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lundi 27 septembre 2010

Emplois fictifs: avant le tribunal, Eva Joly juge l'accord UMP-ville de Paris

La mairie socialiste dans le colimateur de l'ex-juge

Accord amiable

Jacques Chirac est serein et accepte de comparaître au tribunal correctionnel dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. L'UMP et lui-même se sont engagés à rembourser la facture des emplois fictifs dans un protocole d'accord avec la mairie socialiste de Paris, qui va retirer en échange sa constitution de partie civile. Jacques Chirac, qui fut maire de Paris de mars 1977 à mai 1995, est présumé innocent des accusations de «détournements de fonds publics» et d'«abus de confiance» pour un nombre estimé d'une vingtaine d'emplois de complaisance présumés payés entre octobre 1992 et mai 1995 par son cabinet.
Cet accord offrirait donc un horizon dégagé à l'ancien maire de Paris, d'autant que le parquet, qui n'avait pas demandé le renvoi devant le tribunal décidé en octobre 2009, devrait, s'il suit sa logique, requérir la relaxe au procès attendu fin 2010 ou début 2011.

L'accord UMP-ville de Paris qui dédommage les Parisiens

Selon ce protocole confirmé par la mairie de Paris, la Ville récupérera au total 2,2 millions d'euros, dont 1,65 million versé par l'UMP et 550 000 euros par l'ancien président de la République.
«A partir du moment où nous signons un protocole d'accord qui nous indemnise pour le préjudice subi, nous n'avons plus de raison d'être partie civile», a expliqué la municipalité. Le protocole d'accord a d'ailleurs était approuvé et adopté par les deux-tiers du Conseil de Paris, ce 27 septembre.

Pour les services de Bertand Delanoë, la somme de 2,2 millions d'indemnités n'est «pas le produit d'une négociation, puisqu'elle n'était pas négociable. Elle correspond à l'intégralité des salaires, intérêts et frais d'avocats inscrits dans la procédure judiciaire». La municipalité socialiste balaie ainsi l'existence «de nombreux conciliabules et d'âpres négociations secrètes avec l'UMP», selon la formule du Canard enchaîné.

Des précédents de tous bords

La mairie socialiste minimise également la portée de cet accord d'indemnisation, auquel Bertrand Delanoë se disait favorable dès novembre 2009, en rappelant qu'une telle procédure avait déjà «prévalu et abouti dans la gestion de dossiers antérieurs concernant notamment MM. Blondel et Juppé».
=> En 2004, un autre volet de cette affaire d'emplois fictifs avait valu une condamnation à l'ex-Premier ministre Alain Juppé. L'UMP avait été tenue civilement responsable du préjudice de la Ville et avait dû lui verser près de 900 000 euros.
=> Le syndicat FO (Force ouvrière) avait également dû reverser 228 000 euros à la municipalité pour l'emploi par son patron d'alors, Marc Blondel, d'un chauffeur-garde du corps rémunéré pendant des années par la Ville.

A la mairie de Paris, le maire assure ses arrières
L'après-Delanoë se prépare dès à présent
Les affaires n'épargnent aucune municipalité d'importance. Et, de même qu'à Nantes, le maire socialiste, J.-Marc Ayrault, est dans une mauvaise passe pour sa gestion du patrimoine immobilier de la ville, de même qu'à Paris, Delanoë traîne l’affaire de la rénovation du stade Jean Bouin.

Gauche plurielle: Bertrand Delanoë doit subir les assauts des Verts

Les Verts de Paris marchent à l'outrance
Ils ont qualifié de "faute politique" et de "déni de justice" le processus d'indemnisation de la Ville sur le dossier des emplois fictifs. Bertrand Delanoë a répliqué en jugeant "parfaitement infondé" de parler de négociations "en catimini".


Bertrand Delanoë était outré
"Il est parfaitement infondé d'évoquer de soi-disant négociations en catimini alors que (...) sur le dossier actuel des emplois fictifs, Bertrand Delanoë a publiquement évoqué sa position dès novembre 2009 sans réaction aucune des Verts", a écrit dans un communiqué la Ville, pour qui leur "étonnante prise de position" mêle "désinformation et erreurs factuelles".

VOIR et ENTENDRE Anne Hidalgo, premier adjoint PS de la ville, réagir aux propos d'Ev Joly, fin août 2010:


Accord UMP-Chirac-Mairie de Paris:
Hidalgo menace Eva Joly
par acturevue.

Aujourd'hui 27 septembre, l'ex-juge Eva Joly (Europe Ecologie) remet ça
Elle accable à nouveau le maire PS et parle d' « illégalité ».
"J'ajoute qu'il est illégal. Je ne conçois pas que la mairie de Paris passe un accord qui est basé sur le fait qu'un parti va payer une dette qui ne lui incombe pas", a jugé Eva Joly, citée par L'Express.fr.
Il faut dire que l'euro-députée s'est fortement radicalisée.
« Elle a repris les propositions des Verts et d'Attac sur la retraite à 60 ans. Et abandonné la tentation centriste », dit d'elle Jean-Vincent Placé, contraint à un virage estival à 180°, lui qui n'a pas oublié qu'avant de devenir l'alliée de Daniel Cohn-Bendit, en passant, la juge avait - vainement - tenté de rejoindre la boutique de François Bayrou. N'avait-il pas qualifié l'arriviste de « vieille ethique » avant de lui trouver des qualités. Qu'en dira-t-il quand elle aura encore franchement dérapé à l'extrême gauche de la gauche et rejoint le NPA d'Olivier Besancenot ?
Troisième round ? Au procès attendu fin 2010 ou début 2011.

Mais Eva Joly est-elle bon juge?

Elle se flatte en effet d'avoir mis Dominique Staruss-Kahn en examen.
La députée européenne (Europe Ecologie) Eva Joly a d'ailleurs remporté l'édition 2010 du « prix Press club humour et politique » pour sa phrase : « Je connais bien Dominique Strauss-Kahn, je l'ai mis en examen ». Lire PaSiDupes
Mais le plus drôle, c'est qu'il a été blanchi

Et la juge rouge des Verts ne s'en vante pas !

Avec Eva Joly, doivent soupirer quelques Verts, la gauche plurielle n'est pas prête à renaître de ses cendres. Mais il y a plus ennuyeux, si l’on y réfléchit bien. On eût aimé, d'abord, que, tant qu'à évoquer son passé de magistrate, la candidate cite un dossier exemplaire.
Que ne vilipende-t-elle pas le couple Huchon ? Lire PaSiDupes
Or, l'affaire à laquelle fait référence Eva Joly concerne le soupçon de «complicité et recel d'abus de biens sociaux» dans l'affaire des rémunérations de la secrétaire particulière de DSK, Evelyne Duval, par Elf. Elle s'était conclue par un non-lieu, ce qui montre que, cette fois-ci encore, la magistrate avait été trompée par ses intuitions. Ou ses a priori partisans. Comme nombre de ses confrères...

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