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lundi 16 février 2009

Obsédée du racial, Taubira convaincue qu’ "on frôle l'apartheid social"

Taubira se prend pour une figure historique

Au vu

de ces

deux

coiffures,

Taubira

est une

personnalité

ambivalente

de l'

"entre deux"...

égarée
...


Christiane Taubira était vendredi aux côtés des manifestants extrémistes du LKP guadeloupéens
, en lutte pour protester contre la vie chère.
Réincarnation toutes les figures de l’histoire coloniale, la député radicale (PRG, app.PS) et intello de Guyane, est habitée. Indienne dans une vie antérieure, elle assure que l'Etat doit mettre fin à la "rente" et aux "monopoles" qui profitent à une "caste". Aussi bien sud-africaine, elle rappelle que "l'outre-mer n'est pas une danseuse chère à entretenir, mais un territoire oublié de la République ou plutôt un territoire spolié".
Elle a confié ses mutations intérieures et ses débarrassée de ses peaux d’emprunt devant Claude ASKOLOVITCH et Anne-Laure BARRET pour le Le Journal du Dimanche (JDD) du samedi 14/02/09. Ca donne ça :


Le conflit sur l'essence explique-t-il la tension aux Antilles?
C'est une des illustrations d'un système de rente, protégé par l'Etat, qui opère au détriment des populations. Toute l'essence consommée en Guyane et aux Antilles provient d'un seul fournisseur, la Sara (Société anonyme de la raffinerie des Antilles). En décembre dernier, les Guyanais ont fait grève pour obtenir une baisse du prix de l'essence. Nous, les élus guyanais, avons commencé à enquêter et nous soupçonnons de nombreuses irrégularités: mystère d'un prêt de 19 millions d'euros obtenu pour des travaux de mise aux normes qui n'ont pas été réalisés, irrégularités concernant les droits de douane. La Sara gonfle ses prix sans raison valable. Comme le prix du carburant est validé par le préfet, l'Etat couvre ses pratiques!
[Ce que Taubira ne dit pas:
1- Taubira, professeur de sciences économiques, ne peut ignorer que, créée en 1967, la Sara est une société anonyme qui possède une raffinerie en Martinique, ainsi que des dépôts de carburant en Guadeloupe et en Guyane. Elle crée donc des emplois (260 salariés) et assure aux Antilles (et à la Guyane) un approvisionnement constant et régulier en énergie. Elle leur assure aussi leur indépendance énergétique. Les agités de l’Outre-Mer s’en prennent à la Sara, parce que Total est actionnaire et qu’ils veulent une part du gâteau. Or, la société française Total n’est pas seule en cause : elle a été lancée par les deux groupes pétroliers français de l'époque, Elf et Total, mais en association avec des groupes étrangers : Shell, Esso et Texaco.
2- Total n’est pas en situation de monopole. Pourquoi, pour une meilleure validité de sa démonstration et à propos d’un soi-disant monopole de la Sara, ne mentionne-t-elle pas le rôle de Sainte-Lucie ? Cet État des Caraïbes, membre du Commonwealth, est un lieu de stockage, joue un rôle de ‘régulation’ mais aussi de dissimulation de bordereaux dans un approvisionnement concurrentiel de la Sara. Que le professeur Taubira lise PaSiDupes !]

