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jeudi 14 mai 2020

Des hauts fonctionnaires du ministère dénoncent le projet de Blanquer 

Une tribune politique,  publiée par le Café pédagogique et diffusée par la CGT-Educ'action

La gauche radicale co-gestionnaires sort du bois

"Nous observons, consternés, un système éducatif détourné de ses fondements républicains et de ses valeurs et ne pouvons nous taire". 
Ils sont comme ça une quinzaine de hauts fonctionnaires salariés du ministère  à arroser les media de leur tribune. Les mentions de deux rapports internes non publiés de l'Inspection générale montre l'origine du texte: DASEN (Directeur académique des services de l'Education nationale), inspecteurs généraux, cadres du ministère, tous grassement rémunérés, mais aussi réceptacles de primes diverses et variées qu'ils s'octroient généreusement, puisqu'ils sont les auteurs des textes qui en font des nantis. 

Bien que privilégiés et parce qu'ils voient leur emprise rognée,
ils dénoncent une "mise au pas" du ministère qui va des cadres aux enseignants de terrain
astreints à suivre des guides pédagogiques, ce qui est pourtant la moindre des garanties contre les errements de certains professeurs et d'un enseignement égalitaire sur toute l'étendue du territoire. 

Plus que "l'aveuglement scientiste" de ce dernier - qui vaut bien le scientisme des "méthodologistes" de l'Education ou ses statisticiens - , ils démontent les politiques menées par Jean-Michel Blanquer depuis 2017 : une vieille rancune réchauffée par le coronavirus. 
D'abord sur l'enseignement professionnel, officiellement "réévalué", alors que s'applique en fait un véritable hold-up sur l'avenir des jeunes des lycées professionnels à qui on ferme toute perspective de poursuite d'études. La vérité, c'est que ce sont des études clairement définies, depuis l'origine, comme courtes et limitées  dans les perspectives ouvertes. 
Même logique pour les autres lycéens, engagés avec les E3C dans une course perpétuelle à la performance qui élimine les faibles: la vie est sans pitié pour les canards boiteux et le marché ne les recrute pas, sinon, point de marché, point d'emploi et de pouvoir d'achat. 

Proclamée par Jean-Michel Blanquer, la "priorité au primaire" est en fait la "priorité aux maternelles privées", favorisées par la loi Blanquer: autre vieille querelle inépuisable remontant à la séparation de l'Eglise et de l'Etat, mais "tigre enfourché" par la gauche à la moindre occasion. 

Ainsi dénoncent-ils le "double discours permanent" de JM Blanquer 
En évoquant cet "en même temps", nos hauts-fonctionnaires visent Macron "nourrissant une rhétorique d'une duplicité chronique" lui aussi et au premier chef. 

Pour les activistes du ministère, attachés aux valeurs républicaines de l’Ecole, comme les usurpateurs, PS ou LFI, qui se sont approprié la démocratie, la politique menée par Blanquer est profondément réactionnaire. 
Cette tribune est en fait une riposte haineuse venant quelques jours après la tribune d'un haut fonctionnaire du ministère de l’Education nationale: ce nouveau texte témoigne de la lutte d'influence qui se joue autour de Blanquer - que la presse a justement déclaré en partance lors de la constitution du prochain gouvernement, avant l'été -, du climat insupportable de fin de règne au gouvernement et donc rue de Grenelle.

Voici le texte dont les électeurs français ont rejeté l'idéologie qui la sous-tend 

Nous, enseignants, formateurs, chercheurs, inspecteurs du premier et second degrés, inspecteurs généraux, directeurs académiques, cadres de l'administration centrale [deux de chaque catégorie font environ quinze], sommes des témoins privilégiées et informés de la situation actuelle de l'école. Animer des équipes pédagogiques, diriger les services départementaux de l’Education nationale, piloter une circonscription, former des enseignants, enseigner les disciplines au programme, réfléchir à comment faire en sorte d'assurer au mieux la réussite de tous les élèves : tel est, depuis tant de temps pour les uns, moins longtemps pour d'autres, notre métier. Nous ne nous sentons pas partisans, et avons toujours été du côté des réformes quand celles-ci allaient dans le sens de l'amélioration des apprentissages et de l'épanouissement des élèves. L'esprit de chapelle nous est étranger et l'idée d'appartenir à un quelconque parti ou organisation qui nous aurait obligés à nous taire en cas de désaccord ne nous a jamais effleuré. Du reste, certains d'entre nous sont de « droite » et d'autres « de gauche » mais notre loyauté aux valeurs de l’École n’est d'aucun bord, elle est quotidienne. Et nous nous efforçons, au jour le jour, de la défendre et de la faire vivre de notre mieux.
Or aujourd'hui, nous ne pouvons plus nous taire. Au-delà même de la gestion chaotique du Covid 19 dans les écoles, au-delà, dans ce contexte complexe, des propos du ministre contradictoires, évasifs, ou immédiatement infirmés par le Premier ministre, nous considérons que ce serait une faute éthique et politique. Qu'observons-nous bien plus précisément que les journalistes, même les plus aguerris, n'écrivent ?

Nous voyons tout d'abord un immense mensonge.

En prétendant construire une école de la Confiance, le ministre et son Cabinet instaure un authentique climat de défiance. Dans ce climat aux ordres, le Cabinet ministériel manie contrôles, censures, dans un management autoritaire, fondé sur la suspicion, la menace, le verrouillage de toute expression qui ne serait pas « dans la ligne ». Les recteurs et les Directeurs académiques convoqués pour une grand messe qui nie leur marge d'autonomie et d'expertise. Ces procédés sont inédits, jamais vus à ce niveau dans l’École de la République ; les cadres que nous sommes les constatons, et les déplorons, soucieux que nous demeurons de ne pas confondre loyauté et soumission, conscience professionnelle et obéissance aveugle.

Les cadres que nous sommes y voient se déployer sans retenue, un double discours permanent, nourrissant une rhétorique d'une duplicité chronique : cela passe par l'affirmation d'une priorité accordée au primaire, notamment dans la politique dite des fondamentaux et du dédoublement des classes (GS, CP et CE1), mais dans le même temps une relégation d'autres mesures parmi les plus efficaces (comme « plus de maîtres que de classes) au profit de dispositifs dont aucune étude ne permet à ce jour de mesurer l'efficacité réelle sur les apprentissages des élèves. Le seul juge de paix étant le ressenti du Ministre disant que tout va mieux là où aucun indicateur fiable ne peut le confirmer. L'affichage d'un discours sur l'Excellence en voie professionnelle est brandie alors que dans le même temps s'opère une dilution de la voie professionnelle publique sous statut scolaire en vue d'une disparition progressive du lycée professionnel mis en concurrence avec des organismes de formation privés et l'apprentissage. En voie générale des lycées, la réforme du Bac a montré son impréparation et aussi le fait que les élèves les mieux dotés socialement seraient, là encore, les plus à l'aise.

Mise au pas

Ce n'est pas seulement la liberté pédagogique des enseignants qui est mise à mal, mais aussi la liberté de pensée d'une Institution toute entière mise au pas. La liste serait longue, à la Prévert (mais malheureusement moins réjouissante) : des enseignants à qui l'on distribue des « guides », au mépris de leur expertise, des inspecteurs du premier degré que l'on veut caporaliser, dont on réduit les missions à des fonctions de contrôle, des inspecteurs du second degré sommés de relayer des injonctions paradoxales, et de nier la réalité des difficultés de mise en œuvre sur le terrain, une Inspection générale de plus en plus technocratisée, réduite au contrôle et dépossédée de sa fonction d'expertise, des chercheurs en sciences de l'éducation, en sciences humaines et sociales que l'on stigmatise, ostracise, voire excommunie du débat d'idées inhérent à tout système éducatif dans un État de droit, des instances d'évaluation que l'on met au pas, voire que l'on remplace pour que le Ministre ne puisse disposer que des évaluations abondant dans le sens des réformes du ministère.

