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jeudi 3 mars 2011

Guérini (PS) accuse Montebourg (PS) de diffamation

Le PS se divise sur le cas Guérini

Jean-Noël Guérini, le président du Conseil général PS des Bouches-du-Rhône et patron de la fédération socialiste du département, a annoncé jeudi qu'il porterait plainte contre le député socialiste Arnaud Montebourg, qui recommande sa "destitution" dans un rapport. Lien PaSiDupes: Guérini, dégage !

Le sénateur dit avoir chargé Me Patrick Maisonneuve, du barreau de Paris, d'instruire cette plainte pour diffamation.
"Je m'insurge de la publication par la presse d'un rapport rédigé par Arnaud Montebourg consacré à la situation de la fédération du Parti socialiste des Bouches du Rhône. Je m'inscris totalement en faux contre ce texte, mensonger, calomnieux et diffamatoire", dit Jean-Noël Guérini.

"Cet élu qui se prend pour un procureur tient des propos péremptoires sur le Conseil général des Bouches du Rhône, sa gestion et son fonctionnement. Son attitude, digne d'un inquisiteur, est inacceptable", ajoute-t-il dans un communiqué.
Arnaud Montebourg "cherche à exister par tous les moyens", selon Jean-Noël Guérini, et il qualifie son rapport de "stratégie et d'opération de communication".

Aubry s'en lave les mains

Le premier secrétaire du Parti socialiste demande de laisser la justice poursuivre son travail dans le dossier Jean-Noël Guérini.

Brochen-Aubry déjuge son propre missi dominici

Celle qui n'a pas su faire de la prévention dans les fédérations socialistes sulfureuses, pas plus dans les Bouches-du-Rhône qu'en Languedoc-Roussillon où sévissait l'odieux Georges Frèche, se déclare aujourd'hui non convaincue par le rapport du député Arnaud Montebourg remis à la direction du PS.

François Hollande avait tergiversé des mois durant avant de faire dégager l'affreux Jojo le 27 janvier 2007. La faisant fonction actuelle aboie après la majorité mais ne réussit pas à mettre de l'ordre dans son chenil. Elle esquive encore la décision de "destitution" .

L'environnement PS n'est-il pas assez nauséabond ?

L'infatué Montebourg a produit une flatulence
"Il n'y a rien dans ce rapport, pas un élément concret, précis, pas un fait", déclare Martine Aubry sur le site internet du magazine Le Point, avec une volonté délibérée de dégonfler le rapport Montebourg. "Aujourd'hui, je lis des choses dans la presse, des rapports d'écoutes, mais rien de précis ou de répréhensible", assure celle que le voyage privé de MAM en Tunisie avait pourtant mise dans un état minable devant les micros et caméras.

Brochen-Aubry se plaît sur le tas d'immondices des Guérini
Le frère cadet du président du CG13, Alexandre Guérini, entrepreneur en multiples décharges d'ordures, est en prison depuis le 1er décembre 2010, dans le cadre d'une information judiciaire sur les marchés publics présumés frauduleux des Bouches-du-Rhône, plus précisément pour abus de biens sociaux, détournement de fonds et de biens publics, recel, corruption active, trafic d'influence et détention de munitions.
Sans parler des réseaux internationaux des frères Guérini:
lien PaSiDupes
Cas social et socialiste vertueux, Alexandre occupe un appartement HLM: lien PaSiDupes

Le premier secrétaire laisse pourrir la situation dans la fédération
Depuis le temps que Jean-Noël Guérini a été élu président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, en 1998, puis réélu en 2001, 2004 et 2008, les directions successives du PS n'auraient rien reniflé. Le cumulard Montebourg qui milite contre le cumul des mandats est tombé sur un cas notoire: Guérini
est également premier secrétaire de la fédération socialiste du département...

Mme Brochen-Aubry aurait-elle de bonnes raisons de s'en remettre aux magistrats du SM ?
"Il faut laisser faire la justice. Pour l'instant, Jean-Noël Guérini n'a même pas été entendu".br>
Arnaud Montebourg fait illusion: selon elle, son rapport est vide, donc nul et non avenu. Le député Montebourg recommande pourtant la destitution de Jean-Noël Guérini, en s'appuyant pourtant sur des "témoignages relatant l'utilisation des moyens publics retirés ou attribués au gré des humeurs arbitraires (de Jean-Noël Guérini) en fonction du degré d'allégeance ou de résistance au pouvoir exercé par ledit président du Conseil général".

Guérini, bandit corse, selon Montebourg ?

Le député parle également de "contrôle sans limite", de "clientélisme féodal" et de "culte du chef" imposés par [le sénateur PS] qui s'est auto-proclamé président de la fédération PS, alors que l'organisation normale du parti prévoit uniquement des "premiers secrétaires fédéraux".
Ailleurs, pour bien moins que cela, la Ch'tite Brochen-Aubry établit des parallèles outranciers et passe au rouge, accusant les auteurs de ses fantasmes de "salir" et "abîmer"...

Quant à Désirdavenir Royal, elle avait trouvé à sa convenance les représentants de la bien-nommée "Ligne claire" (Collomb-Guérini) au point de se les rallier le 19 septembre 2008. N'avait-elle pas trouvé avec eux la proximité et la convergence qui ont permis un accord pour la rédaction d'une motion commune (la motion E) au congrès de Reims ?
Où a-t-elle disparu ? Dans quel cabinet de chirurgie esthétique est-elle en train d'effacer les ravages du temps? Quand se décidera-t-elle à resortir à nouveau du frigo ?


samedi 13 février 2010

Dissidence au PS: le bureau national doit exclure Collomb

Le maire de Lyon soutient Frêche
Les trois mousquetaires, Collomb, Moscovici, Guérini,
bientôt quatre, avec Frêche

La bande de Désirdavenir Royal entre en dissidence

Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon, soutient la liste conduite par Georges Frêche en Languedoc-Roussillon.
Collomb pourrait même aller lui apporter son soutien en Languedoc-Roussillon « avec femme et enfants ».
Barons locaux en mal de reconnaissance parisienne, Georges Frêche et Gérard Collomb partagent des aigreurs et un fonctionnement autocratique de leur zone d'influence, acceptant mal la collégialité.
=> Gérard Collomb reste profondément mortifié d’avoir été tenu à l’écart de la composition de la liste PS pour les Européennes dans le Sud-est: il a claqué la porte.
Le tempérament les oppose toutefois : Collomb est aussi prudent, discret et courtois que Frêche est bouffon, iconoclaste et vulgaire. Au risque de se marginaliser davantage du PS, le premier vient cependant d'apporter son soutien au second.

