer." La bande des cinq envisage aussi de saisir la Cour Européenne de Justice. De quoi laisser un nom dans l’histoire des prétoires de France et de Navarre.