Ce sont encore des fonctionnaires et hauts-fonctionnaires purement et simplement dépossédés de leurs dossiers d'expertise au profit de technocrates plus soucieux de leur intérêt de carrière à court terme que de la qualité du service rendu compte tenu, au choix, de leur inexpérience ou de leur incompétence. Ou d'autres encore qui sans conscience ou par idéologie, peuvent enfin donner libre cours à leur autoritarisme spontané.
Les enseignants du premier degré sont quant à eux renvoyés à un statut de simple exécutants, suspendus à des préconisations d'une neuroscience devenue toute puissante et intolérante aux autres sciences de l'éducation. Des inspecteurs territoriaux deviennent contraints de surveiller et obligés de se faire, eux-mêmes et à leur corps défendant, des exécutants aux ordres, malgré leur ressentiment, malgré parfois leur honte (une phrase revient souvent dans toutes les académies, à presque tous les postes sans que le Cabinet n'en ait cure : « jusqu'où pourrons-nous nous regarder dans la glace le matin ? » ; « nous avons l'impression de nous renier nous-mêmes », etc.). Les agents publics sont amenés à faire passer les réformes venues d'en haut, au mépris même de leur autonomie et de leur conceptions éducatives.

Scientisme

Nous, cadres, observons également un aveuglement scientiste : le Ministre, dès son arrivée rue de Grenelle, a voulu donner une caution scientifique colorée de modernité à ce qui ne relève que de mesures idéologiques marquées dans les faits du sceau d'une pensée conservatrice et néolibérale sommaire. L'installation, sous la houlette directe du ministère et au détriment d'instances existantes d'évaluation du système scolaire, du Conseil Scientifique de l’Education nationale en témoigne. Ici, ne règne qu'une vision de la recherche cognitive, sans la didactique, sans les sciences de l'éducation, ni la sociologie de l'école. « Tout se joue dans le cerveau » dit le ministre. Vive l'imagerie du cerveau. À bas les 100 ans de recherches pluridisciplinaires sur l'école ! La communication ministérielle est formelle, en laissant croire que la simple « remédiation » technique, fondée sur des procédures et des protocoles, sur du «pilotage par les preuves» suite à des tests de positionnement pourra vaincre la difficulté scolaire. Les neurosciences (et encore, une école particulière) sont érigées au rang de nouvelle doctrine pédagogique au détriment du savoir-faire des enseignants et des personnels d'encadrement de terrain ; elles se substituent ainsi à la compréhension des enjeux culturels, sociaux et cognitifs des apprentissages scolaires. Le numérique éducatif, alpha et oméga de la pensée pédagogique actuelle, sert de cheval de Troie pour infiltrer les pratiques pédagogiques et offrir l'échec scolaire en marché aux éditeurs numériques et opérateurs privés. Les annonces récentes du Ministre au moment du déconfinement sur l'importance future de l'enseignement à distance vont bien dans ce sens. L'invasion des soft skillsissues de l'idéologie néolibérale, reprenant les théories béhavioristes les plus éculées, contaminent le champ éducatif comme nouveau modèle de compétences centré sur l'individu au détriment des valeurs du collectif. Un détournement des thématiques de la personnalisation, de l'individualisation vient achever le travail en faisant porter sur les individus et non plus sur le collectif et les choix politiques la réussite des personnes ou de leur propre échec dans le système.


Un projet réactionnaire

Nous contemplons aussi, atterrés au quotidien, des mesures dites « pour la justice sociale » qui ne font qu'augmenter les inégalités sociales devant l'école.

En voie générale, sous le prétexte de l'exigence et du rehaussement du niveau, le ministre rétablit une culture élitiste qui trie, hiérarchise et sélectionne les élèves, mettant en place la compétition de tous et l'élimination des plus faibles au fur et à mesure du cursus scolaire. La réforme du Bac soumet les familles à une carte des enseignements de spécialités créant des inégalités territoriales de fait. Les E3C soumettent à une pression certificative permanente les élèves et leurs enseignants; dénoncées par les Chefs d'établissement et par une note interne de l'Inspection générale, perturbées dans plusieurs établissements, générant anxiété des élèves, pression permanente de tous et difficultés de mise en œuvre, ces épreuves ne servent que des logiques évaluatives au détriment des logiques de formation.
En voie professionnelle, alors qu'une large part du projet de démocratisation de l’École a reposé sur l'accès de ces élèves à l'enseignement supérieur, les bacheliers professionnels ont été dépossédés à bas bruit des disciplines de l'enseignement général par une baisse drastique des horaires, ce qui leur interdit désormais tout projet de poursuites d'études. Cette saignée horaire des disciplines générales en lycée professionnel, dénoncée par les enseignants comme on crie dans le désert, attente aussi à un enseignement émancipateur, levier majeur de l'intégration des élèves issus des milieux populaires. Cette politique consiste, de fait, à séparer les LP du paysage scolaire français en les arrimant au monde de l'entreprise et à une vision surannée et irréelle de l'apprentissage.
Dans le primaire et au collège, la liste est longue encore des entorses à notre Pacte républicain autour de l’École : une priorisation accordée à la maternelle privée (avec l'obligation scolaire à 3 ans) quand les maternelles publiques manquent de moyens ; une instrumentalisation de la thématique de l'échec scolaire pour rogner sur les moyens attribués à l’Éducation prioritaire (dont le nom même s'efface du portail internet du ministère) ; l'abandon de la dimension pédagogique de l’Éducation Prioritaire se faisant, au profit du thème, politiquement fort, de la ruralité. Nous dénonçons, en tant qu'acteurs de terrain et pilotes de ces réseaux, le détricotage progressif de cette politique œuvrant depuis des années à comprendre et à agir sur les difficultés des élèves les plus éloignés de l’Ecole.

[Fin du formatage?]
Education à la citoyenneté et laïcité dévoyés

Et pour aggraver encore le constat, le Ministre a choisi une mise en scène d'un traitement « sage » de la question de la laïcité scolaire tout en nommant un Conseil des Sages composé de membres dont certains sont très nerveux sur ces questions sensibles, contribuant ainsi à une irresponsable hystérisation du débat médiatique sur l'islam. Ce principe de laïcité scolaire, auquel nous tenons tant, se dit parfois au mépris de la loi, par le Ministre lui-même. À ce titre, l'instrumentalisation de la laïcité à des fins politiques, est heureusement contrôlée par les acteurs de terrain que nous sommes et... le Premier ministre lui-même au sujet des mamans accompagnatrices. Une instrumentalisation qui s'étend aussi aux questions liées aux banlieues, et au mépris des travaux existants. Mais il est vrai qu'il s'agit souvent de travaux sociologiques que le ministre renvoie, d'une formule de slogan, à des bourdieuseries sans intérêt et fausses.