Le PS dit oui à l'antisémitisme mais non au racisme

Les propos du Président sortant de Languedoc-Roussillon sur la « tronche pas catholique » du « mec » Fabius ont suscité un sursaut vertueux au bureau national à l'approche des Régionales - Lire PaSiDupes. Le PS a créé une liste alternative menée par une proche de Martine Aubry, Hélène Mandroux, maire de Montpellier par la grâce de Frêche. Cette liste est l'alibi du PS supposé égratigner Frêche, sans lui faire trop de mal. Le sortant est en effet la meilleure chance socialiste de conserver officieusement la région au PS bien que le DvG Frêche soit officiellement exlu pour antisémitisme, racisme et autres abjections.

Le PS a une conception restrictive du délit de faciès
Dans le contexte du débat sur l'identité nationale, la gauche joue l'indignation politicienne et prétend ne pas faire l'amalgame entre nation et religion. Elle y réussit au-delà de toute espérance et les amis de Fabius, le « mec à la tronche pas catholique », se sentent fort peu considérés par le PS, voire méprisés.

Au PS, la loi du moins vertueux prime s'il est le plus fort

Dans cette compétition de premier tour entre les trois listes de gauche, Collomb a donc choisi, après que la liste PS n'a pas réussi à rallier Europe Ecologie. Pour Collomb, ce sera Frêche. Quitte à enfoncer un peu plus la candidate officielle du PS, déjà en délicatesse au vu des sondages.

=> Collomb toutes voiles dehors
Dans le bras-de-fer entre Solférino et Georges Frêche (lien), Collomb a pris en compte la fronde socialiste de la région Languedoc-Roussillon. Jeudi, Didier Codorniou, l’allié du président socialiste de la région, a en effet assigné le PS pour faire annuler sa liste anti-Frêche, conduite par Hélène Mandroux. La présidence du tribunal de grande instance de Paris a fixé l’audience au 10 mars, quatre jours avant le premier tour. Dans son assignation, Codorniou, conseiller régional sortant, estime que «la décision autoritaire du bureau national désignant Hélène Mandroux, hors de tout vote des adhérents, [...] et, plus largement, hors de tout processus démocratique, constitue une violation des statuts du parti socialiste et de son règlement».

=> Collomb a pour Frêche les yeux de Chimène
« C'est une grande gueule à qui l'on peut reprocher beaucoup de choses, pas d'être antisémite », déclare au journal le Progrès le sénateur-maire de Lyon, une ville qui fut pourtant une plaque tournante de la résistance . « On est tombé dans la caricature » à propos de l'ancien maire de Montpellier, estime-t-il même, s'inscrivant contre la morale mais aussi la décision du bureau national, le président du Grand Lyon rappelle que Frêche tient sa «légitimité du vote des militants» pour les régionales. Pragmatique, il considère que la campagne est trop avancée pour lancer une autre liste. Mais elle existe.

=> Collomb de Lyon envoie même des fleurs à Frêche
« A la tête d'une Région, [il] a su trouver une architecture subtile entre l'urbanisation de la capitale languedocienne et le milieu rural ». Le Lyonnais est même prêt à aller soutenir le paria actuel du PS « avant la fin du mois de février » si le Héraultais l'invite à déjeuner avec « femme et enfants ». Une incruste bienvenue pour le Président du Languedoc-Roussillon, qui souffre d'une absence de soutien dans son ancien parti.

=> Fabius appréciera cette prise de position de la bande à Ségo
C'est à une véritable mise en cause de l'équipe Aubry à laquelle se livre le proche de Marie-Ségolène Royal. « Si effectivement la direction du parti socialiste avait voulu que Georges Frêche ne soit pas candidat, c’était en septembre qu’il fallait le dire», s’agace le socialiste, en appelant «au calme pour que la direction constate, à un moment donné, que [Frêche] a une véritable implantation populaire».

Les lignes bougent au PS

Dans ce contexte gloaque, la publication socialiste de la liste des 57 « couacs » de l'UMP est quelque peu mal venue et dérisoire...

=>
Le réveil des ex-compagnons de route de l'amère Royal
Un flottement certain est perceptible depuis de nombreux mois dans les rangs de l’Espoir à gauche (LEAG) animé par Vincent Peillon-la-honte. Les rapports entre le courant le plus important au sein du PS (29% des voix des militants lors du vote des motions du congrès de Reims) et Sa Cynique Majesté Royal sont notoirement rompus. D’autre part, l’entrée au sein de la direction nationale de plusieurs représentants de LEAG (Aurélie Filippetti, Gaëtan Gorce, Guillaume Garot, David Assouline et quelques autres) -sans que la ligne de la direction ne s’en trouve vraiment modifiée- avait brouillé l’image du courant dirigé par Peillon, loin d’être épargné par la déroute européenne. Les personnalités au goût marqué pour l’indépendance tirent LEAG à hue et à dia.
=> La direction du PS avait condamné Vincent Peillon-la-honte pour son coup bas à France 2 (Lire PaSiDupes)



