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dimanche 11 février 2018

Affaire Hulot : comment Schiappa bafoue la cause des femmes

Marlène Schiappa se renie en privilégiant sa carrière politique

Grand écart de Schiappa pour soutenir Hulot contre ses accusatrices de violences sexuelles

La secrétaire d'Etat à l'égalité entre les femmes et les hommes a mis plusieurs jours pour s'exprimer sur les accusations de harcèlement et violences sexuels qui visent son collègue au gouvernement, Nicolas Hulot. Dans une tribune publiée par le JDD, elle affirme ne pas être "contrainte au silence" ou même "privée de parole". 
"Un ministre n'a pas à commenter une affaire judiciaire", avait en effet lancé Christophe Castaner, après que Marlène Schiappa s'est ingérée dans l'enquête en prenant parti contre le conjoint d'Alexia, son assassin présumé : elle avait jugé "proprement scandaleux" les arguments de la défense de Jonathann Daval, époux d'Alexia Daval, à propos de laquelle les féministes reprochent à la défense de faire état de sa "personnalité écrasante", un trait de caractère pourtant déterminant.
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Bien qu'elle accorde maintenant son soutien à Nicolas Hulot,
 ministre d'Etat d'E. Macron, elle assure "ne jamais prendre la parole sur ce qui ne relève pas de [son] champ de compétences"... 

Marlène Schiappa ne fait pas son auto-critique

"Le viol est une affaire trop grave pour être instrumentalisée politiquement", écrit la membre du gouvernement Philippe, sans que tremble sa main.
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Une activiste du tweet féministe qui martèle que "la justice se rend dans les tribunaux, pas les media" et instrumentalise les réseaux sociaux comme des tribunaux de l'opinion dépasse pourtant le seuil de l'incohérence, voire celui de l'indécence. 

Ni coupable, ni même responsable...
Elle pointe d'ailleurs le caractère "irresponsable" de ...l'article d'Ebdo qui a fait le buzz, jeudi, avec ses accusations contre Nicolas Hulot : "Quand j'entends sur un plateau de télévision l'une des auteurs [de l'article] dire solennellement qu'elle appelle les femmes victimes de viol, 'par lui ou un autre', à contacter la presse, je trouve cela abject. 

Elle a la même sévérité à l'endroit de Caroline de Haas qui exerce sur d'autres plaignantes sélectionnées son emprise de militante médiatisée (et celle de ses réseaux radicalisés) à des fins également politiques ? 
Et d'ajouter : "Parler d'une agression sexuelle pour la première fois doit pouvoir se faire dans un cadre sécurisé, pour le bien de la victime, auprès de personnes formées ou empathiques qui n'ont aucun intérêt personnel à l'orienter vers tel ou tel point." 
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Si Schiappa fait le procès de la presse, n'est-ce pas pour faire pression sur le socialiste Thierry Mandon, ancien secrétaire d'Etat de Valls et directeur de la publication du journal papier payant...Ebdo ?
Pour la secrétaire d'Etat, "cet article, mettant sur le même plan des ragots de harcèlement sexuel (démentis même par la femme supposée harcelée !), une plainte pour viol classée et le mouvement de libération de la parole des femmes, offre une occasion en or à celles et ceux qui voulaient discréditer #MeToo et reprendre le 'business as usual'."
Quant au discrédit du Parti socialiste, loin de la politicienne LREM (et ancienne collaboratrice, de mars à juin 2016, au cabinet de Laurence Rossignol, ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes), l'intention d'y apporter sa pierre, dès lors que la presse qu'elle pointe (notamment Le Point, de François-Henri Pinault) a révélé le nom de la plaignante, Pascale Mitterrand, petite-fille de l'ex-président socialiste et fille de Gilbert, ex-député-maire PS... "contre son consentement", selon son avocat, par communiqué.

La sous-ministre mise-t-elle sur la complexité des lois pour emboucaner l'opinion ?
Il appert qu'elle tente en effet d'évacuer le fait qu'une plainte classée n'est pas une reconnaissance d'innocence du suspect, fût-il ministre de la Transition écologique et solidaire en exercice ?
D'autant moins que le motif du classement du dossier est la prescription légale des accusations.

Au total,
la secrétaire d'Etat se positionne résolument du côté du manche.
Les femmes ont-elles encore une supportrice au gouvernement ?

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