C'est un dysfonctionnement constaté en Guyane ou une règle?
C'est un système dont sont victimes aussi bien les Guyanais que les Antillais. Au lieu de protéger les consommateurs contre une situation de monopole, l'Etat — sans doute par négligence — protège une société en situation de monopole dans un marché captif. Et on retrouve la même opacité dans le secteur du transport ou de la grande distribution! A l'occasion du conflit guadeloupéen, la métropole découvre que l'outre-mer n'est pas une danseuse chère à entretenir mais un territoire oublié de la République ou plutôt un territoire spolié, miné par les pratiques frauduleuses, les positions de monopole et la concentration du pouvoir économique. La défiscalisation, les exonérations diverses et tous les investissements consentis par l'Etat font le bénéfice de quelques-uns et non le bien de tous. Quand on fait des commentaires sur les Antilles "assistées", qui vivraient aux crochets de Paris, à travers l'aide sociale ou le RMI, on stigmatise des populations, mais en réalité, ce sont quelques grands groupes, quelques patrons, quelques familles qui bénéficient depuis toujours des prébendes et des protections de la République.
[Ce que Taubira ne dit pas:
Le secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer, Yves Jégo, a fait aux grévistes une série de 39 propositions. Mais une revendication en particulier, empêche les deux parties de se mettre d’accord : celle d’une augmentation de 200 euros par mois, pour tous les travailleurs guadeloupéens. Les patrons d’entreprises ne veulent pas supporter cette charge si l’Etat ne les aide pas, mais l’Etat (ni les contribuables) considère qu’il ne lui incombe pas de verser des salaires dans le secteur privé, évaluée à environ 100 millions d’euros. Or, en toute logique et bonne foi, le compte est bon désormais, puisque les collectivités territoriales socialistes se sont déclarées prêtes à s’engager à hauteur de 100 euros pendant trois mois, pour les plus bas salaires.
Que Taubira s’abonne à PaSiDupes !]


"Pas des racistes anti-Blancs"
Les syndicalistes guadeloupéens accusent les békés, les descendants des premiers colons blancs...N'en faites pas une question raciale! [C’est elle qui le dit, mais que font ses camarades syndicalistes guadeloupéens ?] C'est un problème social et historique. Il y a aux Antilles des disparités sociales cruelles et qui viennent directement, historiquement, de l'esclavage. [Vous arrivez à la suivre ? Ce n’est donc pas même colonial. Et l’esclavage n’aurait rien de commun avec les questions raciales…] Le pouvoir économique des békés est né de la traite, il a été installé quand l'Etat a indemnisé les propriétaires d'esclaves, au moment de l'émancipation. Tout le monde a ça en tête. ça explique l'émotion provoquée par le documentaire de Canal+ mais la colère existait avant. Ne vous trompez pas: les leaders du collectif LKP ne sont pas des racistes anti-Blancs. [La révolution n’a pas de couleur pour les révolutionnaires de tous les pays] Ils exposent une réalité sans prendre de précautions oratoires: une caste détient le pouvoir économique et en abuse. [La lutte des classes a la vie dure, chez les amis de Taubira] Cette puissance est encore plus importante en Guadeloupe qu'en Martinique, même si elle se voit moins. [Mais Christiane a l’œil] Là, on frôle l'apartheid social : j'ai vu, en Guadeloupe, un lotissement entouré d'immenses clôtures, uniquement peuplé de Blancs. En Martinique, les békés possèdent d'immenses propriétés, alors que la terre est inaccessible pour la majorité des Martiniquais. En Guyane, les richesses sont concentrées dans les mains de quelques-uns, mais il n'y a pas de problème de couleur de peau, car la société est plus métissée, les descendants de colons se sont mariés avec des Guyanais.
[ Ce que Taubira ne dit pas:
La fable en noir et blanc de Taubira n’est pas qu’un peu manichéenne. Les méchants Blancs ont tout pour être détestés mais les bons Noirs adorent néanmoins les Blancs. Or, Christiane Taubira a donné son nom à la loi française, votée le 10 mai 2001, qui reconnaît comme crimes contre l'humanité la traite négrière transatlantique et l'esclavage qui en a résulté. Des critiques existent sur cette loi, principalement de la part des historiens, qui critiquent le fait qu'elle limite l'esclavage à la traite européenne des Noirs.Christiane Taubira n'a pas parlé de la collaboration des ethnies africaines à la traite atlantique.
Qu’elle le veuille ou non, Taubira fait une fixation raciste sur le mauvais Blanc. Bien que professeur, -mais il est vrai que la pensée unique est son credo - elle fait son marché dans l’actualité comme dans l’Histoire]

Comment sortir de la crise?