=> Ni vraiment Ségolâtres ni farouchement anti-Royal, LEAG repartirait bien à la pêche aux palourdes: outre Désirdavenir Royal, le courant compte en effet dans ses rangs un nouveau présidentiable, Manuel Valls.
-> Dans LEAG, la Ligne Claire n'est pas nette.
Pour l’instant, l'amère Royal ne leur manque pas vraiment puisque ses sondages sont à marée basse, mais, faute de sole, le maire de Lyon n'exclut pas de retourner à la pêche aux palourdes et se verrait bien reconstituer La Ligne Claire, cette ligue des grands élus dissoute dans LEAG juste avant le congrès.
La route est-elle encore longue?
Esquissant le rassemblement du parti au centre-gauche, cassant l'initiative des reconstructeurs, et isolant les ailes gauches du parti, le camarade Gérard Collomb et Vincent Feltesse, président de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), sont engagés dans une longue marche de rassemblement du Parti socialiste autour d'une "ligne claire". Ils ont ainsi été rejoints en 2008 par d'autre camarades. Après Manuel Valls, député maire d'Evry, ils ont en effet enregistré le ralliement du strauss-khanien Pierre Moscovici (lien Le Monde). Or, Moscovici prône le soutien du PS à Frêche au 2e tour contre la droite... Lire PaSiDupes
Pourquoi pas Frêche, en effet, pour plus de clarté de la Ligne Claire !

samedi 17 janvier 2009

Le PS fait des petits : Désirdavenir Royal accouche d’un nouveau courant

Le bébé s’appellera « L'espoir à gauche », sans superstition...
Rachida Dati fait des émules. En effet, l’amère de Melle a encore imité: on connaît la mère de son nouveau courant, mais le nom du père reste un mystère.

Avatar du congrès de Reims
Les séquelles du Congrès de Reims sont pérénisées.
Vincent Peillon, un proche de Sa Cynique Majesté Royal, a annoncé vendredi la naissance du courant "L'espoir à gauche", du nom qui porte la poisse de la motion de l'ex-candidate à la présidentielle au congrès de Reims, qui fédèrera ses soutiens, avec site Internet et "réseau social militant".

La paternité socialiste est escamotée

Le féminisme exacerbé de la mère porteuse s’exprime dans l’amputation de la référence socialisteFier(e)s d'être socialistes") de la motion E au Congrès de Reims: "L'espoir à gauche, fier(e)s d'être socialistes".

L’amère Royal continue à snober le PS

Cette initiative vise à "poursuivre la rénovation des idées", à "structurer les gens dans le parti qui ont regroupé la motion E.[...]. C'est très collectif", a expliqué V. Peillon.
"On a lancé jeudi le site. On a réorganisé la motion E en forme de courant, regroupé et unifié toutes les composantes, La ligne Claire (des "barons" régionaux Gérard Collomb et Jean-Noël Guerini), les amis du communiste Charles Fiterman [75 ans, ex-PCF, ex-ministre d'État chargé des transports], et fait un site moderne qui sera le premier réseau social militant à la fin du mois", a expliqué l'eurodéputé.
L'association de soutien à la battue et rebattue ne ferait pas double emploi et se situera à la fois dans et en dehors du parti [ ! ], explique Peillon. « Nous, nous sommes les dirigeants du parti qui avons fait la motion E, qui avons suivi Ségolène Royal, qui allons continuer de la soutenir », a-t-il assuré. L’association dirigée par Me Jean-Pierre Mignard "a son mode d'expression à elle", "ses réseaux à elle", mais "on a décidé de faire --avec Ségolène-- le vrai courant", a précisé l'eurodéputé.

Les derniers Mohicans
Ceux qui se sont marqués au fer rouge de la présidente de Poitou-Charentes et n'ont pas trouvé à se reconvertir outre , sont:

- des députés : Manuel Valls, Jean-Louis Bianco, Delphine Batho, Aurélie Filippetti, Pascal Terrasse, Julien Dray, Jean-Jack Queyranne, Gaëtan Gorce,

- des sénateurs: David Assouline, François Rebsamen, Louis Mermaz (76 ans);

- des élus locaux: le maire de Lyon Gérard Collomb, Jean-Noël Guerini;

- des députés européens : Gilles Savary, V. Peillon;

- et des représentants de la société civile: l'avocat Jean-Pierre Mignard et Malek Boutih, un proche de Juju Dray (SOS Racisme) mais qui se dit victime de Hollande depuis qu'il a été éliminé dès le premier tour des législatives du 10 juin 2007.
Pas mal d'aigris, au total... Le nouveau né aurait donc pu être baptisé 'Le Désespoir à gauche'

Peillon se croit toutefois obligé de nier l’évidence: « on n'a perdu personne en route », prétend-il…

vendredi 14 novembre 2008

Aubry-Delanoë-Hamon tentent de débloquer Désirdavenir Royal

En quête de la « ligne claire » qu’elle est incapable de tracer…
Réunion de la dernière heure, en terrain neutre
Benoît Hamon, Bertrand Delanoë et Martine Aubry se sont réunis dans la matinée à l’Assemblée Nationale à quelques heures de l'ouverture du congrès du PS à Reims.
Selon une source proche du PS, la réunion aurait rassemblé Bertrand Delanoë, son bras droit Harlem Désir, Martine Aubry, Laurent Fabius, soutien de la maire de Lille, et Benoît Hamon, soutenu par Henri Emmanuelli, représentants l'aile gauche du parti.
  • "On a discuté entre amis comme nous l'avons fait avec sEGOlène pour discuter de la ligne claire qui doit sortir du congrès de Reims", a déclaré Martine Aubry à l'issue de cette réunion de près de deux heures.
  • "Je vais discuter avec des amis sur le fond pour voir comment on aborde ce congrès", a déclaré à son arrivée Bertrand Delanoë. "Je ne parle que de fond, je ne discute que des idées avec tout le monde. Je suis dans un état d'esprit constructif, il faut de la clarté et de la cohérence", a-t-il assuré.
  • "Je n'ai pas l'intention de me livrer à n'importe quel marchandage", a déclaré Benoît Hamon, réaffirmant vouloir "préserver la capacité du parti à ne pas être définitivement présidentialisé" et à voir un PS "ancré à gauche", sans remettre sur le tapis le sujet qui fâche : le MoDem...