Pourtant, le Ministre se voulait offensif sur la question de la citoyenneté : n'a-t-il pas annoncé un ajout au tryptique [Nous, qui ne sommes pas enseignants, formateurs, chercheurs, inspecteurs, nous écrivons 'triptyque' !] républicain : Liberté, égalité, fraternité et Respecter autrui ? Il s'agit là encore de l'énonciation d'une formule (« respecter autrui ») dont, nous, acteurs de terrain situés à tous les échelons de l'Institution, pouvons certifier du fait qu'aucune action ne vient appuyer cette intention, réduite à une formule d'affichage réservée à la communication médiatique ministérielle. Le Conseil Supérieur des Programmes a consciencieusement vidé de sa substance pédagogique l'enseignement moral et civique (EMC) par un ajustement de ces programmes deux ans à peine après sa mise en place. Verrouillage, contrôle et reprise en main sont là aussi à l'ordre du jour. De même, rien ne vient favoriser les formations d'enseignants sur ce « respecter autrui » dont l'exemple le plus net est la formation statutaire des enseignants du premier degré qui, cantonnés aux « fondamentaux » que seraient le français et les mathématiques, évacue tous les domaines de la culture (tant scientifique, humaniste, artistique, historique que géographique). La formation statutaire des cadres suit le même chemin dans un Institut (l'IH2EF) dévolu désormais uniquement à la passation des consignes ministérielles. Le ministère ferait bien d'initier dans ses logiques quotidiennes ce « respecter autrui » si absent de ses propres fonctionnements, comme un rapport de l'Inspection générale vient de le pointer, notamment au sujet de l'organisation interne de la rue de Grenelle et de la Dgesco en particulier.
Nous, cadres de l’Education nationale, confondus par la situation faite à l’Ecole de la République, ne pouvons nous résoudre à cet état de fait et prenons la responsabilité d'écrire ici pour, qu'au moins, nous puissions nous regarder en face et nous dire que nous avons prévenu du tournant qu'avait pris l’École. Car au-delà de telle ou telle mesure, c'est bien la philosophie d'ensemble qui vient heurter nos valeurs. La culture ministérielle actuelle est éloignée, de fait, de la culture professionnelle enseignante et de terrain. Le Ministre entend aujourd'hui piloter de façon autoritaire des réformes sans construire l'adhésion des enseignants et sans prendre en compte l'expertise des personnels d'encadrement. Symptomatiquement, la loi « pour l'école de la confiance » couvre de facto une politique de la défiance inédite à l'égard du pédagogique. Le plus grave est là. Nous observons, consternés, un système éducatif détourné de ses fondements républicains et de ses valeurs et ne pouvons nous taire. Le terrifiant verrouillage en cours du débat démocratique sur les enjeux et les finalités d'une École pour tous ne se fera pas avec notre contribution car nous ne voulons pas, nous, enseignants, formateurs, chercheurs, inspecteurs du premier et second degrés, inspecteurs généraux, directeurs académiques, cadres de l'administration centrale, trahir l’École de la République et ses idéaux.

Groupe Grenelle
L'identité des signataires n'est pas connue: ils restent encapuchonnés... 

Fin août dernier, la gauche extrême avait déjà eu un accès de colère
Dans la foulée des mobilisations de l’année écoulée, et notamment de la grève des correcteurs du bac, s'était tenue à Vincennes (Val-de-Marne), du 26 au 28 août, une université d’été enseignante organisée en marge des syndicats et placée sous le signe de la contestation des réformes gouvernementales, première 'Université d’été des enseignants', unis par une commune aversion idéologique à l’égard des réformes lancées par le ministre Jean-Michel Blanquer, réformes qui, selon eux, ont pour but de préparer une école "à deux vitesses", un slogan éculé, dans l’écrin de verdure de la Cartoucherie de Vincennes (Val-de-Marne) connue pour être un lieu tabou de création théâtrale, puisqu'animé par Ariane Mnouchkine - laquelle, avec 150 intellectuels, signa un texte qui appelle à voter pour Ségolène Royal, en 2007 - et sa troupe du Théâtre du Soleil, lequel accueillit des membres de la troupe afghane 'Théâtre Aftab' de Kaboul.

Rappelez-vous aussi "Bloquons Blanquer", site créé en mars 2019.
A la suite d'une AG parisienne, deux militantes enseignantes franciliennes, partisanes de la "pédagogie active", dont 'Louise', un pseudonyme pour cette pratiquante de la méthode Freinet, avaient créé ce site étendard de la révolte enseignante contre la politique menée par Blanquer, qualifiée de 'Blitzkrieg' ou 'guerre-éclair', qui vise la sidération. 
A titre d'exemple, citons leur dénonciation de l’article 1 de la loi, qui crée une "école du socle" et instaure un "devoir d’exemplarité" qui les inquiéta : "on est dans 1984, mais ça a l’air d’être un mauvais Disney, avec des couleurs chatoyantes et rien de bien méchant".
Pour faire court: on ne touche à rien. Ne cherchez pas les conservateurs, vous les avez...

samedi 29 mai 2010

Désirdavenir Royal sort de sa réserve

Elle trace son sillon, telle la « paysanne » Merkel de Mélenchon
Spectacle de la Cartoucherie, Ariane Mnouchkine


Elle avait disparu des écrans radar; elle réapparaît sur la TNT

Consciente d'avoir saturé les media nationaux, la femme blessée était allée lécher ses plaies loin des regards. Marie-sEGOlène s'était recentrée sur la sauvegarde de son unique mandat en s'impliquant dans les régionales. Mais
la quinqua ne craint rien tant que la retraite à soixante ans: elle aura 59 ans en 2012... Travailler encore à 64 ans en 2017 n'est pas un obstacle !
Ainsi donc, Sa Cynique Majesté Royal n'a pas encore arboré son sourire attrape-tout que déjà la presse nous la recommande dimanche sur France 5.

On nous dit que


parce que celle qu'on désigne charitablement comme l'ex-candidate PS à la présidentielle est passée en mode veille, la candidate battue de la gauche est apaisée.
Mais celle qui nous avait pourtant assuré "J'ai cicatrisé ma blessure", dans Paris Match en septembre 2007, en 2008 s'en prend à son vainqueur, en toute objectivité, assurant qu' « il est là, les bras ballants ». Et encore un an plus tard, celle qui n'a pas non plus jonché le congrès de Reims de pétales de rose, accuse de vol Martine Aubry.
Si elle a cicatrisé sa blessure, sa blessure n'a pas cicatrisé.

On nous dit aussi que

parce que la candidate battue en 2007 est au plus bas des sondages, celle qui n'est plus que présidente de région aurait appris ce qu'est sa juste valeur.

=> Aussitôt réélue, la tempête Xynthia, colère céleste et dépression météorologique, a balayé la région dans la nuit du 27 au 28 février 2010 et une partie de la journée du 28. Le 1er mars, le président de la République Nicolas Sarkozy, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, le ministre de l'écologie Jean-Louis Borloo et le secrétaire d'état aux transports Dominique Bussereau se rendirent en Charente-Maritime et en Vendée.
Alors la laborantine du marais poitevin se rebella contre ce châtiment divin: 12 victimes dans le département de la Charente-Maritime, en Poitou-Charentes, ne pouvaient laisser indifférente leur compassionnelle mais néamoins populiste présidente de région. La meilleure défense étant l'attaque, elle mouilla donc son chemisier dans la défense des victimes de la tempête Xynthia qui avait durement frappé ceux qui avaient bafoué les règles élémentaires de prudence en zone inondable et la réglementation. La demande de permis de construire est déposée en mairie et le dossier est examiné par le service d'urbanisme de la commune ou par les services préfectoraux.
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=> Dans l'affaire Heuliez, l'efficacité de son action médiatique trouva encore sa juste récompense. Elle tempêta en défilant avec les salariés et en accusant les pouvoirs publics. Tant et si bien qu'elle fit fuir les repreneurs potentiels. Son bilan ? Le vendredi 21 mai 2010, le tribunal de commerce de Niort a validé la demande de reconnaissance de cessation de paiement de la société Heuliez New World.
Lors des élections régionales en Poitou-Charentes, la présidente socialiste sortante avait eu le front de soutenir, à Poitiers face à son concurrent, qu'une «grande entreprise mutualiste de Niort» anonyme avait l'«intention d'entrer au capital d'Heuliez». Interrogée à la sortie du débat, l'élue n'avait pas souhaité dévoiler le nom de l'entreprise mutualiste concernée. Elle a disparu sans laisser de traces...
«Depuis que la région a décidé d'entrer dans le capital d'Heuliez, j'ai toujours dit qu'il faudrait élargir le pacte d'actionnaires», avait-elle simplement ajouté. Des 5 millions promis par la région, on ne sait pas à quoi ils ont été employés et si même ils ont été versés !
Sur les quatre repreneurs annoncés, il n'est pas certain que seulement deux seraient encore en lice. D’un côté, le fonds d’investissements asiatique Delamore and Owl Group Company prêt à investir 25 millions d’euros et à reprendre la société dans sa globalité. De l’autre, une association d’investisseurs franco-allemande qui veut éclater la société sans précisions supplémentaires.