Il faut que le Président s'exprime, de façon solennelle, pour dire aux Guadeloupéens et aux Martiniquais que la République a pris la mesure du problème. La voix d'Yves Jégo ne porte pas assez. Nicolas Sarkozy doit prendre acte des abus constatés sur nos territoires et s'engager à ce que toute la lumière soit faite sur l'opacité des prix. Il faut aussi porter plainte contre les compagnies pétrolières, sinon l'Europe s'en chargera. Si l'Etat ne fait rien, la lutte va continuer: les négociations ne sont pas obérées par l'intransigeance syndicale mais par l'injustice du système. Mais si les responsables des pratiques frauduleuses sont punis, si l'Etat s'engage à installer la transparence, s'il est aussi exigeant face aux prébendes qu'il est sévère face à la moindre incivilité, alors une sortie de crise deviendra possible.
>[Tout le monde a compris que le problème, s’il est réel, ne date pas d’aujourd’hui. Pourquoi donc ce soulèvement LKP maintenant ? Comment se peut-il qu’une élue de laRépublique qui entend dicter sa conduite à l’élu d’une majorité nette soutient-elle une minorité hors la loi ?]
Chacun a la réponse. Sinon, rappelons simplement en guise d'explication qu’elle s’est ralliée à Désirdavenir Royal à la présidentielle 2007 et que l'amère Royal l’a nommée « déléguée à l'expression républicaine »… Si en revanche vous ne savez pas ce que c’est, nous non plus, mais sans doute le sait-elle !

samedi 14 février 2009

La Guadeloupe contaminera-t-elle l’Outre-Mer ?

Guadeloupe et Martinique toujours en crise, propagation possible à la Réunion

Les élus locaux socialistes débordés sur leur gauche

La première socialiste, Martine Aubry, assure craindre que la crise aux Antilles puisse se propager à la Réunion. Mais, tandis que les extrémistes repoussent l’offre de 100 euros pendant trois mois pour les plus bas salaires (40.000 personnes) proposée par Jacques Gillot, le sénateur-président du Conseil Général de la Guadeloupe soutenu par le député également socialiste, Victorin Lurel, Christiane Taubira (radicale apparentée socialiste) attise la crise en développant la thèse que toute crise socio-économique dans l’Outre-Mer est nécessairement sous-tendue par une revendication culturelle et identitaire.

Le mouvement se radicalise

Un Collectif emmené par les extrémistes du LKP (communistes dissidents, anarchistes et trotskistes) a appelé jeudi à la grève générale, tandis qu'en Guadeloupe les négociations sont au point mort et bien qu'en Martinique Yves Jégo ait mis sur la table 39 propositions.

  • Question de salaires en Guadeloupe
    Après plus de trois semaines de grève générale dénoncée par la majorité de la population tenue sous la menace, les négociations bloquent toujours en Guadeloupe sur la question des salaires. Le comité LKP, à la tête de la mobilisation, ne prétend même pas rechercher le dialogue et a décidé jeudi soir de quitter la table des discussions.
    La veille, le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer avait installé les deux médiateurs dépêchés mardi par le Premier ministre François Fillon, mais le délégué FO, méprisant, a aussitôt prétendu qu’ils avaient dû être recrutés dans le métro...
    Une manifestation est en préparation pour aujourd'hui samedi 14, alors que le mouvement ne cesse de prendre de l’ampleur, notamment en pleine saison touristique avec les personnels chargés de l'avitaillement pétrolier à l'aéroport international de Pointe-à-Pitre qui ont à leur tour cessé le travail. Yves Jégo a affirmé vendredi que "l'Etat fera respecter le droit" en Guadeloupe, en dénonçant "un climat de terreur, de pression" sur certains commerçants pour qu'ils ferment leurs magasins.

    => Affirmant que la crise en Guadeloupe est "une situation que personne n'a vu venir", Yves Jégo a réaffirmé qu'il n'avait jamais fait de promesse pour l'augmentation des bas salaires, ce que contestent les élus locaux en s'appuyant notamment sur un message du secrétaire d'Etat et un entretien. "Je n'ai jamais fait de promesse sur l'augmentation des bas salaires, ce n'est pas un ministre qui augmente les salaires dans une entreprise", a-t-il dit. "Je n'ai jamais évoqué dans les négociations les salaires, le montant des salaires".

    => Les négociateurs du LKP veulent imposer un préalable à la reprise de la discussion. Ils exigent que l'Etat co-signe le pré-accord élaboré le dimanche 8 février avec le patronat.

