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mercredi 15 septembre 2010

Retraites: l'obstruction du PS "salit" le régime parlementaire

Le président de l'Assemblée suspend le débat jusqu'au vote
Emmanuelli et Dray savourent l'instant;
Hollande n'est pas dans le coup...

Libération
titre: «Retraites: séance suspendue à l'Assemblée, le PS demande la démission d'Accoyer »

Quelle mouche a donc piqué Accoyer, vous demandez-vous.
Le journal de gauche maquillerait-il le fond du problème ? Vous connaissez donc bien la presse engagée. Les causes n'intéressent pas les socialistes et les polémistes vont directement aux conséquences: seuls comptent pour elle les états d'âme d'un PS agité qui demande la démission du président de l'Assemblée nationale, l'accusant - sans preuves ! - de «forfaiture» et d'agir «sur ordre de l'Elysée».
A force de perturber les débats parlementaires, la gauche ne sait plus ce qui se fait en bonne démocratie.


Une opposition à la rue « abime » la démocratie
La majorité et le gouvernement dénoncent en effet la stratégie d'«obstruction» dont la gauche ne semble pas avoir conscience.
Jean-François Copé, patron des députés UMP, a exprimé sa «solidarité» avec la décision de Bernard Accoyer. « Nous avons parfaitement compris la combine du groupe PS pour faire durer les débats, a-t-il déclaré. Ça masque le fait qu'ils n'ont aucune ligne politique claire sur les retraites

Les causes de la suspension que Libération dissimule à ses lecteurs

La gauche assume très mal en effet d'être depuis longtemps minoritaire et fait de l'anti-parlementarisme primaire, vociférant, refusant débats en commissions et entravant la bonne marche des institutions républicaine.
Mais puisque, comme l'observe Julien Dray, elle ne travaille pas, mais conspire et manifeste en permanence, en particulier depuis le début de l'examen du texte de réforme des retraites, le 7 septembre,
l'opposition n'a donc pas assimilé le contenu des nouvelles dispositions régissant le travail parlementaire et se fait prendre à son propre piège des blocages à répétition.
Le temps révolu des blocages anti-démocratiques de l'opposition

=> Tant et si mal qu'en fin de nuit, les députés de gauche avaient scandé «démocratie, démocratie», après avoir épuisé leur temps de parole, ce qui les empêchait de défendre leurs derniers amendements (tous les mêmes), en vertu de la procédure du «temps programmé».

Ils comptaient ruser.
« Si 200 députés socialistes font chacun une explication de vote de cinq minutes, cela veut dire que l'on ne peut pas voter à 15h mercredi », explique le patron des députés PS Jean-Marc Ayrault. Quelque 165 députés socialistes se sont inscrits, ce qui devait rallonger le pseudo-examen du texte de plus de douze heures.
Si leur gestion irresponsable des 19h imparties au PS n'a pas permis de défendre leur projet, du moins les socialistes ont-ils réussi à en masquer la vacuité.

=> Le PS fait de la provocation

Vers 06h20 ce matin, le PS a envoyé une femme à l'affrontement. La frêle députée PS Catherine Coutelle a attaqué bille en tête le ministre sur la retraite des femmes. Au lieu de défendre un amendement, elle agressa le ministre: «vous nous avez habitués à mentir. Chez vous, cela semble une seconde nature».
Eric Woerth a alors vivement réagi à cette insulte directe. Des députés - PS - l’ont alors accusé d’avoir traité leur collègue de «collabo», tandis que d’autres n’ont rien entendu de tel.

Mais les députés -même socialistes- sont soumis à un règlement
Pourquoi le président de l'Assemblée nationale a-t-il mis fin aux explications de vote personnelles de cinq minutes chacune sur le texte que les députés de gauche avaient commencées à 7h45 ? La minorité entendait poursuivre son obstruction du débat toute la journée et ainsi retarder l'heure du vote.
Mais il aurait fallu que, s'il était plus attentif, le PS sache que le nouveau règlement de l'Assemblée régule le temps de parole des députés.
« Trente ans d'obstruction, c'est difficile d'y mettre un terme », a évoqué Bernard Accoyer. « Mon honneur aura été de modifier profondément ce règlement (...) pour qu'il n'y ait plus dans cette Assemblée d'obstruction», a déclaré le président de l'institution.
« Je ne laisserai pas, au travers de petites manoeuvres, l'obstruction qui est paralysante et dévalorisante pour notre Parlement, se réinstaller », a expliqué Bernard Accoyer, solennel.

Il a convoqué une prochaine séance ce mercredi à 15h, heure initialement prévue pour le vote.

Adoption des mesures sur la pénibilité au travail

Au delà de la mousse grasse du PS et sur le fond, l’Assemblée a adopté dans la nuit de mardi à mercredi les mesures sur la pénibilité au travail annoncées par le chef de l’Etat. Sous certaines conditions, les salariés justifiant d’un taux d’incapacité permanente compris entre 10 et 20% pourront continuer de partir en retraite à 60 ans -et non 62.

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