Ce qu'on sait pour sûr, c'est seulement qu'Emile Brégeon, délégué CFDT d’Heuliez, et Guy Eyermann, délégué CGT de New Fabris, se sont compromis sur la liste de la sortante pour les élections Régionales... "Je tiens à remercier Madame Royal d’avoir permis à un ouvrier comme moi d’être sur sa liste", a expliqué Eyermann.
Les travailleurs doivent-ils les remercier ?

On nous dit enfin que

parce que l'amère de Melle nous a donné un peu de repos à tous, ses rapports avec Martine Aubry seraient les meilleurs du monde.
L'éternel candidate battue ne se rendra pourtant pas samedi à la convention nationale socialiste sur le nouveau modèle de développement. Selon son porte-parole, par la poste et par courtoisie, le phare socialiste du marais poitevin a envoyé une contribution "à la lumière de son action en Poitou-Charentes sur la sociale-écologie".
Tant que le phare d'Alexandrie à l'échelle picto-charentaise (en ruine depuis le 14e siècle) reste en marge du PS, ses rapports avec la première secrétaire Martine Aubry sont "complètement normalisés". Elle a cependant rencontré son ex-rivale en avril et en catimini, puis la semaine dernière, mais la presse politique n'en a rien laissé filtrer, sauf que "c'est l'entente cordiale". Deux monstres socialistes qui se donnent rendez-vous dans Paris sans qu'on n'en sache rien, est-ce pensable ?
Les media dévots ont dû pratiquer l'auto-censure militante qu'inspire le respect de la déontologie professionnelle et des lecteurs. Elles auraient compris leur intérêt à ne "pas s'agresser" et les 'décrypteurs' vertueux auraient acquiescé...

Ses conseillers en marketing tentent de faire remonter le désir

Celle qui promet "aujourd'hui", de n'être plus candidate à la présidence de la République, bien qu'elle ait "la légitimité" que confère un première tentative déçue, ne devrait pas dévoiler davantage ses intentions. M. Garot laisse entendre qu'après avoir pris six points dans la vue en 2007 elle n'est "pas dans l'obsession présidentielle".
Et pourtant, si "elle est complètement immergée dans la réflexion local/global', « elle veut [aussi] travailler sur le fond, continue à tracer son sillon", assure son entourage.


Alors, la revoilà !
Dimanche, la présidente de Poitou-Charentes doit "expliciter certaines positions, sur les retraites et le plan de rigueur, d'austérité que prépare le gouvernement", a expliqué son porte-parole, Guillaume Garot, député-maire de Laval.

Son service de presse maintient le lien par communiqués réguliers sur les retraites, le Grenelle 2, ou sur le voile intégral. Son dernier long entretien sur une télévision nationale remonte au 25 mars avec "A vous de juger" sur France 2. Malgré un record de bourdes dans sa précédente campagne, cette lumière préfère "s'exprimer sur des sujets de fond, apporter son éclairage fondé sur son action d'élue de terrain et son analyse de la situation économique et internationale", raconte Garot.

Son cas n'est pourtant pas net
Selon un sondage IFOP pour Paris Match, la picto-charentaise aurait gagné six points à 15% en dormant: elle ravirait ainsi la deuxième place à Mme Aubry derrière DSK, des rivaux PS pour 2012.

E n revanche, selon le récent palmarès Ipsos-Le Point des personnalités politiques, la battue de 2007 ne recueille plus que 50% (-10 points) d'avis favorables chez les sympathisants socialistes et 32% (-5 points) sur l'ensemble. Lire PaSiDupes sur la haute opinion qu'elle a des sondages

Le plaisir solitaire de la politique


Fidèle à sa démocratie participative en vase clos, elle a récemment lancé sur le site de son association une "consultation populaire" sur mesure, à propos des retraites et de la fiscalité. Repère d'inconditionnels, cette association peine à jouir d'une audience critique et constructive: fondés sur le principe du clonage, ce ne sont que des répliques à l'infini des désirs de l'animatrice, une dérive totalitaire de l'idée de parti.

=> Vice-présidente de l'Internationale socialiste par la grâce de Titine Aubry (qui pensait se sentir mieux en la sachant loin), l'éternelle aspirante à l'Elysée se délocalisera à New York en juin pour la tenue du Conseil. Une boîte à savon pour s'exprimer sur la crise financière, la mondialisation et les outils de régulation.

=> Contrainte à faire de la politique autrement, le 4 juillet, aux frais de Sa Région, l'asociale instrumentalisera le malheur des autres en faisant la fête:
elle organisera un apéro géant "champêtre et solidaire du littoral durement touché par la tempête", à Rochefort: tenue de deuil de rigueur ?
La journée aura commencé dans la joie et la bonne humeur: sa 10e "université populaire participative" portera sur la "crise et l'accélération du temps", avec le philosophe Paul Virilio. Ses co-listiers, Emile Brégeon, délégué CFDT d’Heuliez, et Guy Eyermann, délégué CGT de New Fabris, sont-ils de la fête ?

Au programme également, une AG de son association qui revendique quelque 10.000 adhérents (combien, selon la police: trois fois moins ?), lesquels seront invités à cracher au bassinet: le multi-milliardaire Pierre Bergé ne veut plus contribuer; les plus défavorisés vont devoir financer la lutte des pauvres contre les riches...

=> Autre opération de financement, sa troisième "Fête de la Fraternité" aura lieu à la Cartoucherie de Vincennes les 11 et 12 septembre, "grâce à Ariane Mnouchkine". Traduire: "offert", et non pas par la metteuse en scène, mais par tous les Français, qu'ils le veuillent ou non, puisque son Théatre du Soleil est subventionné par le ministère de la Culture et les contribuables !

=>
=> Enfin, Madame prépare un Dictionnaire Royal de la politique.
Les portes de l'Académie française s'ouvriront-elles sur la 'bravitude' ?

samedi 22 novembre 2008

Le PS se déchire ... pour offrir du "pain béni" à l’UMP

La Ségo-star voulait la rupture : elle l’a !
Le matraquage médiatique éhonté de Sa Cynique Majesté Royal pour arriver à ses fins a réussi à anesthésier l’esprit critique des journalistes, politologues et autres fatigués de la politique. L’élection inattendue de Martine Aubry les a soudainement sortis de leur béatitude, tandis que l’équipe trop confiante de l’amère Royal est tombée de tout son haut, avec fracas, comme tout ce qu’elle fait.
Mais tant de suffisance et d’arrogance ont enfin produit l’effet de rejet salutaire qui peut permettre au PS de se dégager de cette emprise maléfique qui avait déjà conduit le PS à la défaite une première fois. L’insolente d’hypocrisie, la manipulation des esprits et le rentre-dedans des ambitieux soutiens de la Ségo-star, ces dernières années, sont cette fois désavoués en interne.