  • En Martinique
    En Martinique, la grève dure depuis huit jours et Yves Jégo a présenté 39 propositions qu'il a soumises au collectif intersyndical "du 5 février", qui proteste "contre la vie chère et pour l'emploi".

    Le collectif dit "du 5 février", à l'origine de la grève , a relevé vendredi "trois avancées notables" de la part du secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer:
    -> "la baisse supplémentaire du carburant" (8 centimes pour l'essence et 10 pour le gazole),
    -> "le versement d'une prime exceptionnelle" de 200 euros en avril aux 50.000 foyers martiniquais aux plus bas revenus,
    -> et enfin, comme en Guadeloupe, l'anticipation à 2009 du Revenu de solidarité active (RSA). Cette dernière mesure s'appliquera aussi en Guyane et à la Réunion.

    Non négligeables, mais souvent occultées par la propagande,
    -> la hausse de 20% des aides à la restauration scolaire,
    -> et une mesure allégeant le loyer restant à la charge des titulaires de l'allocation logement.
  • La Réunion plonge peu à peu dans la crise.
    Désormais, le mouvement de mobilisation contre la "vie chère" gagne néanmoins la Réunion où un collectif a appelé à son tour à la grève pour le 5 mars prochain.

    Le Collectif des organisations syndicales, politiques et associatives de la Réunion a arrêté une liste de quatre "mesures immédiates" pour lesquelles il compte "mobiliser la population". Composé de 25 organisations (contre 13 lors de sa constitution mardi), le Collectif rassemble les principaux syndicats de l'île (CGTR, CFDT, CFTC, FO, FSU, UNSA), les partis politiques de gauche (PCR, PS, Parti de gauche et, bien sûr, NPA, LO) ainsi que des associations anti-libérales (dont ATTAC, Agir contre le chômage, etc.).

    Les revendications portent sur
    -"une augmentation de 200 euros nets sur les salaires,
    - les minima sociaux,
    - les retraites
    - et les bourses étudiantes".

    Il réclame encore
    - une "baisse de 20% des produits de consommation courante",
    - un "gel des loyers sociaux" et,
    - enfin, une "baisse de 5 euros sur la bouteille de gaz".
    Avec 750.000 habitants, la Réunion est le plus peuplé des quatre départements d'outre-mer.
  • vendredi 14 novembre 2008

    Aubry-Delanoë-Hamon tentent de débloquer Désirdavenir Royal

    En quête de la « ligne claire » qu’elle est incapable de tracer…
    Réunion de la dernière heure, en terrain neutre
    Benoît Hamon, Bertrand Delanoë et Martine Aubry se sont réunis dans la matinée à l’Assemblée Nationale à quelques heures de l'ouverture du congrès du PS à Reims.
    Selon une source proche du PS, la réunion aurait rassemblé Bertrand Delanoë, son bras droit Harlem Désir, Martine Aubry, Laurent Fabius, soutien de la maire de Lille, et Benoît Hamon, soutenu par Henri Emmanuelli, représentants l'aile gauche du parti.
  • "On a discuté entre amis comme nous l'avons fait avec sEGOlène pour discuter de la ligne claire qui doit sortir du congrès de Reims", a déclaré Martine Aubry à l'issue de cette réunion de près de deux heures.
  • "Je vais discuter avec des amis sur le fond pour voir comment on aborde ce congrès", a déclaré à son arrivée Bertrand Delanoë. "Je ne parle que de fond, je ne discute que des idées avec tout le monde. Je suis dans un état d'esprit constructif, il faut de la clarté et de la cohérence", a-t-il assuré.
  • "Je n'ai pas l'intention de me livrer à n'importe quel marchandage", a déclaré Benoît Hamon, réaffirmant vouloir "préserver la capacité du parti à ne pas être définitivement présidentialisé" et à voir un PS "ancré à gauche", sans remettre sur le tapis le sujet qui fâche : le MoDem...

