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jeudi 22 février 2018

Hidalgo se fait débloquer les voies sur berges

Voies sur berges : face à l'annulation par le tribunal administratif, Hidalgo s'entête 

La façon socialiste de respecter la justice d'un "état de droit"

En opposition au jugement du tribunal administratif de Paris qui a annulé la fermeture de la voie sur berges rive droite à la circulation automobile, la maire de Paris a annoncé qu'elle contournera la décision de justice en prenant un arrêté. Elle condamne Macron pour ses ordonnances sur la loi travail, mais recourt elle-même aux arrêtés municipaux pour imposer ses décisions en passant outre la décision de justice...

Les ayatollahs de l'écologie bafouent la justice. 
Le tribunal administratif de Paris a annulé ce mercredi la fermeture à la circulation des voies sur berges rive droite : il  conteste l’étude d’impact qui, selon la juridiction, comportait "des inexactitudes, des omissions et des insuffisances". Les juges ont du même coup annulé la délibération de septembre 2016 puis l’arrêté de fermeture qui a suivi en octobre. 
Légalement, dès que l’eau des crues aura quitté les quais et après nettoyage, le retour des voitures serait possible. 

Mais l'entourage d'Anne Hidalgo a poussé la maire à dénoncer le blocage par le tribunal d’une décision "d’ouverture aux piétons et aux cyclistes, un jour de pollution de surcroît", lors d’un point presse convoqué en urgence
Sur le plan juridique, "nous allons prendre sans attendre un nouvel arrêté". Pour la maire, le "Parc Rives de Seine", dénomination municipale des 7 kilomètres, a été décidé "avec le soutien de l’Etat après un an et demi de concertation". 

L'une des bases de l’annulation est une erreur dans le choix du texte de loi sur lequel se fondait l’arrêté. 
"Nos juristes contestent la vision du tribunal administratif et nous sommes sur un problème mineur de droit", argumente Bruno Julliard, premier adjoint à la maire. Au-delà de ces questions de droit, la mairie entend contre attaquer sur le fond. 
Hidalgo instrumentalise la Commission européenne qui vient de pointer la France sur la faiblesse de sa lutte contre la dégradation de la qualité de l’air. "Alors que notre pays se voit reprocher par l’Union européenne de ne pas agir, nous n’allons rien faire ?", polémique-t-elle. 
Comme neuf pays de l’UE, la France "risque plusieurs millions de sanctions", a rajouté Christophe Najdovski, adjoint aux Transports et mauvais génie de la Ville de Paris. 

L'opposition républicaine se félicite de la décision de justice

Région et groupe LR du conseil de Paris se sont en effet associés aux recours.
 

La présidente LR de la région, Valérie Pécresse, qui désapprouve cette piétonnisation, écrit dans un communiqué que "la ville de Paris est désormais contrainte de reprendre toute la procédure avec une nouvelle enquête publique"
"L’aménagement tel qu’il avait été projeté ne peut se poursuivre", a affirmé de son côté la préfecture de police dans un communiqué. 

C'est la responsabilité de la gauche de ramener les voitures sur les berges
Présidente du groupe LR au conseil de Paris, Florence Berthout, appelle la mairie de gauche à tirer les conséquences de ses actes. "C’est à la maire d’assumer d’avoir mis une pagaille pareille". Elle ne dit pas "qu’il faut rouvrir les berges pour les dix ans à venir". 
Le reproche de la droite porte sur cette "fermeture non accompagnée" de concertation. En continuant d'affirmer que "la droite veut faire revenir les voitures sur les voies sur berges," Anne Hidalgo polémique sur une base fausse. 

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