  • Les trois représentent 68% des militants
    Le 6 novembre, lors du vote des militants socialistes, la motion Collomb, soutenue par Sa Cynique Majesté Royal, a obtenu moins de 30% à moins de 4 points de celles de Bertrand Delanoë (25,29%) et de Martine Aubry (24,32%), et celle de Benoît Hamon (18,46%), qui représentent l'aile gauche du parti, environ 20%. La première motion ne recueille donc pas même la majorité relative avec environ 1/3 des suffrages (seulement 50% des militants s’étant exprimés...)

    Ce n’était pas jusqu’ici le début de la « ligne claire »
    Sa Cynique Majesté Royal, a reconnu avoir "envie" de diriger le PS, tout en se plaçant au « frigidaire » et en se montrant pourtant à TF1 pour toutefois ne rien dire. Elle s'est d’ailleurs gardée jusqu'à présent d'annoncer sa candidature, rejetée par certains responsables au PS.
    L'ancienne candidate à la présidentielle avait écrit à Martine Aubry et à MM. Delanoë et Hamon pour tenter de dégager un compromis en vue du congrès.
    La maire de Lille a opposé jeudi une fin de non recevoir à l’amère de Melle, tout en souhaitant un rassemblement "sans exclusive", alors que le maire de Paris lui répondait en se disant dans une logique d'"échange" mais en soulignant leurs "différences".
    Qu’ont-ils à craindre d’elle au PS ?
    VOIR et ENTENDRE

    Segolene_Region envoyé par M-C-I

    Est-ce assez clair avec preuve?
    LIEN (non satirique) vers la même scène de "débat participatif" au Conseil Régional de Poitou-Charentes, que préside Sa Cynique Majesté Royal: c'est elle qui donne la parole...
    Pourquoi pas le même quotidien Rue de Solférino ?

    vendredi 3 octobre 2008

    La « république du respect », ce n’est pas pour Moscovici non plus

    Le socialiste abandonné pose un lapin à Zéro

    En attendant Godot...

    Karl Zéro attend toujours Pierre Moscovici sur son plateau nocturne !
    Pierre Moscovici présenterait-il sa motion avec des "amis" au prochain congrès du Parti socialiste à Reims ou rejoindrait-il le ou les leaders d'une autre motion ? Tel était le suspense qu’il devait lever sur BFM TV .

    Mais à 22 heures passées, les auditeurs haletants ne savaient toujours pas. Alors, Karl Zéro envoya son assistante aux nouvelles et au téléphone - que quelqu'un daigna enfin décrocher... - Karl entendit, des hurlements, des vociférations ! Juste une réunion sereine ordinaire entre camarades socialistes qui débattent d'une hypothétique ligne politique commune pour leur congrès... Mais de Mosco, aucun signe de vie : ni de lui, ni de personne.

    Le socialiste strauss-kahnien était donc aux abonnés absents.
    Un de plus, à sa façon, car Sa Cynique Majesté Royal, non sans ingratitude, avait déjà fait une charrette de Martine Aubry, la Ch'tite maire de Lille, et de Jospin: « La motion que je soutiens, c’est la seule qui assume la campagne présidentielle. Les autres sont portées par des personnalités qui ont été aux abonnés absents, comme Martine Aubry, ou qui m’ont critiquée, comme Lionel Jospin, qui a écrit un livre abominable après les élections. Ils pensent que ma campagne a été un mauvais rêve. » Mais ses blessures, à part çà, sont visiblement cicatrisées...

    Pas un ami donc pour appeler BFMTV, pas un camarade pour excuser Mosco. Le candidat putatif n'honora le rendez-vous ni de sa présence ni de sa courtoisie. C’était le mardi 22 septembre, donc avant le dépôt des motions, le lendemain avant 17h00. Mais de motion Moscovici il n’y eut point non plus.

    Quatre textes sont maintenant soumis à la sagacité des militants

    - l’un jospiniste, émanant du maire de Paris, Bertrand Delanoë, soutenu par le premier secrétaire sortant François Hollande,
    - un autre, de l'ex-candidate à la présidentielle Désirdavenir Royal, appuyée notamment par « la Ligne claire » du maire de Lyon, Gérard Collomb ;
    - un troisième, de Martine Aubry avec les fabiusiens et des strauss-kahniens,
    - et enfin, les extrémistes Benoît Hamon et Henri Emmanuelli, fédérant l'aile gauche du parti ;
    - sans compter les figurants d'Utopia (courant passerelle entre le PS et les Verts, il est formé à 70% des militants au Parti socialiste, à 10% de militants chez les Verts et 20% proviennent du monde associatif (comme ATTAC, la Ligue des droits de l'homme, soit ... 1,2 % des voix au précédent congrès) et du "pôle écologique", né en janvier 2008, où figurent notamment Nicole Bricq, sénatrice de Seine-et-Marne, Christophe Caresche, député de Paris, Geneviève Gaillard, député des Deux-Sèvres, Jean Launay, député du Lot, Claude Saunier, sénateur des Côtes-d'Armor et Philippe Tourtelier, député d'Ile-et-Vilaine ou Michel Moine, maire d’Aubusson (lien Nouvel Obs et lien Le Figaro)

    Mosco rentre dans le rang

    Moins d'une heure avant la réunion du conseil national du Parti socialiste, mardi 23 septembre, Pierre Moscovici a finalement levé le suspense sur sa stratégie pour le congrès de Reims, en novembre. "Mon choix, c'est d'avancer dans ce congrès avec Bertrand Delanoë", a annoncé l'ancien ministre. Et Karl Zéro qui attendait toujours...

