POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Ce blog est actuellement soumis à des difficultés "techniques" inédites en dix ans:
elles laissent augurer sa disparition prochaine,
"à l'insu de son plein gré"...

Accessoirement, grâce à la complicité active de quelques fidèles, je constate que
tous les articles comportant le mot 'Macron' en titre sont bloqués au compteur !

mercredi 14 août 2019

Contre-feu à l'affaire de Rugy: l'Elysée fait sa com' autour d'une pizza de Macron

Une tambouille indigeste 

Après le kebab, la pizza à 27 euros: et si la macronie se mettait à la cuisine française... 

Résultat de recherche d'images pour "pizza chipolata"
Ne commandez pas une "pizza macron", dite 'jupitérienne' (tomate cerise, chipolata, olive noire, sauce blanche), elle n'existe que dans les esprits faibles de l'Elysée... A l'instar de Schiappa, chienne de garde du gouvernement, qui aboie au moindre gazouillis suspect sur Twitterl'Elysée souhaite balayer les dommages causés par les dîners fins de homards et de grands crus que s'est offert le couple de Rugy. Depuis les révélations - que la police interne de l'Assemblée a réfutées -, la crème de la Macronie s'évertue à tenter de prouver que les habitudes alimentaires du couple jupitérien seraient proches de celles des Français. Des coups de com’ transparents... et grotesques, à l'image du titre de 'Gala': "Macron, gourmand, a craqué pour un péché mignon en vacances"! A croire qu'on se lâche au fort de  Brégançon : pendant que mamie bio panse ses ecchymoses, séquelles des grands travaux de chirurgie esthétique remontant au début de l'été, les souris dansent...

Eléments de langage de cet été : le président travaille ses dossiers (tout en bronzant avec assiduité) et le couple "est décidé à se serrer la ceinture". Contraste saisissant avec le régime homards et vins à 500 euros la bouteille de son ministre d'Etat, pourtant allergique aux crustacés et intolérant à l'alcool, assure-t-il, les "yeux dans les yeux", une révélation aussi embarrassante que l'installation de la piscine au fort, alors que Macron, nous dit-on, préfère quelques brasses en mer plutôt qu'en piscine (entre deux dossiers !): le contribuable a donc offert des bains d'eau douce au bord de la Méditerranée aux parasites de la belle-famille, ses trois enfants mariés et sept petits enfants... Soit treize personnes nourries à l'oeil... Pension complète depuis trois étés, ajoutée aux frais de réhabilitation du fort exigée par la famille Trogneux et à la facture de 34.000 euros pour sa piscine haut de gamme pour trois semaines.  

"De très discrètes vacances", répète la presse alignée.
Le couple présidentiel aurait surpris les "observateurs" en dînant dans une pizzeria "ordinaire" [sic] en compagnie d’une "dizaine de proches" (on dira plutôt une douzaine) au milieu de soi-disant touristes, mais, en vérité, des militants qui poussaient des cris d'admiration à la demande, selon un reportage aux effets ravageurs de BFMTV.

La même chaîne publie le coût de la facture : 27 euros par personne environ - le prix d’un menu -, commentent les laquais de la presse, lesquels préfèrent ne pas calculer le montant total (324 euros pour 12) et ne pas préciser que Macron n'a pas sorti sa carte bleue... 
Nice-Matin participe à la comédie du train de vie modeste de l'ex-banquier Rothschild. Il assure avoir pris contact avec la propriétaire de l’établissement, qui témoigne que les Macron se sont contentés de pizzas et de glaces. Mediapart se chargera de nous communiquer le montant réel de l'addition... 
Macron n’est plus le "président des riches", mais celui des "gens avec 27 euros pour un dîner frugal sur la côte", selon Barbier, loin du Touquet...
L’an passée, les deux séjours des Macron dans la résidence varoise ont d’ailleurs engendré un coût total de 72.043 euros pour l’Etat [c'est-à-dire toujours les mêmes contribuables], selon la Cour des comptes. Ce montant comprend notamment les frais d’hébergement et de transport des agents du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), dont la présence est requise au même titre que pour les déplacements officiels. Quant aux transports en avion, frais de bouche et autres dépenses effectuées par le président et la famille de sa femme lors de séjours privés, elles sont théoriquement à la charge de l’intéressé. A ce titre, les Sages de la rue Cambon ont indiqué qu’Emmanuel Macron a remboursé 5.403 euros en 2018. "Lorsque le Président de la République et Madame Macron effectuent un déplacement privé à bord d’un des avions de l’ET 607, un titre relatif au coût du transport est émis (sur la base du prix d’un vol commercial) que le Président rembourse", certifie encore l'instance dirigée par Didier Migaud. 

