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mardi 30 octobre 2007

Alignement et actualisation du salaire du Président de la République

Les députés votent une augmentation du Président français
L’Assemblée nationale a plus que doublé mardi la rémunération du chef de l'Etat et triplé le budget de l'Elysée, la majorité invoquant la "transparence" face à la gauche qui a bruyamment protesté dans les couloirs où se trouvaient les caméras, mais qui l’a ‘mise en veilleuse’ à l'heure de voter ! Pas de rapporteur socialiste, seulement un 'apparenté'.
L'alignement de la rémunération du chef de l'Etat sur celle du Premier ministre a été adoptée huit jours après avoir été évoquée dans une note à l'Assemblée signée par la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy. Début 2008, ce dernier devrait donc plus toucher moins que son premier ministre. L’équité a ainsi été établie : une indemnité d'environ 19.000 euros bruts mensuels sur 12 mois (d'après les chiffres de Matignon sur le traitement du Premier ministre), contre environ 7.700 euros bruts actuels (quelque 6.000 nets).

En déplacement en Corse, Nicolas Sarkozy a clarifié sa situation personnelle, comme de ses successeurs, par rapport à celle de son prédécesseur: "jusqu'à présent, le président de la République cumulait son salaire et sa retraite. Moi je ne veux pas de ça. Je veux de la transparence. Je veux que les Français sachent".
Au nom de la transparence, N. Sarkozy a également souhaité que le salaire du président soit fixé par la loi et que la Cour des comptes contrôle l'Elysée. Silence de la gauche qui s’accommodait de la situation antérieure.
Les députés UMP ont trouvé normal que le chef de l'Etat touche autant que son Premier ministre ou que ses homologues étrangers.
Auteur d'un livre intitulé "L'argent caché de l'Elysée", le député de l'Aisne, René Dosière (apparenté PS), a également accepté le principe de la revalorisation, "à condition qu'on sorte la rémunération du président du budget global de l'Elysée" et qu'il n'y ait plus de "confusion" entre les dépenses publiques et privées."Il faudra retrouver l'attitude du général de Gaulle: il n'y a jamais eu un cuisinier de l'Elysée à La Boisserie", résidence du général à Colombey-les-Deux-églises (Haute-Marne), a illustré R. Dosière, pourfendeur de l'envol des dépenses élyséennes pendant les deux mandats de Jacques Chirac, quarante ans plus tard.
Les députés PS et PCF en ont fait des gorges chaudes dans les couloirs de l’Assemblée et ont dénoncé la majoration du traitement du président. "Un peu indécent", "scandaleux quand les Français n'arrivent pas à joindre les deux bouts", "une insulte à la misère": dans les couloirs, devant les caméras. En séance cependant, il n'y avait pratiquement personne sur les bancs de gauche, à part le rapporteur Dosière, apparenté.
Timidement et pour la forme, le rapporteur spécial nommé dans le cadre de l'examen des crédits "Pouvoirs publics", le socialiste Jean Launay, a bien trouvé "choquante" cette augmentation, avant de regagner son banc.
Autre mesure votée: le budget de l'Elysée en 2008 va passer à plus de 100 millions d'euros, contre 32,292 millions d'euros initialement prévus, grâce à une majoration de 68,5 millions d'euros.
Il s'agit de permettre à l'Elysée de rémunérer lui-même les quelque 1.000 personnes qui travaillent pour ses services, alors que la plupart émargent au budget de leur administration d'origine. Plus de clarté devrait satisfaire la gauche. D’autant que dans la mesure où elle pourvoit les postes de ses mutuelles et associations et délégations divers au moyen de personnels détachés des diverses administrations qu’elle co-gère, elle va devoir s’aligner sur cette transparence venue d’en haut… Cequi devrait libérer des postes, dans l’Education nationale, par exemple !
"Au total, 1.045 personnes travaillent à l'Elysée et 860 sont mises à disposition par l'ensemble des ministères. Les autres sont des contractuels de l'Elysée", a détaillé le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi.
L'Elysée doit aussi pouvoir financer ses propres dépenses de fonctionnement, à commencer par les déplacements du chef de l'Etat jusqu'alors pris en charge par les ministères régaliens (Défense, Affaires étrangères, Intérieur...).

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