    Les réactions au PS
    Son camarade député de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg, a confirmé à son arrivée au conseil national son soutien à la motion conduite par … Martine Aubry, malgré le ralliement de Pierre Moscovici à Bertrand Delanoë.
    Interrogé sur ce ralliement aux jospinistes et sur ce rejet des aubrystes, Laurent Fabius a minimisé, parlant de "décision individuelle".
    Le porte-parole du parti, Julien Dray, avait peu avant annoncé, également à la dernière minute, qu'il abandonnait Hollande, dont il s’était rapproché, et rejoignait la motion de Sa Cynique Majesté Royal qui porte, selon lui, "toutes les idées nécessaires à un rassemblement novateur". Il présentera (donc !) sa propre motion... C'est pour clarifier la situation, aussi clairement que le "Ligne claire"... A ce jeu de morpions, que voulez-vous, ils ont tous des démangeaisons...
    Le plus beau reste à venir... A son arrivée rue de Solférino, François Hollande a osé affirmer que l'existence de "plusieurs motions est un atout pour le Parti socialiste". Chaque militant a pourtant bien compris que six listes rendent la constitution d’une majorité particulièrement aléatoire et dangereuse. Alors, le petit bonhomme en mousse sur le départ détourne l’attention du désastre annoncé de son congrès sur le parti présidentiel et noie le poisson. "Nous ne sommes pas à l'UMP", lanca-t-il, sans doute à regret: tout est dans l'intonation ! Mais le premier secrétaire du PS revint au sujet de ses préoccupations. « Il faut que le débat "se conclue avec une motion largement en tête, majoritaire, autour de laquelle le rassemblement puisse se faire", admit-il.

    Mosco et Zéro sont dans un bateau. Mosco tombe à l’eau. Que reste-t-il ?
    Un fiasco radio.
    Mais si dans ce mercato rigolo, c’est le fiasco de Mosco, c’est aussi un (Karl) zéro pointé pour les zozos socialos.

    mardi 23 septembre 2008

    Afghanistan: les troupes françaises prolongeront leur assistance

    La gauche s’oppose au maintien des droits de l’homme en Afghanistan

    La gauche a voté pour l’abandon
    de l’Afghanistan aux Taliban

    Les candidats au poste de Premier secrétaire ont voté pour ça…
  • la Ch’tite Aubry : la soumission de la femme
  • Bébert Delanoë : la lapidation
  • L’homme et la femme adultères, vêtus d’un linceul, sont enterrés dans un trou rempli de sable, l’homme jusqu’à la taille avec les bras dégagés, la femme jusqu’au-dessus des seins, et ils sont lapidés.

  • Pierrot Moscovici : pour que la politique du PS soit cohérente
  • Ils se sont pressés autour du dalaï lama, chef spirituel du bouddhisme tibétain (voyez Sa Cynique Majesté Royal) , mais ils acceptent toujours que les grands bouddhas de Bâmiyân, parce qu’ante-islamiques, soient dynamités en mars 2001 par les Taliban…Bien qu’inscrites au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO , la défense du patrimoine universel n’est pas une priorité de la gauche laïque…« Nous ne faisons que casser des pierres... », déclare le mollah Mohammad Omar à Kandahar en mars 2001 !

  • Et d’autres irresponsables :
  • - François Hollande et Jean-Marc Ayrault
    L'anti-américanisme primaire des socialistes français
    La gauche combat les troupes et les agences de renseignements des Etats-Unis, bien que nombre d'autres pays soient présents, certains pour maintenir la paix, d'autres assignés à chasser les Taliban et al-Qaïda.
    Ainsi, sont présents en Afghanistan des états européens, dont certains administrés par des gouvernements socialistes (ou travaillistes) : après tout, la première vague lors de la Guerre d'Afghanistan de 2001 fut menée par les forces américaines et …britanniques .
    L'Espagne socialiste a déployé 500 soldats sur le territoire afghan. 21 de ces soldats ont été tués depuis 2005, date de la première victime espagnole du conflit. L'opposition espagnole se livre-t-elle à une démagogie nauséabonde ?
    L’Allemagne ? Elle a déployé plus de 3 500 soldats, dont les forces spéciales KSK, ainsi que des navires et des équipes luttant contre les menaces NBC (nucléaires, bactériologiques et chimiques). 21 soldats ont été tués (4 lors d'opérations de déminage, 7 lors d'un crash d'hélicoptère, 1 dans un accident, 8 par des attentats suicides et 1 par une mine).
    Et l’Italie socialiste, avant Berlusconi, avait envoyé 2 000 hommes au sol, plusieurs navires de guerre, dont un porte-aéronef. A la date de mai 2007, 9 soldats italiens étaient morts au champ d’honneur.

    La gauche s’oppose à l’ONU et à l’OTAN
    Une force de maintien de la paix de l’ONU (Nations Unies), la Force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS) est en effet opérationnelle à Kaboul depuis décembre 2001. L'OTAN a pris la direction de cette force, le 11 août 2003. Mais ne bonne partie du pays reste encore sous le contrôle des chefs de guerre bénéficiaires de la narco-économie.
    L’OTAN est une organisation politico-militaire créée à la suite de négociations entre les signataires du
    traité de Bruxelles (la Belgique, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas et le Royaume-Uni), les Etats-Unis et le Canada, ainsi que 5 autres pays d’Europe occidentale invités à participer (le Danemark, l’Italie, l’Islande, la Norvège et le Portugal), pour organiser la défense et la sécurité de l’Europe face à l’Union soviétique après la Seconde Guerre mondiale.
    En juin 2006, les ministres de la Défense de l’OTAN, réunis à Bruxelles, ont décidé de doubler les effectifs de l’ISAF, la Force internationale d'assistance et de sécurité, déployée en Afghanistan, forte actuellement de 9 000 hommes.