  • Les trois représentent 68% des militants
    Le 6 novembre, lors du vote des militants socialistes, la motion Collomb, soutenue par Sa Cynique Majesté Royal, a obtenu moins de 30% à moins de 4 points de celles de Bertrand Delanoë (25,29%) et de Martine Aubry (24,32%), et celle de Benoît Hamon (18,46%), qui représentent l'aile gauche du parti, environ 20%. La première motion ne recueille donc pas même la majorité relative avec environ 1/3 des suffrages (seulement 50% des militants s’étant exprimés...)

    Ce n’était pas jusqu’ici le début de la « ligne claire »
    Sa Cynique Majesté Royal, a reconnu avoir "envie" de diriger le PS, tout en se plaçant au « frigidaire » et en se montrant pourtant à TF1 pour toutefois ne rien dire. Elle s'est d’ailleurs gardée jusqu'à présent d'annoncer sa candidature, rejetée par certains responsables au PS.
    L'ancienne candidate à la présidentielle avait écrit à Martine Aubry et à MM. Delanoë et Hamon pour tenter de dégager un compromis en vue du congrès.
    La maire de Lille a opposé jeudi une fin de non recevoir à l’amère de Melle, tout en souhaitant un rassemblement "sans exclusive", alors que le maire de Paris lui répondait en se disant dans une logique d'"échange" mais en soulignant leurs "différences".
    Qu’ont-ils à craindre d’elle au PS ?
    VOIR et ENTENDRE

    Segolene_Region envoyé par M-C-I

    Est-ce assez clair avec preuve?
    LIEN (non satirique) vers la même scène de "débat participatif" au Conseil Régional de Poitou-Charentes, que préside Sa Cynique Majesté Royal: c'est elle qui donne la parole...
    Pourquoi pas le même quotidien Rue de Solférino ?

    lundi 14 avril 2008

    Encore des privilèges maintenus par la gauche que la droite écrase


    La fin des retraites dorées des fonctionnaires en outre-mer
    Les parachutes dorés sont certes bien plus copieux, mais bien moins nombreux et surtout mieux exploitables par la propagande de gauche. Passées sous silence par cette même gauche morale prétendument soucieuse d'égalité, les retraites dorées de fonctionnaires -d'un autre âge et pourtant beaucoup plus nombreuses- ont été préservées par le PS, alors qu'elles justifiaient qu'on s'attarde sur cette survivance d'une injustice probablement 'juste', selon le PS que prétend incarner Sa Cynique Majesté Royal, dont le 'cher' mais peu 'chéri' papa militaire a connu les belles heures! La gauche socialiste au pouvoir n'a rien fait, mais a creusé le déficit public sans broncher et malgré des niches auxquelles elle n'a pas eu le courage de s'attaquer...

    La droite de Sarkozy fait perdre ses repères à la gauche : elle déplace son piquetage de privilèges clientéliste et va provoquer sa colère.

    L’Elysée a annoncé que la suppression de la sur-pension des retraites d'outre-mer est en marche. Ce sera la fin d'un scandale qui perdure depuis 1952.
    Quel est le hit-parade depuis cette date?
    Les ex-fonctionnaires qui s'installent à la Réunion ou à Mayotte ont droit, selon un rapport d'audit publié fin 2006, à un bonus équivalent à 35 % de leur retraite : plus du 1/3 supérieur à la métropole.
    S'ils décident de couler leurs vieux jours à Saint-Pierre-et-Miquelon, le supplément est de 40 %.
    Et quand ils choisissent le Pacifique-Nouvelle-Calédonie, Polynésie française ou Wallis et Futuna, ces retraités pour le moins privilégiés doublent presque le montant de leur pension (+ 75 %). Chaque bénéficiaire touche en moyenne un bonus de 7 753 euros par an pour vivre au soleil, mais parfois dans des conditions moins favorables, il faut aussi l’admettre. Les 6 000 retraités de l'État installés en Polynésie touchent en moyenne 11 285 euros par an, contre «seulement» 4 475 euros pour ceux qui ont choisi Mayotte.
    Le nombre restreint des ex-hauts fonctionnaires installés en Nouvelle-Calédonie est encore mieux loti : 43 500 euros par an pour les civils et 37 800 euros pour les militaires.
    Il fallait mettre ces situations au clair : le dernier gouvernement socialiste –celui de Jospin– ne s’y est pas intéressé, tout en jurant sa volonté d’égalité entre les Français. La presse militante en tiendra-t-elle rigueur au gouvernement Fillon, ou la taira-t-elle ? La réponse est déjà connue…