Les malheureux battus ne sont pas contrits.
L’élection de Sa Cynique Majesté Royal au poste de premier secrétaire paraissait tellement évidente à ces démocrates totalitaires, que la gueule de bois du réveil leur est insupportable. Les agressions, verbales pour l’heure, se multiplient, d’autant plus violentes que les parieurs sur la Ségo-star avaient misé gros. Les ‘escort boys’ de Royal sont les plus véhéments. Fraîchement promus, Peillon et Valls, risquent de retourner à la pénombre d’où Désirdavenir Royal les a tout juste tirés pour rafraîchir sa propre image de quinqua.

Valls fait de la résistance
Le phénomène Royal est une catastrophe pour la démocratie française.


  • Valls déclare la guerre civile au PS
    Au nom de Royal, qui n’exhibe plus son sourire 'ultra bright' rectifié, le second couteau a averti qu’elle contestera le résultat de l'élection au PS par "tous les moyens politiques, juridiques et judiciaires", samedi sur France 2.
  • Guerre aux camarades voleurs
    "Nous sommes très déterminés à ne pas nous laisser voler cette victoire. Nous utiliserons tous les moyens politiques, juridiques et judiciaires pour contester cette victoire", a-t-il lancé, hors de lui. (Lien video LCI)
  • Appel à la révolte militante
    "J'appelle à une révolte des militants", a encore dit M. Valls, pour qui "il n'y a pas de victoire de Martine Aubry" et qui a renouvelé son exigence d'un nouveau vote.
  • VOIR et ENTENDRE



    Le clan Royal veut faire régner sa loi et imposer la terreur Rue de Solférino et dans les fédérations.

    La personne de Sa Cynique Majesté Royal divise le PS
    > Devoir de mémoire
    Lionel Jospin a déclaré jeudi : "Au congrès s'est dessinée une majorité potentielle très large pour une orientation politique, même si elle n'a pas été malheureusement concrétisée. Je pense donc qu'il vaut mieux que le Premier secrétaire qui dirigera le parti dans les trois ans qui viennent soit à l'unisson de cette orientation qui a été dégagée par les militants".
    Au passage, l'ancien Premier ministre, dont les relations sont très mauvaises avec son ancienne sous-ministre Royal, a répliqué aux attaques de la candidate contre le "vieux parti". Attaque qui n’avait pas fait de vagues dans la presse. "Dans le socialisme, les 'néos', ceux qui ont été contre le vieux et pour le neuf, n'ont pas toujours laissé de très bons souvenirs", a-t-il lâché. Une allusion à la théorie néo-socialiste (Lien Wikipedia) apparue dès les années 20 et visant justement à renouveler la pensée socialiste. Vingt ans plus tard, leur recherche de solutions nouvelles conduisit une partie de ses promoteurs, tel Marcel Déat, à regarder favorablement l'Allemagne nazie, tandis que d’autres, choisirent la Résistance. Curieusement, les amis de Sa Cynique Majesté susnommée l’ont associée aux premiers…"Le sujet n'est pas vieux ou nouveau, le sujet, c'est à mon avis plutôt une question d'authenticité" socialiste, a conclu Lionel Jospin.
    > La metteuse en scène Ariane Mnouchkine, fille du producteur de cinéma Alexandre Mnouchkine, né en
    Russie et mort à Neuilly-sur-Seine, et soutien de la Ségo-star au Zénith, a dénoncé vendredi "l'ignominie" du sous-entendu de Lionel Jospin.
    Proche de la féministe Hélène Cixous, cette signataire en 2007 avec 150 « intellectuels » de gauche d’un texte qui appellait à voter pour Désirdavenir Royal, « contre une droite d’arrogance [ !] », pour « une gauche d’espérance », n’est ni neutre, ni … manichéenne. "Voilà jusqu'où, prisonnier d'une hostilité devenue pathologique, Lionel Jospin pousse l'intoxication. Voilà jusqu'où Lionel Jospin est prêt à aller dans la falsification. Voilà jusqu'où il tente d'entraîner ceux qu'il influence encore", s'est exclamée la non-influençable Ariane Mnouchkine dans un communiqué transmis par le service de presse …Royal.
    > Réaction de Vincent Peillon, second couteau Royal
    "Si cela est vrai (j'ai beaucoup d'amitié pour Lionel Jospin, chacun le sait), ce n'est pas à son honneur. Donc, je préfère croire que cela n'est pas vrai et j'ai constaté que dans le XVIIIe arrondissement et y compris dans la section de Bertrand Delanoë, c'est Ségolène Royal qui était arrivée en tête."
    "Je pense que ce genre d'arguments, mais vous savez à commenter les choses qui sont reprises (je n'ai pas eu Lionel Jospin au téléphone, je n'ai pas eu de discussions avec lui) mais effectivement, ça n'est pas - si cela est vrai - une bonne chose."
    L’ancien premier ministre Jospin ne devrait donc pas être exclu du PS, pour délit d’opinion ! Peut-être tondu par la camarade Mnouchkine?

    Désirdavenir Royal fait obstacle à l’alternance

    >
    "Un bon droite-gauche, assez équilibré, est la meilleure des choses. Ca nous évite d'avoir des troisièmes voies que représenteraient celle de Bayrou, au centre, ou celle de Besancenot, à l'extrême gauche", estime Benoist Apparu.
    Il faut donc "deux partis d'alternance qui peuvent succéder l'un à l'autre sans difficulté et sans drame". Deux partis "qui tiennent bien la route, l'UMP d'un côté et le PS de l'autre", à l'exemple de "toutes les grandes démocraties qui fonctionnent bien", résume-t-il.

  • "La droite joue sur du velours", selon P. Perrineau : selon lui, la battue et rebattue sert les intérêts de Sarkozy en affaiblissant toujours plus le PS : le "grand vainqueur" du Congrès de Reims, c'est "incontestablement Nicolas Sarkozy", et cette bataille fratricide du "pain béni" pour sa majorité.
  • La majorité relative de Martine Aubry au deuxième tour est contestée par l’amère Royal, qui ne tire pas les conséquences d’une nouvelle défaite, malgré les media serviles qui la portent et ont tenté de l’imposer. Les journalistes n’acceptent donc pas de reconnaître leur erreur de jugement et continuent, à ses côtés, leur combat d’arrière garde, recourrant toujours aux mêmes canulars lassants.

    Contre toute vraisemblance au regard de la dernière présidentielle, une certaine presse lance ainsi l’idée culpabilisante que Sa Cynique susnommée aurait pu être, encore en 2012, l’adversaire le plus redoutable pour Nicolas Sarkozy, bien qu’elle ait réalisé à la présidentielle de 2007 le plus mauvais score, dans un duel gauche droite, depuis celui de François Mitterrand en 1965.