    La FIAS (force internationale d'assistance à la sécurité, appelée en anglais International Security and Assistance Force (ISAF) )) opère en Afghanistan et constitue la composante militaire de la coalition, sous l'égide de l'OTAN opérant dans ce pays depuis la guerre d'Afghanistan de 2001. Elle est mandatée par les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies 1386, 1413, 1444 et 1510. Son quartier général tactique est basé à Kaboul. Elle regroupait, en mai 2008, 52 700 personnes provenant de 37 pays
    Le rôle spécifique de la France dans la FIAS
    La France a contribué en 2007 à hauteur de 1 670 militaires à l'ISAF en formant les futurs officiers de l'armée nationale afghane (ANA) et en menant l'opération Pamir, chargée par la FIAS, de conduire des patrouilles de sécurisation dans la province de Kaboul et dans la plaine de la Shamali, plus au nord, et apporte un appui aérien aux forces alliées.
    En mars et avril 2008, à la demande de ses alliés, le président de la République, Nicolas Sarkozy, a promis à l'OTAN que des renforts de quelques centaines de militaires allaient être votés et déployés.
    En août 2008, on compte environ 2 500 à 3 000 avec une présence de chasseurs de l'armée de l'air française et de l'aviation navale.


    - Laurent Fabius: les ONG l'indiffèrent
    Peu lui chaut que, le 26 mai 2004, cinq membres d'ONG furent tués dans une embuscade au nord-ouest de l’Afghanistan et que le 16 juillet 2004, une roquette tomba près d'un collège visité quelques minutes plus tard par le président Hamid Karzaï, démocratiquement élu. Les Taliban revendiquent l'attentat.

    - La « Ligne Claire » est-elle bien au clair avec la situation des 40.000 veuves réduites à la mendicité à Kaboul, où l’enseignement et les soins ne peuvent plus être assurés correctement.
    Qu’en pense la socialiste qui rêvait d’être la première femme à l’Elysée et fonda sa candidature sur sa ‘maternitude’ et sa ‘féminitude’ ? Sa Cynique Majesté Royal est en effet fille et sœur de militaire et ex-bras droit du ministre de l’Education, Claude Allègre.

  • La gauche se contente de pétitions et défilés




  • - Noël Mamère

    sera comptable des morts de soldats français qu’il sacrifie en sapant le moral des troupes.

    D’autres ont voté contre la montée de l’islamisme
    Une franche majorité de parlementaires français a désavoué la politique d’obstruction de l’opposition, par leur vote .


    - pour la défense des droits de l’homme en actes :

    - l’Europe en action, plutôt qu’en paroles
    L’Eurocorps
    Créé en 1992 à l’initiative franco-allemande à laquelle se sont successivement joint la Belgique (1993), l’Espagne (1994) puis le Luxembourg (1996), ce corps d’armée est déclaré opérationnel en 1995.
    L’Union Européenne se construit par la mise en commun des forces militaires et de la diplomatie et non pas devant micros et caméras…

    - pour que l’aide humanitaire ne soit pas seulement des mots :
    Hôpital français de Kaboul

    VOIR et ENTENDRE Les « french doctors » à Kaboul (France 24 /Chaîne de l'Espoir – sept 2007)

    Ce n'est pas seulement 4 000 enfants sauvés. Ce ne sont pas seulement les médecins ou infirmières qui y ont été formés. Ce ne sont pas seulement 318 Afghans qui y travaillent, dont 20 médecins permanents.

    VOIR et ENTENDRE


    La chaîne de l'espoir - Kaboul envoyé par chainedelespoir

    L'hôpital de Kaboul, c'est aussi la preuve qu'un avenir est ouvert.

    samedi 20 septembre 2008

    La "Ligne Claire" est-elle bien claire et nette ?

    Valls fait le pont
    Le député socialiste Manuel Valls estime que "les conditions sont progressivement réunies pour un rassemblement" pour le ralliement des barons provinciaux socialistes derrière la présidente de Poitou-Charentes. Et-ce si clair et limpide?
    A deux mois du congrès socialiste de Reims en novembre prochain, la valse des égos s’emballe : « et moi, et moi ! », entend-on de toutes parts….

    Au départ, une répartition des rôles : le strauss-kahnien Pierre Moscovici qui brigue le poste de premier secrétaire en 2008, tandis que Strauss-Kahn se réserverait pour la présidentielle, en 2012.

    Mais la « Ligne Claire », une motion pour le congrès de Reims, est élaborée, au motif que ‘le congrès du Parti Socialiste est mal engagé, dans la mesure où ses enjeux semblent devoir se concentrer sur la prise du pouvoir du parti dans la perspective des présidentielles et que le débat de fond s’en trouvera escamoté.
    Et s’il faut mettre les points sur les ' i ', parce que, ‘ pire, les nécessités tactiques induites par cette lutte pour le pouvoir risquent d’engendrer une alliance des contraires qui brouillera un peu plus l’image du PS’.

    Les ‘artistes’ fondateurs de la Ligne Claire ?
    Gérard Collomb, sénateur - maire de Lyon ;
    Jean-Noël Guérini, sénateur - Président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône ;
    Vincent Feltesse, Président de la Communauté urbaine de Bordeaux - maire de Blanquefort.