    vendredi 28 décembre 2007

    Miss France confortée: elle garde couronne et photos douteuses

    Le 'politiquement correct' n'atteint jamais ses limites
    PaSiDupes s'irritait récemment du manque de respect de nos concitoyens. On prône en effet le respect des personnes, si elles sont naines (ou de petite taille), gay (pardon, les orientations sexuelles de certains) ou les obèses (mille excuses, ceux et celles qui souffrent de surcharge pondérale), et on a même inventé pour eux le politiquement correct. Le respect confond morale et rhétorique… Les auteurs de ces énormités ne seraient elles-mêmes que des 'personnes à défi spécifique' (lire 'handicapés mentaux') que personne ne ferait cas. Mais nos vertueux censeurs sont littéralement -et mentalement- frappés par les bouleversements géopolitiques du milieu de la décennie 1980 et affichent une sensibilité accrue à toute situation ressentie comme une atteinte aux droits de l'homme, indépendamment des droits reconnus dans la Déclaration: un excès de zèle prosélyte. Leur hypersensibilité aux personnes et groupes présumés être en situation 'défavorable' justifierait un gauchissement certain du langage, censé éviter de « choquer la sensibilité » de ces personnes. Les contraintes langagières provoquent des obésités de la langue française qui ne peut se révolter contre les attaques dont elle est la victime pour motif d'éthique gauchiste.
    La tutelle de la gauche sur nos libertés d'expression -et par conséquent de penser- s'est imposée en France au moyen d'une multiplication de lois, règlements et directives visant à proscrire du débat public des expressions ou des discours présumés porter atteinte à ces personnes, ou à promouvoir des expressions ou des discours présumés leur porter réconfort. Une grande purge de la pensée… C'est le cas notamment d'un ensemble de lois qui, de la loi Gayssot (PCF) du 13 juillet 1990 jusqu'à la loi qui vise à réprimer la négation du génocide arménien de 1915, ou qui, en 2006 (loi Taubira du 10 mai 2001) , intervient de manière autoritaire sur la manière de faire ou enseigner l'histoire. L'histoire de la colonisation, attention! La repentance coloniale est quasiment institutionalisée... La pensée unique ne se suffit pas; elle a besoin de garde-fous.

    Mais la gauche bien-pensante ne légifère pas sur tous les sujets. Elle n'a pas pour mission de protéger tous les hommes et leurs croyances. Certes, elle assure son autoprotection et sa survie, mais participe aussi à l'extinction du politique en se détournant paradoxalement du 'policé' ou du 'civilisé' pour se consacrer au 'citoyen'. Elle a ouvert le chapitre de la citoyenneté et la décline à toutes ses formes. La politique était une science du gouvernement de la cité; la citoyenneté est institué instrument de subversion des institutions, une menace pour la démocratie. Sa théorie est celle de la 'défiance citoyenne'.