    Que les Ségogos se rassurent néanmoins, avec Pascal Perrineau, directeur du Cevipof (Centre de recherches politiques de Science Po), selon lequel, pour le malheur de l’opposition française, rien «n'empêchera Mme Royal de continuer à jouer sa petite musique"…
    A moins qu’elle n’enchaîne les « couacs » et ne disjoncte !
  • Pour le "pain béni", on murmure dans les confessionaux, que Bayrou est demandeur et que le trotskiste Besancenot mangerait bien de ce pain-là: pour cette paire-là, tout çà vaut bien une messe !

    mardi 30 septembre 2008

    Désirdavenir Royal fait sa « révolution culturelle »…

    L’amère Royal, révolutionnaire en dentelles
    La France est en état de sidération
    La candidate socialiste à la présidentielle se donne maintenant en spectacle, costumée en hippie et toilettée en caniche:
    VOIR et ENTENDRE

    Les trotskistes de la LCR, Besancenot en tête, ne décolèrent pas : Sa Cynique Majesté Royal ridiculiserait, selon eux, la cause révolutionnaire !
    En levé de rideau de son spectacle du Zénith samedi dernier, l’amère Royal a en effet insisté sur le rôle de la sous-culture dans l'émancipation des masses laborieuses. Elle a ensuite lâché le micro en deuxième partie, pour laisser place aux travaux pratiques de la révolution de salon en chansons de son Rassemblement de la fraternité … révolutionnaire !
    VOIR et ENTENDRE

    "Il faut passer des discours aux actes" envoyé par franceinter

    Concert de bric et de broc et symbole de la France métissée (slogan résurgent de la campagne présidentielle repris dans sa motion du congrès):

    Les Neg'Marrons
    , Ben-J et Jacky, pour la mixité (cf. le collectif musical Secteur A). Le nèg'marron, c’est le personnage spécifique de l’histoire de la Guyane qui représente l’esclave évadé qui se cache dans la forêt, suivant le terme de la langue espagnole : cimarrón.
    En France, le groupe adresse au gouvernement des pamphlets contre l’exclusion et la précarité, avec un titre festif : ‘On fout le feu’.
    Il s’agit d’un groupe de rap français de Garges-Sarcelles, originaire d’une ancienne colonie portugaise, le Cap-Vert, pays voisin de la Sierra-Leone, qui produisit l’hystérique Eunice Barber.

    La photo ci-contre souligne le lien entre les deux. Cette dernière, lors de la polémique sur la participation des athlètes français aux Jeux Olympiques de Pékin, déclara que la France, pays "où l'on torture des Noirs et des Arabes", n'a pas de "leçons à donner" en matière de respect des Droits de l'Homme aux autorités de la Chine populaire.
    Podcast RTL et article (RTL ou L'Equipe )

    Après avoir emprunté avec sa voiture une rue bloquée aux abords du Stade de France en Seine-Saint-Denis en mars 2006 et mordu un policier au cours d’un contrôle d’identité, Eunice Barber (à droite) avait porté plainte "pour demander des comptes aux agents qui n'ont pas respecté l'éthique policière". Pourtant, "une source proche de l'enquête a précisé que la championne n'avait pas obtempéré à l'ordre d'un policier et que, en outre, elle avait redémarré alors que le policier avait encore un bras passé au travers de la portière de la conductrice."

    De plus, la sprinteuse guadeloupéenne Christine Arron avait déclaré à la conférence de presse. "Eunice ne se serait pas permise de mordre un policier si elle n'avait pas pris des coups. Le vrai problème, c'est qu'on se rend compte qu'une bonne catégorie de policiers est raciste".
    Barber condamne aussi ses sponsors
    : « Je suis contre le boycott, le badge. Contre tout. Ce ne sont pas les affaires des athlètes. Il faut boycotter quand on signe des contrats de millions d'euros pour le business. J'ai un avis dur là-dessus, je ne porterai pas le badge. » Elle est aussi contre le port des médailles.
    Les Neg’Marrons, donc, veulent faire passer à travers leurs textes un message de paix, de tolérance. Mais, après une longue absence de l'actualité musicale, la campagne Royal relance le duo en 2007 et, en septembre 2008, la candidate au poste de premier secrétaire du PS exploite leur morceau sur les inégalités, "C'est Pas Normal", et ça donne ça (extrait, orthographe d’origine) :

    Non c'est pas normal le pays est en alerte
    Parce que la crise s'accélère
    Et tous ce dégrade sous nos yeux
    Gouvernement impuissant
    Ou un état qui fait semblent
    De ne rien voir et de laisser le peuple mourir a pti feux
    La situation est telle que beaucoup ne sen sorte pas
    Même en travaillant dure on s’aprovi donc très pas
    Certain de retrouve a la rue sans abri sans emploie
    Etouffé par ce système qui ne laisse aucun choix
    C'est pas normal c'est pas normal non
    De voir toute ces famille dans la faim et le froid
    Expulsé une fois passé la période hivernal
    Dans un pays de droit au temps de souffrance sont inacceptable
    Refrain :
    On prend la parole pour délivrer la vérité
    Pour tous ces gens qui vivent dans la précarité
    C'est pas normal c'est pas normal non
    Tous ces immigré rejeté pas cette société
    Rabaissé au vulgaire statu d'étranger
    C'est pas normal c'est pas normal non
    Les sans droits les sans toit les sans papiers
    C'est pas normal c'est pas normal non

    Trust, pour le bruit rétro: pour fêter leur trente-ans de scène (en décembre 1977 à l’Olympia). Echange de bons procédés marketing : le groupe sort un nouvel album en septembre 2008 et enchaînera avec une tournée à travers la France : rencontre des show biz artistique et politique…Tous comptes faits, avec tout çà, pas très « Antisocial », malgré le titre emblématique et vendeur du groupe …

    Ridan , pour le métissage. De son vrai nom Nadir Kouidri (1975, Ridan = Nadir, en verlan culturé), il est d’origine algérienne. Autre rappeur, il chante le racisme au quotidien (d'un maghrébin, dans Le quotidien), le cynisme (Partie de golf) chez Sony BMG, ou l’envie de retour aux sources (L’agriculteur). Outre "Le Quotidien", il a notamment interprété "Objectif Terre" samedi.


    Benjamin Biolay (1973), est un ex de Chiara Mastroianni, fille de Catherine Deneuve, qui possède un château dans l'Eure-et-Loir, à 20km de Vernon, et fit la pub de Chanel, mais elle coûta également cher aux groupes L’Oréal et …Vuitton (LVMH). Il a chanté une chanson engagée "Des lendemains qui chantent", puis une chanson "dégagée".

    Ce qui dérange chez ce charmant garçon, c’est qu’il participe au Rassemblement de le fraternité, après des propos définitifs et insultants, tels que ce jugement méprisant de la profession dans lequel Sa Cynique Majesté Royal se retrouve, s’agissant de ses camarades socialistes : « Quand il y a des mouvements collégiaux, c'est inéluctable de te retrouver catalogué au milieu de gens avec qui tu n'as rien à voir. Moi, ce mouvement de la nouvelle chanson française me débecte… » A dégager !
    Fraternel, Biolay ? « C'est dommage que la chanson française soit polluée par des chanteurs comme Bénabar ou Zazie »
    Dans Technikart, il déclara à propos de Bénabar : « Le pire, c'est Bénabar. Et de très loin. Lui, c'est le champion. Je comprends pas comment on peut avoir envie d'être ce gars-là. » et à propos d'Henri Salvador, le respectueux petit jeune homme, fleuron de la "république du respect" lance : « C'est un gros connard, pas franc, pas généreux, compétitif. »On apprendra sur un plateau de télévision que ces paroles confraternelles furent prononcées alors qu'il n'était pas "pas suffisamment sobre".
    Biolay illustre la morale socialiste : «J'ai toujours été un flambeur avec les thunes, mais je suis resté socialiste. L'argent comme objectif, c'est immonde ; comme récompense, c'est cool.
    »

    Ariane Mnouchkine
    (1939), féministe comme Hélène Cixous (1937), elle signa en 2007 un texte d’intellectuels qui appelaient à voter pour Désirdavenir Royal, et son Théâtre du Soleil fit rire [ !] la salle samedi avec une saynète sur le fichage policier .


