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jeudi 30 septembre 2010

Martin Hirsch: Mohamed ou Judas ?

La délation était-elle nécessaire à son retour à gauche ?

Le Canard enchaîné privé de révélations

Martin Hirsch, l'ex-haut commissaire aux Solidarités, publie chez Stock un livre qui lui vaut l'opprobre de ses anciens collègues de la majorité mais le scandale en assure le succès. Le déshonneur est-il le prix à payer pour regagner la confiance de la gauche à laquelle il appartient ?

Le Haut-Commissaire « fuite »

Le Président Nicolas Sarkozy a estimé à sa sortie mercredi que Martin Hirsch a commis une faute en se servant des données transmises à la Commission pour la transparence financière de la vie politique, dont il était membre, pour désigner certains de ses anciens collègues à la vindicte publique. Le Chef de l'Etat, qui ne souhaite pas «participer à la polémique», a déconseillé à ses hôtes de réagir à chaud, pour éviter, selon son expression, de «victimiser» Hirsch et de donner ainsi du crédit à ses accusations.

Mais l'indignation l'a emporté chez la plupart des responsables de la droite. Qu'ils soient ou non visés par ce que son auteur présente comme une tentative de moralisation de la vie politique.

Les timbres rares des ministres des Postes

Gérard Longuet, parmi les plus directement concernés, a évidemment réagi. L'actuel président du groupe UMP au Sénat a été ministre des Postes de 1986 à 1988. À ce titre et par tradition, il a bénéficié des «hommages philatéliques», des timbres rares, aussi bien offerts à tous ses prédécesseurs qu'à d'autres ministres et à des hauts fonctionnaires. Hirsch, qui a découvert l'existence de ce privilège quand il siégeait à la Commission pour la transparence financière, accuse Longuet d'avoir en partie financé sa villa sur la Côte d'Azur grâce à ces timbres.

Aux journées parlementaires de l'UMP, jeudi dernier, à Biarritz, l'ex-ministre incriminé a riposté qu'il aurait fallu qu'il soit «ministre pendant cinquante ans» pour se payer une villa de cette façon. Sa maison a d'ailleurs été construite avant qu'il soit ministre des Postes. À Biarritz, le patron des sénateurs UMP a même évoqué l'affaire à la tribune, en ironisant sur le «golden parachute» que s'est fabriqué Martin Hirsch à la tête de l'Agence du service civique.

Hirsch s'est-il honnêtement préoccupé de l'usage qu'en ont fait les ministres socialistes des Postes Paul Quilès (1988-1991) ou Louis Mexandeau (1981-1983) ? Il ne devrait pas manquer de nous informer complétement et ainsi démontrer ses réelles bonnes intentions.

Des membres de la majorité ont l'exclusivité

Hirsch insinue que Jean-François Copé serait particulièrement exposé au risque de conflits d'intérêt en tant que député UMP et avocat d'affaires. Le patron des députés UMP à l'Assemblée nationale est passé aussitôt à l'offensive. Il a qualifié d' « exercice de délation» l'opération à laquelle s'est livré Martin Hirsch qui vise les chefs de file de la majorité des deux chambres parlementaires. En l'espèce, il s'agit plutôt d'un procès d'intention, puisque, en bon camarade, Hirsch distille le soupçon, mais en prétendant craindre que Copé puisse se retrouver en situation de conflit d'intérêts.

Pourquoi Martin Hirsch ne vise-t-il pas des députés de l'opposition devenus avocats sur le tard, tels Jean Glavany ou Christophe Caresche (PS) et Noël Mamère (Verts) ? Julien Dray (PS) est également en attente de la robe noire.

Sarkozy et Larcher aux solidarités actives
Ils ont exprimé leur sympathie à Copé et Longuet.
«Quand on se veut chevalier blanc, on commence par respecter la loi et par ne pas divulguer des informations confidentielles», a affirmé mercredi le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.
Dans le même registre, Gérard Larcher a rappelé Martin Hirsch à «l'obligation de réserve des hauts fonctionnaires». «Choqué» par les accusations portées contre le président du groupe UMP au Sénat Gérard Longuet, le président du Sénat explique que, quand on traite des conflits d'intérêts, «il s'agit de dire le droit et non pas de supputer».

Le faux-cul Martin Hirsch se défonce
Spécialiste des coups bas, la mauvaise réputation de Martin Hirsch ne date pas d'hier et les Chiffonniers d'Emmaüs n'avait pas besoin de cette publicité de leur ancien président.

=> Le grand public a gardé en mémoire
Le Martin est un pécheur récidiviste devant l'Eternel.
Le 1er juillet dernier, au cours de l’émission “Le news show” sur Canal Plus, Martin Hirsch, président de l’Agence du service civique et ancien Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, a réagi aux propos d’Eric Zemmour sur le prénom de Rokhaya Diallo en ces termes: “La vraie intégration, c’est quand des catholiques appelleront leur enfant Mohamed.
VOIR et ENTENDRE
de Martin Hirsch, un protestant:



Les recommandations de Martin Hirsch valent pour les enfants des autres, car en toute cohérence, ses trois filles se prénomment Raphaëlle, Mathilde et Juliette.
Lire PaSiDupes

=> L'ex-ministre de la Ville Éric Raoult raconte que lors d'un débat télévisé, en 2001, Martin Hirsch l'avait «piégé» en lui demandant avant le début de l'émission de trouver un logement à l'une de ses collaboratrices. Raoult, maire du Raincy, s'était contenté de lui promettre d'examiner le dossier, mais Hirsch avait raconté leur échange pendant le débat en le présentant comme la preuve du favoritisme pratiqué par Raoult.

=> La secrétaire d'État à la Famille Nadine Morano, qui n'a pas digéré que Martin Hirsch s'arroge l'entière paternité du RSA, ajoute que l'ex-haut commissaire ne «rend jamais à César ce qui est à César».

Aucun regret: la gauche peut se le garder !

1 commentaire :

  1. Intéressant jeune homme! Et dire que notre Président l'a choisi parmi 1000 à gauche! C'est dire ce que valent les autres!...

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