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mercredi 30 mai 2007

Législatives en Ile-de-France

Prospective
Dominatrice en Ile-de-France, avec deux tiers des députés sortants, la droite tentera de confirmer aux législatives de juin sa percée de 2002, lors d'un scrutin qui par ailleurs pourrait avoir des allures d'hallali pour le PC, face au défi de conserver ses fiefs de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne.

Derniers soubresauts du PCF
Fort de 9 députés, le PCF devrait être la principale victime de ces législatives, comme de son idéologie rétrograde et agressive.
Après ce scrutin, "le PCF pourrait rejoindre le Parti radical au cimetière des grandes figures posthumes de la République", a même avancé l'historien Stéphane Courtois fin mai dans une tribune au journal Le Monde. Le défi du parti communiste est d'autant plus difficile qu'à l'inverse des législatives de 1997 et 2002 il trouvera cette fois sur sa route des candidats socialistes.
Après son 1,93% au premier tour de la présidentielle, Marie-George Buffet, secrétaire générale du parti et députée de la 4e circonscription de Seine-Saint-Denis, voudra éviter le sort de son prédécesseur à la tête du mouvement, Robert Hue, battu en 2002 dans son fief d'Argenteuil.
De même, autre vestige, Patrick Braouezec aura fort à faire dans la 2e de Seine-Saint-Denis, face à un candidat communiste dissident, un socialiste, et l'ancien champion du monde de judo Djamel Bouras, labellisé MoDem.
Autre pari pour le PC: sauver son dernier fauteuil de député dans le Val-de-Marne, seul département dont il détient encore la présidence du Conseil général avec la Seine-Saint-Denis.

Une droite en forme
Avec 65 des 99 députés sortants, dont des "grands chelems" en Seine-et-Marne (9 sur 9) et dans les Yvelines (12 sur 12), la droite va tenter de surfer sur la vague bleue attendue. En position de force après la présidentielle, l'UMP va tenter d'enfoncer le clou, misant à la fois sur des jeunes –et non pas de gamines- en position de gagne, comme Valérie Pécresse dans les Yvelines ou Nathalie Kosciusko-Morizet dans l'Essonne.
Parmi les vieux briscards, la palme de l'ancienneté revient indubitablement à Didier Julia, inamovible député de la 2e de Seine-et-Marne depuis 1967 et investi à nouveau cette année par l'UMP, grâce à la verdeur de ses 74 ans.
La droite peut encore compter sur Jean-François Copé (UMP) en Seine-et-Marne,
ou encore Patrick Devedjian (UMP)
et André Santini (PSLE, Nouveau centre) dans les Hauts-de-Seine
La gauche socialiste
Vivier d'une grande partie de l'élite politique française, l'Ile-de-France verra également en lice Dominique Strauss-Kahn (PS) dans le Val d'Oise,
Elisabeth Guigou (PS) en Seine-Saint-Denis,
Manuel Valls (PS) et
Julien Dray (PS) dans l'Essonne.
Côté personnalités socialisantes, les lumières des législatives devraient également attirer d’autres papillons associatifs de nuit.
Fodé Sylla, ancien président de SOS-Racisme, est candidat PRG en Seine-Saint-Denis face au sortant Jean-Christophe Lagarde, doté de la seule étiquette Bobigny-Drancy après avoir refusé celle du MoDem.
Mouloud Aounit, président du Mrap, est en lice en Seine-Saint-Denis, malgré le refus du PCF de l'y investir.
Majoritaire en députés dans six des huit départements franciliens, la droite aura sans doute du mal à ajouter la Seine-Saint-Denis où elle ne compte encore que 4 élus sur 13.
De même, elle pourrait rencontrer de la résistance sur Paris où la gauche, sur la base des résultats de M.-S. Royal le 6 mai, pourrait rendre difficile l’acquisition du 7ème fauteuil de député par Arno Klarsfeld pour l'UMP dans la 8e circonscription.

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