    Les humoristes Ali Hassan et Phil Darwin, pour le côté insignifiant ;

    Hervé Vilard, pour le côté pathétique ;


    Cali, pour les prétentieux arrivés, qui a chanté la liberté et la force de l’activisme citoyen, notamment pour les sans-papiers. Rien sur François Hollande et les pères privés de leurs enfants : Cali n’a-t-il pas pourtant créé l'association ‘caritative’ « Les Papas = Les Mamans », qui soutient les pères et les mères qui sont coupés de leurs enfants lors de séparations difficiles et n'obtiennent qu'un droit de visite restreint. Les fraternels Ségollande sont l’exception socialiste qui confirme la règle de cette association…

    Sans oublier Manu Da Silva, ce serait trop dommage. Da Silva est musicalement proche de Miossec (ci-contre, à droite avec Cali) et Daniel Darc : Daniel Darc (1959), rescapé de ‘Taxi Girl’, décimé par la drogue, mais lui-même rattrapé par des problèmes d'addictions diverses et un passage en prison, a refait surface et Miossec qui fut candidat aux élections municipales de 2008 à Locmaria-Plouzané, en position non-éligible sur la liste de gauche conduite par Jean Le Traon (47 ans, PS) avec Loïc Quéméner (animateur du patrimoine, Ifremer)
    Cali qui choisit Da Silva en première partie de ses spectacles, aurait-il composé l’affiche de Sa Cynique Majesté Royal qui les découvrait samedi ?

    Et le concert s'est achevé avec une femme, la chanteuse folk américaine Grace, qui a fait la promo de son premier album, avec l’espoir de retour sur investissement pour Désirdavenir Royal, avec "Imagine One Day". En 2012 ?


    Pourvu que l’affreux Jojo Frèche ne nous fasse pas une crise raciste fraternelle comme il en a le secret, en comparant le programme de Sa Cynique Majesté Royal à …l’équipe de France de Raymond Domenech, également bleue… Désirdavenir Royal a manifestement tenté de se la jouer 'dream team' !

    Défaite à la présidentielle, victoire de la musique
    La LCR n’entend pas laisser la révolution entre les poings de la gauche caviar : les luttes sociales vont aller crescendo !

    lundi 30 juin 2008

    Désirdavenir Royal présente sa contribution : Sarkozy, son tremplin pour la prise de pouvoir au PS

    L’amère Royal ignore Besancenot et s’allie aux barons régionaux socialistes
    Démonstration de force
    Dans sa bataille interne entre amis pour la conquête du PS, Sa Cynique Majesté Royal s’en prend à son concurrent passé de l’extérieur : celui qui rêves, jour après nuit, celui qui, sur elle, a eu nettement la préférence des Français, restera, à vie, sa tête de turc privilégiée , son obsession mortelle.
    Comme si le rendez-vous socialiste de novembre à Reims n'avait finalement pas autant d'importance que d’abattre son tombeur, Sa Cynique Majesté Royal a présenté samedi sa contribution dans un meeting essentiellement orienté vers la contestation de la politique du Président de la République. Elle est et reste en campagne présidentielle: celui qui lui a ravi la place que les sondeurs lui promettaient lui sert toujours de rassembleur. Devant un millier de militants à l'enthousiasme parfois exagéré du fait de la présence de portables prêts à inonder les entreprises de partage de clips video, son conseiller Jean-Pierre Mignard a d'ailleurs décrit cette réunion comme «le premier grand meeting d'opposition à ce régime depuis un an». Est-ce pur mépris de ses rivaux socialistes ?

    Sa contribution, baptisée «combattre et proposer», dès le titre, est une illusion trompeuse. Il y est en effet essentiellement question de ‘combattre’ et assez peu de ‘proposer’ ! Nous ne saurons donc jamais ce qu’elle pourrait avoir à proposer. «Nicolas Sarkozy nous avait promis une forme de rupture, aujourd'hui la France subit une déchirure», a lancé l'ex-candidate à l'Élysée après cédé la parole à la tribune à une vingtaine d'orateurs. Et comme un seul homme, dans leurs interventions courtes et formatées, tous se sont attaqués à un aspect de la politique du Chef de l'État. A sa doublure picto-charentaise, Delphine Batho, avait échu la critique de la sécurité, à l'économiste Thomas Piketty les questions de fiscalité et de retraite, au metteur en scène Ariane Mnouchkine le plaidoyer en faveur de l'État Providence, à Aurélie Filippetti la contestation du «Grenelle de l'environnement», au journaliste Edwy Plenel la dénonciation de la mainmise des groupes industriels sur les médias…
    Reprenant l'ensemble des critiques de ses chauffeurs de salle, Sa Cynique Majesté Royal a ensuite présenté sa contribution et quelques-unes des 83 ‘propositions’, réparties sur «sept piliers», qu'elle avance. Tout ce bruit, sans que la Rue de Solférino ne se profile. D’ailleurs, son texte l'assure, «l'enjeu de ce congrès n'est pas de faire le programme de gouvernement de 2012». Alors, est-elle hors sujet ?

    L'enjeu de Reims n’apparaît qu’en arrière plan général, de façon presque subliminale. Dans la forme, Royal et son équipe sont en complet décalage avec les présentations des contributions concurrentes. Laurent Fabius s’est valorisé à l'Assemblée Nationale, Martine Aubry s’est faite ‘peuple’ dans un café, les barons locaux se sont momifiés au Musée social, mais la présidente de la région Poitou-Charentes a de nouveau tenté l’expérience d’une improbable alchimie à la Maison de la Chimie. Nostalgique, elle a la démonstration de force pour mettre en scène son texte, à l'image de sa campagne pendant les primaires socialistes pour l'investiture en 2006. Ses militants comptaient sur un propulseur à réaction ; ils n’ont eu droit qu’à un pétard d’artifice.
    Sur le fond ensuite, ses conseillers politiques et elle-même ont lancé des indices qui se voulaient des fusées éclairantes sur la façon dont ils abordent le congrès. Ainsi, l'eurodéputé Vincent Peillon (ex-Dupond-Dupont avec Nono Montebourg passé à l'ex) qui appela à une «lucidité radicale». Ne lança-t-il pas en direction de la gauche de la gauche: «Nous n'en pouvons plus des débats tabous. Nous n'en pouvons plus de lire le XXIe siècle avec les lunettes du XXe, quand ce ne sont pas celle du XIXe.» Ils en sont toujours aux intentions : ils savent donc ce/ceux dont ils ne veulent plus.

    La dynamite, c’est contre les éléphants
    L'ex-candidate a prévenu le front tout-sauf-Royal: «Je vois les choses, je les entends, je les subis.» Elle renouvelle ses promesses de la pré-campagne présidentielle, bien que chacun sache qu’elle ne les tient pas: elle assure donc qu’il ne faut pas compter sur elle pour alimenter «le feuilleton de cette interminable préparation de congrès nourrie par les petites phrases et les considérations subalternes». Qu’elle revienne sur ses souffrances intérieures insiste sur la douleur que les «apparatchiks du parti» lui occasionnent en interne? Sereine, avec çà ?
    Au début de l'année, pendant la campagne des élections municipales, à qui voulait l’entendre, Royal assurait se sentir majoritaire au sein du parti. Samedi, elle a lancé un appel aux barons locaux et «à tous ceux qui font un travail de réflexion à dimension régionale» pour qu'ils la rejoignent. Comme si désormais, elle se sentait toujours plus solitaire à la suite des défections nombreuses et pensait ne plus pouvoir faire la différence à elle seule.