    Toujours exclue, excommuniée pour l'éternité par les laïcs de cette gauche, les croyances religieuses. L'homme seul est digne d'intérêt: il peut être manipulé, maîtrisé. Les croyances leur résistent et leur échappent: elles sont l'ennemi juré et en tant que tel sont combattues. Il faut les combattre, par action et par omission. Ce qui nous amène étrangement à la Miss France 2008!
    La dernière miss France en date, Valérie Bègue, s'est vue menacée de privation de couronne pour avoir fait des photos suggestives dans un magazine, contrevenant ainsi au règlement et à l'éthique du concours. Or, la défiance de cette citoyenne réunionnaise est récompensée: elle conservera son titre, à condition de ne participer à aucune élection internationale, mais elle assure déjà que la lutte continue... Valérie Bègue s'engage par ailleurs à reverser l'intégralité des dommages et intérêts des actions judiciaires qu'elle est susceptible de recevoir à deux associations, "Vaincre la mucoviscidose" et "la lutte contre le cancer du sein". La morale est sauve et les associatifs ne sont pas mécontents.
    La présidente du Comité Miss France, Geneviève de Fontenay, a beau répéter que "les photos choquent et continuent de choquer. Ce ne sont pas des photos innocentes. Elles ne correspondent absolument pas à l'image de Miss France", elle n'est plus maîtresse chez elle, ni de sa morale. Elle a dû tenir compte que pour la première fois le public avait été associé au choix de la Miss "sans savoir que ces photos existaient". La 'défiance citoyenne', même inconsciente, prévaut. La supportrice d'Arlette Laguiller ne sait plus à quel saint se vouer: prise au piège qui croyait prendre!
    Après une semaine d'intense mobilisation en faveur de Valérie Bègue, la Réunion, confiante, attendait ce verdict. Dame Taubira se tenait en embuscade, prête à lâcher un tsunami de paroles pieuses sur le retour des pratiques coloniales. Un député PS local, Jean-Claude Fruteau, avait pris fait et cause pour son produit local, indépendamment de son erreur de jeunesse. Il a la foi en tout ce qui est réunionnais, quel que soit l'histoire.
    La descente aux enfers de Miss France -22 ans- avait commencé le 21 décembre avec la publication de photos, prises il y a trois ans selon elle, la montrant léchant un yaourt renversé ou posant en maillot de bain dans la position du Christ sur une croix. Illico, Geneviève de Fontenay, sourcilleuse présidente du Comité Miss France, demandait sa démission, observant qu'elle avait menti lors de sa candidature en signant un contrat où elle certifiait n'avoir "jamais posé" pour des photos dénudées ou dans des attitudes "équivoques". La demoiselle affirme qu'il n'y a rien de tel dans ses photos.
    Refusant de démissionner, Valérie Bègue reçut pétitions et encouragement à la rébellion, dont celui du secrétaire d'Etat à l'Outremer, Christian Estrosi, qui est intervenu personnellement en téléphonant à la présidente du Comité. Une miss en odeur de sainteté? Il faut l'évêque de la Réunion pour lui donner le bon dieu sans confession. Il y est allé de son prône: il l'a incitée à la défiance en résistant à Mme de Fontenay, déclarant: "elle est là-bas, elle n'a qu'à y rester!" Sans tarder, les propos de Mme de Fontenay ont été taxés de ... "racistes" par des élus UMP et PCR (Parti Communiste Réunionnais -et non pas Français!…): l'union sacrée de la Réunion ou surenchère? Monseigneur Aubry, affirme qu'avant de se référer à la foi des chrétiens, il aurait été judicieux de ne pas faire défiler toutes les miss en petite tenue avec des ailes d'ange dans le dos. Pour ce prélat de choc, "c'est la même chose puisqu'on utilise le même clavier de langage avec la perversion d'un symbole religieux"... La théologie de la libération a sans doute appris à son excellence à ne pas faire le distinguo entre des ailes d'ange de miss et du lapement de yaourt par jeune fille accorte. Pas de quoi fouetter un chat laïc ou un matou libertaire! Pourvu qu'il ne soit pas catéchiste à ses heures!…

    Marketing de bon aloi, à la convenance de cette même gauche altermondialiste? Sur Europe 1, Gérard Ponson, directeur de la revue Entrevue (qui a affirmé ne pas avoir volé les photos publiées de Valérie Bègue), a déclaré que sa rédaction avait reçu des mails de la Réunion avant l'élection de miss France annonçant que Valérie Bègue allait remporter le titre. Un mail aurait précisé que c'était pour "faire une opération communication sur la Réunion afin de revaloriser l'île après le séisme du chikungunya".

    Cette affaire confirme la justesse de l'analyse de PaSiDupes dans un de ses derniers 'posts'. Le cas de Valérie Bègue est symptomatique de l'emprise toujours grandissante des laïcs et extrémistes de la gauche sectaire sur les médias et l'opinion.
    Les activistes, défenseurs des caricatures de Mahomet, se retrouvent encore sur ce coup. Bravo! Les Français ne sont pas des agneaux sacrificiels, mais plutôt des moutons, 'bêle' et bien des veaux.