    Leur motivation ?
    Le PS n’a, en effet jamais totalement tranché entre ceux qui rêvent encore du Grand soir et ceux qui assument leur choix réformiste. Cette volonté de réforme, nous l’assumons totalement dans nos collectivités locales et c’est sans doute ce qui explique les victoires que nous remportons dans ces territoires.
    Nos politiques sociales y sont audacieuses, notre engagement sur les questions environnementales fort ; nous nous situons souvent à l’avant-garde des grands projets urbains. Mais, dans le même temps, nous nous engageons pleinement sur le plan économique aux côtés des entreprises dans des politiques d’innovation et de développement qui nous permettent de créer de la richesse.
    Ces politiques sont largement approuvées par nos concitoyens qui n’hésitent pas à nous confier des responsabilités au niveau local alors même que nous échouons à toutes les élections nationales.
    C’est pourquoi nous pensons qu’il est urgent de mettre fin à la schizophrénie qui existe entre nos pratiques locales et un certain discours national. Ce sera là le plus sûr gage de pouvoir incarner une alternative à la politique aujourd’hui menée.
    Nous souhaitons donc qu’avant d’être un débat sur les personnes, le congrès de Reims soit un congrès de clarification permettant de prendre pleinement en compte le monde moderne.
    C’est pourquoi nous appelons toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans cette ligne politique à rédiger et à signer avec nous, une contribution qui mettra la clarification au cœur de nos débats du prochain congrès.


    Leurs suiveurs ?
    Jean Germain, maire de Tours - 1er Vice-Président de la Région Centre ;
    Jean Besson, dénateur de la Drôme - Vice-Président du Conseil Régional Rhône-Alpes ;
    Michel Vauzelle, député des Bouches-du-Rhône - Président de la Région Provence-Alpes Côte d’Azur ;
    Eugène Caselli, Président de la communauté urbaine de Marseille ;
    Jean-Yves Le Drian, Président de la Région Bretagne ;
    Alain Rousset, Président de la Région Aquitaine, Député de la Gironde ;
    Philippe Esnol, maire de Conflans-Sainte-Honorine - conseiller général des Yvelines ;
    Robert Alfonsi, Vice-Président du Conseil Régional PACA, - conseiller municipal de Toulon
    Et Manuel Valls, député de l’Essonne - Maire d’Evry.

    Or, la Ligne claire et Moscovici se découvrent des affinités
    D’abord, Pierre Moscovici parle d’«un premier contact», mais un proche de Martine Aubry, lui, préfère évoquer une «réunion ubuesque». Moscovici, le député du Doubs, et Aubry, la maire de Lille, ne semblent alors pas franchement à la veille d’un accord. Une rencontre, tenue le 17 septembre peu après midi dans les locaux de la Communauté urbaine de Lyon (CUL), non loin de la rue de Solférino, en témoigne, qui ne présage pas d’une alliance imminente entre ces deux candidats plus ou moins déclarés à la succession de François Hollande.

    Mais la «Ligne claire» se pousse sur le devant de la scène.
    D’un côté, François Lamy, député de l’Essonne et lieutenant de Martine Aubry, et de l’autre, le strauss-kahnien Pierre Moscovici, avec deux représentants de la «Ligne claire», en l’occurrence, Manuel Valls, député-maire d’Evry, et le Marseillais Patrick Mennucci, ex-porte-bagages de Sa Cynique Majesté Royal, au temps de ses illusions présidentielles.
    A l’ordre du jour, la position de Pierre Moscovici, résumée par l’intéressé : «J’ai un mandat confié par mon courant : travailler avec Martine Aubry et la Ligne claire. Avec une préférence de mon courant pour ma candidature.» Un postulat de départ qui n’a guère réussi à enthousiasmer les aubrystes… : «On a beaucoup parlé de la candidature de Pierre au poste de premier secrétaire, mais pas beaucoup des propositions faites à Martine. A part le fait qu’elle serait présidentiable dans la motion. Ça avait au moins le mérite de la franchise», résume François Lamy.
    Les amis de le Ch’tite Aubry, qui, pas à pas, creuse son sillon, ne pouvaient se satisfaire d’espoirs à terme. François Lamy, encore : «Convoquer une réunion pour m’expliquer qu’on va faire une motion avec les strauss-kahniens, la Ligne claire et nous, dont Martine serait une des signataires, j’ai trouvé ça curieux et même loufoque. Il n’y a même pas eu de proposition faite à Martine sur sa place dans la motion…» Rien sur les idées et un projet commun : seulement une répartition des sièges et des strapontins. C’est que la place de numéro un serait dévolue au maire de Lyon, Gérard Collomb, un des principaux promoteurs de «la Ligne claire», mais le costume du candidat serait enfilé par Moscovici.

    Plus conviviale encore le 17 septembre,
    une menace était brandie : sans accord avec les amis de Martine Aubry, les animateurs de «la Ligne claire» et Pierre Moscovici rejoindraient Sa Cynique Majesté Royal. «Intox», assure le député du Doubs, qui s’était entretenu au téléphone avec la maire de Lille, un peu avant.
    Alors Moscovici ressent la nécessité d’une mise en garde : «Je ne suis pas en train de rallier une motion Royal élargie. Toute rumeur me concernant est erronée
    Jean-Noël Guérini, patron PS des Bouches-du-Rhône, mais battu à la mairie de Marseille, et artiste co-auteur de la «Ligne claire», intervient en renfort, rassurant «Tout est ouvert», dément-il à son tour tout en admettant qu’il «n’attendait pas grand-chose de cette réunion». Il annonce que rien n’est fait et qu’officiellement il ne prendra sa décision que lundi 22 septembre, «à 24 heures du dépôt des motions»...
    A la veille du conseil national de synthèse, mardi 23, la situation ne s’est donc pas éclaircie. Commentaire d’un participant à la réunion : «Il nous reste cinq jours pour essayer de sauver le soldat socialiste…»

    Les sauveurs ne seraient-ils pas plutôt à la recherche de sauveteurs ?
    Qui sauvera la candidate échouée de la présidentielle ?

    mercredi 17 septembre 2008

    Royal, la rosière du PS, sera-t-elle forfait à la course à la direction du parti

    Hibernation de candidature et cryogénisation de motion
    L’amère Royal remettra-t-elle copie blanche au congrès du PS ?
    Désirdavenir Royal a annoncé qu'elle ne faisait "plus" de sa candidature à la direction du Parti socialiste un préalable et appelé ses concurrents à "mettre au frigidaire" les questions de candidature. La femme sandwich de Frigidaire, la marque de réfrigérateurs, s’était rendue chez le ‘grand satan’ TF1 pour cet effet d’annonce, sachant qu’il ne s’agit que d’un coup médiatique, au moment où sa cote dégringole : la faute aux ‘subprimes’ !