Mot d'ordre officiel, l'affichage d'une vie modeste: populisme ?

Plusieurs cadres zélés de la macronie avaient testé le discours de simplicité
 tenu par l'Elysée, multipliant ad nauseam les déclarations édifiantes, tant il est vrai que les mots et les faits s'oublient mais que les impressions restent. L'Elysée a donc cru bon de valider et de s'approprier les manifestations d'empathie avec les Français "moyens", ces "gens qui ne sont rien", qui réservent à Noël ou Pâques les grands repas de fête.
Depuis qu'il postule à la mairie de Paris, le candidat LREM Benjamin Griveaux s'est ainsi découvert une soudaine passion pour la cuisine. Or, surprise !, il s’est récemment vanté de préférer les dîners intimes à la maison plutôt que les festins publics. Et nous qui pensions que les festins publics" étaient une "fake news"...  Mais la stupidité ne le quittant jamais une secondeGriveaux a mis les bouchées doubles pour faire passer le goût du homard sauce Rugy et le gastronome s'est retrouvé pris sous une côte de boeuf; En croyant qu'elle est moins chère au kilo que le homard, il s'est retrouvé avec une nouvelle affaire sur les bras : sa viande favorite n'est pas vraiment le plat du pauvre ! Il va donc lui être difficile d'assurer que la macronie est en prise avec la vraie vie, qu'il est lui-même à l'écoute des Français et qu'il connaît leurs difficultés et les partage. 

Toute la com' officielle sur-cuite sent le brûlé.
Après les brioches de Marie-Antoinette, on a eu la côte de boeuf de Benjamin Griveaux. Dès sa désignation comme candidat LREM à Paris, il a voulu se distinguer de François de Rugy, contraint à la démission pour son train de vie fastueux, inapproprié en temps de disette imposée à certains Français. L’ex-porte parole du gouvernement n'a pas hésité à accabler le ministre de l’Ecologie sur France 2 qui donne "une image terrible" des hommes politiques. "Evidemment qu’après l’année que nous venons de vivre, où on demande des efforts, il faut qu’on soit exemplaire à tous les étages !" s’est-il indigné. Et, pour illustrer sa condamnation, en écho aux Gilets jaunes, il a assuré que, lui, lorsqu’il lui arrivait de se mettre aux fourneaux, il cuisinait "non pas du homard, mais de la côte de bœuf". Malencontreuse assertion...

Aux Boucheries Nivernaises, connues pour leur excellent rapport qualité prix, et où se fournit traditionnellement la classe politique parisienne, si modeste soit-elle, la côte de bœuf se vend actuellement 35,90 euros le kilo. Cela nous met la pièce de 1,2 kilo (poids conseillé pour trois personnes, car on ne mange ni l’os ni le gras) à 43,08 euros, soit très exactement 14,36 euros la portion individuelle. A la poissonnerie en ligne Paon, qui livre sur toute la France, le homard vivant de première qualité pêché au casier en Manche et Mers Celtiques est, lui, vendu 17,45 euros l’unité. Comme on en sert généralement une moitié par personne, cela met la portion individuelle à 8,72 euros, presque deux fois moins cher que la côte de bœuf de Benjamin Griveaux. 
Faire peuple n'est pas à la portée des supporteurs de Macron.

Kebab ou sandwich ? La Macronie divisée !

Résultat de recherche d'images pour "PIZZA KEBAB"
A peine l'arrogant Benjamin Griveaux s'était-il planté comme un (steak) bleu, faute de sincérité et de travail pour préparer sa sortie, que Sibeth Ndiaye, la porte-parole haut en couleur du gouvernement, se saisissait du même thème imposé, avec la même sottise. "Oui, le gouvernement est au courant que 'tout le monde ne mange pas du homard tous les jours' ", assura-t-elle d’emblée, le 16 juillet dernier sur CNews. Passé cet entremets, la secrétaire d'Etat affirmait que la base alimentaire des Français, "bien souvent, c’est plutôt des kebabs". Nouvelle bavure et nouveau débat.
Avec 360 millions d’unités consommées par an, le kebab est en effet consommé sur le territoire français des Français. Le parti-pris de la Franco-sénégalaise est d'autant plus déplacé que plus d'un million de consommateurs français par jour mange dans un restaurant McDonald's et  il ne manque donc pas de sel, sachant que la petite dame est une nantie dans son pays d'origine où sa mère fut présidente de la chambre pénale de la Cour de cassation du Sénégal, puis du Conseil constitutionnel (2002-2010). 
Un parti-pris communautariste aussi, puisqu'au kebab les Français préfèrent de loin le sandwich (2,4 milliards de pièces vendues par an, jambon-beurre ou non), les burgers (1,4 milliard) ou les pizzas (1 milliard). N'en déplaise aux twittos-militants hargneux qui se répandent sur les réseaux sociaux (Facebook n'est pas épargné!), la naturalisée, du haut de ses trois années d'identité française, n'a toujours pas assimilé la culture de son pays d'adoption.