    Les rats quittent le navire Royal
    Le nid à rats s’agite. Il ne reste plus guère que deux quartiers-maîtres à bord : Me J.-P. Mignard, le parrain de deux de ses enfants, et le souriant Jean-Louis Bianco.
    La défection de D’Jack Lang est effective.
    Julien Dray signerait une contribution de Hollande, si celui-ci consentait à se mettre au travail. 20minutes.fr.confirme d’ailleurs que le futur ex-premier secrétaire du Parti socialiste pourrait déposer une contribution en vue du congrès de Reims. Libération assure que Hollande a ouvert les yeux sur son bordel ! « Il ne repostulera pas à sa propre succession, il l’a dit. A moins que… «Il y a un tel bordel, que certains premiers fédéraux ou d’anciens du parti ne verraient pas d’un mauvais œil que Hollande reste, glisse le même responsable national. Il y a quelques mois, ça paraissait impensable. Aujourd’hui, l’hypothèse est évoquée dans les dîners».
    Outre le n°1, le numéro 2 du PS, François Rebsamen, un proche de Désirdavenir, ne lui consent plus à celle-ci qu’un soutien prudent. À la tribune, il a certes résumé les «quatre révolutions du texte fondés sur les « sept piliers » : mettre l'économie au service de l'homme, faire la révolution écologique, mettre en place un État préventif et la révolution démocratique jusqu'au bout».
    Mais, avouant son impuissance de n°2, Frère Rebsamen a aussi regretté que le parti ne se soit pas doté dès l'année dernière d'un leader incontesté. Sur scène, sous le regard des militants, il est resté distant de l’amère Royal et a quitté la salle très vite. Il plaide pour un rapprochement avec le courant intermédiaire entre Royal et Fabius, et donc pour François Hollande, pour qui le congrès ne doit pas se traduire par une pré-désignation pour l'élection présidentielle.
    Or, samedi, Royal l'a assuré : «Mon obsession, ça n'est pas 2012».


    Royal et ses derniers Mohicans sont-ils tellement éloignés du révolutionnaire Besancenot
    qui veut tout casser dehors ?
    Comme lui, après tout, le gang Royal veut tout casser …
    Tout de même, à la différence du trotskiste, Royal veut tout péter …chez elle !

    Comme dans son appartement de Boulogne-Billancourt.

    lundi 31 décembre 2007

    Des socialistes haineux s'affichent anti-sarkozistes

    Il ne leur suffit pas de porter leur candidate à bout de bras
    Ces intellos avaient misé leur carrière sur la bourrique socialiste: ces habitués de la Rue de Solférino s'étaient mouillés pour la malencontreuse candidate socialiste. Ils en sont fort marris et d'autant plus aigris et hargneux.

    Loic WACQUANT (1960), sociologue sous influence (de Pierre Bourdieu, dont les calamiteuses théories sinistrèrent l'Education nationale), exerce aux USA… Il cumule pourtant des emplois au Collège de France et à l'EHESS. Centres d'intérêt: les processus de criminalisation de la misère, l’hypercarcéralisation et la marginalité urbaine. Son gagne-pain.

    Alain PIRIOU, porte-parole de l’inter-LGBT, L'Inter-LGBT (Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans), créée sous le nom de Lesbian & Gay Pride Ile-de-France en 1999, est une fédération d'une cinquantaine d'associations qui lutte contre les discriminations fondées sur les mœurs, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre.

    Florence Bellivier, professeur de droit et secrétaire générale adjointe de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH).

    Poul Nyrup RASMUSSEN (Danois né en 1943), Président du Parti Socialiste Européen qui inspira et se lassa de Sa Cynique Majesté Royal;

    Patrick WEIL (1956), chercheur (CNRS), membre du PS jusqu'en 1985, avait soutenu Sa Cynique susnommée. Plutôt surévalué, se fait 'claquer le baigneur' dès qu'il prend la parole… Mais il revient toujours prendre des baffes!

    Ariane Mnouchkine (1939), fille de fille de producteur de cinéma et metteuse en scène de théâtre, le 25 juillet 2007, elle est nommée, par les membres du Collège de France (décision entérinée par un décret du président de la République), professeure associée pour une période de 12 mois à la chaire de Création artistique. Ce qu'elle refuse dans un premier temps, en affirmant que sa nomination validée par Nicolas Sarkozy fait d'elle « une collaboratrice du régime de Nicolas Sarkozy »; Mais versatile et flattée, elle accepte finalement le lendemain en déclarant :« Je ne vais pas faire de caprice auprès de gens que j'admire et que j'aime » Les honneurs!...

    Hervé Edwy Plenel, né en 1952, fils d vice-recteur de la Martinique, journaliste politique trotskiste à l’hebdomadaire de la LCR Rouge puis directeur de la rédaction de Le Monde. Ses révélations sur la plupart des affaires de la présidence de François Mitterrand en feront une figure sulfureuse et l'ensemble de ses prises de positions lui vaudra nombre.

    Thierry Pech, secrétaire général de la République des Idées, présidé par l'historien Pierre Rosanvallon, père de la dévastatrice théorie de la 'défiance citoyenne'. Certains articles ont fait l'objet de copier-coller de prétendues thèses exprimées par Sa Cynique Majesté Royal.

    Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives économiques (dit 'Alter Eco'), a publié en 2003 'Le libéralisme n'a pas d'avenir', apprécié des altermondialistes. Le mensuel est membre fondateur de l'association altermondialiste Attac.

    Thomas Piketty, économiste (EHESS) né en 1971 à Clichy, proche du PS, il a fait ce qu'il a pu pour former la candidate socialiste malencontreuse à la présidentielle.

    Christine Lazerges (1943), professeur militant de droit à la Sorbonne, fut député PS de l'Hérault jusqu'en 2002. Elle écrit à deux mains dans Libération avec … André Vallini.

    Patrice Chéreau, réalisateur et metteur en scène né en 1944 et formé au lycée Louis-le-Grand, il a soutenu Mitterrand et Royal.

    Michel Konitz, avocat pénaliste qui écrit froidement dans Libération que la justice a tout à perdre à être au service des victimes, ce qu'il appelle la "dérive «victimaire".

    Françoise Cotta, avocate militante au barreau de Paris et présidente de l’association Justice-Action-Libertés (JAL) alliée du Syndicat de la Magistrature (SM), s’inquiète d'une escalade présidentielle en matière pénale.

    Philippe Besson (1967), écrivain tardif , il fut d'abord DRH de Laurence Parisot, Présidente du MEDEF. Le thème de prédilection de l'écrivain est l'agonie: il soutiendra naturellement Sa Cynique Majesté Royal…

    Jean-Pierre Azema (1937), historien, enseignant à Sciences-Po Paris , fils du poète réunionnais Jean-Henri Azéma et de la professeur d'anglais Claude Bertrand (Paris X), il a signé l'« appel des 150 intellectuels » en faveur de Sa Cynique susnommée (libellé PaSiDupes).

    Christophe Grébert, blogueur 'citoyen' (vigilant, de surcroît?) accusé de tous les maux -dont la pédophilie- , s'est fait connaître par ses… accusations dirigées contre sa municipalité. En rupture avec le PS, il a annoncé sa candidature à la prochaine élection municipale.

    Et des 'célébrités' plus confidentielles qui gagnent à rester dans l'ombre:
    Erell Delesvaux, militante syndicale
    Marie Dosé, avocate, qui, avec Maîtresse Françoise Cotta, dénonce le « populisme pénal »
    Sibeth N’Diaye , ancienne animatrice de la tendance Refondation Syndicale, l'une des tendances du syndicat étudiant UNEF, elle s'est recasée dans le mutualité, comme administratrice de la LMDE (La Mutuelle des Etudiants, 2000), née avec, le soutien de la MGEN socialiste, de la disparition de la MNEF, pompe à fric du PS, qui trempa dans des scandales de corruption. Elle soutint… Royal !
    Agnes Salvadori, jeune solidaire, militante dans une association d’éducation populaire Association de la Fondation Etudiante pour
    la Ville .


    Consulter la liste des '150 intellos' suppôts de la candidate Royal dans les 'libellés' de PaSiDupes.