    Si le réfrigérateur sert bien toujours à congeler les bébés garder au froid, Sa Cynique Majesté Royal annonce donc une nouvelle entourloupette que ses thuriféraires baptisent ‘stratégie’. Il s’agit en fait pour elle de tendre son meilleur profil, tandis que ses concurrents ont le visage tordu par l’effort de la course à la direction du PS.
    A deux mois du Congrès national du parti, la p’tite présidente de la région Poitou-Charentes qui voulait se faire plus grosse que le président de la république, est en difficulté dans les sondages. Elle est devancée par le maire de Paris, Bertrand Delanoë et par la Ch’tite maire de Lille, Martine Aubry.

    Hibernation et cryogénisation
    Désir d’enfant Désirdavenir Royal a donc précisé chez Bouygues
    (et pourquoi pas chez Darty, pour l’electro-ménager) qu'elle prendrait une décision sur le maintien ou non de sa candidature au poste de premier secrétaire à l'issue du vote des militants sur les motions, les projets de chacun des courants en vue du Congrès de Reims. En attendant que la conception de sa motion soit possible, elle place les ovocytes au congélateur, pour les ressortir le jour où le peuple des militants socialistes serait prêt à la choisir comme l’élue de son cœur et lui offrirait ses paillettes congelées.

    L’amère Royal préconise l’hivernage du PS
    Elle a amorcé lundi soir un changement de cap (à 360 !).
    "Ce que je propose, c'est que chacun mette au frigidaire les questions de candidature soit au poste de premier secrétaire soit –pire– à l'élection présidentielle (...) parce que je pense que c'est cette façon de faire qui dégrade les choses", a estimé l'ex-candidate à l'élection présidentielle française.
    "Je veux mettre un coup d'arrêt à cette lente dégradation du niveau du débat au Parti socialiste", a assuré celle qui, par ses bourdes à répétition, a largement participé à l’abaissement du PS.
    Invitée à parler clair et à dire si elle retirait sa candidature, elle a finassé : "ce n'est pas ce que j'ai dit, j'ai dit que je n'en faisais pas un préalable", démontrant que le cheminement tortueux de sa pensée exige plus d’une balise. "Je pense que ce sujet doit disparaître pour l'instant des débats du Congrès", a-t-elle asséné.

    Calendrier
    La succession de François Hollande donne lieu à d'intenses tractations pour constituer des alliances en vue du Congrès qui doit s'ouvrir à Reims, le 14 novembre. Il sera précédé le 6 novembre d'un vote des militants sur les motions qui constituera un premier test des rapports de force entre les différents courants au PS. L’heure de la décongélation arrivera, si aucune rupture de la chaîne du froid n’est observée avec les militants. Une façon aussi de prendre les devants, au regard des sondages…

    Le contexte
    L'annonce de la maire de Melle intervient après l'apparition à Lourdes à la tribune, la main dans la main, du maire de la capitale et du futur premier président honoraire du PS. Mardi soir, devant plusieurs centaines de militants, Delanoë et Hollande ont fait meeting commun, annoncé leur union pour le meilleur et pour le pire et échangé les alliances.
    L’amère Royal a reçu en pleine face l’annonce de cette union, mais, anticipant la cérémonie officielle de ce pacs, leur a adressé ses meilleurs vœux de bonheur en ces termes : "C'est très bien de faire des réunions. J'aurais préféré que le premier secrétaire se tienne au-dessus des ébats débats, mais il finira par le faire", a assuré celle qui fut la compagne de François Hollande.
    Dans la journée, le président de son association, M° Jean-Pierre Mignard, avait déclaré que l'ex-candidate à l'élection présidentielle "ferait tout" pour que des convergences s'imposent, au sein du parti, "sur le plan des idées et des orientations. Mais il n’a pas précisé quand elle s’y mettra, si jamais…

    Sa Cynique susnommée reste dans la course aux alliances … par personne interposée
    M° Mignard n’a rien congelé sous forme de paillettes: il est immédiatement opérationnel !

    Il a aussitôt prétendu dans le dos de sa patronne que des convergences étaient possibles avec les signataires de la "Ligne claire" (une alliance contre nature entre Pierre Moscovici, le maire de Lyon, Gérard Collomb, et le président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini). Julien Dray (ex-porte-parole en chef de Désirdavenir Royal et son sous-marin en eaux troubles, sur cette Ligne pas claire du tout) lui-même candidat au poste de premier secrétaire, comme Moscovici : c’est clair ?.
    En simulant un retrait de candidature dans la course à la direction du PS, Sa Cynique Majesté Royal espère amorcer une stratégie qui pourrait s'avérer payante face à des militants lassés par les rivalités internes. Si toutefois ils s’entêtent à miser sur une tocarde prétentieuse.

    Dimanche, sans nommer la perfide, Pierre Moscovici désamorçait le piège :
    "Je suis persuadé que celui ou celle qui dirait aujourd'hui : 'J'ai conscience que ce congrès est dangereux, j'ai conscience du péril pour la gauche, je ne veux pas participer à ce danger-là, je me mets en dehors, au-dessus de cette situation-là', celui-ci ou celle-là gagnera le congrès et gagnera aussi, je crois, l'estime des Français", avait-il dit dans l'émission "Dimanche soir politique."

    Belle omelette d'ovocytes en perspective au PS, quand Royal passera à la phase 'décongélation'…