Le premier ministre a tenté de prévenir cette dérive. 
En habitué du terrain, à la différence des bras-cassés de la macronie recrutée au Parti socialiste, Edouard Philippe avait fait une pause déjeuner ostentatoire dans le mode "sans façon" dans un bistrot situé tout près de Matignon. Au menu, un sandwich avalé debout au comptoir, sous l'oeil des caméras et d'une paire de gardes du corps. Le gouvernement était ainsi appelé à la frugalité, jusqu'à ce que François de Rugy interfère et ruine ces images édifiantes de la présidence de l'Assemblée au ministère de la Transition écologique.  
A l'Hôtel de Roquelaure (boulevard Saint-Germain), Elisabeth Borne profite du dressing neuf à 34.000 euros laissé par son prédécesseur mais se démarque des excès de son prédécesseur, dans un entretien avec LCI à l'occasion de la passation de pouvoirs. " "Vous voyez, moi je n’ai pas l’impression d’être servie du soir au matin; je mange un sandwich avant d’aller répondre aux questions au gouvernement au Parlement, donc je pense que chacun peut vivre et présenter les choses à sa façon".

Une déclaration qui a stimulé la commère du gouvernement, Marlène Schiappa. 
Résultat de recherche d'images pour "groupe Mamee"
Nouilles chinoises, "saveur" poulet
Elle aussi aux taquets sur les réseaux sociaux elle avait jeté de l'huile sur le feu  du  #Homardgate allumé par François de Rugy. La secrétaire d’Etat auprès du premier ministre s'offrit à son tour en exemple et confia à la presse people la cause de ses rondeurs: l'opulence de ses formes serait due à la modestie de ses dîners de travail avec son équipe.  "La vérité, c’est que lorsque nous faisons un dîner de travail, le soir, nous buvons des carafes d’eau et mangeons des nouilles... chinoises... instantanées, qui coûtent 1,73 euro en supermarché", a-t-elle révélé sur RTL  le 25 juillet dernier. Les nouilles de notre partenaire européen Salvini n'auront pas la clientèle de la commère et de ses collaborateurs sectaires. La presse applaudit d'ailleurs à ce menu 'made in China', précisant que chez Monoprix - groupe Casino, dont Leader Price ou Cdiscount (actionnaire principal, Jean-Charles Naouri, un ancien associé-gérant Rothschild & Cie Banque, comme Macron dès 2010) : une information qui explique que la presse cite Monoprix -, le paquet de 85 grammes de nouilles instantanées industrielles de marque Mamee coûte seulement 0,89 centimes. Des nouilles appropriées à ce ministère et ses dîners de travail entre collaborateurs à Matignon, à cela près que ces nouilles contiennent de l'huile de palme et du E621 à risque élevé !

Le pouvoir a donc décidé de placer la période estivale sous le signe apparent de la frugalité. L'opération de com' en marche avec ses grands sabots depuis qu'a éclaté l’affaire de Rugy n'a pas fait long feu, pas plus que les éléments de langage assurant aux quatre vents que Macron bronze, mais au travail et que ses vacances sont discrètes, malgré des bains de foule orchestrés parmi des groupes de badauds filmés à hauteur d'épaule pour créer une impression de foule, mais qui s'avèrent être des militants dévots convoqués au jour et à l'heures dits, reconnaissables à des cris de groupies et de déclarations validées, mais équipés de bracelets verts ou bleus révélés par Libération. 

"Peut-on vraiment lui en vouloir ?" interroge la presse "libre et indépendante" 
Résultat de recherche d'images pour "jambon beurre"
Propriété du groupe allemand Prisma Media (Voici, Gala, Femme actuelle), le magazine Capital l'assure, pour sa défense : "Après tout, François de Rugy avait lui-même mis en avant une certaine tendance à l’ascétisme" - pas moins ! - (maux de tête au Champagne, allergie aux crustacés… : ce qui fait des Français dans leur ensemble une population d'ascètes). [...] Souhaitons tout de même un peu plus de réussite aux membres du gouvernement," ose Capital, mettant en garde contre un risque d'indigestion. A vomir...


Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire

Vous pouvez ENTRER un COMMENTAIRE (il sera modéré):